Quoi de mieux qu'une petite balade dépaysante dans un monde féerique peuplé de sorciers et de dragons en tout genre ? C'est précisément ce que nous propose The Misadventures Of Flink, titre développé par les Anglais de Psygnosis en 1994. Le jeu a été développé sur la Megadrive de Sega, mais une version Mega-CD a également vu le jour. C'est sur cette dernière que nous allons nous attarder aujourd'hui.

La petite île d'Imagica coulait des jours paisibles, du moins jusqu'à ce qu'un sorcier belliqueux du nom de Wicked Wainwright ne vienne semer le trouble en emprisonnant l'esprit des quatre sages qui étaient les garants de la paix et de l'harmonie. A partir de ce moment-là, l'île se retrouve recouverte d'un gros nuage sombre, et seul un apprenti magicien doué semble en mesure d'affronter l'affreux sorcier pour redonner à son lopin de terre la quiétude qu'il mérite. Ce magicien n'est autre que Flink, un petit garçon blondinet courageux qui devra traverser l'île pour retrouver les quatre sages, lesquels lui donneront les éléments nécessaires pour en découdre avec l'affreux sorcier.


La progression est donc loin d'être linéaire, d'autant plus que la plupart des ingrédients nécessaires à la fabrication des sorts ne sont disponibles que dans certains niveaux. Par exemple, on ne trouve des plumes et des feuilles que dans le niveau de la forêt. Du coup, il faudra parfois refaire les stages pour mettre la main sur l'objet tant convoité. Ce système d'allers-retours contribue à donner au titre une durée de vie plus que conséquente. Quatre mondes à traverser, plus de vingt niveaux en tout, autant dire qu'il faut un certain temps pour voir le bout de l'aventure.


- Graphismes19/20
Ne tournons pas autour du pot : Flink est à n'en pas douter l'un des plus beaux jeux de l'ère 16 bits. Les décors sont extrêmement variés et les dégradés de couleurs pastel sont si bien utilisés qu'ils donnent au jeu une dimension presque poétique. Le design des personnages est du même acabit, et il contribue grandement à immerger le joueur dans ce monde féerique. Mention spéciale aux boss, qui sont tout simplement superbes.
- Jouabilité14/20
La maniabilité de Flink avait en son temps fait débat. Le personnage se manie pourtant correctement, mais c'est vrai que la lenteur avec laquelle il se déplace peut parfois poser problème, notamment lors des sauts. Mais dans l'ensemble, cela n'empêche pas de progresser.
- Durée de vie16/20
Flink est long, très long. Il y a en effet plus de vingt niveaux, et autant dire qu'il vous faudra mobiliser de nombreuses heures pour en voir le bout, d'autant plus qu'il faut tout faire d'une traite car le jeu ne propose ni sauvegarde, ni mot de passe. Il est d'ailleurs dommage que la fonction de sauvegarde du Mega-CD n'ait pas été utilisée. Par ailleurs, le soft est d'une difficulté évolutive, et il va falloir bien connaître les niveaux pour progresser sans trop perdre de vies.
- Bande son17/20
L'environnement sonore constituait l'un des points faibles de la version Megadrive. Support CD oblige, cette version redresse totalement la barre et nous propose des musiques réussies. Tantôt doux, tantôt plus entraînants, les thèmes musicaux sont en totale adéquation avec la féerie qui se dégage du jeu.
- Scénario16/20
Le scénario nous est expliqué à travers un joli dessin animé introductif : vous incarnez Flink, un magicien qui doit partir à la recherche des quatre sages de son pays dont les esprits ont été enfermés dans des cristaux par le méchant de service. A noter que le jeu est intégralement en français.
Flink sur Mega-CD fait partie de ces jeux qui, s'ils n'ont pas rencontré un grand succès public, ont marqué tous ceux qui y ont joué. Beau au point d'en être émouvant, le soft est en effet une invitation perpétuelle à la rêverie et à l'enchantement. Ses multiples trouvailles de gameplay, sa durée de vie ainsi que sa bande-son de qualité en font, malgré une maniabilité parfois chaotique, un titre très abouti. Psygnosis nous offre ici un très grand jeu de plates-formes, l'un des meilleurs disponibles sur Mega-CD.