Renouant avec la PSP, Ace Combat nous invite cette fois à planer au-dessus de mégalopoles bien réelles. Bien entendu, les dogfights sont une fois encore mis à l'honneur mais quid des sensations et du scénario ? C'est ce que nous vous proposons de découvrir à travers les lignes qui suivent.

Ace Combat restera à tout jamais une des séries emblématiques de Namco et si le reboot programmé sur consoles HD ne sera disponible que l'année prochaine, cet opus PSP opte pour la bonne vieille recette déjà utilisée dans Skies of Deception sur cette même PSP. De ce fait, si vous avez déjà touché à un segment de la série, vous serez en territoire connu. Ainsi donc, l'aventure principale se déroulera sur fond de conflit militaire aux ramifications politiques certaines. Toutefois, on remarquera que cette fois, les scénaristes ont choisi d'installer leur intrigue dans notre propre réalité. Bye bye les contrées imaginaires, bonjour San Francisco, Londres ou bien encore Tokyo. Pourtant, n'allez pas croire que ce changement de cap est synonyme d'une véritable évolution de la saga. En effet, outre le plaisir de survoler le Golden Gate dans le soleil couchant ou de passer à quelques mètres de la Tour de Londres, on ne peut pas vraiment dire que l'originalité soit de mise dans cet épisode qui reprend par ailleurs tous les éléments de son aieul.


Etant dans l'impossibilité de prendre nos propres captures, les screens de ce test viennent de chez l'éditeur.
- Graphismes15/20
Si on a attendu quatre ans pour jouer à un nouvel épisode de Ace Combat sur PSP, le graphisme n'a pas vraiment évolué. Comme d'habitude, plus on se rapproche du sol et plus les détails s'évaporent au profit de textures baveuses. Néanmoins, la modélisation des avions est de bonne facture, quelques éclairages embellissent certains plans en permettant au jeu de s'en sortir d'un point de vue visuel et la diversité des environnements fait plaisir à voir.
- Jouabilité14/20
Si on retrouve la maniabilité de Skies of Deception, celle-ci commence tout de même à accuser le poids des années. Bien entendu, le support est en cause et il a bien fallu que les développeurs fassent avec un unique Stick et les boutons d'action. Du coup, si l'utilisation des mitraillettes et des missiles, sans oublier le largage de bombes, se fait sans aucun souci, on ne pourra pas en dire autant du déplacement des avions. Le maniement de ces derniers a en effet tendance à être un peu poussif même si cela s'améliore en achetant des avions plus performants. Par contre, on aura parfois un peu de mal pour maintenir un bon axe de tangage et de roulis à cause d'une maniabilité à fleur de peau.
- Durée de vie14/20
Tout comme Skies of Deception, trois modes de difficulté sont proposés mais il ne vous faudra pas plus de 8, 9 heures pour boucler le tout en Normal. Ceci dit, si on éprouvera quelque lassitude dans le mode solo, on pourra néanmoins profiter du multijoueur, en ad hoc ou infrastructure, toujours aussi bien fichu. En effet, vous aurez la possibilité de jouer avec trois potes quelques missions du mode principal ou de vous scinder en deux groupes pour réaliser des missions différentes. Enfin, le mode Versus, pour 8 joueurs vous permettra de profiter de deux modes (Chacun pour soi et Bataille par équipe) et donc de passer un peu plus de temps devant votre console.
- Bande son15/20
Une fois de plus, les doublages américains sont à l'honneur et ils remplissent bien leur contrat d'autant qu'on pourra choisir entre quatre voix (de l'américain un brin zélé à la belle suédoise à la voix langoureuse) pour notre coéquipier direct. Les musiques, elles, donnent dans le sensationnel en mettant en avant les envolées martiales dès qu'un dogfight est sur le point de débuter. Pourtant, certaines compositions plus posées, japonaises dans l'âme et mettant en avant les voix traditionnelles si chères à Kenji Kawai, apporteront une bouffée d'air frais à certains moments de l'aventure.
- Scénario13/20
Une fois n'est pas coutume, le scénario se déroule dans une réalité connue, la nôtre ! On aura donc l'occasion de « visiter » des villes de renom (Tokyo, Londres, San Francisco mais aussi les îles Midway) tout en survolant, au sens propre comme au sens figuré, un scénario mêlant politique et invasion imminente. Malheureusement, le scénario met du temps à démarrer pour déboucher au final sur quelque chose d'extrêmement conventionnel (une menace terroriste plane sur la capitale japonaise, blabla), du moins pour la saga.
Sans surprise, Ace Combat : Joint Assault donne dans le Ace Combat lambda afin de contenter les fans de la saga. Si on regrettera une maniabilité qui a du mal à autant convaincre que par le passé ainsi que quelques missions pataudes, on profitera toujours d'un multijoueur très solide et d'une réalisation globale fort convaincante pour une portable. En définitive, Joint Assault remplit son office en offrant aux joueurs le minimum syndical mais on aurait pu s'attendre à un peu plus ambitieux d'autant que quatre ans séparent cet opus du précédent.