Avant de vous plonger dans la cité de tous les vices pour découper du zombie, que diriez-vous d'une petite halte dans une charmante bourgade américaine afin d'en connaître un peu plus sur le passé de Chuck Green, héros attitré du nouveau jeu d'action de Capcom ? Ça tombe bien car c'est exactement le concept du roller coaster horrifique de l'éditeur japonais.

Chuck Green n'a décidément pas de bol. Ainsi avant de tomber en plein Las Vegas envahi de morts-vivants, l'homme avait déjà connu mille souffrances par le passé. Ainsi, après avoir perdu sa moitié, passée de jolie jeune femme à un tas de chair putride ambulante, l'homme voyait sa fille mordue par sa mOman. Ne lui restait plus alors qu'à fuir en emportant sa progéniture sous le bras afin de trouver un havre de paix. C'est ainsi qu'au volant de son pick-up, l'homme avalait les kilomètres avant de se retrouver subitement à court d'essence. Heureusement, se dessinait alors dans le lointain, la charmante ville de Still Creek, toute prête à accueillir nos deux réfugiés. Fin de l'introduction, le jeu peut commencer. Comme vous le savez sûrement, Dead Rising 2 : Case Zero nous invite à découvrir ce qui s'est déroulé quelque temps avant Dead Rising 2 tout en nous apprenant les rouages du gameplay. Une sorte de tutorial géant exclusif à la Xbox 360 sauf qu'ici nous sommes bel et bien en présence d'un véritable prologue proposant qui plus est une ville entière a priori des plus paisibles. Bien entendu, c'est ce qu'on veut nous faire croire lors des premières secondes de jeu même si très rapidement, les ennuis ne vont pas tarder à pleuvoir.



- Graphismes13/20
Dans la lignée de son aîné, Dead Rising 2 : Case Zero affiche du bon et du moins bon. Ainsi, on pourra tiquer face à des textures peu évoluées ou un effet de bloom extrêmement mal géré synonyme de certaines tenues beaucoup trop lumineuses. Si on passera vite fait sur des ombres très vilaines, on retiendra quand même que le titre affiche toujours autant de zombies à l'écran et ce sans aucun ralentissement. Enfin, ce prologue nous permet également de nous faire un avis sur ce que donnera Dead Rising 2 même si on fera vite le tour de la petite bourgade américaine et des quelques bâtiments la composant.
- Jouabilité14/20
Sans révolutionner le gameplay du premier volet, celui de Dead Rising 2 : Case Zero apporte quelques petites améliorations, notamment en ce qui concerne la sauvegarde, toujours liée aux toilettes mais proposant désormais trois emplacements distincts. Ensuite, on pourra cette fois customiser ses armes, en passant par des ateliers pour des résultats parfois étonnants mais toujours jouissifs. Le maître mot a d'ailleurs été encore une fois la franche déconnade autant au niveau des moyens de se défendre que des tenues à endosser. A signaler malgré tout des temps de chargements un peu longuets malgré l'installation du titre sur disque dur et un Chuck ayant tendance à trainer la patte.
- Durée de vie12/20
La progression étant bridée par des délais à respecter, on n'aura pas vraiment le temps de faire du tourisme. Toutefois, la ville de Still Creek étant relativement petite, on en fera vite le tour. Comptez en gros sur 4, 5 heures de jeu pour voir tout ce que le soft a à vous proposer.
- Bande son14/20
Le doublage américain est aussi stéréotypé que le scénario mais puisque c'est totalement assumé et que ça colle à l'ambiance, pourquoi pester ? En sus, les bruitages donnent eux aussi dans la série B avec divers râles de zombies et autres cris de victimes potentielles. Les musiques, elles, sont peu nombreuses mais bien dans le ton.
- Scénario/
Difficile de parler du scénario puisque le tout, centré sur la fille infectée de Chuck, n'est au final qu'un prologue à Dead Rising 2. On préférera donc éviter de juger pour constater ce que donne le synopsis de Dead Rising 2 dans son ensemble.
Bien qu'on puisse voir dans Case Zero une sorte de grosse démo payante, avouons que ce prologue est un bon moyen de se faire une idée sur ce qui nous attend dans Dead Rising 2. Ce prélude à la tempête, lui-même très mouvementé, propose en effet une bonne panoplie d'armes, customisables ou non, un environnement inédit et surtout une bonne tranche de rigolade saupoudrée d'hectolitres de sang. A contrario, il affiche aussi certains défauts qu'on retrouvera inévitablement dans le véritable jeu. Néanmoins, cette mise en bouche s'avère la plupart du temps décomplexée, très second degré et si elle ne révolutionne pas le concept de Dead Rising, elle a au moins le mérite de nous donner envie d'en voir plus, ce qui en soi est le but avoué de ce prologue.