Sorti en 1990, Strider avait rencontré un grand succès auprès des joueurs. A l'inverse, sa suite de 1993 a essuyé de très nombreuses critiques, au point d'être volontairement tombée dans l'oubli de l'éditeur. Ceci explique certainement pourquoi Capcom nous offre un nouveau Strider 2, sur Playstation cette fois. Dix ans après sa première apparition, Hiryu a-t-il toujours la forme ?

Plutôt qu'une suite, Strider 2 tient davantage du remake du premier épisode. On retrouve ainsi le même scénario : nous sommes en 2048, le Grandmaster Meio veut devenir le maître du monde, et notre Strider bien-aimé est la seule personne capable de l'arrêter. Il lui faudra parcourir la Terre, et même aller dans l'espace, pour combattre ce tyran. En tout, ce sont cinq niveaux qui l'attendent, exactement comme dans l'épisode original. La palette de mouvements d'Hiryu est elle aussi conservée : le saut, le coup de sabre et la glissade sont présents, de même que le crochet, véritable atout du gameplay du premier épisode. De nouveaux mouvements viennent toutefois s'ajouter à ceux-ci : le sprint et -surtout !- le double saut. On notera d'ailleurs que les sauts ne sont plus aussi ardus qu'auparavant, puisque vous pouvez désormais les diriger comme bon vous semble, et même changer de trajectoire grâce au double saut. Le principal souci que posait le gameplay du premier opus est donc réglé, pour le plus grand plaisir du joueur. On trouve également de nouveaux bonus, tandis que d'autres disparaissent. Le bonus qui allongeait votre sabre laser laisse place à un bonus qui lui permet d'envoyer des rafales sur les ennemis jusqu'à ce que vous vous fassiez toucher. Hiryu dispose désormais d'un bonus qu'il peut activer quand il veut (à condition de l'avoir ramassé) : son sabre envoie des rafales qui volent d'elles-mêmes jusqu'à l'ennemi, dans un tourbillon de couleurs. On constate, malheureusement, que les petits drones qui aidaient Hiryu ont disparu.




- Graphismes16/20
Un parti-pris graphique intéressant et réussi, qui arrive à conserver tout l'esprit du jeu original. On se croit en plein coeur d'un comics, et les superbes illustrations entre chaque niveau n'y sont pas pour rien.
- Jouabilité17/20
Aucun problème à ce niveau-là : Hiryu se dirige facilement, l'action est omniprésente et servie par une mise en scène agréable. C'est tout juste si quelques combats vous sembleront brouillons.
- Durée de vie8/20
Ce qui pouvait s'excuser en 1990 n'est plus tolérable en 2000. Le jeu est aussi court que son prédécesseur et la difficulté, justifiant la rejouabilité du premier épisode, est aux abonnés absents. Les plus tenaces reviendront pour le scoring, ou pour le «mode Hien».
- Bande son14/20
Des compositions de qualité, malheureusement moins nombreuses et moins cultes qu'auparavant. Cependant, les musiques soutiennent parfaitement l'action effrénée du jeu.
- Scénario/
Le scénario-prétexte du premier épisode est repris à la lettre, jusque dans les dialogues entre les niveaux. Cependant, on notera la présence d'illustrations réussies et de briefings nous plongeant dans l'ambiance du jeu.
Strider 2 reprend ce qui fait la force de Strider premier du nom, tout en améliorant quelques défauts et en apportant des nouveautés sympathiques. Malgré une bonne mise en scène et une jouabilité aux petits oignons, le titre demeure cependant bien trop court pour faire date dans le genre action/plates-formes. Reste donc un excellent défouloir qu'on aurait tort de bouder. En bonus dans la boîte du jeu : le jeu Strider original, ça ne se refuse pas !