Airball. Ce mot fera plus souvent penser au basket-ball qu’au superbe jeu développé par Microdeal, sorti sur de nombreux supports dès 1987 ! D’abord sur le Dragon 32 (mais qui a déjà entendu parler de cette machine !?), puis l’Atari ST, l’Amiga, le PC (sous DOS), et plus tard sur GBA.

Dans Airball, nous incarnons... une bulle d'air ! Nous étions en fait jadis un bel homme, mais un sort jeté par une abominable sorcière nous a transformé en cet être fragile et savonneux. Et ce n'est pas tout ! Nous nous retrouvons en plein milieu d'un château, qui a visiblement été conçu dans le seul et unique but de nous faire crever, dans tous les sens du terme ! Effectivement, les décors chargés sont rarement dépourvus de piquants, ce qui ne sera pas pour nous plaire. A force d'explorer les innombrables salles du château, nous tomberons tour à tour sur des objets étranges. Parmi eux, le Spellbook, qui nous indiquera la recette à suivre pour retrouver forme humaine.



- Graphismes18/20
Quand on voit à quel point les graphismes nous paraissent encore beaux, on ne peut que féliciter Pete Lyon qui est à l’origine de cet exploit ! Sans lui, autant dire que l’intérêt du jeu aurait été tout autre...
- Jouabilité14/20
Le jeu n’est pas à proprement parler difficile à prendre en main et les actions ne sont pas bien variées... Mais la difficulté est presque exagérée ! Seule une persévérance sans faille pourra permettre au joueur de récupérer sa forme humaine !
- Durée de vie15/20
Bien sûr, le jour où vous connaîtrez le jeu de fond en comble, il ne vous faudra pas longtemps pour le terminer ! En attendant, des centaines d’heures d’entraînement sont à prévoir.
- Bande son16/20
Les musiques du jeu sont magnifiques. Elles constituent un complément aux graphismes très efficace pour nous plonger dans l’atmosphère inquiétante du château.
- Scénario14/20
Le scénario est simpliste à souhait, mais il n’y aurait aucune utilité à le complexifier ! Et finalement, l’histoire n’est pas si commune que ça !
Pour qui est courageux, se plonger dans cet univers peu commun, ne serait-ce que pour échouer encore et encore et abandonner ensuite, vaut vraiment le coup. La variété des décors et l’ambiance exceptionnelle qui se dégage encore de ce titre représentent à eux seuls une raison suffisante de vouloir, à l’occasion, se transformer en bulle.