Référence sûre de la nouvelle console de la fin des années 80, Altered Beast a su s'imposer comme l'un des jeux les plus cultes de la Sega Megadrive 16bits pour toute une génération de joueurs. Dans un décor sorti tout droit de la Grèce Antique, le héros devra compter sur ses biceps et ses super-pouvoirs pour aller sauver la fille de celui qui vient fraîchement de le ressusciter pour l'occasion, j'ai nommé Zeus. Allons tuer du monstre et sauvons Athéna !

L'écran principal nous annonce la couleur : un bas-relief de créatures étranges, sculpté dans la pierre, digne de ceux qu'on trouve dans nos livres d'Histoire-Géographie lorsqu'on étudie la période Romane... Et hop ! A peine après avoir appuyé sur le bouton start, nous voilà plongés dans l'univers d'Altered Beast. Un cimetière ancien en guise de décor, des tombes qui sortent de terre et le dieu des dieux qui nous réveille d'un sommeil éternel d'une voix numérisée pour qu'on vienne à son aide. Comment refuser ? Désigné de force pour aller sauver sa fille, kidnappée par un méchant tout vilain, nous voici prêts à affronter une horde de morts-vivants et autres créatures toutes aussi "dynamiques" les unes que les autres. Le héros répond aux trois boutons de la manette de la console : coup de poing, coup de pied et saut. On ne peut faire plus basique.



- Graphismes13/20
On se souvient tous de ce morphing lors des transformations, on regardait ça avec des étoiles dans les yeux étant enfants. C'est différent aujourd'hui, bien entendu, il est bien plus difficile de s'émerveiller devant ce jeu d'arcade au vu de l'évolution du graphisme au cours des années à suivre. Ceci dit, les traits sont corrects pour l'époque, on ne leur reproche pas grand-chose replacés dans leur contexte.
- Jouabilité16/20
Les manettes de la console étant dotées de trois boutons seulement pour l'action, on ne peut pas dire que la prise en main soit très compliquée. Les commandes sont très basiques et on soulignera même cette simplicité.
- Durée de vie10/20
Le jeu est plutôt difficile, il va falloir être assez patient pour arriver à la fin sans perdre toutes ses vies. Lorsque c'est le cas, la durée de vie n'excède pas l'heure de jeu et nous laisse comme un goût d'inachevé. On regrettera également le faible nombre de niveaux, assez vite bouclés lorsque l'on joue à deux. Quelques tableaux en plus n'auraient pas été du luxe.
- Bande son14/20
Les musiques, correctes, sont différentes à chaque niveau, sauf pour les sessions des boss, et certaines nous résonnent encore en tête à l'heure qu'il est. Cette même musique qui accélère lorsque nous sommes sur le point de tuer le boss et cette poussée d'adrénaline qui va de paire en attendant le dernier coup qui aura raison du méchant... On appréciera également la quasi innovation des voix à des moments clés du jeu, lors des boss notamment (et ce rire démoniaque à la fin de chaque tableau... brrrr effrayant !).
- Scénario13/20
Un méchant, un héros, une gentille, une fin comme dans les contes de fées... Niveau scénario, on a déjà croisé plus poussé. Ceci dit, on notera l'intervention de quelques clins d'œil dans le scénario, notamment les inscriptions Alex et Stella sur les tombes au début du jeu, qui ne sont autres que les protagonistes d'Alex Kidd sur Master System. De même que l'espèce de griffon au tableau 2 qui nous rappelle une monture de Golden Axe !
Premier jeu sur Sega Megadrive, Altered Beast a sa place parmi les classiques devenus cultes au fil du temps. Le jeu est bien ficelé, il y a une logique et l'intrigue avance à chaque tableau. On regrette la difficulté, gros point faible du jeu, mais qui ne nous empêche pas de (re)passer un bon moment devant notre console, seul ou à deux, entre nostalgiques du genre et de l'époque.