Depuis que Nintendo s'est tourné vers le grand public, on assiste à la sortie de titres pour le moins originaux comme Matchstick Puzzle, une étrange compilation de casse-tête conçus avec des allumettes.

Le principe de Matchstick Puzzle est simple. Il s'agit de résoudre diverses énigmes en ajoutant, déplaçant ou enlevant des allumettes disposées sur un tableau. Classées en quatre catégories elles-mêmes divisées en quatre niveaux de difficulté, les 160 énigmes vont des jeux de lettres aux casse-tête géométriques en passant par la résolution d'équations. Le joueur devra par exemple faire glisser une allumette pour faire en sorte que l'équation en chiffre romain VI-IV=IX deviennent juste. Après réflexion, il choisira de prendre l'allumette qui précède le X pour la poser sur le symbole -. Il obtiendra alors le résultat correct VI+IV=X et pourra passer sereinement à l'énigme suivante. Certains puzzles sont nettement plus compliqués cependant. On passera alors un sale moment à se triturer les méninges dans tous les sens d'autant que l'indice fourni gracieusement par le jeu n'est pas toujours d'une aide flagrante. C'est notamment le cas pour les jeux de mots en anglais. Pas facile de deviner qu'il faut transformer FAT ("gras") en EAT ("manger") quand on ignore la signification de ces termes...

- Graphismes8/20
Quelques allumettes sur un tapis : il serait difficile de faire plus dépouillé. Aucune animation ne vient égayer les parties ni récompenser les performances.
- Jouabilité7/20
Les allumettes étant trop petites, il n'est pas toujours aisé de les sélectionner ou de les faire pivoter au stylet. En outre, le soft ne détecte pas toujours les dispositions correctes lors de la validation de la solution.
- Durée de vie9/20
Certains casse-tête portent bien leur nom. Néanmoins, les 160 énigmes sont assez répétitives.
- Bande son8/20
Trois thèmes d'ascenseur qui tournent en boucle indéfiniment et contribuent ainsi à la morosité ambiante.
- Scénario/
C'est l'histoire de Niko Bellic, qui rejoint son cousin Roman à Liberty City pour... heu... désolé !
Une fois de plus, la DS accueille un véritable OVNI vidéoludique pêchant par son manque d'ambition et sa réalisation minimaliste. Pour se creuser les méninges, autant se rabattre sur l'un des nombreux autres titres de réflexion que compte la console.