N'ayant pas compris qu'on ne voulait plus que leurs RPGs sur PSP, Hitmaker récidive après Blade Dancer. Du coup, leur nouveau hit ressemble à s'y méprendre, du moins d'un point de vue graphique, à leur précédente production. Misant sur les mêmes qualités (ou défauts suivant où on se place), Dragoneer's Aria devrait a priori suivre le même chemin que son aîné, dans le bac "promotions" des hypermarchés sous des packs de trente jeux de la gamme Oxygen.

Il était une fois un méchant Dragon Noir qui fila une raclée au Dragon Sacré qui, tant qu'à faire, profita de sa défaite pour engendrer six nouveaux dragons censés protéger le monde. Et c'est ce qu'ils firent, les bougres, sauf que quelques décennies plus tard, le Dragon Noir, toujours aussi méchant, revint d'entre les morts (à moins que ce ne soit de vacances aux îles Galapagos) pour réduire en cendres tout ce qui vit. C'était sans compter l'intervention du Dragon d'Eau qui réussit à tenir la dragée haute au monstre à la peau d'ébène pendant 25 secondes, après quoi il se liquéfia de peur. Et devinez quoi ? C'est maintenant à nous, Valen, qu'incombe la tâche de faire le ménage après avoir rendu visite aux Dragoons (autrement dit, des sortes de dresseurs de dragons) histoire de ne pas faire tout le sale boulot.... Si le pitch semble vous rappeler quelque chose, c'est tout à fait normal. En effet, les scénaristes de Hitmaker ont, semble-t-il, longuement cogité pour savoir qui piller en premier lieu des Chroniques de la guerre de Lodoss ou de Legend Of Dragoon. Au final, ils se sont attachés à faire moitié moitié afin d'être sûrs d'accumuler tous les poncifs du genre. Résultat, l'histoire avance, on s'y ennuie et on en vient prestement à essayer de trouver un quelconque plaisir ludique dans le gameplay.


En raison d'une incompatibilité entre notre appareil de capture et le jeu, les images de ce test proviennent de chez l'éditeur.
- Graphismes12/20
Moins joli que Key Of Heaven et tout aussi moyen que Blade Dancer, Dragoneer's Aria affiche une 3D relativement propre, surtout en ce qui concerne les villes. Par contre, l'aire de combat est moche mais la modélisation des monstres et autres personnages rattrape un peu le tout... Vous ne remarquez pas comme un air de déjà-vu ?
- Jouabilité10/20
A l'instar de Blade Dancer, il est ici possible de créer des objets ou des armes en ayant au préalable récupéré des recettes. De plus, on retrouve une catégorie de bijoux magiques ressemblant à s'y méprendre aux Matérias de Final Fantasy VII même si le tout s'avère moins complet. Malheureusement, si le gameplay est fourni, on a droit à des temps de chargements longuets, une évolution poussive et des combats beaucoup trop longs et finalement peu intéressants malgré un système de garde plus ou moins inspiré de la Roue du jugement des Shadow Hearts.
- Durée de vie14/20
L'aventure solo promet d'être longue, très longue même (entre 40 et 50 heures) vu que la difficulté est calquée sur celle de Blade Dancer. Ceci dit, entre des déplacements en apesanteur, des combats qui s'étirent inutilement et une progression laborieuse, on a le temps de se rendre compte que Dragoneer's Aria est un jeu mal équilibré, rébarbatif voire épuisant.
- Bande son12/20
Les musiques n'ont rien de particulier mais en revanche il est possible de choisir les doublages anglais ou japonais, ce qui reste toujours une très bonne initiative.
- Scénario8/20
Le début de l'aventure se perd dans moult clichés empruntés à Legend Of Dragoon, Les chroniques de la guerre de Lodoss ainsi qu'une kyrielle d'épopées Fantasy.
Dragoneer's Aria se veut dans la droite lignée de Blade Dancer. Même qualité graphique, beaucoup d'éléments de gameplay similaires, une difficulté mal dosée, une aventure lente et peu intéressante pour un résultat global inférieur à son modèle. Tout n'est pas à jeter, loin de là, mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour Hitmaker avant de nous délivrer un jeu agréable sous tous rapports.