De Marvel, le roi des super-héros, on attend de l'action effrénée et des effets spéciaux à tout va. De Konami, l'ambassadeur des portages Yu-Gi-Oh!, on attend un jeu de cartes solide et accrocheur. Le mariage des deux ne pouvait en théorie qu'être une réussite. En théorie seulement car allez savoir pourquoi Marvel Trading Card est une plaie, spécialement dans sa version DS simplement abominable.

Quelques mois après les opus PC et PSP, déjà bien moyens, Marvel Trading Card s'offre un portage DS qui n'a finalement rien d'étonnant en soi. Après tout, la DS est la portable la plus jouée et les jeux de cartes type Magic : The Gathering ou Yu-Gi-Oh! se prêtent parfaitement aux consoles nomades. On accueille donc Marvel Trading Card avec un certain intérêt. Mais la désillusion arrive bien vite par des règles aussi complexes que mal expliquées et un portage catastrophique sur le support. Dans le fond, le jeu n'a pas changé depuis son arrivée sur PC et PSP et je vous invite à jeter un oeil aux tests de ces versions pour en savoir plus sur le déroulement d'une partie. Pour résumer très sommairement, il faudra affronter un adversaire en jouant intelligemment vos cartes. Celles-ci peuvent représenter des personnages, des lieux, des équipements ou encore des revirements. Pour être utilisée, chaque carte devra être conforme à vos points de recrutement ou de ressources suivant les cas. L'essentiel est de savoir que les parties se déroulent selon un protocole bien précis composé de différentes étapes. Le joueur ayant la main joue le premier en s'aidant de son deck, puis en préparant ses attaques. Ensuite, c'est à ses adversaires de faire de même. Avec un grand nombre d'étapes à respecter, chaque tour est assez long, assurant une durée de vie pour le moins impressionnante au mode histoire, fait de différentes rencontres entre héros et vilains. Le mode puzzle est lui aussi très long avec sa multitude de défis à relever. Il s'agira là de remplir les conditions données à partir d'une mise en situation bien précise. Jusque-là, tout va bien, mais dès l'allumage de la console, les défauts ne tarderont pas à se réveiller.


- Graphismes9/20
La taille des écrans et leur résolution n'offrent évidemment pas le même rendu que sur les autres versions mais partagent avec elles leur austérité.
- Jouabilité6/20
L'écran tactile répond extrêmement mal au stylet, notamment pour les icônes situées au bord de la zone de jeu. Il semblerait que les zones d'action aient été mal définies ce qui handicape grandement le titre. A côté de ça, les règles sont difficiles à assimiler et le tutorial peine à nous les enseigner. L'interface ramassée et confuse n'arrange pas les choses.
- Durée de vie17/20
A condition de fermer les yeux sur les défauts évoqués dans ce test, il vous faudra un paquet d'heures pour constituer un bon deck de cartes et venir à bout des deux campagnes du mode histoire et des nombreux puzzles qui vous attendent. Et je ne compte même pas les heures perdues à tenter d'appuyer sur une icône qui ne répond pas !
- Bande son5/20
Nous ne l'avons pas évoquée dans le texte, mais la note parle d'elle-même. La musique est affreuse et ne mérite qu'une chose : être coupée immédiatement.
- Scénario/
Quelques cinématiques durant le mode histoire, mais pas de quoi en faire un scénario.
Konami avait toutes les cartes en main pour assurer un jeu à la hauteur de son sujet. Mais les règles confuses (qui reprennent celles du vrai jeu de cartes) et la jouabilité totalement à l'ouest suffisent pour dégoûter les joueurs. Je demande une minute de silence pour le pauvre gamin à qui la grand-mère vient d'acheter la cartouche après avoir vu Spider-Man sur la jaquette.