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Chili Con Carnage
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Total Overdose
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L'avis de hiro
MP
Journaliste jeuxvideo.com
26 février 2007 à 18:00:00
14/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (33)
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15.1/20
Test : Chili Con Carnage
PSP

Chili Con Carnage : Elvez VS Ramiro

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Chili Con Carnage ! Voyez-vous ça ! Si le titre n'est pas spécialement inspiré, force est de reconnaître qu'il ne laisse pas indifférent. Que votre visage s'agrémente un instant d'un petit sourire en coin ou au contraire qu'il soit déformé par une grimace de dédain, ce jeu de mots de bas étage a tout de même le mérite de donner le ton. On sait par avance qu'il va y avoir du Mexicain, de la tequila, du sombrero, des tapas, de même qu'on imaginera sans peine qu'en mélangeant le tout, cela risque de péter sec.

Chili Con Carnage

Chili Con Carnage est en fait une version remaniée de Total Overdose, un soft d'action complètement délirant sorti sur PS2, Xbox et PC en 2005. Le titre nous faisait vivre les aventures de Ramiro «Ram» Cruz dont le père, policier qui se vouait corps et âme à la lutte contre la pègre locale et les trafiquants de drogue, se faisait assassiner à grands coups de moissonneuse-batteuse lors d'une scène d'introduction particulièrement débile. Le plan des malfrats était sans conteste habile, discret et subtil, mais c'était sans compter la rage vengeresse du hijo à sang chaud. Ram partait donc sillonner la ville à la recherche du tueur de son père, puis de son commanditaire. En somme, on se retrouvait avec une histoire de vengeance sans originalité qui rappelait inévitablement la trame scénaristique de 90 % des films d'un Steven Seagal chez qui la loi du Talion est un fond de commerce. Mais à la différence de l'acteur américain et de son approche dramatique portant souvent au ridicule, Ram ne se prenait pas au sérieux et c'était à l'atmosphère déjantée de série B que le titre devait tout son charme. Le scénario du jeu était d'ailleurs bien vite oublié au profit de scènes d'action toutes aussi barrées les unes que les autres. Si l'architecture du soft a été repensée, le scénario anémique est lui évidemment resté le même. Ram, non content d'avoir vengé son père en 2005, reprend du service pour les possesseurs de PSP.

Chili Con Carnage
Sergio Leone n'a qu'à bien se tenir !
Nous voici donc en présence d'un jeu de tir à la troisième personne qui combine allègrement action stylée à la Max Payne, stéréotypes et humour au ras des cactus nains. Comme je le suggérais plus haut, le découpage de la campagne a été revu par des développeurs soucieux de vous éviter l'overdose. Il n'est ainsi plus question d'évoluer dans une grande ville afin d'y dénicher des missions à la manière d'un Grand Theft Auto. On pourra certes toujours grimper dans les divers véhicules présents sur les lieux de vos exploits mais la progression est redevenue beaucoup plus linéaire et classique. Pour accéder à chaque mission, il faudra tout simplement terminer la précédente comme dans n'importe quel autre jeu. Si ce choix a de quoi décevoir les aficionados de Ramiro Cruz et les joueurs épris de liberté, il n'empêche que le jeu se débarrasse ainsi de ses temps morts pour se focaliser exclusivement sur ce qu'il fait de mieux : l'action pure et dure.

Chili Con Carnage
Cette grand-mère vous réserve quelques surprises.
Car voyez-vous, tout l'intérêt du soft réside dans les affrontements du sombre héros revanchard et d'une ribambelle d'ennemis armés jusqu'aux dents. Parti avec son petit pistolet familial, Ram se dotera bien vite d'un arsenal beaucoup plus impressionnant et efficace, bien qu'un poil trop classique. Mais c'est tout de même près de 14 armes, en plus de vos mandales, qui seront mises à votre disposition pour que vous puissiez dispenser la muerte à tout se qui ce dressera sur votre chemin. Ce qu'il sera d'ailleurs plutôt aisé de faire puisque la visée est constamment assistée par un système de lock efficace mais qui évite de se faire trop envahissant. Pulvériser des muchachos est donc le principal souci du joueur, mais le tout est de le faire avec style ! C'est ainsi qu'à la moindre pression d'un bouton, et selon son environnement immédiat, votre Antonio Banderas de pixels se lancera dans des roulades surréalistes et des rebonds muraux qui feraient pâlir d'envie une balle de squash luminescente. Ce ballet mortel est de plus sublimé par l'utilisation permanente d'un «bullet time» bien pratique.

Chili Con Carnage
Ramiro Cruz est le frère de lait de Max Payne.
Et c'est là qu'entre en scène le sacro-saint concept du combo. Chacune des actions que vous entreprenez dans le jeu a sa valeur en points, qui viennent s'ajouter à votre score total au fur et à mesure que vous les enchaînez. Le soft vous encourage donc à la démesure et à une certaine dose de raffinement dans le bourrinage. Pourquoi ne pas prendre place sur le siège d'un tracteur, foncer vers un adversaire, se jeter hors du véhicule au dernier moment, avant de faire un headshot avec une roquette sur votre infortunée victime au lieu de s'ennuyer à l'abattre d'une manière beaucoup moins flamboyante ? Tout mouvement a son nom tarabiscoté et délirant, à l'instar des figures d'un Tony Hawk, et rapporte son quota de points. A cela s'ajoute bon nombre de bonus répartis çà et là dans les niveaux et dont les effets sont tout aussi dingues que le reste du jeu : invoquer un coéquipier équipé d'une sulfateuse, utiliser un redoutable pistolet d'or, devenir invincible et courir comme un taureau pour faire valdinguer vos adversaires, rembobiner le temps... et j'en passe. Le fun est donc sans conteste le mot d'ordre de ce Chili Con Carnage. Cela dit, le titre n'est pas exempt de défauts et les petits problèmes de maniabilité dont le tant décrié stick PSP est souvent responsable, mettront parfois fin à vos plus belles envolées meurtrières. Mais le hardware n'est pas le seul en cause, et c'est parfois l'utilisation des fameux bonus qui posera problème. Ainsi, faire apparaître un lutteur de 200 kilos est certes attirant, mais le voir se coincer dans un bout de mur sans parvenir à attaquer le moindre adversaire est pour le moins frustrant. Et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.

Chili Con Carnage
Malgré tout, survivre dans ce capharnaüm est relativement aisé et du coup, le principal intérêt de Chili Con Carnage est véritablement d'amasser le plus de points possible. Notons d'ailleurs que chaque mission, une fois débloquée, sera rejouable avec d'autres personnages pour le simple plaisir de faire se succéder les combos. En outre, faire un bon score pendant ces missions vous permettra de débloquer des défis au cours desquels Ram devra remplir un certain nombre d'objectifs spécifiques : réaliser tel ou tel mouvement tout en dessoudant un nombre précis de muchachos par exemple. Plus vous faites fort, plus la musique latino s'étoffe de nouveaux instruments et vous plonge du même coup dans l'univers décalé du soft. Ce qui m'amène à évoquer un aspect important de Chili Con Carnage, qui à l'instar de son titre, fait dans le lourd, voire même le très lourd. Ram, comme les ennemis et les boss aiment à ponctuer leurs actions de répliques absurdes et bourrées de clichés, du type «C'était ton dernier tapas, amigo». Les boss sont particulièrement ridicules de même que les cinématiques. Et si cet humour lourdingue et décalé est parfaitement assumé, il est clair qu'il ne plaira pas à tout le monde.

Chili Con Carnage
Pour terminer ce petit tour d'horizon mexicain, je me dois de mentionner les dernières différences entre cette version PSP et le grand frère de salon. Soucieux de fournir un peu plus de contenu aux joueurs, les développeurs ont cette fois ajouté deux modes multi à l'intérêt discutable. Pas de confrontation directe entre joueurs, ce qui reconnaissons-le, aurait sans doute été difficile à mettre en oeuvre, mais des courses aux points frénétiques où les ennemis que vous supprimez apparaîtront chez votre voisin et où les bonus que vous déclenchez viendront semer la zizanie dans son niveau. En conclusion, disons que Chili Con Carnage est un sacré défouloir mais ne va pas beaucoup plus loin que ça. Pavé de bonnes intentions, le soft s'avérera peut-être trop rapidement répétitif et limité pour satisfaire les joueurs les plus exigeants, mais le temps d'un trajet en bus, il est indéniablement efficace et distrayant. Enfin, notez qu'il faudra aussi être en mesure d'apprécier, ou tout du moins de tolérer, un humour élevé à la choucroute, au cassoulet et au chili... Allez gringo, en piste !

Dans l'incapacité de prendre nos propres images, les screens qui ornent cette page nous sont fournis par l'éditeur.

Les notes
  • Graphismes 15 /20

    On pourra certes reprocher au jeu la modélisation un peu primaire de ses personnages ainsi que leur côté un peu anguleux, mais dans l'ensemble, le résultat est plutôt impressionnant. Quelques effets de lumières sont vraiment classieux et notre version ne souffrait d'aucun ralentissement et ce malgré l'action frénétique et les explosions pléthoriques. Pourquoi diable les méchants aiment-ils tant s'entourer de bidons explosifs, je vous le demande.

  • Jouabilité 13 /20

    Le titre évoque bien entendu Max Payne, ses mouvements stylés et embellis à coups de bullet time. Le système des combos est assez plaisant, d'autant que Ram réagit convenablement à peu près à toutes vos sollicitations. Le système de lock automatique rend la visée plus facile, mais il n'empêche que vous devrez tout de même orienter votre desperado dans la bonne direction pour espérer toucher vos adversaires, de fait, le stick de la console vous jouera certainement quelques mauvais tours. Enfin, sachez que Chili Con Carnage est répétitif, très répétitif.

  • Durée de vie 14 /20

    Les missions sont relativement nombreuses et la difficulté se veut croissante, bien que rien ne soit vraiment insurmontable. Le soft vous invite de plus à rejouer vos niveaux pour obtenir le plus de points possible et donc la médaille d'or du style. Notons enfin la présence de deux modes multi amusants sans être exceptionnels.

  • Bande son 16 /20

    La bande-son du soft est de très bonne qualité et les morceaux hip-hop, latinos et entraînants collent parfaitement à l'ambiance. D'autant plus que le joueur, en fonction de ses performances, influe sur ce qui atteint ses oreilles. De quoi vous inciter à exceller. Quant aux bruitages, ils sont tous de qualité.

  • Scénario /

    Impossible de noter un scénario qui se complaît dans l'autodérision et le grotesque. Cela dit, les cinématiques qui ponctuent les missions sont tout aussi délirantes que le reste du jeu, à défaut d'être vraiment jolies.

Chili Con Carnage est un agréable divertissement, un jeu pop-corn qu'on traverse avec plaisir mais qui ne laissera sans doute pas de marque indélébile dans le cerveau du joueur. Ode à la baston stylée, aux poulets qui pullulent dans les niveaux et au grand n'importe quoi, le titre de Deadline Games se prend en main immédiatement mais se lâche peut-être un peu trop facilement.

Profil de hiro
L'avis de hiro
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26 février 2007 à 18:00:00
14/20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (33)
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15.1/20
Mis à jour le 26/02/2007 à 18:00
PlayStation Portable Action Tir Eidos Interactive Deadline Games
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