Popeye, vieux marin musclé fumeur de pipe, revient dans le monde du jeu vidéo pour un titre d'où émane une douce sensation d'ennui propre à la méditation sur les grands sujets qui occupent notre triste monde tels que la faim dans le monde ou les footeux qui hurlent toute la nuit quand on gagne un match alors qu'on regarde peinard un épisode de Firefly. Donc Rush For Spinach...

Popeye, héros de la nutrition que je confondais souvent avec Popeck quand j'étais petit, ce qui remonte à loin et qui ne risque plus d'arriver, plus personne ne pouvant confondre Popeck avec qui que se soit. Pour son époustouflant come-back, le mangeur d'épinard propagandiste qui a fait croire à des générations que ce légume tristounet était riche en fer, ne joue pas la carte de l'action mais celle de la course puisque Rush For Spinach offre de se livrer à des compétitions en scrolling horizontal consistant à courir, sauter et utiliser quelques bonus afin de l'emporter. Toujours entouré de la même bande, Popeye arrive donc avec l'inévitable Olive poursuivie par les ardeurs d'Hercule pendant que Wimpy (le rondouillard avec les poils dans le nez) ferme la marche. A vous de choisir lequel de ces héros vous correspond. Il ne vous restera alors qu'à vous lancer dans le jeu, un jeu qui ne diffère pas selon le mode que vous choisirez, si ce n'est le mode Défi dans lequel vous suivrez les mêmes parcours mais contre un seul adversaire au lieu de trois.

- Graphismes12/20
Seul bon point du jeu, ses graphismes pas vilains, assez fidèles à la licence, plutôt fins et colorés. Seule l'animation demeure un peu raide.
- Jouabilité3/20
Peu agréable de prise en main, Popeye : Rush For Spinach est surtout atrocement redondant et creux.
- Durée de vie9/20
12 niveaux qui ne vous occuperont pas des heures, en admettant même que l'envie vous prennent de tous les visiter.
- Bande son11/20
La bande-son est du modèle quelconque de chez banal, rien de passionnant.
- Scénario/
En dehors de graphismes tout à fait décents, Popeye et sa course à l'épinard ne sont qu'une atroce souffrance comparable à ce qu'on pourrait ressentir, ligoté sur une plage au milieu du varech en attendant pendant des heures que la marée nous libère de l'odeur. Un truc de marin quoi.