Lorsqu'un éditeur veut sortir une compilation avec ses anciens titres, il a deux solutions. Soit il essaie d'être à peu près exhaustif et de regrouper un maximum de vieux jeux sur un seul best of, soit il en sort plusieurs pour pousser le joueur nostalgique à tous les acheter. Et devinez quelle solution a été choisie par Atari ? La seconde hélas.

Seulement quelques mois après la parution de la première compilation d'Atari sur N-Gage, l'éditeur nous propose son second et dernier voyage vers le passé. Alors que le premier volet comprenait huit jeux : Asteroids, Battlezone, Black Widow, Millipede, Missile Command, Red Baron, Lunar Lander et Super Breakout, ce nouveau venu nous offre lui aussi huit titres en provenance directe du catalogue du début des années 1980 d'Atari. On a donc droit à Asteroids Deluxe, Centipede, Crystal Castles, Liberator, Pong, Space Duel, Tempest et Warlords. Il est aussi possible de débloquer quelques jeux parus sur Atari 2600 : 2600 Air-Sea Battle, 2600 Canyon Bomber, 2600 Mini Golf et 2600 Video Checkers.

- Graphismes1/20
Bon, étant donné que l'on est en présence des premiers jeux vidéo de l'histoire, les graphismes sont très sommaires. Un fond noir, quelques pixels et le tour est joué.
- Jouabilité2/20
D'origine, les jeux présents n'étaient déjà pas des modèles de jouabilité (sauf Pong peut-être), mais sur N-Gage, c'est encore pire vu que la croix directionnelle trop molle ne permet pas une grande précision dans les déplacements.
- Durée de vie1/20
Atari a besoin d'argent et a donc sorti deux compilations au lieu de tout regrouper sur une seule. Une logique marketing que l'on déplore.
- Bande son1/20
Peut-on parler de bande-son pour des jeux qui nous imposent des bips-bips à longueur de partie ? Là est la question.
- Scénario/
Une véritable honte que d'avoir sorti deux compilations regroupant chacune huit vieux jeux. En effet, il aurait été plus judicieux de tout regrouper dans un seul titre. En l'état, on se retrouve avec un Atari Masterpieces Vol. 2 conforme au premier opus : pauvre en contenu et ne comprenant que de très vieux titres du début des années 1980 difformes et peu jouables, il n'intéressera que les collectionneurs.