La plupart des jeux sur la Seconde Guerre mondiale se déroulant sur terre ou dans les airs, Tamsoft décide de prendre le contre-pied de tout ceci en développant Iron Sea qui, comme son nom l'indique, se passe sur de la Grande Bleu. Pour la peine, nous voici aux commandes d'un navire de guerre, ou plutôt derrière une tourelle DCA, afin de faire pencher la balance de l'un ou l'autre côté de la barrière. Et tant qu'à y être, autant que ça soit du nôtre.

Dans la vie, il y a ceux qui se donnent du mal et puis il y a les autres. Les développeurs de Iron Sea se situent malheureusement dans la seconde catégorie. Pour s'en rendre compte, il n'y a qu'à jouer une petite demi-heure à leur jeu pour tout comprendre de ce que peut être la médiocrité ludique. Mal développé, mal pensé à tous les niveaux, un intérêt qui frôle le zéro absolu, Iron Sea semble avoir toutes les tares possibles et inimaginables. Pourtant, le point de départ du jeu n'est pas plus mauvais qu'un autre sachant que certains titres comme Pacific Storm ou Silent Hunter (dans le genre sous-marin) ont déjà étudié le sujet. Malheureusement, si Tamsoft essaye de concevoir un titre similaire sur consoles, nous passons du genre tir / simulation à celui de shoot basique comme pas deux. Le résultat est donc larmoyant à tous les niveaux, ce dernier ne parvenant jamais à intéresser le joueur qui aura, normalement, jeté le jeu dans sa corbeille à papier et éteint la console après avoir terminé cinq ou six missions. Mais avant de refermer les portes de ce test, faisons tout de même un bref tour du propriétaire pour voir de quoi est fait cet Iron Sea.

- Graphismes2/20
Un arrière-plan qui change simplement de couleur entre chaque niveau, quatre types d'ennemis et des explosions qui datent de l'aire PSone, mazette, et dire qu'on peut encore reluquer ce genre de titre au 21ème siècle.
- Jouabilité8/20
On dirige simplement un viseur à l'écran tout en changeant d'armes (parmi trois types) à l'aide des touches L1 et L2. C'est simpliste, c'est basique et ça ne suffit pas à donner un intérêt quelconque à Iron Sea qui n'a pas l'humour d'un Point Blank ni la nervosité de la mise en scène de Time Crisis.
- Durée de vie5/20
Le mode Solo est constitué de plusieurs missions situées durant les années 1941 à 1943. Cependant, on termine la plupart d'entre elles en deux ou trois minutes, ce qui fait qu'on viendra rapidement à bout du tout malgré une difficulté proportionnelle. Un mode Coopératif est également au menu mais vous n'êtes pas suffisamment pervers pour tendre un tel traquenard à un de vos amis ?!
- Bande son8/20
Deux ou trois thèmes militaires et une gamme de bruitages aussi étendue que le répertoire d'André Rieu.
- Scénario/
Inintéressant jusque dans ses moindres fondements, ennuyeux à mourir, une réalisation vieille d'une dizaine d'années, Iron Sea hérite de tous les problèmes possibles et inimaginables. Le résultat ne surprendra donc personne, hormis ceux et celles qui l'auraient acheté par mégarde, pensant retrouver là toute la verve et la grandeur d'un ersatz ludique de Nimitz, retour vers l'enfer. Mauvaise pioche car en l'état, on aurait plutôt tendance à vouloir jouer à la bataille navale, histoire de toucher et de couler définitivement ce titre sorti des profondeurs abyssales de la médiocrité qu'il n'aurait jamais dû quitter.