Après les tonitruantes aventures des M&M's sur PS2 et PC, ayant rassuré quant à la possible médiocrité du jeu vidéo, voici que les Smarties s'en mêlent. Cet état des lieux force à débuter une petite réflexion personnelle sur l'utilité de tels softs, rongés par un marketing extrémiste. On arrive rapidement à une réponse se résumant par ces quelques mots : "N'importe quoi !". Et oui, à quand un jeu mettant en scène des Maltesers ? A quand l'arrivée des Choco Pops dans l'univers vidéoludique ? A quand la prise de pouvoir des Kit-Kat ? Une situation alarmante qui laisse béat d'admiration. Il ne reste plus alors qu'à fonder une sorte de culte rendant hommage à ces idées tellement mauvaises qu'elles en deviennent quasi sacrées. Gloire aux Mars !

Sous des couverts de jeu sans fond ni forme, Smarties Meltdown possède malgré tout un vrai scénario, si "vrai" implique au moins deux personnages qui discutent d'un sujet. En effet, il existe dans l'univers deux puissances censées favoriser les caries chez l'enfant innocent. Mais l'une d'elles le fait de manière douce et affable, tandis que l'autre demeure cruelle et ouvertement mégalomane, ce qui a le mérite de la sincérité. Ce soft nous narre donc les tensions chocolatées entre les Stroopers, souhaitant imposer leurs sucreries d'apparence peu appétissante et les Smarties, désireux de conserver le monopole de leurs pastilles recouvertes de colorants divers. Un combat pour la bonne santé donc, qui débute par l'invasion guerrière des locaux des bonbons multicolores. Seul rescapé de cette mise à sac, Blue s'échappe et parvient à découvrir un exosquelette laissé bien évidemment à l'abandon dans le coin d'une pièce sombre. Tout le monde sait très bien que ce type d'outil à la pointe de la technologie traîne forcément derrière un meuble poussiéreux. Grimpant dans cet engin surpuissant, notre ami le Smarties bleu se voit soudain pris dans une spirale de vengeance sanglante, jurant de libérer un à un ses compagnons tombés au champ d'honneur. Un plan assez basique, mais il faut quand même se rappeler que pour un bonbon azur sans yeux et sans bouche cela reste spectaculaire. Alors que l'on se surprend à être encore devant son écran, nous voilà projetés dans un monde sordide, ressemblant à l'Enfer. Car, si vous ne saviez pas ce que sont de réels problèmes de caméra, vous allez le découvrir en jouant au soft d'Europress.

- Graphismes6/20
Arrivant rapidement comme un constat sans appel possible, Smarties n'est pas, mais alors pas joli du tout. Mélangeant des problèmes d'aliasing avec des textures baveuses et frustes, le titre d'Europress semble sortir tout droit de la fin des années 90, lorsque la PSone faisait encore des siennes. Et puis bon, une pastille avec un exosquelette cela reste étrange et pas très réussi visuellement parlant. Du moins ici.
- Jouabilité5/20
Même si notre ami Big Blue se prend en main facilement et qu'il ne fond pas dans la paume, les problèmes de caméra jouent cruellement en la défaveur de la maniabilité générale. Semblant alcoolique, cette dernière donne le mal de mer au bout de cinq petites minutes et empêche de jauger correctement les distances. Un écueil accompagné d'un gameplay pauvre et mal pensé.
- Durée de vie6/20
Visiblement peu dense, Smarties Meltdown devrait vous occuper cinq ou six heures très grand maximum si vous faites la démarche de l'acquérir. Mais vous comprendrez votre erreur au bout d'à peine 30 minutes de jeu et découvrirez ce que l'on appelle une lassitude aiguë.
- Bande son5/20
Les divers morceaux manquent singulièrement d'originalité et tournent rapidement en boucle jusqu'à l'énervement le plus total. De plus les mélodies ne sont pas vraiment agréables à l'écoute et ne permettent pas du tout de s'immerger dans l'ambiance, par ailleurs absente. Le doublage français manque de pêche mais reste correct.
- Scénario/
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Surfant sur une licence tout sauf porteuse, Smarties Meltdown confond le jeu vidéo avec une vitrine publicitaire ouverte sur le monde des enfants. Cynique et mercantile, ce jeu est à déconseiller à tout le monde, y compris aux amateurs des pastilles aux couleurs louches. Le mieux à faire est de jouer avec ses propres bonbons. Ca coûte moins cher, et on peut au moins les manger une fois l'amusement terminé. Ce qui n'est pas le cas ici.