Miss Rayne doit à son statut d'être mi-vampire mi-humaine toutes sortes d'avantages. Ainsi elle ne souffre pas des affres du temps et des rides et n'a pas besoin de dormir. Bon c'est sûr, elle est un peu obligée de se nourrir salement et d'être constamment affublée de deux énormes couteaux Ginsu 2000 scotchés aux bras, mais que voulez-vous, on n'a rien sans rien en ce triste monde.

Finies les tristes années noires de la Seconde Guerre mondiale, cette année, Rayne rejoint le monde moderne dans sa lutte contre les viles créatures de la nuit que sont ses proches cousins les vampires. La plantureuse chasseuse toute de cuir vêtue repart donc au combat dans un beat'em all toujours aussi sanglant, voire même encore plus. Sur le fond, les connaisseurs du premier volet retrouveront rapidement leurs marques en manipulant Rayne qui se nourrit toujours de manière aussi lascive à même la jugulaire de ses adversaires, avant de leur planter ses deux joncs d'acier dans l'abdomen. On doit cependant noter l'apparition de deux nouveaux accessoires de mode dans la panoplie de la donzelle, en commençant par son harpon grâce auquel elle peut désormais se saisir d'un ennemi et le projeter, de préférence sur un élément pointu du décor. Des actions contextuelles nombreuses et sympathiques avec lesquelles on sera souvent amené à jouer, en balançant des vampires dans une benne à ordures pour la faire exploser ou dans un feu de cheminée, par exemple. Amusant. On notera d'ailleurs que l'interaction avec les décors concerne également les déplacements de Rayne qui est aujourd'hui capable de se balancer façon Prince Of Persia et même de glisser sur des rails (oui, comme Tony Hawk).
Autre ajout cosmétique, une arme à feu, ou plutôt à sang puisque les pistolets dragons utilisent l'hémoglobine en guise de munitions et qu'il faudra donc les nourrir au même titre que Rayne. Des armes assez contraignantes puisqu'ayant le cruel défaut de s'alimenter aux veines de leur propriétaire lorsqu'elles sont à sec. Et leur utilité finalement très relative en combat en fait un ajout assez dispensable, en dehors de quelques situations précises où leur usage sera obligatoire.



Petit point sur la réalisation qui varie selon les supports avec une Xbox qui accueille la version le plus présentable du jeu, offrant des graphismes plus fins et colorés pendant que la version PS2 souffre d'une définition moins précise et d'un brin d'aliasing. La déclinaison PC quant à elle fait un peu trop penser à un portage Xbox pour convaincre pleinement. Quoi qu'il en soit, on regrette la présence de bugs de collision sur tous les supports et de clipping.
- Graphismes14/20
Plus colorés et offrant un rendu plus détaillé, la version Xbox est un cran au-dessus de sa cousine PS2, rien d'étonnant dans tout ça. Globalement, le titre affiche une animation correcte, qui ne souffre que de rares saccades mais de quelques bugs de collision toujours déplaisants.
- Jouabilité14/20
Simple à prendre en main, le titre offre une bonne dose de baston sanguinolente et défoulante mais par manque de variété dans ses combos et par sa trop grande facilité, il laisse s'installer une vilaine répétitivité qui gâche l'expérience. Notez que sur PC, un pad est vivement recommandé.
- Durée de vie12/20
Linéaire et assez facile, Blood Rayne 2 occupe tout juste une petite dizaine d'heures. Une petite moyenne dans le genre.
- Bande son13/20
Pas vraiment le point fort du jeu qui ne contient que des thèmes assez anecdotiques et des effets un peu trop exagérés. Le doublage très stylé arbore un aspect kitsch plutôt amusant.
- Scénario/
Au final Blood Rayne s'en sort mieux que son aîné sans pour autant nous arriver exempt de défauts. Un peu trop radin sur les combos et l'originalité, il compense par quelques actions contextuelles divertissantes. Sa réalisation mi- figue mi-raisin n'empêchera pas les amateurs de la première heure de trouver là un petit jeu agréable.