Réalisé il y a de cela un paquet d'années par un Don Bluth au sommet de son art, Le Petit Dinosaure et la Vallée des Merveilles s'est décliné en d'innombrables suites perdant en qualité au fur et à mesure de leur parution. Et comme si cela ne suffisait pas, le jeu vidéo semble s'être pris d'affection pour Petit Pied et ses amis, enterrés dans les strates du temps. Car, comme on ne le sait que trop bien, les adaptations de séries animées ou de longs métrages ne sont la plupart du temps guère convaincantes. Ce petit diplodocus va-t-il changer la donne et redorer le blason de ses ancêtres ?

Pour ceux qui ne connaîtraient pas le casting de choix du petit Dinosaure, il est bon de noter qu'il se constitue de cinq créatures pas vraiment en accord, mais dépassant leurs différences par l'amitié. Oui c'est beau, et c'est même parfois pratique. Dans les sillons de Petit Pied on retrouve donc Pointu, un ankylosaure au Q.I désespérément limité, Petrie, un ptérodactyle aux talents de pilotes peu voyants, Cera, une tricératops aigrie, et Becky, jeune hadrosaure hyperactive. Autant dire qu'avec un tel troupeau, on aborde le futur assez difficilement. Mais ce serait sous-estimer la force de ces êtres singuliers et grégaires. Car l'amitié mène à tout et montre la voie. Un message émouvant, c'est certain, mais qui ne vous suffira pas lors de vos pérégrinations préhistoriques. En effet, l'environnement qui vous attend est sauvage, dangereux et rempli de bêtes féroces qui n'ont qu'un seul et unique rêve dans leur vie morne, vous tuer. A vous de fait d'échapper aux crocs d'un alosaure ou d'éviter les falaises abruptes de larges canyons. L'action se place alors naturellement au centre du soft vous amenant sur les terres connues du jeu de plates-formes/action. Incarnant chacun des membres de la fine équipe au gré de 9 niveaux découpés eux-mêmes en plus ou moins de zones, vous allez devoir tenir compte des caractéristiques de chaque dinosaure pour espérer atteindre le jeune Gobeur récemment disparu. Un travail de titan qui va vous obliger à passer par des phases frisant parfois l'énervement tout rouge qui fait pleurer les yeux. Malheureusement, ce n'est pas ce constat qui saute d'abord au visage.


- Graphismes12/20
Relativement fin et affichant une animation correcte, le titre de The Game Factory reste honnête dans sa représentation graphique, sans toutefois se rapprocher de titres parfois moins aidés par leur licence. Néanmoins, on reconnaît aisément les héros de la série de films d'animation par le biais de sprites précis et particulièrement imposants. A noter en revanche que les décors en un même niveau n'évoluent pas vraiment, voire pas du tout, au fil de la progression.
- Jouabilité9/20
Malgré la prise en main immédiate de chacun des petits dinosaures, vous vous heurterez rapidement à des approximations handicapantes, notamment dans les passages de plates-formes et la course-poursuite avec le T-Rex. De plus, les problèmes de collision ne font qu'attiser le feu et empêchent le jeu de s'épanouir complètement. Il est dommage de ne pas avoir pris soin de cet aspect dans un jeu destiné aux enfants.
- Durée de vie7/20
Se finissant en un peu moins de quatre heures, sans se presser, La Vallée Du Petit Dinosaure n'apporte rien une fois l'aventure principale terminée. De même, et malgré la possibilité de sélectionner ses niveaux une fois ceux-ci dépassés, rien ne vous poussera à y retourner, tant la lassitude se fait sentir violemment.
- Bande son7/20
Brassant un nombre de thèmes restreints mais particulièrement énervants sur le long terme, le titre qui nous intéresse aujourd'hui ne parvient pas à concevoir une ambiance grâce à ses lacunes sonores. De plus, les effets sonores rarement mis en avant, coupent un tant soit peu de l'action et empêchent de vraiment se plonger dans l'atmosphère pourtant agréable du soft.
- Scénario/
Affichant en premier lieu des qualités qui ne pouvaient que rendre optimiste pour la suite, La Vallée Du Petit Dinosaure : Aventures Vers L'Inconnu se perd dans des impasses ludiques et de fond sans possibilités de revenir en arrière. Dans la foulée, son aspect répétitif n'aide pas vraiment à s'attacher à lui, même si l'univers dépeint reste particulièrement charmeur pour des jeunes enfants. Les dinosaures sont morts, laissons-les en paix.