Moins de 4 mois, c'est ce qu'il aura fallu à Vicarious Visions pour nous pondre un nouvel épisode GBA tournant autour de Madagascar. Si on ne blâmera pas ce développeur (qui n'a fait que suivre les doléances d'Activision), on ne peut pas être aussi clément envers le produit fini qui n'apporte pas grand chose par rapport à son aîné, hormis le fait de mettre en vedette les irrésistibles palmipèdes.

Un peu laissés en arrière dans le premier jeu Madagascar, les pingouins reviennent aujourd'hui en force grâce à ce Madagascar : Operation Pingouins. Loin de bouleverser la formule mise en place quelques mois auparavant, Vicarious Visions nous propose une énième itération vidéoludique sur le thème de la plate-forme/action dans lequel quelques phases d'infiltration viendront s'immiscer. De même, le point de départ du jeu est similaire à celui du long-métrage. Ainsi, nos chers alcidés ont décidé de mettre sur pied un plan afin de s'échapper du zoo en creusant un tunnel jusqu'en Antarctique. Pour se faire, ils ont auront besoin de l'aide d'alliés qui pourront leur prodiguer quelques conseils bien utiles. Dans sa construction, Operation Pingouins n'apporte pas beaucoup d'eau au moulin en nous faisant diriger un seul et unique personnage en sus et place des quatre animaux du premier opus. Cependant, si dans 80% des cas, vous prendrez le contrôle d'un oiseau polaire, vous retrouverez certaines phases mettant en scène Alex le lion, Melman la girafe ou Marty le zébre. Ceci dit, on a juste droit aux mêmes passages vus dans Madagascar, d'où une certaine lassitude dès le départ. Malgré tout, vous pourrez profiter d'une petite séance de danse (très basique) où il faudra appuyer sur des touches bien précises pour faire bouger Melman ou des niveaux plus orientés action durant lesquels le rugissement de Alex sera votre meilleure arme. Enfin, les phases d'infiltration font le retour, aussi bien avec le pingouin ou Marty, mais ici aussi c'est bien la "basique attitude" qui prédomine en ce sens que le challenge est quasi inexistant vu que vous avez toujours largement le temps de vous cacher avant que quelqu'un ne vous remarque.


- Graphismes13/20
Le moteur graphique du premier Madagascar refait des siennes et bien que le tout soit joli, les environnements visités sont moins éclectiques. Ensuite, l'animation des bestioles, tout comme celle des humains, est fluide mais la palette de coups est toujours aussi réduite.
- Jouabilité14/20
La jouabilité fait écho à celle de Madagascar et n'apporte rien de neuf. Peu de gadgets, peu de mouvements et au final, l'impression de se retrouver devant un Madagascar 1.5. Ceci étant, la jouabilité en elle-même est bonne et conviendra parfaitement à nos chères têtes blondes.
- Durée de vie8/20
18 missions qui se bouclent en une matinée. Pour terminer le jeu à 100%, vous devrez revenir dans les niveaux déjà visités une fois en possession de gadgets spécifiques et tenter de récupérer toutes les médailles. Malheureusement, le challenge est inexistant et il n'y a aucun vrai bonus à débloquer.
- Bande son9/20
La bande-son fait le jeu de musiques rythmées mais peu nombreuses. Les bruitages suivent le même chemin et on aurait aimé davantage de vie durant l'aventure.
- Scénario/
S'il est logique de se retrouver devant un clone de Madagascar, Operation Pingouins tire un peu trop sur la corde en reprenant tout ce qui a fait le "succès" de son prédécesseur, problèmes de construction compris. Le manque d'amplitude dans les situations proposées finissent de ruiner l'intérêt du joueur pour un soft qui a tendance à se reposer sur son aîné... qui n'avait pourtant pas marqué les foules à l'époque.