Ce qui choque le plus, dans le cas de ce K-1 Premium Dynamite, c'est avant tout la jaquette. Non que les couleurs soient mal choisies ou que la mise en place des éléments soient déséquilibrée, mais un détail interpelle. Et cela concerne malheureusement notre Jérôme Le Banner national. Certes il est un grand champion de la discipline, mais il affiche également un nez défiant les lois de la physique. Sorte de mélange entre un déplacement violent et un quasi-éclatement, son appendice nasal donne soit le sentiment que ce valeureux combattant a subi le joug de nombreuses batailles, soit l'envie de retourner immédiatement la boîte de jeu. En même temps, mieux vaut ne pas trop en rire, au cas où l'on viendrait à le croiser dans la rue. C'est qu'il est costaud le bougre !

Sport de combat particulièrement exigeant, le K-1 demande d'avoir une stature suffisamment imposante pour résister aux assauts violents de personnages dépassant les 100 kilos. Est-ce une raison pour avoir économisé un maximum de polygones dans la modélisation des guerriers au nez brisé ? Je l'espère, au moins pour le studio de développement. En effet, et même si l'on arrive à peu près à reconnaître les divers intervenants, la modélisation reste bien trop simpliste pour éveiller ne serait-ce qu'un soupçon d'attachement. Tentant de se dépêtrer dans leurs amas de pixels difficilement agencés, les Akenobo, Musashi, Butterbean et consorts peinent également dans leur démonstration d'une animation correcte. Respectant scrupuleusement les diverses techniques propres à ce sport de combat hautement médiatisé hors de nos frontières, le titre demeure pourtant relativement pauvre en ce qui concerne l'immersion. Il est éminemment difficile de se plonger dans les eaux bouillonnantes du K-1 lorsque l'on ressent une réelle désaffection pour les sportifs présents doublée d'un regard critique sur le découpement des mouvements raisonnablement haché. Néanmoins, avec un peu de volonté, il est possible de passer presque outre ces défauts lumineux et d'enfin accéder au coeur du soft, à savoir le gameplay. Heureusement, celui-ci se montre sous des auspices bien plus cléments, offrant une diversité suffisamment digne d'intérêt pour vous amener à en comprendre les subtilités.


- Graphismes9/20
Loin de ce que la PS2 propose ces temps-ci, K-1 réussit tout de même à afficher des décors presque potables. Malheureusement pour lui, c'est bien tout, et que ce soit au niveau de la modélisation ou de l'animation, d'énormes lacunes font leur entrée. Et cela sans compter l'habillage des menus façon visualisations de Windows Media Player, donnant parfois un peu le tournis. Reste les visages des combattants que l'on reconnaît pratiquement bien.
- Jouabilité12/20
S'il n'y avait pas eu ce problème de déséquilibre relatif à des enchaînements trop puissants, le gameplay de K-1 aurait aisément pu convaincre nombre de joueurs. Offrant une palette de coups digne d'intérêt et une multiplicité de situations de combat, le titre de D3 semblait prêt à entrer dans la compétition. Néanmoins, pour la raison citée au-dessus et les quelques errances au niveau de la jouabilité pure, il peine à se relever du tapis. Dommage.
- Durée de vie9/20
Se terminant très rapidement et ne proposant que peu de personnages et aucun décor à débloquer, K-1 ne donne pas vraiment envie de se replonger dans la fureur des combats une fois le championnat remporté. Certes vous disposez également d'un mode Super Fight s'apparentant à un ensemble de combats libres contre un adversaire choisi par vos soins, ainsi que de challenges soumis à des règles précises, mais cela est bien insuffisant pour pousser l'intérêt plus en avant.
- Bande son7/20
Les compositions du jeu restent particulièrement anecdotiques et ne resteront pas dans vos mémoires très longtemps. Dans le même genre, les bruitages s'avèrent très décevants, ne rendant pas du tout compte de la violence des impacts. De plus, l'absence de voix digitalisées pour les combattants met un sérieux coup à l'immersion. Tout ça est bien vide.
- Scénario/
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Assez intéressant de prime abord, malgré sa réalisation fortement datée, K-1 Premium Dynamite se perd vite dans des problèmes d'équilibrage et d'immersion. Certes, c'est une chose louable que de tenter de faire connaître un sport peu médiatisé de par chez nous, sauf si c'est au détriment de la qualité du soft. En effet, manquant cruellement de caractère, le jeu de D3 Publisher reste dans les cordes et cherche désespérément un soigneur.