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Spartan : Total Warrior
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Aperçu Spartan : Total Warrior sur Xbox du 22/08/2005

Preview Spartan : Total Warrior

Cette histoire se déroule à une époque où chaque haut fait d'armes se voyait auréolé de manifestations divines et de connotations épiques. Un temps où la destinée prenait la forme d'êtres éthérés se jouant des sentiments des humains. Un monde où seule la guerre autorisait une nation à occuper une place importante à l'échelle historique et géographique. Cette légende prend place dans les tourments d'une période historique qui voyait s'affronter des civilisations immensément cultivées et puissantes, se détruisant elles-mêmes dans ces conflits incessants. L'Empire Romain étend son pouvoir des berges de l'océan Atlantique au Caucase, partageant ce siège pourtant imposant avec une Grèce ancrée dans sa démocratie. Mais gravitant autour de ces géants existent des contrées tout aussi dignes d'attention mais au pouvoir nettement inférieur. Mais ne suffirait-il pas d'un faux pas des deux titans pour que la Macédoine ou Sparte s'élèvent ? Assistons au réveil de l'un des plus fameux guerriers des temps anciens.

Spartan : Total Warrior

Avançant sous l'appellation sobre du Spartiate et accompagné de deux figures emblématiques de l'antiquité, à savoir Castor et Pollux, suivis d'une Amazone, notre héros au magnifique pagne se voit contraint de quitter cette bonne ville de Sparte afin de dénicher le meilleur moyen de protéger cette dernière des assauts romains incessants. Utilisant les stratagèmes les plus démesurés et les plus cruels, les forces de Rome tiennent plus que tout à renverser cette province, dernier bastion résistant à leur hégémonie. Outre une certaine ressemblance avec le propos d'Asterix et Obelix, Spartan se veut avant tout une retranscription nerveuse et enflammée des mythes et légendes gréco-romains. De fait, et sans s'embarrasser vraiment de faits historiques précis (il n'y a pas eu vraiment de conflit de cette ampleur entre Rome et Sparte), le titre de Sega s'évertue bien davantage à bâtir un background désespéré et mystique afin de permettre au joueur de rentrer de plein pied dans cette ode à la mythologie sous sa forme la plus épique et la plus fascinante. Point de réflexion sur les raisons divines, aucun retour sur les raisons profondes d'un conflit de territoire se changeant lentement en un désir personnel de destruction, non, Spartan est l'incarnation vidéoludique du film Jason et les Argonautes, avec son lot de créatures répugnantes, de soldats-squelettes, et de demi-dieux laissant leurs troupes mourir au combat sans une arrière-pensée coupable. Affublé d'artefacts mythiques comme la lance d'Achille ou le bouclier de la Méduse (de Persée pour le coup), notre vaillant héros détenteur de pouvoirs de destruction notables va se trouver confronté à un environnement plus qu'hostile, déversant des litres de barbares et des kilos de légions. Supportant sans mal des dizaines et des dizaines d'opposants affichés simultanément, le moteur de jeu vous octroie de véritables passages de bravoure, durant lesquels seule votre rage vous donnera accès au salut. On se retrouve donc face à des sièges de cités entières, suivis immédiatement de pugilats aux portes de ces dernières, sans oublier la défense de points stratégiques, pour finir face à un assaut en règle contre la moitié de l'armée adverse. Autant dire que l'on ne s'ennuie que peu dans Spartan, d'autant plus qu'il vous arrivera souvent de devoir effectuer des tâches supplémentaires, variant l'approche des situations de combat, et surtout vous détournant de mêlées fort étouffantes à la longue. Par exemple, alors que vous êtes tranquillement en train de massacrer du romain, votre supérieur vous ordonne de verser de l'huile bouillante sur les sapeurs tentant de détruire la porte principale de la ville, tout en prenant garde à la statue géante s'approchant des murailles, qu'il vous faudra bien entendu ralentir à coups de baliste. Une variation au coeur d'une action redondante qui aurait pu s'avérer salvatrice, si seulement les autres phases du même acabit ne répondaient pas toutes à un schéma identique.

Spartan : Total Warrior
Quand je vous disais que certains décors sont de qualité. Un petit côté Mines de la Moria en sus.
En effet, lors de chaque mission, il faudra à un moment ou à un autre abaisser un pont, trouver une clé, libérer des otages ou détruire quelque chose de gênant. De ce fait on ressent véritablement une sensation de répétition relativement lassante retirant tout effet de surprise dans le déroulement d'une épreuve. Bien que l'on s'amuse réellement, porté par les charges massives, la musique emphatique et l'ambiance héroïque propre aux légendes gréco-romaines, on ne peut s'empêcher d'être déçu à la vision de cet écueil, ralentissant parfois justement la puissance de l'action à des moments peu opportuns. Pourtant à la vue de l'armada du destin que possède le héros, on pouvait nettement espérer une plus grande diversité de fond et surtout d'évènements. Effectivement, débutant simplement armé d'une épée en piteux état et d'un bouclier, le Spartiate va rapidement acquérir la capacité de se munir de deux lames, d'une lance, et revêtir une belle armure dorée du plus bel effet, lui conférant alors une stature de véritable héros grec. Et comme notre homme est malin, il peut également se servir de tous les outils offensifs présents sur le terrain, allant des balistes aux catapultes, en passant par les explosifs et les flèches enflammées. A la vue de ces quelques exemples, on peut dès lors penser que nous avons affaire à un beat'em all classique inspiré de Dynasty Warriors. Et bien tout à fait, d'autant plus que, comme son homologue retraçant l'histoire chinoise, Spartan ne s'appesantit pas sur les enchaînements de coups, ni sur les tactiques de combat. Brut jusque dans son menu d'évolution du personnage limité à trois critères, le soft de Sega se veut totalement plongé dans l'immédiateté et l'affrontement pour l'affrontement. Un parti pris on ne peut plus louable, mais qui se perd facilement dans les mêmes erreurs que celles inhérentes à la série Dynasty Warriors (du moins en partie), à savoir le peu d'actions disponibles, et surtout la carence d'innovations générales. Pour autant, et dans l'état, reste que Spartan propose une aventure assez intéressante, différente par son concept mais proche par son propos de celle de God Of War, qui parvient à interpeller surtout par l'ambiance générale. Semblable à un pop-corn movie tirant vers la série B, Spartan pourra sans doute convaincre les hellénistes que la Chine médiévale de Dynasty Warriors ou l'héroic-fantasy/hard-rock de Kingdom Under Fire n'avaient pas réussi à transcender. Je dis bien sans doute, car cette version preview comporte un grand nombre de bugs, qui, s'ils ne sont pas retravaillés dans la version finale, poseront de sérieux problèmes de cohérence.

Spartan : Total Warrior
Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que je ne devrais pas aller là-bas. Bof, j'ai que ça à faire de toute façon...
Néanmoins, dans son apparat présent, Spartan ne s'avère pas trop déplaisant. Offrant une réalisation graphique correcte mais relativement déséquilibrée, pouvant aller du charmeur (attaque de Sparte) au très décevant (les campements barbares), et une bande sonore prenante, arrivant à grands renforts de tonalités épiques striées de sonorités métalliques, le jeu qui nous intéresse pèche surtout au niveau du gameplay, limité de façon étrange. Même si des coups spéciaux décapitant 20 soldats dans un grand élan, ou projetant un corps à des lieus de distance dans un souci d'effets spectaculaires, agrémentés d'un ralenti accentuant la violence du choc, s'avèrent présent, rien d'autre ne viendra égayer vos combats. Vous serez donc livré à vous-même ne pouvant compter sur l'aide de votre armée incompétente, voire risible, lorsqu'un bataillon entier se jette dans un brasero et prend feu par exemple. L'impression générale se veut donc mitigée, malgré une atmosphère, je le répète, immersive. Il ne reste plus qu'à attendre la sortie et espérer que les détails les plus handicapants seront effacés, ou remaniés. Un petit effort pourrait rendre ce titre agréable. Sur ce, je m'en vais décapiter une gorgone et empaler un minotaure. Il n'y a pas que le jeu vidéo dans la vie.

Xbox The Creative Assembly Sega Action

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