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Test du jeu Enthusia Professional Racing sur PS2

Test : Enthusia Professional Racing
PS2
Enthusia Professional Racing
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Killy
L'avis de Killy
MP
Journaliste jeuxvideo.com
02 mai 2005 à 18:00:00
13/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (25)
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16.1/20
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Il était une fois, dans le pays de la simulation automobile, un légendaire chevalier nommé GT4. Fier de ses attributions et de sa gloire immortelle, il réglait les principaux problèmes du royaume sans demander ne serait-ce qu'un denier, jusqu'au jour où il comprit que cela n'allait pas l'aider à assurer sa retraite. A partir de ce jour, il proposa ses services contre paiement et s'enrichit à la hauteur du souverain de ces lieux. Noble, prompt et digne d'éloges, ce héros au grand coeur bordé d'or ne semblait pas pouvoir être renversé. C'est alors que surgit de la nuit, non un cavalier, mais le palefrenier Enthusia qui décida de son propre chef qu'il ne tenait qu'à lui de défier le grand héraut sur ses acquis. S'en suivit une lutte tout autant acharnée qu'amicale. Mais il fallait bien un vainqueur. Comme quoi, la loi du plus fort est encore d'actualité...

Enthusia Professional Racing

Tout d'abord, Enthusia c'est un sigle, que dis-je, une appellation. Beaucoup d'entre vous sont d'ailleurs restés, je pense, en légère interrogation devant ces trois lettres : VGS. Désignant le Virtual Gravity System, ces dernières sont un peu le fer de lance de la carrière rêvée du soft de Konami. En fait, ce principe "révolutionnaire" est en fait la prise en compte de la portance de la voiture et de l'influence de la gravité sur son châssis. De ce fait, et grâce à l'apparition de petites flèches sur la gauche ou la droite de votre véhicule, associé à un indicateur donnant à voir les pressions exercées sur les quatre côtés de ce dernier et par extension sur les roues, vous pourrez gérer efficacement les transferts de masse, et donc appréhender au mieux la réaction à venir. Très instructif une fois que l'on en saisit l'ensemble des subtilités, le VGS fournit un sérieux avantage lors de courses misant grandement sur l'enchaînement de virages serrés et de courbes meurtrières. De plus, et en adéquation avec le poids assez conséquent des voitures présentes, ce système appose un réalisme de très bonne augure et un gameplay privilégiant la finesse. En effet, alors que le passage en force se révèle souvent payant dans GT4, il ne sera ici question que de freinages réfléchis, de prises de risques minimales et d'un certain sérieux dans l'appréhension du circuit. Enthusia amène donc ce petit côté "précis" dont manquait le soft de Polyphony Digital, sans toutefois proposer des variations de conduite aussi élevées que dans celui-ci. Dans le même ordre d'idée, on peut regretter, dans un titre se désignant en tant que simulation, l'absence de réglages un tant soit peu précis. Vous n'aurez le droit ici que de gérer l'appui aérodynamique de manière assez grossière, ou encore la disposition des roues par exemple. Une carence de possibilités pas spécifiquement dommageable, mais qui retire le côté exhaustif de GT4. Effectivement, le public visé par ces deux simulations trouvera une grande partie de sa joie future dans les réglages proposés et les influences plus qu'importantes et calculées que ces derniers peuvent fournir à une automobile. Un double langage donc, déclamé par un Enthusia parvenant à mêler pourtant avec intelligence simulation et plaisir de conduire. Bien que certains modèles aient tendance à survirer un tant soit peu suivant le revêtement, on peut dire sans crainte que le pilotage décrit ici est l'un des plus incisif et sévère qu'il nous ait été donné de voir dans le monde des 128 bits. La moindre incartade vous obligera à valser sans ménagement dans des barres métalliques ou du sable brûlant et se soldera soit par une pénalité tout simplement de vitesse de pointe dans le mode "course libre", soit par une diminution des "points enthusia". Mais qu'est-ce donc que cela ? Allez-vous me dire.

Enthusia Professional Racing
Certains décors s'avèrent vraiment somptueux
Et bien il s'agit tout bonnement d'une sorte de score déterminant votre niveau d'évolution générale. En effet, à l'image de SCAR, votre pilote et votre véhicule se comportent comme des personnages de RPG, dans le sens où ils peuvent empocher des points d'expérience afin de monter de niveau en niveau. D'un côté, la progression du pilote influe sur la vitesse de récupération des points, sur le temps de repos et autres données, et d'autre part, celle de la voiture permet d'augmenter sensiblement les statistiques de celle-ci concernant sa vitesse de pointe, sa tenue de route etc... La possession de ces "points enthusia" est donc un objectif quasi prioritaire, dans le sens où vous ne pourrez évoluer que par ce biais. Cette importance de premier ordre joue donc une nouvelle fois en faveur de la conduite, qui devra se révéler parfaite, afin de ne pas perdre de points lors des divers accrochages. Néanmoins, on peut regretter le côté très tatillon de la chose, lorsque d'une part la moindre roue dans l'herbe abaisse drastiquement votre jauge représentant les points restants, et d'autre part lorsque l'on sait qu'il sera nécessaire de laisser son véhicule au repos durant plusieurs jours dans l'espoir de remplir totalement cette barre. Un détail qui ne paraît pas choquant évoqué comme tel, mais qui prend tout son sens lorsque que l'on se rend compte qu'un classement nous est octroyé au bout d'une douzaine de semaines de défis acharnés, et que passer son temps à glander dans son garage destiné au repos n'est pas vraiment la meilleure manière d'espérer terminer un nombre suffisant de courses. Mais l'espèce d'obligation tacite qui pousse à s'arrêter au garage se révèle assez cloisonnante, et de ce fait nuit un tant soit peu à votre progression. Toutefois le principal aspect que vous devrez surveiller est le calcul de vos points à la fin de chaque épreuve. Défini à partir de nombreux facteurs dont la distance parcourue, la place que vous avez occupé à l'arrivée, la réussite ou non du meilleur tour, ou bien le nombre de collisions subies, le total de votre capital fait rapidement prendre conscience de ses erreurs sur circuit.

Enthusia Professional Racing
Les replays sont d'une très bonne facture, mais moins réussis que ceux de GT4
Un système très original et digne d'intérêt, qui peut se rattacher à celui concernant l'accès aux diverses classes de compétitions. En fait, pour passer d'un rang à l'autre, il vous incombera d'augmenter un score ouvrant l'accès à ces différents "niveaux de difficulté". Ce dernier, se trouve encore une fois déduit d'une savante opération, reposant sur la prise en compte de votre cote (nombre défini par rapport à la capacité de victoire de votre véhicule vis à vis des autres), multipliée par votre type de classe de compétition (allant de RN pour la plus basse à RS pour la plus haute), et votre place. Rien n'est donc laissé au hasard et on reste à la fois surpris et dubitatif devant un tel système. N'apportant pas vraiment grand chose, mais demeurant tout de même original en basant l'avancée sur des données inédites, ce dernier fait plus figure de gadget de luxe plutôt que de réelle révolution. Surtout qu'il ouvre la voie à une possibilité peu engageante, celle de participer à des courses difficiles en arrivant troisième ou quatrième, plutôt qu'à des défis équilibrés et amusants. Effectivement, vous gagnerez bien plus de points en opérant de cette façon. Rien ne vous y oblige, mais la majorité de personnes se laisseront sûrement tenter. Un défaut dans une cuirasse assez friable sous certains aspects. Néanmoins les efforts des plus courageux pourront être récompensés par l'existence de la "Razzia des rivales". Sous ce nom barbare se cache en fait une sorte de loterie durant laquelle un curseur passe à toute vitesse sur les voitures de vos concurrents. A vous de l'arrêter au bon moment pour espérer empocher l'une d'entre elles. Un principe amusant mais qui dissimule le gros écueil du soft, à savoir le gain d'expérience des voitures. Non que l'idée soit mauvaise, loin de là, mais elle se trouve malheureusement mal exploitée. En fait, si vous désirez naturellement changer de monture à rythme régulier, vous allez être confronté au fait qu'aucune d'entre elles n'aura bénéficié d'une montée de niveau homogène, et ne sera donc pas vraiment compétitive à long terme.

Enthusia Professional Racing
Le pseudo mode "entraînement" se révèle assez peu intéressant
Enfin, il est désormais temps d'aborder l'aspect purement technique du titre de Konami, qui joue dans l'ensemble grandement en sa faveur. Bien qu'encore à quelques grandes enjambées de GT4, Enthusia s'offre le luxe de proposer des automobiles modélisées avec soin, retranscrivant à l'écran les moindres chaos de la route, les plus petites sollicitations des amortisseurs. De même, les oscillations de la carrosserie trahissent amplement la volonté des développeurs d'offrir un produit de qualité. D'autre part, les décors, même s'ils sont parfois un peu anguleux et porteurs de couleurs ternes demeurent dans une très honorable moyenne, utilisent des textures souvent très réalistes, même à courte distance. Devant ce tableau quasi idyllique, on espère que rien ne viendra troubler cette paix jouissive. Malheureusement, l'arrivée impromptue de l'aliasing brise cette scène de contemplation, et fait retomber le soft dans quelques uns de ces démons. L'un d'entre eux se nomme la bande-sonore. Rarement une B.O ne s'est aussi peu inscrite dans l'univers d'un jeu. Respirant des sonorités de synthétiseurs sortis des années 80, cette dernière parvient à insupporter au bout de seulement cinq minutes, ce qui est assez rare pour être signalé. Les mélodies s'avèrent cruellement simplistes et le son général tranche radicalement, dans le mauvais sens du terme. Au final, donc, Enthusia est un bon jeu de course, qui s'est visiblement laissé un tantinet emporté par sa fougue et ses désirs de jeune premier. Néanmoins, pour une première, on peut féliciter Konami, qui parvient à inquiéter subtilement la concurrence.

Les notes
  • Graphismes 14 /20

    Malgré la beauté générale du soft et la finesse des modèles de voitures, tant au niveau de la gestion des équipements que du niveau de détail, on ne peut s'empêcher de montrer du doigt l'aliasing terriblement présent et une certaine fadeur des teintes employées. D'autre part, l'impression de vitesse reste assez succincte et n'aide pas vraiment à l'immersion. Pour finir, il faut tout de même noter la réussite de l'habillage global du soft, qui se démarque de fait d'une concurrence souvent peu portée sur ce genre de détail.

  • Jouabilité 14 /20

    Un peu moins "rentre dedans" que son compère GT4, Enthusia privilégie une approche intelligente de la conduite, mettant en exergue le freinage et l'appréhension des courbes, ce que semblent bien avoir retenus vos concurrents, particulièrement féroces et instruits de notions de compétition de qualité. Pourtant, et ce malgré le système très intéressant baptisé VGS, il vous faudra lutter contre la lourdeur un peu trop prononcée de certains modèles de voiture, et surtout leur tendance au survirage. Enfin, Enthusia a le mérite d'apporter une façon de progresser originale.

  • Durée de vie 15 /20

    Face à l'ensemble des courses présentes et à la possibilité de faire évoluer en entier le parc automobile à votre disposition, vous pouvez déjà tabler sur de nombreuses heures d'acharnement à parcourir le bitume. Néanmoins, le manque de modes multijoueurs digne d'un réel intérêt et le peu de choix présent dans le menu principal ne manqueront pas de faire apparaître les traces de la lassitude.

  • Bande son 11 /20

    Pétrie de compositions musicales peu engageantes et donnant lieu à une glorification du synthétiseur spécial années 80, la bande sonore est de très loin inférieur à celle de GT4, ou encore de Midnight Club 3 si on aime le style. Les moteurs et autres bruits environnants quant à eux, se révèlent potables sans chercher forcément un réalisme forcené.

  • Scénario /

Enthusia, se voulant le renouveau du jeu de course dans le coeur et l'esprit de tous les joueurs ne parvient pas réellement à convaincre, malgré le nombre de bonnes idées assez imposant. Relativement beau, précis et parfois intransigeant, et imaginatif, le titre de Konami n'échappe pourtant pas à des écueils récurrents, à savoir un aliasing très présent, un fond intéressant mais trop friable, ou encore une absence d'intérêt à long terme. Dommage. Toutefois, Konami étonne dans le bon sens pour un premier essai. Pas encore prêt petit scarabée.

Profil de Killy
L'avis de Killy
MP
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02 mai 2005 à 18:00:00
13/20
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L'avis des lecteurs (25)
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Mis à jour le 02/05/2005 à 18:00
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