Ah ! Je me gausse. Moi y me font bien marrer les gosses d'aujourd'hui avec leurs PoKeMoNS (ça va, je l'ai bien écrit monsieur Nintendo ? Pas de procès en vue ?). Nous de notre temps on avait déjà des héros évolutifs de la mort : les Transformers ! Et c'était quand même autre chose je peux vous le dire, rien à voir avec ces sales bestioles tout juste capables d'éructer leur nom, et encore en bafouillant. Tsss, ça m'étonne pas que les jeunes tournent mal.

On a parfois de sacrées surprises dans notre petit métier. Personnellement, et il faut le dire je suis loin d'être le seul, en apprenant qu'Atari allait porter la licence des Transformers, une antique série animée qui n'a pas forcément bien vieillie, je me suis vraiment attendu au pire (bien que le jeu soit basé sur une nouvelle série plus récente dont je ne sais absolument rien). Une vieille licence donne rarement un bon jeu. Et bien là, cette prémonition s'avère complètement bidon. Non pas que Transformers soit le jeu du siècle ni de l'année mais voilà un sympathique shoot'em all alors que je n'aurais pas été plus étonné que ça de voir arriver une bouse.

En sus de pouvoir choisir parmi une large panoplie de gadgets, les autobots sont également capables de faire appel à l'incontournable Bullet Time, ici nommé Powerlink. A condition d'avoir une réserve d'énergie suffisante, on pourra à loisirs ralentir le temps autour de nous. Une aptitude fichtrement utile au cours de certains affrontements ardus. Le petit hic au niveau des possibilités d'action étant que la transformation en véhicule n'a guère d'utilité si ce n'est celle de nous permettre de traverser plus vite les zones dépourvues d'ennemis.
Avec ces bases sans prétention, Transformers parvient réellement à séduire. D'autant plus qu'il part avec un petit capital sympathie hérité de la série dont l'ambiance à été retranscrite avec fidélité, jusqu'au saut et au bruit qui accompagnent les transformations. Les nostalgiques sauront apprécier.

Tout cela ne fait qu'ajouter à la confusion générale qui peut parfois s'emparer des phases d'action. D'abord une prise en main pas très calibrée fait qu'il est assez délicat de se déplacer tout en tirant avec précision, en ajoutant la lenteur des mouvements, on se rend compte que les esquives sont donc délicates à réaliser. D'autant que l'action paraît souvent un peu brouillonne.

- Graphismes16/20
Dans son aspect technique, Transformers s'en sort avec les honneurs. Certaines cartes sont de toute beauté et on profite d'effets très réussis sur les attaques, le tout sans l'ombre d'un ralentissement, le rendu graphique n'étant pas loin d'un Jak And Daxter (histoire d'avoir une idée). Le seul hic étant que certaines missions se déroulent dans des environnements d'une fadeur pour le moins étonnante et sans aucune trace d'imagination.
- Jouabilité14/20
Le gameplay est basique mais les mécaniques simples prennent toujours. Malheureusement des soucis de précision de maniabilité et un level design parfois trop sommaire gâchent un peu la fête.
- Durée de vie15/20
Le niveau de difficulté a tendance à monter assez abruptement ce qui vous obligera souvent à refaire les niveaux. La quête des bonus à débloquer motivera les collectionneurs à parcourir plusieurs fois les cartes.
- Bande son14/20
Les effets sont dans la moyenne et les doublages VF à la hauteur. Dommage que les musiques soient un peu en retrait.
- Scénario/
Transformers n'est pas un hit interstellaire et compte des défauts qui peuvent être rebutants. Toutefois, il a pour lui un gameplay certes basique mais efficace, ainsi qu'une réalisation brillante et surtout, il ravira les fans de la série ou plus simplement, ceux qui comme moi se souviennent des samedi matins en pyjama dans le canapé du salon, un croissant dans une main, la zapette dans l'autre et un bol de chocolat froid sur la table, scotché devant l'épisode du jour (un peu comme fait Jihem le matin avec ses DVD quoi). Vite, monsieur Atari, faites-nous les Cosmocats !