Road Rage part non pas sur les chapeaux de roue mais bien d'un constat affligeant de banalité : Les marques font vendre. Il s'agit bien sûr ici de marques automobiles, japonaises, pour être plus précis. C'est en effet ce qu'on peut se dire sachant que Road Rage se pare d'un « 3 » synonyme de réussite plus ou moins affirmée de la série et se veut malgré cela un ratage complet !

Franchement j'ai beau me creuser les méninges, je ne comprends pas le fait qu'un jeu comme Road Rage 3 ait pu voir le jour. Ne connaissant pas la série, je partais donc sans a priori et me lançais naïvement dans une petite partie. A peine arrivé devant la page de présentation des plus sommaire que déjà mon instinct de petit prolétaire sans le sou, qui aime souvent tester d'avant acheter (à moins que le jeu commence par la double consonne FF ou se rattache à trois autres consonnes R, P et G) se tenait sur la défensive, et j'allais bientôt donner raison à mon petit instinct chéri puisque c'est seulement après cinq ou six courses que je me décidais à arrêter de jouer, navré que j'étais par tant d'amateurisme, choqué que j'étais par tant de mollesse, énervé que j'étais par cet ersatz de jeu de courses à mille lieues de tout ce qui se fait, hormis bien sûr une bonne vieille production Davilex. Comme je ne tiens pas franchement à m'éterniser sur ce coup-là, nous allons faire bref et concis si vous me le permettez. Road Rage 3 mise avant tout sur le fait que vous allez pouvoir conduire plusieurs véhicules de grandes marques japonaises (Honda, Mazda, Mitsubishi Motors, Nissan, Subaru, Toyota) classées parmi trois catégories différentes que sont les voitures de sport légères, les voitures de sport actives et enfin les voitures GT rapides. Pour profiter des bolides présents dans le jeu, vous pourrez vous en donner à cœur joie (toute proportion de plaisir mise à part) dans les modes King Battle (disposant de trois sous-modes dont un où vous aurez droit à des épreuves à passer dans un temps limité, en choisissant une voiture spécifique, etc., et deux autres dans lesquels vous serez opposé à plusieurs concurrents ou au contraire à un seul concurrent) dans lequel vous débloquerez les courses suivantes, le mode Time Trial, Course rapide et une option deux joueurs.


- Graphismes6/20
La modélisation des caisses est affreuse, les décors font pitié, que dire de plus si ce n'est de jeter un oeil rapide aux screenshots du test pour se poser la question si un Gran Turismo 2 tourne vraiment sur la même bécane !
- Jouabilité5/20
Lamentable et poussive. Le mode automatique pour le passage des vitesses ne sert à rien, le système de dérapage est complètement loupé, la physique des voitures ne rime à rien, et AUCUNE impression de vitesse ne se fait ressentir.
- Durée de vie10/20
Quelques modes de jeu sans intérêt. Une fois que vous aurez essayé le mode solo, nul doute que vous laisserez tomber le mode multi. Mention spéciale au mode King Battle qui oblige le joueur à revenir au menu principal dudit mode quand il a gagné une course pour choisir la course suivante, chapeau, niveau ambiance c'est du tout bon.
- Bande son2/20
Des bruits de moteur qui ne ressemblent à rien de connu et étrangement on croirait entendre un souffle d'air sous une porte (par temps de grands vents) quand une voiture dérape. Les musiques se la jouent « trip pop-dance année 80 » du plus mauvais effet.
- Scénario/
Zéro de conduite à Atlus qui perd ici tous ses points, qui ne repasse pas par la casse Départ et qui remboursera 20 000 francs à tous les malheureux joueurs ayant fait la bêtise d'acheter ce soft. Les blagues les plus courtes étant les meilleures, on espère sincèrement que la série des Road Rage en restera là pour le bonheur de tous !