Dans la lignée de la série des Metal Gear Solid, Namco a développé Kill.switch. C'est un third person shooter tactique mâtiné d'infiltration où, bien qu'il soit orienté un peu plus action que son illustre aîné, les gros bourrins n'ont pas leur place. En effet, ici, c'est la discrétion et les tirs dans le dos qui priment.
Le titre reste très mystérieux, au début, sur la personne que vous incarnez. On voit juste que l'on est en treillis dans un camp d'entraînement pour apprendre les bases du jeu. Cependant, les missions qui vous seront ensuite confiées vous donneront de précieux indices sur votre véritable nature. Non, vous ne jouez pas un "gentil" soldat américain comme on pourrait le penser au départ, mais quelqu'un qui rempli des contrats aux objectifs peu avouables. Il semble bien que ce soit vous, le méchant de l'histoire, le mercenaire sans scrupules qui gagne sa vie en obéissant à des ordres provenant d'on ne sait trop où. De plus, vous êtes muni d'une liaison neuronale qui permet à vos commanditaires d'entrer directement en contact avec vous sans que vous n'ayez d'équipement radio.
Hélas, il faut bien avouer que le scénario n'est pas très développé et que les missions s'enchaînent sans véritablement d'histoire. On ne sait aussi que très peu de chose sur le contexte dans lequel on évolue, tout juste apprend t-on que l'on est dans un futur proche. Bref, les développeurs ne se sont visiblement pas trop foulés pour le background du jeu. Tous ces niveaux qui s'enchaînent sans véritable lien et ces missions qui n'ont pas une grande signification globale pourraient finalement nuire au titre. Mais nous verrons ça lors du test.


Le jeu dispose aussi d'une gestion localisée des dégâts. Ainsi, vous pouvez utiliser votre fusil de sniper et viser la tête d'un garde qui s'effondrera si vous le touchez. Et même si la réalisation tient la route, cela ne sera certainement pas suffisant pour réussir à détrôner la série des Metal Gear Solid de son piédestal.