Tout droit sorti des studios texans d'Acclaim, Vexx envahit les consoles nouvelles générations avec un titre de plates-formes plutôt bien fait mais qui peine à convaincre entièrement.

Vexx est un drôle de personnage qui va se rebeller contre ses oppresseurs le retenant, lui et les siens, en esclavage dans des mines. Ayant perdu son grand-père dans une tentative d'évasion, sa vengeance ne tardera pas à arriver. A l'aide d'une paire de gantelets griffus trouvée presque par hasard, notre personnage parvient enfin à s'échapper. Une fois en liberté, il apprend que son grand paternel n'est pas vraiment mort et qu'il y a toujours une chance de le sauver à condition de réunir suffisamment de coeurs représentants les âmes de ses pairs. Sans perdre une seconde (enfin, si, mais juste le temps d'un entraînement afin de nous apprendre à maîtriser le héros), Vexx part à la recherche des précieux coeurs dans une bonne dizaine de niveaux.


Pour en revenir à Vexx et à ses moufles aiguisées, le personnage est capable grâce à elles de s'agripper à quelques murs grillagés ou d'attaquer sauvagement les ennemis. En remplissant une jauge, il peut aussi lancer des éclairs quelques instants, histoire d'augmenter sa puissance de frappe et son éventail de coups qui contient déjà des uppercuts ou des enchaînements de claques bien hargneuses. Plusieurs pouvoirs sont enfin à débloquer comme celui qui transforme Vexx en magma et qui le rend indestructible.
Malgré ses environnements parfois trop cubiques, Vexx est plutôt bien réalisé. Les niveaux reprennent les classiques du genre avec un stage dans le désert, un autre plus aquatique, encore un autre dans les montagnes, etc. Les graphismes gardent constamment un aspect assez mignon et sont servis par des voix françaises et des thèmes musicaux franchement réussis.
Au final, Vexx est un titre en demi-teintes. On peut difficilement lui reprocher son approche très classique de la plate-forme qui, si elle n'est pas forcément originale, fonctionne quand même assez bien. Par contre, ses problèmes de caméra nous restent en travers de la gorge. Perdre à cause d'un angle de vue mal adapté peut énerver dans bien des situations. A réserver donc aux plus patients d'entre nous et à ceux qui savent garder leur calme devant la difficulté du challenge proposé.
- Graphismes15/20
Les niveaux sont suffisamment vastes pour accueillir de nombreux défis. Les couleurs vives donnent une petite touche enfantine à l'univers tout comme le design des personnages lui aussi très réussi. On peut cependant noter des environnements parfois trop cubiques.
- Jouabilité12/20
Aïe ! La caméra ne fait vraiment aucun effort pour nous aider. En plus de devoir la replacer manuellement, elle n'offre que très rarement un angle adéquat. Soit trop basse, soit trop haute, elle handicape clairement le bon déroulement du jeu. Le reste du titre fait la part belle aux sauts très précis sur des plate-formes mouvantes.
- Durée de vie15/20
Vexx doit fouiller neuf grands niveaux pour découvrir tous les coeurs cachés. En moyenne, chaque zone contient une dizaine de coeurs, il faudra donc un peu de temps pour terminer le jeu entièrement.
- Bande son16/20
Si les bruitages sont assez classiques dans leur genre, les musiques sont magnifiques et les voix françaises bien interprétées.
- Scénario13/20
Le scénario est assez accessoire et ne sert qu'à trouver un motif à la succession de niveau.
Vexx est l'exemple parfait du titre plutôt bien fait mais qui doit faire avec une jouabilité trop imprécise pour ce type de jeu. La caméra vient en effet gâcher ce qui aurait pu être un très bon jeu de plate-forme. Il n'y a pas d'autres mots que les traditionnels : « c'est dommage... ».