Pour sa première escapade sur 128 bits, Spyro change de propriétaire. Insomniac Games a en effet décidé de passer le flambeau et ce sont les studios Universal Interactive qui ont maintenant la garde du dragon. Parviendront-ils à faire aussi bien que leurs aînés ? Quelle relation unit réellement Spyro à Sparx ? Les réponses à toutes ces questions, juste après la pub.

La série Spyro est maintenant une affaire qui roule. Portée par une réalisation sans faille sur Playstation, elle a mené son bonhomme de chemin à travers trois épisodes forts réussis auxquels on pourrait toutefois reprocher un certain manque d'originalité. En effet, la mécanique restait à peu de choses près toujours la même : collecter des joyaux, sauver des dragons et naviguer dans des mondes colorés à forte tendance plate-formique. Bon, pour ce quatrième volet (je ne compte pas les deux épisodes GBA), on ne savait pas trop à quoi s'attendre. Y'aurait-il un quelconque bouleversement dans la série ou Universal reprendrait-il tel quel les ficelles déjà usées du gameplay ? C'est à regret que je vous annonce qu'on opte ici pour la deuxième solution. Spyro 4 n'est qu'un concentré de tout ce qu'on a déjà vu dans les précédents épisodes avec simplement un petit lifting graphique, histoire de (mal) justifier le support.
Spyro premier du nom vous faisait libérer des dragons, le second vous lançait à la recherche de talismans et le suivant vous demandait de libérer les bébés dragons. Cette fois, il s'agit de s'occuper des libellules enlevées par l'ignoble Rypto. Grandes protectrices des dragons depuis toujours, les insectes volants ont été éparpillés dans tout le royaume et il revient à Spyro de toutes les retrouver avant de botter l'arrière train de Rypto une bonne fois pour toutes.

Les joyaux sont toujours aussi nombreux (il y en a 7000 dans tout le jeu). Tous les débusquer demande une exploration approfondie de chaque zone. Et vous auriez tort de vous priver de cette chasse aux rubis car elle représente à mon sens le plus grand intérêt d'un jeu tel que Spyro. Ce ne sont pas les quelques défis à relever (courses, niveaux de vol...) qui donnent du fil à retordre au joueur mais bel et bien la recherche de toutes les pierres précieuses parfois très bien cachées.


- Graphismes14/20
Qu'elle semble loin l'époque où Spyro était un gage de qualité visuelle. Ce changement de support dessert totalement la série. A croire que les développeurs ont gardé le même moteur graphique en se contentant de lisser les textures. Les ralentissements étant moins flagrants que sur la console de Nintendo, le jeu mérite un point supplémentaire pour ses graphismes.
- Jouabilité15/20
Sur PS2, Spyro se trouve légèrement plus maniable que sur GameCube. Est-ce dû à notre habitude de la diriger avec un Dualshock ou bien à la diminution des ralentissements ? Peut-être un peu des deux? Les phases de vols sont toujours bien jouables. On apprécie aussi l'aide de Sparx qui se charge de récupérer les joyaux autour du dragon.
- Durée de vie13/20
Même si des joyaux demeurent toujours bien cachés, le jeu ne résiste pas bien longtemps. En ne prenant pas le temps de tout trouver, on arrive à la fin en moins d'une après-midi.
- Bande son13/20
Spyro change une nouvelle de fois de voix. Son timbre actuel ne correspond plus du tout à sa personnalité, lui enlevant toute l'innocence du joyeux dragon qu'il est. Pour les musiques et les bruitages, on retrouve l'esprit joyeux et entraînant des épisodes précédents.
- Scénario8/20
Ca sent quand même le réchauffé. Rypto revient faire un tour dans le rôle du grand méchant, Spyro est encore une fois chargé de libérer tout le monde... Mouais, c'est pas très original, tout ça.
Spryo loupe quelque peu la marche 128 bits. Bluffante sur PSX, sa réalisation n'est plus aussi reluisante. A part ça, le jeu suit la routine amorcée par les épisodes précédents. C'est un Spyro pantouflard et sans grandes idées qui arrive sur Playstation 2.