Misère de misère ! Davilex se lâche et dans un élan de créativité nous largue une seconde fournée de Paris-Marseille Racing. Une telle horreur, on n'avait pas vu ça depuis... bein depuis leur dernier jeu en fait.

Tester un nouveau titre Davilex s'apparente un peu à du masochisme. Si ça ne tenait qu'à nous, inutile de vous dire que nous nous passerions volontiers de ce supplice. Mais voyez-vous, lorsqu'on découvre des rangées entières de Paris-Marseille Racing 2 disposées sur les linéaires des grandes surfaces alors que l'éditeur n'a même pas pris la peine de nous envoyer ne serait-ce qu'un communiqué de presse, on se sent un peu obligé de se dévouer pour le bien du peuple. Tels des martyres, nous sommes donc allés nous-mêmes acheter notre exemplaire du jeu et croyez-moi, ça fait mal au coeur de lâcher des ronds pour ça. Même les caissières se sont moquées de nous lorsqu'elles nous ont vus arriver avec nos jeux Davilex (petite précision, il a aussi fallu acheter la version PC. Aargh !).
Apparemment, le bonheur ne tient pas à grand chose pour Davilex. Il suffirait de prendre deux villes, si possible connues, et d'organiser une course qui partirait de la première pour se terminer dans la seconde. Cette formule, l'éditeur l'a déjà plusieurs fois utilisée avec notamment le premier Paris-Marseille Racing. On sait donc à quoi s'attendre avec ce numéro 2 et c'est sans aucune surprise qu'on se retrouve au volant de plusieurs véhicules, entraîné dans des courses aussi palpitantes qu'un tournoi de cartes, catégorie bataille fermée.

Chaque ville contient son lot de bâtiments célèbres pour être sûr que tout le monde puisse bien identifier où il roule (Arc de Triomphe, Palais de Justice de Lyon, Gare St Charles...). La topographie des lieux est plus ou moins respectée, ce qui constitue sûrement la seule et unique qualité du titre. Les touristes pourront ainsi visiter tranquillement les grandes villes depuis leur salon. Paris-Marseille présente ainsi l'avantage d'être plus économique qu'un guide touristique, mais l'inconvénient d'être bien moins beau que la réalité.


- Graphismes8/20
Ah, le style Davilex... ses voitures moches, ses reflets pourris, ses personnages atroces, ses textures mal collées... Pourvu que le studio ne perde pas la main et nous fasse profiter encore longtemps de sa griffe si... personnelle.
- Jouabilité5/20
La conduite, bien sûr très arcade, s'appuie sur un moteur physique très étrange. Les collisions sont soit anodines soit exagérées avec effets de blur (flou) et ralentis à fond. Du grand n'importe quoi en fait.
- Durée de vie5/20
Seul, le menu se compose de 6 personnages et 6 circuits (la plupart à refaire en sens inverse). A deux, on a droit au mode duel (simple course) et poursuite (l'un incarne la police et doit arrêter l'autre). Tout cela n'amuse pas très longtemps et une grosse heure suffit amplement à terminer le jeu.
- Bande son3/20
Une bande FM passe en boucle, mais rien de comparable avec celle de GTA 3. L'animateur est un subtil mélange de Doc Gyneco pour son énergie et de Jean-Pierre Pernaud pour tous les trucs pas intéressants qu'il dit. Musiques et bruitages à couper absolument.
- Scénario/
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S'il vous plaît Mr Davilex, vous voudriez pas arrêter de faire des jeux ? Parce qu'en plus de toujours faire la même chose, vous n'êtes vraiment pas doués en la matière. Merci de votre compréhension.