Après de longs mois d'attente, le quatrième volet des aventures d'Edward Carnby se décide enfin à sortir sur PS2. Alors, ultime version ou déception ? Un peu des deux, malheureusement...

Si je compte bien, c'est la cinquième fois que Alone 4 passe dans nos colonnes de tests. Autant vous dire qu'on commence un peu à le connaître par cœur maintenant. Cela dit, on reste toujours aussi impressionné face aux superbes effets de lumière (à mon avis le point fort du jeu) et on apprécie toujours autant le scénario. Mais qu'en est-il du scénario, justement ? Je pourrais très bien vous renvoyer sur les tests des autres versions (PSX, PC, DC et GB), mais mon grand professionnalisme me pousse quand même à vous rappeler brièvement de quoi il retourne. Edward Carnby et Aline Cedrac, un détective de l'étrange et une anthropologue, arrivent sur Shadow Island pour des raisons bien différentes. Aline est à la recherche de tablettes Abkanis (une ancienne tribu indienne) alors qu'Edward enquête sur la mort d'un de ses amis. Séparés au début de l'aventure dans d'étranges circonstances, les deux héros se croiseront par la suite mais chacun vivra sa propre histoire. Cela permet de profiter de deux visions d'un même scénario qui nous entraîne sur les traces d'une étrange famille, les Morton, fortement impliquée dans l'apparition de créatures démoniaques sur l'île.
Vous pourrez donc choisir de débuter soit avec Carnby, pour un jeu légèrement plus orienté action, soit avec Aline, pour une aventure laissant une plus grande part à la résolution d'énigmes. A noter qu'avec Aline, le jeu est également plus difficile car la pauvre jeune femme se retrouve désarmée dès le début et devra souvent compter sur sa lampe torche pour faire fuir les créatures. Les énigmes sont cependant assez faciles à résoudre pour peu que vous lisiez bien les nombreux documents que vous trouverez tout au long du jeu.

L'ambiance est aussi assurée par la bande son qui fait un peu penser à la musique dérangeante du générique de Seven. Exit les nappes de violons de la série Resident, Alone 4 donne plutôt dans l'industriel et utilise abondamment tout un tas de sons sourds et plaintifs, de quoi faire grimper très haut votre trouillomêtre.

Bilan mitigé donc pour cet Alone 4 sur PS2. Et bien qu'il n'exploite pas complètement les possibilités de la console, le titre reste malgré tout très prenant grâce à son ambiance bien flippante qui nous change des manipulations génétiques d'Umbrella. A réserver à ceux qui n'ont pas joué aux autres versions.
- Graphismes17/20
D'un côté, des personnages et des créatures moyennement modélisés, de l'autre des décors superbes mis en valeur par l'incroyable faisceau lumineux de la lampe torche.
- Jouabilité14/20
La maniabilité empruntée à la série Resident Evil n'a pas changé depuis la première version sur PSX. On aurait aimé que certains points soient améliorés.
- Durée de vie16/20
Le jeu se partage entre deux scénarios différents et complémentaires. Comptez en gros une dizaine d'heures pour chacun. Au final, le titre vous tiendra donc devant votre écran une bonne vingtaine d'heures, ce qui est tout à fait honnête pour unsurvival-horror.
- Bande son13/20
La bande son est bien flippante, les bruitages (cris de monstres, détonations...) sont bien fichus, mais le décalage entre les images et le son dans les cinématiques est très énervant. De plus, les musiques marquent un temps d'arrêts pendant les changements de caméra...
- Scénario16/20
L'aventure est bien construite, pour connaître tous les secrets que cache la famille Morton, vous devrez parcourir le jeu avec les deux personnages.
J'attendais énormément de cette édition PS2 et les mois qui ont séparé sa sortie des autres versions me confortaient dans l'idée qu'elle serait la meilleure de toutes. Ce n'est malheureusement pas le cas (à titre indicatif, elle se situe au même niveau que la version Dreamcast). Un très bon jeu quand même qui vous changera de la série de Capcom.