Kurushi, c'est la version japonaise de notre mastermind. Kurushi obéit donc aux mêmes lois : simplicité, réflexion et ennui

Une précédente version avait déjà touché nos frontières il y a quelques années mais n'avait pas du vraiment faire un malheur vu le succès retentissant de cet épisode. Mais c'est sans compter sur Sony qui croit dur comme fer à son titre et nous ressort : Kurushi Final. Nouvelle mouture, il en reprend quand même exactement les mêmes composants.


D'une réalisation ascétique, Kurushi est aussi sobre qu'ennuyeux. Les décors réduits au strict minimum feront passer vos toilettes pour une boîte de nuit à la mode. Quand on compare à l'ancienne version, on ne note que deux petites améliorations : le personnage un peu mieux fait mais toujours aussi petit car les trois caméras restent toujours très à distance et un effet de miroir sur les cubes qui donnent encore plus de froideur à l'ensemble.
- Graphismes11/20
Les plates-formes changent de texture au fil des niveaux mais rien ne vient troubler la monotonie de Kurushi Final. Même si tout est simple, le jeu arrive quand même à faire des erreurs et vous n'avez qu'à avancer votre personnage près des cubes pour qu'il les traverse...
- Jouabilité13/20
Des commandes très simples résumées en deux boutons. On ne peut pas dire qu'il y ait là beaucoup de recherches, de coups spéciaux etc.
- Durée de vie15/20
Les accros des jeux de réflexion mettront sûrement du temps à finir tous les niveaux du jeu sans parler de ceux qu'ils feront avec l'éditeur de niveaux ou à 2 joueurs.
- Bande son15/20
C'est très étrange... Alors qu'on aurait pu s'attendre à de petites musiques niaises, Kurushi nous sert des musiques torturées genre film noir et blanc des années 50. Ca rend le tout très "quatrième dimension" mais j'avoue que les musiques sont de bonne qualité et les bruitages aussi.
- Scénario/
-
Bref, vous l'aurez compris, Kurushi Final est un jeu simple pour esprits compliqués. Reposant toujours sur le même mécanisme, on en vient à se lasser rapidement et seul l'aspect difficulté peut faire tenir les plus accros. A réserver aux amateurs de solitaires, freecell et autres casse-têtes.