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Dead Cells
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Test : Dead Cells : L’électron libre plein d‘action qui réveille les morts
PC PS4 ONE Switch
Dead Cells
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Carnbee
L'avis de Carnbee
MP
Journaliste jeuxvideo.com
13 août 2018 à 17:27:42
18/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (24)
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16.8/20
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Disponibles en accès anticipé depuis l’année dernière, les cellules mortes confectionnées par les Français de Motion Twin atteignent leur stade final et ravivent la flamme du féru d’action en manque de défi. Au-delà de son cytoplasme protéiforme qui contient différents noyaux allant du metroidvania au rogue-like, Dead Cells plonge le joueur intrépide au sein d’une aventure qui va le confronter de nombreuses fois à la mort. Ce qui explique sûrement pourquoi nous sommes sortis de ces riches dédales totalement fauchés.

Dead Cells, notre avis en trois minutes

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Une prière à l’édifice

Dead Cells : L’électron libre plein d‘action qui réveille les morts

C’est dans la tête coupée d’un paladin ayant passé l’épée à gauche que débute l’histoire. En fait, non, c’est ainsi que commence chaque tentative ratée dans la fuite de ce château labyrinthique abritant une quarantaine de races de créatures toutes plus dangereuses les unes que les autres. Faut-il préciser que les cibles éliminées engendrent des cellules à ramasser, indispensables à l’amélioration du matériel ? Dead Cells est une plongée en enfer où chaque moment de relâchement est lourdement puni, et où l’apprentissage des biomes et des adversaires tient une place prépondérante dans l’expérience. Entre les murs de ce side scroller, chaque mort est définitive pour le personnage. Aucun checkpoint ne vient adoucir la sentence : lorsque la jauge de santé arrive à zéro, il faut alors tout recommencer depuis le début avec l’équipement de base, comme dans n’importe quel rogue-like. Détruire, mourir, s’améliorer, réussir, voilà les maîtres-mots qui qualifient au mieux le périple concocté par Motion Twin. Les niveaux générés de manière procédurale ont le double effet d’empêcher toute mémorisation de l’environnement tout en apportant un peu de variété dans la redite du game over. L’algorithme utilisé par le studio n’a jamais aussi bien porté son nom tant le tempo des environnements créés est toujours juste, sans aberration de design ni passage où les dégâts sont inévitables. Aussi peut-on noter quelques préfabs qui se retrouvent plus régulièrement à l’intérieur des mondes, à l’image de quelques tours de la Promenade des Condamnés, entre autres.

Dead Cells : L’électron libre plein d‘action qui réveille les morts
Ne jamais tendre la deuxième joue

Lorsqu’un adversaire nous blesse, une portion de la barre de vie du héros devient orange et disparaît rapidement. Frapper des ennemis dans cet état redonne quelques points de vie, ce qui malgré la peur de reprendre des coups incite à rester au combat afin d'en découdre.

Dead Cells : L’électron libre plein d‘action qui réveille les mortsDead Cells : L’électron libre plein d‘action qui réveille les mortsDead Cells : L’électron libre plein d‘action qui réveille les morts

Le héros de Dead Cells dispose de deux armes principales et autant d’objets de jet pour venir à bout de ses adversaires. Les jauges de munitions se rechargent automatiquement, excepté celles des arcs qui sont à récupérer directement après le trépas d’un ennemi. Du côté des mouvements, en plus de pouvoir s’accroupir, le soldat est affublé d’un double saut, d’une esquive, et d’une attaque plongée capable d’écraser ce qui se trouve en dessous. Les commandes sont simples et laissent le joueur se concentrer sur l’essentiel, à savoir les menaces qui hantent le palais et la manière de les réduire en poussière. C’est à lui de choisir son style d’attaque préféré parmi l’arsenal distillé au fil des couloirs. Attention cependant, seules deux armes (hors jet) peuvent être équipées en même temps. Il est donc totalement possible d’avoir un personnage qui se bat avec un duo d’arcs, une épée et un bouclier, voire un fouet et un marteau. Toutes les combinaisons sont potentiellement bonnes si elles correspondent à votre style. Il ne faut pas plus de dix minutes pour comprendre les règles de cet univers et dompter son étrange protagoniste principal, ce qui est déjà un exploit en soi à la vue des multiples subtilités. C’est bien là, la preuve d’un game design de premier ordre : tout se comprend sans menu ni long texte explicatif, malgré une pléthore de possibilités. Le revers de la médaille de cet affichage qui ose le minimalisme, c’est que le cadre dévoilant les caractéristiques d’un objet tombé au sol s’imprime par-dessus l’action, ce qui peut gêner un tantinet la lisibilité en plein combat.

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Cells et cieux

Dead Cells : L’électron libre plein d‘action qui réveille les morts

Au milieu des sombres corridors formés de plates-formes, pics, et autres pièges rotatifs, chaque monstre se révèle dangereux et dispose de patterns d’attaque faciles à mémoriser, mais plus ou moins compliqués à éviter. Si les premiers zombies rencontrés s’éliminent sans effort particulier, l’agilité devient rapidement indispensable face aux Runners et autres Inquisitors. En cours de partie, une créature “élite” peut apparaître et ainsi offrir au joueur qui la détruit de nouveaux talismans. Ces bestioles améliorées du bestiaire de base sont de véritables plaies à affronter, cependant la prise de risque en vaut généralement la chandelle. C’est une partie de l’esprit de Dead Cells : combattre une créature puissante est récompensé comme il se doit, de la même manière qu’explorer rapidement et de fond en comble un niveau octroie des bonus supplémentaires. Les coffres maudits quant à eux livrent des merveilles en échange d’un combat face à une dizaine d’adversaires contre lesquels il ne faudra pas perdre un seul point de vie, sinon, c’est obligatoirement un nouveau run qui se dessinera. Cruel.

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Étourdissant

Les opposants peuvent causer des coups étourdissants, transformant le guerrier en punching-ball ambulant pendant quelques secondes. La bonne nouvelle, c’est que les vilains aussi ne sont pas à l’abri d’une châtaigne les immobilisant un instant.

Si la mort emporte tout sur son passage, les capacités spéciales acquises persistent. Cela signifie que malgré le trépas, le pouvoir qui donne la possibilité de créer des plantes grimpantes, par exemple, reste. D’où le côté Metroidvania dans l’oeuvre de Motion Twin : il existe effectivement plusieurs chemins accessibles selon l’obtention des bons pouvoirs. La progression est néanmoins rarement ralentie par le besoin de trouver le bon interrupteur pour ouvrir la porte adéquate, ce qui l’éloigne du genre susmentionné. Selon les pouvoirs passifs débloqués puis améliorés en échange de quelques cellules, une partie de l’or récolté peut aussi être sauvé. L’argent est nécessaire à l’achat de nouvelles armes auprès des marchands qui peuplent les labyrinthes. Il est également requis afin d'ouvrir des portes dorées derrière lesquelles se cachent des bonus intéressants. Entre chaque monde qui compose le château, le joueur est invité à dépenser toutes ses cellules durement acquises face aux monstres en échange d’un matériel toujours plus performant. Il est également invité à sélectionner une mutation, allant du bonus de PV lors de la mort d’un ennemi à la résurrection en cas de décès impromptu. Au bout de ce couloir que tout être sain d’esprit aime forcément parcourir se trouve une mixture redonnant toute la santé, seul véritable cadeau proposé au joueur durant son dangereux périple.

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Le château dans le sel

Dead Cells : L’électron libre plein d‘action qui réveille les morts

Bien que Dead Cells fasse forte impression dès ses premiers instants grâce à ses graphismes charmants et à sa jouabilité qui répond au doigt et à l’oeil, c’est sur la longueur qu’il révèle son incroyable potentiel. Une fois que le joueur a rencontré le bestiaire et qu’il s’est familiarisé avec l’armement, il a enfin toutes les cartes en main pour tenter les meilleures combinaisons et arriver plus efficacement à ses fins. Pourquoi ne pas ajouter à son arsenal une arme aux effets enflammés après s’être équipé d’un item créant de l’huile inflammable lors d’une attaque plongée ? Ou bien tout simplement tenter un build où la visée automatique s’occupe des créatures pendant que l’on se contente d’esquiver les assauts ? Le système de couleurs affublées aux objets ainsi qu’aux attributs à améliorer est là aussi une excellente manière d’optimiser son personnage simplement le temps d’une vie, que l’on souhaite la plus longue possible. Entre la brutalité (rouge), la tactique (violet) et la survie (vert), il est recommandé de ne pas faire de choix à la légère afin de gagner les bonus véritablement recherchés. Il est de ce fait inutile de booster la survie lorsque l’on souhaite augmenter les dégâts faits à l’épée de sang. Comme nous l’évoquions, les règles comme les subtilités sont nombreuses pendant les tourments sur Dead Cells, mais le tout est d’une cohérence rare tellement maîtrisée que l’on apprécie y revenir régulièrement, malgré toute l’hostilité qui semble se dégager à notre encontre.

Dead Cells : L’électron libre plein d‘action qui réveille les mortsDead Cells : L’électron libre plein d‘action qui réveille les morts
Les notes
+Points positifs
  • Un game design qui ne laisse rien au hasard
  • Une maniabilité au top
  • De multiples possibilités de jeu
-Points négatifs
  • Peut être frustrant pour les allergiques à la mort permanente

Multicellulaire dans l’utilisation de ses inspirations, Dead Cells est en fait une réussite unique. Son game design nous semble aussi solide que les pierres qui ornent ce château maudit qu’il faut parcourir, ce qui n’est pas une métaphore choisie au hasard tant la dureté se dégage de l’endroit. Pour peu que vous ne soyez pas totalement réfractaire à la douce frustration de la mort permanente, cette épopée devrait vous faire perdre la tête pour de bon, à l’image de son étrange protagoniste principal. Pour le meilleur et pour le R.I.P.

Profil de Carnbee
L'avis de Carnbee
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Journaliste jeuxvideo.com
13 août 2018 à 17:27:42
18/20
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16.8/20
Mis à jour le 13/08/2018
PC PlayStation 4 Xbox One Nintendo Switch Aventure Roguelike Plate-Forme Motion Twin
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