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Test du jeu Tiny Metal : Advance Wars, sans le génie ni le charme

Test : Tiny Metal : Advance Wars, sans le génie ni le charme
PC PS4 Switch
Tiny Metal
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Rédaction jeuxvideo.com
14 janvier 2018 à 15:00:02
11/20

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Cela fera bientôt dix longues années que Nintendo laisse Advance Wars prendre la poussière aux côtés de ses autres licences en suspens. La flamme des joueurs envers cette série tant appréciée des amateurs de tactical-RPG ne semble toutefois pas vaciller face à l'épreuve du temps, si bien que la moindre tentative de combler le vide laissé par son absence est scrutée avec attention. Certains d'entre vous ont sans doute déjà les yeux tournés avec attention vers War Groove et ses graphismes 2D en pixel-art soigneusement conçus par le studio Chucklefish (Stardew Valley, Starbound). Mais contrairement à ce dernier et son monde moyenâgeux, Tiny Metal pousse l'hommage à l'oeuvre d'Intelligent Systems en adoptant un univers martial moderne façon japanimation, avec la particularité de se jouer en 3D. Sur le papier, c'est forcément alléchant, mais qu'en est-il manette en main ?

Enfilez vos treillis, la guerre bat son plein dans Tiny Metal

Chargement de la vidéo Tiny Metal trailer

En attendant que War Groove ou Into the Breach (également à surveiller, par les créateurs de FTL) rentrent dans la mêlée, Tiny Metal prend l'initiative en frappant le premier, non sans faire de bruit. Chapeauté par les Japonais d'Area 35 tout en étant pris sous l'aile du label "Unties" de Sony dédié aux jeux indépendants, le titre a beaucoup fait parler de lui avant sa sortie, principalement pour une mauvaise raison : si l'on en croit Kotaku, les fonds alloués à son développement proviendraient de ceux récoltés pour Project Phoenix, un projet Kickstarter avorté (et des backers non remboursés) qui réunissait de grands noms du J-RPG. Autant dire qu'avec cette polémique, Tiny Metal a intérêt à sortir l'artillerie lourde pour s'imposer sur le champ de bataille.

Guerre miniature

Tiny Metal : Advance Wars, sans le génie ni le charme

Avant de s'attarder sur le coeur du gameplay, un passage en revue des troupes s'impose. Dans son mode campagne, Tiny Metal nous place dans les bottes de Nathan Gries, jeune lieutenant fougueux responsable d'une division armée de la défense côtière d’Artemisia. Une nation prospère aux ressources abondantes, du moins jusqu'à ce que la paix avec son voisin Zipang vole en éclat au moment où l'Air Force One national se fait mystérieusement abattre en plein vol, après une mission diplomatique.

Production japonaise oblige, les véritables ennemis à l'origine de ce joyeux bazar sont rapidement démasqués, notre héros innocent et fier de sa patrie est toujours prêt à foncer dans le tas au nom de la justice, certains protagonistes n'hésitent pas à retourner leur veste pour des raisons diverses et le jeu nous harasse de dialogues interminables pour raconter tout cela dans des séquences introduisant chaque mission, heureusement entièrement doublées (avec le choix entre Japonais ou Anglais pour la langue). On constate vite avec regret qu'il y a beaucoup de parlote pour pas grand chose. Le background des personnages, introduit en quelques lignes, est quasiment inexistant, seul leur design étant un minimum recherché contrairement au scénario qui, sans être déplaisant, ne brille pas par son originalité ou son côté immersif. Difficile alors d'accrocher réellement à cet univers à l'esthétique sans éclat, dont on connaît le strict minimum pour justifier le conflit.

Tiny Metal : Advance Wars, sans le génie ni le charmeTiny Metal : Advance Wars, sans le génie ni le charmeTiny Metal : Advance Wars, sans le génie ni le charme

On aurait pu espérer que ce soit le cas, mais ce ne sont pas les missions de la campagne qui vont apporter une dose d'enjeux. Ces dernières manquent clairement de sel puisque les objectifs sont toujours les mêmes, à savoir décimer l'armée ennemie ou capturer son QG. Ne vous attendez donc pas à ressentir de la tension ou du stress en jouant, ni la mise en scène, qui ne joue pas dans le spectaculaire vu le peu de cinématiques, ou la musique, assez générique, n'ont cet effet. On finit alors par enchaîner les 14 missions du jeu sans grande conviction, dans le but de faire ses premières armes.

Arrête ton char

Tiny Metal : Advance Wars, sans le génie ni le charme
Trois états de vision sur le champ de bataille

Heureusement, le nerf de la guerre reste les batailles au tour par tour. Dans le plus pur respect du genre, il faut ainsi gérer ses troupes miniatures sur des cartes assez étendues composées de routes, de montagnes et de plaines découpées à la façon d'un damier. Chaque type d'unité peut se déplacer avec plus ou moins de mobilité et, selon l'éternel loi du pierre-feuille-ciseaux, prendre le dessus sur certaines unités adverses. Les véhicules éclaireurs parcourent les cases avec plus d'aisance que les blindés, mais elles sont loin d'égaler leur puissance de feu. Les infanteries sont efficaces face à leurs homologues adverses, en plus de pouvoir capturer des bâtiments (en plusieurs tours) générant automatiquement de l'argent et ainsi mettre à profit les usines placées ici et là pour renforcer son armée, mais il convient de les tenir à l'écart d'une menace qui pourrait venir du ciel puisque hélicoptères et avions sont de la partie. Comme dans un jeu d'échecs, patience est souvent mère de sûreté, sacrifier des unités étant parfois nécessaire pour préparer un retour de flamme fatale. Il faut notamment jouer avec prudence avec le brouillard de guerre dynamique, prenant la forme de gros cubes noirs disgracieux cachant la topographie, qui occasionne de belles sueurs froides. Celui-ci se dévoile puis obscurcit à nouveau la carte selon le placement de nos troupes, laissant à l'ennemi l'occasion de préparer dans l'ombre son coup fourré.

Tiny Metal : Advance Wars, sans le génie ni le charme
Comme dans Advance Wars, la vie et les dégâts des unités s'affichent en pourcentages

Si les fondamentaux sont bien présents, Tiny Metal s'autorise quelques libertés par rapport à son modèle Advance Wars, en mettant l'emphase sur le placement des troupes. Deux paramètres sont à prendre en compte : les bonus de défense que procurent les différents éléments de décor et le bonus de dégats accordé lorsqu'une unité ouvre le feu par derrière ou sur le côté. L'action "assaut", permettant de repousser l'ennemi d'une case au prix d'une perte de l'initiative d'attaque se révèle alors comme un outil particulièrement stratégique. Il faut surtout prendre soin de ses unités, qui montent en grade au fil des batailles et deviennent donc plus puissantes. Mais la vraie bonne idée du titre reste les tirs concentrés, soit la possibilité d'utiliser la puissance de feu de plusieurs unités sur une même cible pour s'en débarrasser rapidement.

Tiny Metal face à son modèle Advance Wars

Tiny Metal : Advance Wars, sans le génie ni le charmeTiny Metal : Advance Wars, sans le génie ni le charme

Mécanique rouillée

Tiny Metal : Advance Wars, sans le génie ni le charme
La liste des unités terrestres

Il va toutefois falloir se contenter de ces quelques bonnes idées de gameplay, contrebalancées par le poids pesant de défauts rendant l'expérience de jeu amère, Si les joutes sont loin d'être inintéressantes, elles affichent rapidement leurs faiblesses d'un point de vue tactique, la faute à des éléments de gameplay absents. Les pouvoirs de généraux sont ainsi remplacés par la possibilité de déployer des héros plus puissants que les unités standards. Les unités navales et les véhicules de transport manquent tout simplement à l'appel, alors qu'elles auraient pu apporter de la variété sur la façon de mener l'assaut sur la base ennemie, tandis que la gestion des munitions et de l'essence est passée à la trappe. Les quelques unités aériennes sont alors redoutables pour parcourir la carte, tandis que les missiliers, qui combinent les fonctionnalités d'artillerie et de défense anti-aérienne, s'affichent comme l'arme ultime pour à peu près toutes les situations. Même s'il est possible de changer la vitesse de jeu, les parties souffrent alors d'un problème de rythme au point de devenir soporifiques puisque nos options sont limitées.

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Tiny Metal : Advance Wars, sans le génie ni le charme

Le plus dérangeant reste l'intelligence artificielle, du genre à prendre des décisions insensées, comme privilégier le combat face à des unités faibles au lieu de capturer des bâtiments. La victoire s’obtient alors généralement par la force brute, en renforçant son économie dans les premiers tours, puis en faisant des incursions éclairs sur le territoire ennemi avant de revenir plus tard avec une véritable armée. Ajoutez à cela les problèmes d'ergonomie de manière générale, et on sent que le jeu à dû être bouclé à la va-vite. Le manque de finition se ressent notamment dans l'interface et dans la réalisation avec cette 3D fainéante. La lisibilité est souvent brouillonne sur le champ de bataille, la faute à une caméra peu pratique règlable sur seulement trois positions dont une vue rapprochée cadrée étrangement et donc injouable. Quant aux animations, on aura vite fait de les désactiver tant elles sont basiques et ne font que rallonger des batailles déjà interminables. Cela manque clairement de vie (une météo dynamique aurait été la bienvenue), de personnalité mais aussi de générosité puisque côté extras, il n'y a rien à débloquer, hormis une poignée de missions annexes secrètes, ni même d'éditeur de cartes.

Où est passé la version Switch ?

Au moment où nous écrivons ces lignes, Tiny Metal est porté disparu sur l'eShop. S'il y était bien vendu lors de sa sortie, pas besoin d'aller chercher loin pour trouver la raison de son retrait : la version Switch embarque tous les défauts du jeu, mais de manière accentuée. L'interface souffre notamment d'un manque de réactivité, dû à des ralentissements qui rendent les phases de gestion des troupes pénibles, et les textes sont illisibles en mode portable car non adaptés à l'écran. Autant de soucis qui devraient être corrigés lorsque le jeu refera surface après avoir bénéficié d'un patch dont il a cruellement besoin.

L'absence du mode multijoueur au lancement du jeu laisse alors un vide difficile à combler. Une fois la campagne finie, il ne reste qu'à se tourner vers le mode escarmouche, finalement la partie la plus intéressante du jeu avec ses 56 défis plus ou moins relevés nous opposant à un maximum de trois adversaires contrôlés par l'IA. Reste à voir ce que l'avenir réserve à ce Tiny Metal. En plus du multijoueur qui proposera du 1v1 (en ligne mais aussi en local), les développeurs envisageraient de se repencher sur l'interface, ainsi que d'inclure de nouvelles unités et des personnages au jeu par le biais de missions supplémentaires. Nous, on a déjà le regard tourné vers War Groove, plein d'espoir.

Les notes
+Points positifs
  • Les bases du gameplay d'Advance Wars, maîtrisées, avec quelques ajouts intéressants...
  • Un mode escarmouche complet avec 56 défis à relever
  • Prise en main accessible et immédiate
-Points négatifs
  • ... et à contrario, d'autres éléments manquent à l'appel (pas d'unités navales, pas d'essence / munitions à gérer...), le tout donnant une dimension tactique peu profonde
  • Peu de difficulté, la faute à une IA loin d'être futée
  • Un certain manque d'âme visuellement parlant
  • Une campagne solo fade et rapidement bouclée (5-6 heures)
  • Des animations de combat basiques
  • Le multijoueur absent au lancement
  • Aucun outil pour créer ses propres cartes

Vous voulez un tactical facile à prendre en main mettant en scène des généraux extravagants qui se font la guerre à coup de missiles et de gros blindés ? Tiny Metal vous le sert sans trop se casser la tête en s'emparant d'une formule ayant déjà fait ses preuves. Le plaisir de retrouver un titre dans la veine d'un Advance Wars ne suffit toutefois pas à faire de l'ombre à ses trop nombreux défauts. Scénario lourdingue, manque flagrant de finition, direction artistique sans âme, gameplay offrant le strict minimum qui laissera sur leur faim les plus fins stratèges... Finalement, Tiny Metal profite surtout du fait qu'il se positionne sur un terrain pour le moment inoccupé, du moins sur Switch. Reste alors un titre à conseiller uniquement aux fans absolus du genre prêts à lui pardonner son imperfection, faute de mieux.

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14 janvier 2018 à 15:00:02
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Mis à jour le 24/12/2018
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