Robonauts
TOUS SUPPORTS
// VERSIONS DISPONIBLES : PS4 Switch
Créer un contenu
Test : Robonauts, l'écrou et les couleurs
Switch
Robonauts
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Carnbee
L'avis de Carnbee
MP
Journaliste jeuxvideo.com
27 septembre 2017 à 15:21:07
11/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (2)
Lire les avis des lecteurs Donnez votre avis sur ce jeu !
8/20
  • Partager sur :

C’est l’histoire d’un robot de ménage qui va faire le ménage. Voilà comment nous pourrions efficacement synthétiser le pitch de ce Robonauts monté par Qubic Games. En troquant son seau et son balai contre une armure et des guns, le petit ROBO dépêché dans l’espace va devoir jouer avec la gravité pour mieux délester les planètes de leurs monstrueux habitants. Reste à voir si à vouloir dompter des astres, il va pouvoir l’éviter, le désastre.

Human after (black) hole

Robonauts, l'écrou et les couleurs

Avec son côté Eve de Wall-E, ROBO n’a pas forcément le profil du destructeur à la chaîne attendu dans un run-and-gun classique orienté 2D. Pourtant, il est bien demandé au joueur qui va prendre son contrôle d’éliminer des centaines d’ennemis qui apparaissent par vagues pour avancer dans la campagne, adversaires qui lâchent parfois après leur trépas des bonus permettant aussi bien d’améliorer temporairement les armes que de remplir la jauge de santé. Doté d’un tir principal (ZL) comme secondaire (ZR), le robot nettoyeur doit attendre qu’un cooldown se recharge pour faire feu, d’une durée différente selon l’outil de destruction ramassé. L’artillerie plus puissante fournie par les monstres affiche quant à elle un indicateur de munitions. Lorsqu’il arrive à zéro, ROBO s’équipe alors automatiquement de son équipement létal de base aux chargeurs infinis, matérialisé par un flingue à faible portée et des grenades incendiaires.

Robonauts, l'écrou et les couleursRobonauts, l'écrou et les couleursRobonauts, l'écrou et les couleurs

Le choix le plus singulier par rapport aux mécanismes de combat vient de l’impossibilité d’orienter son tir manuellement, même de façon primaire. Les projectiles se dirigent tout simplement vers l’adversaire le plus proche. Un procédé qui s’avère problématique pour le capital précision du jeu, les tirs pouvant être aimantés sur une créature autre que celle que l’on cherche à tuer en priorité, ou sur des aliens situés sur une planète posée juste au-dessus du héros. Car oui, ROBO, en plus de pouvoir sauter, a la possibilité de passer de planète en planète en s’aidant des lois de la gravité pour mieux dévitaliser sa galaxie. Chérie, ça va rouler.

Captain Planet

Robonauts, l'écrou et les couleurs

Tournant autour de ces astres arrondis à la recherche de ses objectifs carrés, le joueur peut se laisser attirer par l’attraction d’une planète se trouvant à proximité. La caméra effectue alors une rapide rotation pour placer l’envers à l’endroit, avant de suivre de nouveau le robot comme à l'accoutumée. Un concept amusant qui nous place presque au sein d’un Angry Birds Space dans lequel on dirigerait un Marco Rossi de Metal Slug venu tabasser des ruches d’ignominies. Les forces gravitationnelles affectant les êtres vivants comme les projectiles, il peut être délicat d’avoir une lecture simple de l’action et d'éviter les tirs adverses, surtout lorsque les planètes sont infestées de dizaines de monstres de genres différents revenant à l’infini jusqu’à ce que les nids soient détruits.

Robonauts, l'écrou et les couleursRobonauts, l'écrou et les couleursRobonauts, l'écrou et les couleurs

À l’image de ce que l’on rencontre déjà dans les shooters classiques, le pattern d’attaque des ennemis change en fonction de la distance qui sépare le joueur d’un affreux. Certains deviennent par exemple plus rapides ou chargent directement s’ils se considèrent en danger. Inutile de préciser que sur une petite planète dont on peut faire le tour en moins de 10 secondes, il est aisé de se retrouver dans la zone d’insécurité de ces monstruosités qui se déplacent en groupe. Il en découle des affrontements relativement brouillons qui mènent à des morts surprenantes, la faute à une barre de vie qui peut descendre très rapidement face à certains types d’aliens. Le concept des “Bloobs” de soin qui nous fuient et qui explosent au bout d’une dizaine de secondes s’ils ne sont pas récupérés à temps est une idée que nous ne saurons qualifier de pertinente, puisqu’elle oblige à foncer sur les ennemis alors que nous sommes déjà mal-en-point.

Master Cheap, au rapport

Robonauts, l'écrou et les couleurs

Si la technique pure est rarement attendue d’un jeu provenant de développeurs indépendants, ces derniers sont cependant observés sur les propositions visuelles de leurs oeuvres et le style qui peut s’en dégager. Avec ses graphismes colorés et sa direction artistique qui met en scène des modèles 3D low-poly dans des univers 2D faisant la part belle aux vecteurs polygonaux, Robonauts est agréable à regarder et demeure fluide aussi bien en mode dock qu’en configuration mobile. Les 12 niveaux qui composent l’épopée ubuesque de la campagne se terminent en approximativement 2 heures (dans le premier mode de difficulté sur les 2 proposés), ce qui évite de trop ressentir le sentiment de répétitivité qui s’installe dès le sixième stage du jeu, la faute à des tableaux trop semblables et à des objectifs de mission désespérément classiques.

Robonauts, l'écrou et les couleursRobonauts, l'écrou et les couleursRobonauts, l'écrou et les couleurs

Difficile de tromper l’ennui quand il est régulièrement demandé de tuer tous les ennemis pour activer un téléporteur, protéger des bases ou des personnages à l’IA suicidaire ou encore d’activer des mécanismes spécifiques afin d’avancer. Le labyrinthe du neuvième chapitre brille cependant par son level design plus recherché et par des passages Plate-Forme/Puzzle bien mis en valeur par le concept de gravité. Cette tentative peine toutefois à cacher l’impression de déjà-joué qui suinte dans tous les circuits de Robonauts, et ce ne sont pas les modes multijoueur qui proposent d’arpenter la campagne en coop locale ou de s’affronter en bataille de points qui arriveront à sortir le titre du shoot passable qu’il incarne.

Chargement de la vidéo
Les notes
+Points positifs
  • Le concept amusant lié à la gravité
  • Assez mignon et fluide en toutes circonstances
  • Les musiques électroniques acidulées
-Points négatifs
  • Affrontements brouillons
  • Objectifs classiques et répétitifs
  • Loin d’être un exemple de précision
  • Très court

Ne tournons pas autour du seau, le robot nettoyeur de Robonauts ne passe pas la certification du bon shoot arcade. Plus proche de l’alpha que de la V2 dans ses mécanismes de combat, il peine à faire évoluer sa bonne idée qu’est la gravitation pour se laisser aller avec gravité à la répétitivité. Simple dans ses contrôles, il propose une courte aventure à la difficulté peut-être trop élevée pour les plus jeunes, là où les habitués pesteront contre son manque général de précision. Avec les multiples rotations de sa caméra, Robonauts pourrait mettre votre esprit sens dessus dessous, mais avec un peu trop de dessous à notre goût.

Profil de Carnbee
L'avis de Carnbee
MP
Journaliste jeuxvideo.com
27 septembre 2017 à 15:21:07
11/20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (2)
Lire les avis des lecteurs Donnez votre avis sur ce jeu !
8/20
Mis à jour le 27/09/2017
Nintendo Switch Action Plate-Forme Shooter Qubic Games
DERNIERS APERÇUS
  • Aperçu : Kingdom Come : Delivrance - Quand RPG et Histoire font bon ménage
    PC - PS4 - ONE
  • Aperçu : Phantom Doctrine : Guerre froide et thriller tactique, une alliance à fort potentiel
    PC - PS4 - ONE
  • Aperçu : Mario Party : The Top 100, un jeu pour les fans, qui ne plaira pas à tous les fans sur 3DS
    3DS
Derniers aperçus
JEUX LES PLUS ATTENDUS
  • Dragon Ball FighterZ
    PC - PS4 - ONE
    Vidéo - Gaming Live
  • Monster Hunter World
    PC - PS4 - ONE
    Vidéo - Gaming Live
  • Far Cry 5
    PC - PS4 - ONE
    Vidéo - Bande-annonce