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Dynamite Headdy
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Test : Dynamite Headdy
MD
Dynamite Headdy
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de OldSchoolBobby
L'avis de OldSchoolBobby
MP
Contributeur jeuxvideo.com
04 septembre 2016 à 19:00:00
19/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (21)
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17.1/20
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Contributeur

Approchez Mesdames et Messieurs, approchez ! Venez vous ébahir et rire devant nos marionnettes, figures de cire, et comédiens de bois ! Venez vous régaler de la grâce de leurs mouvements, et de la grandeur de leurs exploits ! Venez vous esbaudir devant leurs splendeurs ridicules ! Allons, allons, approchez ! Que le spectacle commence !

Dynamite Headdy
Les hommes derrière l'œuvre
Le catalogue de Treasure n'est pas forcément connu pour ses jeux de plates-formes, mais les créateurs de Gunstar Heroes, Sin and Punishment ou encore Ikaruga ont pourtant réalisé quelques belles choses dans ce domaine. Après le succès de Gunstar Heroes et la sortie de McDonald's Treasure Land Adventure (un titre de commande plutôt sympathique), le studio part sur quatre projets très différents pour la Mega Drive : Yū Yū Hakusho : Makyō Tōitsusen, un jeu de combat mené par Masaki Ukyo ; Light Crusader, un RPG en vue isométrique conçu par Kazuhiko Ishida ; Alien Soldier, un run 'n' gun survolté sous la direction de Hideyuki Suganami ; et enfin Dynamite Headdy, un jeu de plates-formes dirigé et programmé par Masato Maegawa, le président fondateur de Treasure (que l'on retrouvera d'ailleurs à la programmation pour un troisième et dernier jeu de plates-formes 2D – après McDonald's et Dynamite Headdy –, Mischief Makers, sur Nintendo 64). C'est justement dans l'univers de ce Dynamite Headdy que nous allons joyeusement nous perdre.

Dynamite Headdy
Allez Headdy, tu vas y arriver !
Le rideau s'ouvre sur une ville paisible, soudain plongée dans les flammes et le chaos. Les sbires du terrible Dark Demon attaquent les habitants ! D'énormes robots rouges collectent les passants, quand Dynamite Headdy arrive et tente de les repousser, en vain... Au centre de tri, notre héros se retrouve parmi les siens, jetés puis acheminés vers l'incinérateur ! C'est sans compter sur le sang-froid de notre mascotte, qui ne garde pas la tête sur les épaules mais s'en sert plutôt pour cogner et s'évader avec ses amis ! La fuite d'Headdy n'est cependant que le début d'un long périple afin de déjouer les plans du sinistre Dark Demon... On le voit, l'histoire de Dynamite Headdy est simple et sans prise de tête. C'est surtout dans sa mise en scène que le titre se démarque, puisque l'univers du théâtre de marionnettes est merveilleusement bien rendu. Les décors, constitués de "véritables" panneaux en carton (plus ou moins bien assemblés, et parfois troués !), se rappellent sans cesse à nous avec une bonhomie réjouissante. Grâce à de nombreuses trouvailles visuelles, le soft semble toujours nous adresser un clin d'œil discret et malicieux, une distanciation étonnante face à la surenchère d'action apportée par le jeu.

Dynamite Headdy
Headdy doit emprunter ces plates-formes garnies d'un effet 3D afin d'éviter la lave (en carton !)...
Sur la scène, notre mascotte enchaîne les rencontres plus loufoques les unes que les autres, traverse des donjons sans dangers et atteint le sommet de tours infinies... Headdy se révèle être un acteur facile à diriger une fois notre bonne vieille manette Mega Drive entre les mains : capable de se baisser, de sauter et de projeter sa tête dans huit directions, il peut en outre compter sur des alliés très précieux pour s'adapter aux différentes situations. Le brave Headcase apparaît ainsi souvent pour proposer une sélection de masques et costumes, des têtes spéciales offrant à Headdy des pouvoirs temporaires tels que la super-vitesse, la capacité d'arrêter le temps, ou encore l'extraordinaire puissance de régénération... d'une petite sieste ! Contrairement à ce que l'on pourrait supposer, ces transformations sont plutôt là simplement pour nous permettre de nous amuser d'une nouvelle façon et ne sont imposées qu'à de rares moments au cours des neuf actes.

Dynamite Headdy
Le combat contre ce mannequin dansant est juste génial.
Certes, nous restons curieux de voir ce que Treasure aurait pu faire de certaines possibilités en les approfondissant davantage (la tête à crampons ou Spike Head notamment, permettant à Headdy de se propulser en s'accrochant aux murs et plafonds). Pour autant, le jeu est si bien fichu et l'aventure si palpitante que l'on remarque à peine cette sous-exploitation relative de ce qui semblait être le gimmick du titre. Dynamite Headdy penche vers le jeu d'action et l'assume jusqu'au bout en faisant se suivre une foule de boss et de mini-boss, quitte à délaisser les phases de plate-forme en plate-forme habituelles du genre (tomber dans le vide fait d'ailleurs seulement baisser la santé d'Headdy, représentée par le projecteur en haut à gauche). Qu'il s'agisse du casting de marionnettes ennemies ou des pièges montés sur la scène, l'action nous maintient au bord de notre siège en faisant preuve d'une inventivité exceptionnelle sans cesse renouvelée.

Dynamite Headdy
La petite séquence shoot 'em up qui fait plaisir. Et un peu mal, aussi.
La grande variété des situations ne porte cependant pas à confusion (bon, il y a quelques pièges assez finauds et cruels, mais ce ne serait pas marrant sinon...), d'autant que le brave Beau – un autre allié de notre héros – vient souvent indiquer le point faible du boss. Après quelques nombreux essais, le soft se boucle en une ou deux heure(s), selon une difficulté progressive mais bien réelle. Les choses se corsent surtout à partir du huitième acte puisque une sortie de scène immédiate attend Headdy s'il ne parvient pas à s'extirper de certains dangers. Chaque acte se termine par un récapitulatif du score composé de Stage points, Time points, et, plus intéressant, Secret points. Même sans être férus de scoring, les plus curieux trouveront dans cette dernière catégorie de quoi relancer l'intérêt du titre puisque les Secret Bonus Points s'obtiennent en réalisant des actions particulières. Il y en a 39 cachés tout au long du jeu et, s'il s'agit généralement de détruire un élément du décor ou un ennemi, il faut parfois s'y prendre d'une façon bien précise en faisant appel à notre intuition ou imagination.

Dynamite Headdy
Notre héros peut s'accrocher à son ami Hangman pour se projeter ou rapprocher des plates-formes.
L'imagination, voilà bien le maître mot de Dynamite Headdy. Le soft de Treasure déborde d'inventivité sur quasiment tous les plans, seul le scénario étant assez anecdotique ici. Une animation fabuleuse vient compléter comme il se doit cette performance technique et artistique, le monde haut en couleur de cette petite troupe de marionnettes ne souffrant d'aucun ralentissement malgré la richesse des décors et la profusion d'éléments présents sur scène. Déjà auteur de prouesses en matière de programmation sur la Mega Drive avec Gunstar Heroes, le studio remet ça avec des effets visuels entièrement mis au service du gameplay. Et comme si cela ne suffisait pas, même la bande son du titre est réussie. Emmenée par Katsuhiko Suzuki, l'équipe chargée de cet aspect du jeu vient parfaire l'expérience grâce à des bruitages convaincants, des voix digitales étonnamment claires, et des musiques très variées (allant du morceau électronique totalement endiablé au petit thème jazzy, en passant par une reprise de la Marche du Casse-noisette de Tchaïkovski !). On pourra reprocher à certaines d'entre elles de mettre un peu de temps à s'emballer, mais, à moins de se révéler immédiatement speedrunner dans l'âme, cela ne devrait pas poser problème au moment de découvrir le soft.
Quelle version choisir
Dynamite Headdy fait partie de ces jeux ayant subi des modifications importantes en quittant l'archipel japonais. D'abord, les répliques des principaux boss ont purement et simplement été supprimées, rendant l'enchaînement des actes encore plus absurde si cela était possible. On peut le regretter, mais le scénario n'étant pas un atout majeur du titre, cette suppression a plutôt le mérite d'empêcher toute baisse de rythme. Il existe de toute manière un patch amateur de grande qualité traduisant le jeu japonais en anglais pour découvrir l'histoire originale, et sa conclusion (elle aussi modifiée et simplifiée dans notre version occidentale). Ensuite, de nombreuses retouches graphiques ont été opéré, notamment sur la palette de couleurs des ennemis. Si la plupart de ces modifications relèvent du détail, deux boss ayant une apparence féminine ont malheureusement été "robotisés" et rendus plus banals. En revanche Trouble Bruin, le rival de notre mascotte, bénéficie d'un style moins "kawaii" que l'on pourra trouver plus expressif, ou au moins mieux approprié pour son rôle. Enfin, sans s'attarder sur tous les changements à dénombrer, comme les nouveaux noms donnés aux actes et aux marionnettes, on doit pour finir souligner comment la difficulté a été revue à la hausse sur les versions nord-américaine et européenne : aucune "continue" de départ (au lieu de deux), "continues" plus difficiles à obtenir, boss avec le double de points de vie, etc. Dans l'ensemble là aussi cette modification est finalement plutôt heureuse car le défi proposé n'est en l'état ni ridicule ni insurmontable. Cependant deux boss (celui de Stair Wars et celui, célèbre, de Twin Freaks) n'y ont pas forcément gagné, puisque le comportement du premier est devenu aléatoire au point de proposer un combat parfois inutilement long, tandis que le deuxième est passé d'une épreuve d'adresse bien stressante à une épreuve de vitesse assez contradictoire avec le défilement automatique (le monstre en question étant le seul qui ait, contrairement aux autres, vu ses points de vie réduits de moitié).

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Les notes
+Points positifs
  • Le genre du jeu de plates-formes revu et chambardé par Treasure !
  • Une idée toutes les dix secondes ! Encore une leçon de game design et d'inventivité.
  • Un théâtre de marionnettes haut en couleur, monté avec soin et codé avec amour...
  • Des musiques variées et excellentes, même si certaines mettent du temps à s'endiabler.
  • Un vrai boss final.
-Points négatifs
  • Le mini-jeu de basket, répétitif mais indispensable pour accéder à l'acte bonus.
  • Devoir attendre près d'un quart d'heure (épilogue, etc.) avant de jouer à l'acte bonus.
  • Une localisation plus ou moins heureuse, notamment la difficulté revue à la hausse et pouvant décourager sur la fin.

Dans un studio où chacun était alors libre de créer le jeu auquel il aimerait lui-même jouer (d'où les projets très différents évoqués plus haut), Dynamite Headdy est le fruit de l'amour du fondateur de Treasure — et ça se voit ! Le soft a été réalisé avec passion, inspiration et savoir-faire au point de reléguer presque à l'arrière-plan le gimmick attendu des têtes amovibles de notre marionnette. Son univers théâtral nous fait d'autant plus facilement tomber sous le charme que celui-ci est constamment nourri par une inventivité débordante en termes de gameplay. Formidable pièce à machines truffée d'ennemis uniques et de boss délirants, Dynamite Headdy est un chef-d'œuvre d'action absurde comme savent si bien en faire les créateurs japonais.

Profil de OldSchoolBobby
L'avis de OldSchoolBobby
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04 septembre 2016 à 19:00:00
19/20
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L'avis des lecteurs (21)
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