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Test du jeu Shardlight, le point'n click trop lisse sur PC

Test : Shardlight, le point'n click trop lisse
PC
Shardlight
AvantArrière
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L'avis de Guiaug
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Utilisateur jeuxvideo.com
15 mars 2016 à 09:02:02
14/20

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Pendant que le point'n click redore petit à petit son blason d'antan sur la scène vidéoludique, Wadjet Eye Games en profite pour explorer de nouveaux horizons. Longtemps cantonné à la série des Blackwell, le studio a depuis élargi sa gamme et propose maintenant des ambiances très différentes à chacunes de ses créations. Du Miami des années 20 à une très obscure société futuriste, il commence maintenant à bien rouler sa bosse au niveau des univers exceptionnels. Aujourd'hui, et totalement à la manière de Fallout, vous voilà convié(e) dans les ruines d'une guerre nucléaire...

Shardlight, le point'n click trop lisse

Maintenant que le studio a su imposer ses œuvres au grand public, avec toujours un succès qui ne se dément pas, Wadjet Eye Game approfondit encore un peu plus sa patte créative. Que ce soit dans le maintien de l'esprit originel du point'n click dit "classique", mais également dans la manière de mettre au point leurs extraordinaires univers. Constamment bercés par la culture populaire, leurs jeux sont toujours d'une grande richesse, souvent très bien écrits, et surtout soutenus par un design global de haute volée. De ce côté-ci, l'équipe décide de conserver également son moteur graphique rétro qui caractérise profondément tous ses softs. Seulement, et malgré toutes les bonnes bases que Wadjet Eye à sous la main, Shardlight ne s'avère pas être la claque tant attendue. Il reste un bon point'n click, servie par une ambiance excellente, mais il est clairement en dessous des attentes. Explications.

Rage + Fallout + Tuberculose

Shardlight, le point'n click trop lisse
Pauvre Amy, rongée par la maladie...

Premier point à aborder dans le test d'un jeu Wadjet Eye Games, car c'est souvent là-dessus que le studio témoigne d'un savoir-faire encyclopédique : le scénario. Le jeu prend donc racine sur les cendres d'une guerre nucléaire, et nous met aux commandes d'une jeune femme du nom d'Amy Wellard. Celle-ci, vivant dans une précarité sans nom, semble également atteinte d'une mystérieuse maladie dévastant les survivants de la guerre. Présentée comme une sorte de variante de la tuberculose, elle est malheureusement bien plus nocive et mortelle : la plupart des gens atteints par cette pandémie semble s'éteindre en un rien de temps, à peine quelques semaines. C'est donc légèrement stressée que vous partez en quête d'un vaccin susceptible de vous sauver d'une mort certaine.

Seulement, rien n'est jamais simple dans la vie. L'ordre mondial s'étant entretué, ce qui le mena par ailleurs à cette fameuse guerre nucléaire, toute l'humanité se retrouve maintenant coincée dans une phase politique pour le moins difficile. La société est donc totalement restructurée, et le pouvoir est donné à la seule frange de la population ayant pu correctement se protéger de la guerre, c'est à dire l'aristocratie. Seulement, et au lieu d'essayer de recoller les morceaux de cette société morcelée, elle a trouvé plus judicieux de remettre en place un système monarchique, avec ce que cela implique d'inégalités et de concentration des pouvoirs. Ce groupe a donc la mainmise sur les ressources, les richesses et surtout ce qui nous intéresse ici : les vaccins. Si vous voulez être valorisé(e) par le pouvoir en place, ou tout du moins avoir accès à quelques ressources vitales, il vous faut réaliser des actions communautaires. Et encore, il se peut que vos efforts soient vains, puisque la redistribution des richesses n'existe que sous la forme d'une tombola géante, où même en ayant trimé pour avoir votre ticket, il se peut que vous n'ayez rien.

Shardlight, le point'n click trop lisse
Le monde est à la dérive, socialement et politiquement.

Pour mettre toutes les chances de votre côté, vous voilà donc partie faire du travail pour le pouvoir en place, en échanges de ces très précieux tickets. Car malheureusement, les gens atteints de la maladie dite du "poumon vert" sont vus d'un très mauvais œil, et s'ils ne finissent pas emportés par leurs asphyxies, ils sont déportés dans des camps où ils achèveront leur agonie entassés parmi d'autres malades. Afin d'éviter ceci, Amy doit partir un peu hors de la ville pour remettre en marche un générateur. Mais pour pimenter encore plus ce joyeux marasme, son objectif foire complètement et elle se retrouve dans une toute nouvelle situation. Le studio appréciant particulièrement la symbolique, vous la suivrez donc dans sa quête première pour la survie, mais également de façon sous-jacente dans sa quête d'évolution du traitement de la population, une sorte de représentation politique. Complètement à la manière d'A Golden Wake, le studio part d'une structure scénaristique très classique, pour ensuite y insuffler des vérités politiques, sociales... le jeu soulève ainsi une grande quantité de thèmes en y apportant un beau paquet de réflexions. Si de manière explicite, il dénonce les dangers du nucléaire ainsi qu'une réflexion sur les diverses dérives politiques en cas de grands désastres, Shardlight voulait sans doute être un peu plus, en créant une sorte de roman d'anticipation façon vidéoludique. Seulement, c'est là que Wadjet Eye Games commet quelques menues erreurs. Il fait preuve premièrement d'une intrigue très ambivalente : elle commence merveilleusement avec une façon d'exposer l'univers de manière extrèmement convaincante, mais se termine par une conclusion qui laisse sur le carreau tant on la voit arriver avec ses gros souliers. Soit le studio a usé d'une facilité scénaristique déconcertante, soit il a voulu verser dans le symbolisme facile avec une chance pour un avenir social radieux, mais dans les deux cas, on a vu largement plus fin. Même en jouant sur le symbole fort qui consiste à accorder le rôle principal à une femme, le studio n'est pas exempt de défauts dans son traitement. Même au bord de la mort, celle-ci ne semble pas bien préocuppée par la situation.

Pourtant, Shardlight partait sur d'excellentes bases. Il construit premièrement un monde très riche, bien construit et crédible. Les personnages ont tous des trognes authentiques et singulières. Sur ce point, le studio ne déçoit pas puisqu'il sait à merveille dépeindre des univers exceptionnels, qui est en l'occurence créer de toutes pièces. Il en va de même pour les dialogues qui se révèlent encore une fois riches, savamment écrits et ne donnant nullement l'impression d'un remplissage. Si seulement l'intrigue avait été à la hauteur et au niveau du reste de la production, Wadjet Eye Games tiendrait là un de ses jeux les plus aboutis, et les plus détaillés. Une balade dans le titre suffit amplement pour être happé par son excellente ambiance, sinistre et morbide à souhait, et ce d'autant plus que le titre profite également d'un sound design très convaincant : le doublage anglais s'avère irréprochable, des voix graves et profondes s'inscrivant bien dans l'ensemble. Du côté des musiques, même si celles-ci vous marqueront un peu moins, elles s'avèrent justes et dans le ton global du soft.

Quand on dit classique, c'est classique

Shardlight, le point'n click trop lisse
Une structure très classique.

Comme précisé en introduction, Wadjet Eye Games s'accroche fermement à la forme "classique" du point'n click si chère à son coeur. Le déroulement est très classique du début à la fin, le jeu ne fait preuve de nulle facétie, mais de toutes façons, ce n'est clairement pas la principale préoccupation du studio au vu du gameplay de ses dernières productions. Shardlight se distingue en fait du côté de sa difficulté, où il se montre plutôt léger : à de très rares exceptions, votre matière grise sera requise pour résoudre quelques énigmes un brin biscornues, mais globalement le jeu exige du joueur seulement un minimum de logique. Encore une fois, le titre de Wadjet Eye parvient à trouver un équilibre suffisant pour ne pas ennuyer le joueur, avec assez peu d'allers-retours intempestifs mais guère plus. Le studio a décidé d'écrémer au maximum tout ce qui peut géner le néophyte dans un point'n click : on se retrouve donc une facilité accentué ainsi qu'une ultra-simplification de l'interface. Celle-ci est certes ergonomique, mais comment aurait-il pu en être autrement après une telle cure d'amaigrissement ?

En outre, et même si c'est un terme bien peu utilisé pour désigner un point'n click, Shardlight est un couloir dont il est bien difficile de s'éloigner. Pour illustrer, et même si il ne joue clairement pas dans la même cour, ce jeu fait furieusement penser à Remember Me, du studio français Dontnod : un jeu très riche dont on ressent le réel effort à créer un univers singulier et riche, mais une fois manette en main sa structure ultra-linéaire nous remet bien vite les pieds sur terre en nous rappelant que l'on joue bien à un jeu vidéo. On ne va pas dire que Shardlight jeu est extrèmement linéaire, mais à part les éléments essentiels à l'avancement de l'intrigue, ne cherchez pas trop le foisonnement d'informations sur l'univers. C'est dommage dans le sens où le studio a quand même abattu un sacré boulot pour mettre sur pied l'univers de Shardlight, du coup on aurait aimé en savoir plus.

Sublime, mais précaire

Shardlight, le point'n click trop lisse
Graphiquement très esthétique, mais cela manque toujours d'un pixel art un poil plus fin.

On ne change pas une bonne habitude : comme toujours, Wadjet Eye produit des visuels sompteux. Encore sous la coupe du même moteur technique, le jeu dégage un charme, une esthétique unique. Allant de paire avec le reste, le studio a abattu un bon boulot pour designer son univers : l'architecture crasseuse ayant évolué sous l'effet des retombées radioactives, les cadavres et saloperies gisant les rues, les petits détails foisonnent et régalent la rétine. Mais le revers de la médaille, déjà constaté dans le test d'A Golden Wake, est que le jeu use d'un pixel art pas toujours d'une grande finesse. Là encore, des textures un poil plus affinées n'auraient pas été de refus. D'autant que le studio ayant maintenant acquis une certaine renommée, on est en droit d'attendre des évolutions plus significatives, voire des évolutions tout court. Si l'ensemble reste très satisfaisant, le jour où il s'attaquera à un projet plus ambitieux et qui nécessitera une mise en scène davantage prononcée, il n'est pas certain que le moteur graphique suivra sans paraître un peu cheap. Malgré des jeux dont on ne chantera jamais assez les qualités, tout studio se doit d'évoluer : Shardlight, au-delà d'être un bon jeu mais sans plus, fait peut-être aussi office d'alarme pour le studio, l'amenant à légèrement remanier sa formule, ou en tout cas d'opérer une petite remise en question. Reste qu'un jeu correct qui sera à coup sûr satisfaire les néophytes intrigués par la délicieuse aura qu'il dégage, mais qui laissera un petit peu sur le côté les joueurs à la recherche d'une aventure surprenante, riche et complexe.

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Les notes
+Points positifs
  • Une ambiance au poil
  • Un sound design convaincant et bien fait
  • Un contexte plutôt bien amené
  • Les trognes et les dialogues des personnages
  • Une symbolique désirée et assumée...
-Points négatifs
  • Une intrigue qui part bien mais qui s'écroule rapidement
  • Un jeu qui donne l'impression d'être très lisse, plat
  • ...mais pas toujours bien
  • Un moteur qui peine à assumer toutes les exigences

Après avoir exploré bien des sujets à travers ses productions, Wadjet Eye Games nous délivre maintenant sa vision post-apocalyptique. Si l'on saluera la création d'un univers magnifique ainsi que d'un contexte suffisament travaillé pour être convaincant, Shardlight souffre malheureusement d'une intrigue faisant preuve d'une totale platitude. Tout aussi bien dans sa structure, sa difficulté, ou même son gameplay; Shardlight est globalement plat et inconsistant. C'est dommage et détonnant par rapport aux dernières productions de Wadjet Eye Games. En tant que point'n click détente pourvu d'un univers intrigant, le jeu remplit néanmoins complètement son office et qui plus est avec les honneurs.

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15 mars 2016 à 09:02:02
14/20
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