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Test : Rumble City, la stratégie du bourre-pif
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Rumble City
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Journaliste jeuxvideo.com
16 juillet 2015 à 17:02:01
14/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (2)
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10/20
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Avalanche Studios, développeur derrière la licence fantasque et ô combien nerveuse Just Cause, avant une troisième aventure aux côtés de Rico Rodriguez, tente une approche sans grappin ni lance-roquettes sur le marché des smartphones et autres tablettes avec un titre fait de cuir et de torses saillants. Le rugissant Rumble City, hymne à la bande dessinée Joe Bar Team et à l'Amérique des années 60 pétarade donc la tête haute et la culasse chromée sur écran tactile avec la ferme intention d’offrir aux joueurs nomades de bonnes maraves de comptoir, le coeur en joie et le poing levé, dans un jeu de stratégie au tour par tour et qui plus est free-to-play.

Rumble City, la stratégie du bourre-pif

Une chevauchée dans l’Amérique des années 60

Rumble City, la stratégie du bourre-pif
La Grande Evasion.

La vie de votre gang avec à sa tête un leader à la coiffure banane devenue légende était paisible, les membres vaquant à leurs occupations de criminels à la main leste jusqu’au jour où un autre gang se faisant appeler les Bouffons osa l’impardonnable. Avec l’aide d’une police corrompue, ces pieds tendres prirent, quartier après quartier, le contrôle de la ville, envoyant tous les membres du gang derrière les barreaux. Le coeur lourd et la colère vrombissante, votre chef s’évada avec l’aide d’un des membres. Libérant ses compagnons d’asphalte les uns après les autres, une vengeance brûlante et implacable pouvait dès lors être appliquée.

Rumble City, la stratégie du bourre-pif
Il suffit d'avoir la frite.

Rumble City avec son ambiance cartoon et utopie des années 60, ses troquets de fin de nuit sentant la bière éventée, ses diners humant la vieille friture et servant un café bien trop sucré, ses ruelles sombres éclairées par un lampadaire sur le retour et ses lieux coupe-gorge ne laissant que peu d’entrain aux gens de passage… emporte le joueur dans une fresque épique où les chaînes de moto dansent dans l’huile de moteur, où le cuir et la moustache riment avec virilité exacerbée. Une manière de redonner vie, après une décennie, aux concours d’essorage de poignées d’une bande dessinée devenue culte, Joe Bar Team, et tout un pan du cinéma américain, Easy Rider et American Graffiti en tête. Nous pourrions regretter une utilisation de l’argot bien trop timide. Une véritable localisation en français avec des expressions à l’ancienne en lieu et place de ces phrases souvent trop retenues aurait donné du corps à une atmosphère d’ores et déjà réussie.

Rumble City, la stratégie du bourre-pif
La demoiselle brune au martifouet.

Une ambiance de fond portée par des visuels outrageusement généreux dans leur démesure fondant le design des personnages sur un principe bien connu des productions japonaises. Le Super Deformed (petit corps, grande tête) offre à nos protagonistes des corps symboles de leur fonction dans le groupe, chacun y allant de ses épaules de déménageur pour le cogneur, de sa taille longiligne pour la femme au fouet… L’ensemble dépeint un groupe hétéroclite mais diablement homogène avec leurs coupes rétro (banane et autre choucroute), leurs jeans délavés, leur cuir sans manches… A ce look rétro assumé viennent s’ajouter des aptitudes spécifiques à chaque membre clé du club. Le castagneur uniquement utile au corps-à-corps, la blonde lanceuse de bouteilles de bière vides, la brune et son fouet capable d’attirer à elle l’ennemi... De vraies gueules de porte-bonheur, des anges du bitume, des redresseurs de torts… toujours en leur faveur.

La guerre des gangs aura bien lieu

Rumble City, la stratégie du bourre-pif
Se préparer à la castagne.

Le jeu d'Avalanche, au même titre que XCOM ou encore Legions of Steel, est un jeu de stratégie en escouade au tour par tour. Avant de lancer les hostilités, au début de chaque mission, une disposition idéale de vos troupes répondant aux exigences du terrain vous sera demandée. Vous pouvez repositionner chaque membre du gang afin d’optimiser ses aptitudes en fonction de la configuration des missions, prenant en compte les obstacles et les forces ennemies en présence, leur nombre, leur type… Les environnements sont découpés par un quadrillage rendant facile la lecture de la situation. Chaque ennemi ou allié se déplaçant d’un nombre limité de cases par tour et ne pouvant attaquer qu’à une distance maximale requise, les affrontements de Rumble City s’apparentent à une partie d’échecs. Mémoriser aptitudes et déplacements, forces et faiblesses : voici en quelques mots les clés du royaume.

Rumble City, la stratégie du bourre-pif
Conquérir les rades de la ville.

Un royaume qu’il vous faudra reconquérir une mission après l’autre. Des missions représentées par différents bâtiments en ville (bars, ruelles…), dessinant une course effrénée à travers la cité afin de la libérer du joug de l’oppresseur. Et dans cette quête pour la liberté et la joie de régner à nouveau sur la “cité de la baston”, les items débloqués ne seront pas de trop. Ainsi le milkshake ou encore un cornet de frites vous redonneront de la vie tandis qu’une boîte de haricots rouges vous octroiera un surplus de puissance. Le casque quant à lui réduira les dégâts infligés par vos ennemis... Tous ces items sont des consommables à racheter une fois le stock épuisé. 1 boîte de haricots, par exemple, affectera votre allié pour une unique mission.

Rumble City, la stratégie du bourre-pif
La puissance du consumérisme.

Free-to-play oblige, Rumble City s’arme de certaines mécaniques bien connues des jeux utilisant ce modèle économique. La vie de vos alliés, s'ils sont blessés lors d’une mission, ne remontera pas à 100% une fois celle-ci terminée. En effet, ils récupéreront X points de vie par minute, vous obligeant à attendre pour continuer l’aventure ou alors à utiliser un milkshake pour écourter la période de convalescence. Tous ces items se payent avec la monnaie du jeu, une monnaie obtenue en terminant des missions, avec la possibilité de farmer les missions faciles pour engranger les deniers, ou bien en passant à la caisse pour lâcher quelques billets verts et ainsi se faciliter la vie.

Rumble City, la stratégie du bourre-pif
Cut Killer - Sound of Da Police.

Une manière de corrompre le jeu tout comme la police le fut précédemment. Car Rumble City n’est pas un titre aisé et les bonus d’attaque et de défense, tout comme les médikits, deviendront vite obligatoires si vous comptez compléter toutes les missions. Les personnages ne gagnant aucune expérience, ne montant pas de niveau, seules votre réflexion et votre puissance pécuniaire pourront vous extirper de la fosse dans laquelle vous vous êtes consciemment englué.

Trailer de lancement de Rumble City

Chargement de la vidéo Rumble City trailer
Test effectué sur les appareils suivants :
  • iPhone 5S : 640*1136px / Apple A7 / 1.3 Ghz (x2) / PowerVR G6430 / 1 GB RAM
  • Xperia Z3 Tablet Compact : 1200*1920px / Snapdragon 801 / 2.5 GHz (x4) Krait 400 / Adreno 330 / 3 GB RAM
  • HTC One (M8) : 1080*1920px / Snapdragon 801 / 2.3 GHz (x4)Krait 400 / Adreno 330 / 2 GB RAM
Les notes
+Points positifs
  • Une virée ensanglantée dans l’Amérique des années 60
  • Une ambiance biker-cartoon teintée d’humour et de virilité
  • Un character design rappelant les bandes dessinées franco-belges
  • Des affrontements façon jeu d’échecs amenant à une réflexion pour chaque mouvement
-Points négatifs
  • Des joutes verbales souvent trop lisses et sans saveur
  • Un système économique engendrant la frustration par un ralentissement artificiel de la progression du joueur bien trop prononcé

“J'étais tranquille j'étais pénard, Accoudé au comptoir. Le type est entré dans le bar, A commandé un café noir” (Renaud, Laisse Béton). Avec ses manières de loubard et son ton trop lisse, son gameplay réfléchi et sa direction artistique osée, son univers généreux et son modèle économique frustrant, Rumble City reste le pétard entre deux Harley, ne sachant sur quelle selle se poser... finissant donc par se croûter et goûter à l’asphalte.

Profil de Silent_Jay
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Journaliste jeuxvideo.com
16 juillet 2015 à 17:02:01
14/20
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10/20
Mis à jour le 16/07/2015
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