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Test du jeu Boneworks : Moteur physique et réalité virtuelle font-ils bon ménage ? sur PC

Test : Boneworks : Moteur physique et réalité virtuelle font-ils bon ménage ?
PC
Boneworks
AvantArrière
Appréciations du jeu
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L'avis de daFrans
MP
Journaliste jeuxvideo.com
20 décembre 2019 à 08:50:30
15/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (19)
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10.5/20
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Le mois dernier, le très respecté studio Valve a dévoilé ce que des millions de fans attendaient depuis des années : un nouveau jeu Half-Life. Mais il ne s’agit pas d’un véritable HL3, la firme ayant décidé de ressortir sa prestigieuse licence du placard pour pousser le développement de la réalité virtuelle. Half-Life : Alyx se jouera donc avec un casque sur la tête et proposera un certain nombre d’innovations, dont un moteur physique flambant neuf. Pour patienter jusqu’à cette sortie importante, un certain Boneworks débarque avec une aventure inspirée par celles de Gordon Freeman. Mais peut-on faire du Valve quand on s’appelle Stress Level Zero ?

Boneworks : Notre avis en 3 minutes

Chargement de la vidéo Test Boneworks en vidéo

Des inspirations très marquées

Boneworks : Moteur physique et réalité virtuelle font-ils bon ménage ?

On attendait plutôt de Boneworks un gros mode sandbox présentant le moteur physique dont on nous vante les mérites depuis plusieurs mois, mais c’est finalement une campagne solo à part entière qui nous est proposée. D’une durée de sept à huit heures, celle-ci démarre sur une drôle de cut-scene en live-action projetée sur un écran face à nous. On y voit un homme enfiler un casque VR, visiblement modifié, sans plus d’explications. Pourquoi une cinématique live-action ? Pourquoi ne pas intégrer cette introduction à l’expérience ? Soyons clair, l’histoire n’est pas le point fort de Boneworks. Le tout semble avoir été enfilé au chausse-pied dans une expérience qui repose plus largement sur son gameplay que sur son scénario. On comprend simplement qu’il est question de s’infiltrer dans un monde virtuel baptisé MythOS. Passons. Nous voici maintenant dans un joli musée de la VR proposant tout un tas de schémas et d’explications. On y apprend ainsi les rudiments du titre et plus particulièrement les éléments propres à son moteur physique. Il est possible de sauter, de courir, de pousser, d’attraper, de soulever et d’entrer en collision avec n’importe quel élément de l’environnement. Chaque objet possède un poids différent et ça, c’est très intéressant.

Boneworks : Moteur physique et réalité virtuelle font-ils bon ménage ?
L'esprit Cité 17 est palpable.

On ne nous avait pas menti, Boneworks possède en effet un moteur physique relativement avancé. Là où la plupart des productions VR nous permettent d’entrer dans les murs ou obstacles, ce soft tente d’accroître le réalisme avec des règles physiques bien plus crédibles. Cela présente toutefois quelques désavantages comme nous allons le voir plus tard. Pour le moment, nous quittons ce tutoriel par le vide ordure pour nous retrouver dans une ville oscillant entre la Cité 17 d’Half-Life et les locaux d’Aperture de Portal. On sent immédiatement les inspirations très Valve-esque du titre. Nos opposants sont des sortes de zombies virtuels que nous pouvons abattre à la barre à mine et la progression alterne entre phases de shoot et de plateformes. Hommage appuyé et assumé, donc.

Une campagne décevante

Boneworks : Moteur physique et réalité virtuelle font-ils bon ménage ?

Abordons justement les affrontements. L’arsenal compte différentes armes déclinées en plusieurs modèles, du 9mm typique de Barney Calhoun à la grosse M4A1 équipée d’une lunette. Une belle attention semble avoir été portée sur ces pétoires puisqu’il est nécessaire de les armer de manière réaliste, tandis que la balistique est tout à fait convaincante. Dans Boneworks, les armes, c’est du sérieux, pas question de tirer 60 balles sans recharger. Avant chaque affrontement, il faut préparer son équipement et viser le plus juste possible. Les sensations de tir sont donc réussies, mais on ne peut hélas pas en dire autant de l’intelligence artificielle. Véritables têtes brûlées, nos ennemis se contentent de nous foncer dessus et de shooter à tout va sans réfléchir. De ce fait, c’est plutôt au joueur de créer de l’enjeu en utilisant des caisses pour se couvrir ou en tentant une approche furtive. Mais en l’état, mitrailler comme un sourd en utilisant le bullet time fonctionne aussi bien.

Boneworks : Moteur physique et réalité virtuelle font-ils bon ménage ?

À ces combats viennent s’ajouter des énigmes et phases de plateforme, elles aussi inspirées par les deux grands classiques de Valve. Il peut par exemple s’agir de déplacer une benne avec un transpalette pour atteindre une zone en hauteur ou d’activer un mécanisme pour débloquer un train souterrain. Rien de bien compliqué en général, il suffit de regarder un peu autour de soi pour comprendre comment avancer. Une idée sort toutefois du lot : un personnage miroir qui reproduit vos actions de l’autre côté des barreaux d’une prison. Malheureusement, cette belle trouvaille est sous-exploitée et n’apparaît qu’à la fin du jeu.

La physique, vraie révolution pour la VR ?

Boneworks : Moteur physique et réalité virtuelle font-ils bon ménage ?
Le moteur physique est puissant, mais pas exempt de bugs...

On s’en rend compte assez vite, toute cette aventure n’est qu’un prétexte pour mettre en scène le moteur physique de Boneworks. Le tout est assez inégal, certaines parties étant bien plus amusantes que d’autres, et le schéma énigme / shoot / énigme / shoot est rapidement perceptible. Une question délicate se pose alors : doit-on traiter Boneworks comme une véritable épopée immersive ou simplement comme la mise en pratique d’un moteur physique VR avancé ? Dans le premier cas, nous aurions affaire à un produit assez moyen, alors que dans le second, les choses deviennent beaucoup plus intéressantes. Dans cette expérience, le niveau d’interactivité est bien plus élevé qu’ailleurs. Vous n’avez plus de balles dans votre chargeur ? Pas grave, il suffit de ramasser rapidement cette brique et de la jeter à la tête de votre ennemi pour l’achever. Des headcrabs derrière la porte ? Il suffit de l’ouvrir juste assez pour faire passer le canon de votre arme et tirer en restant à l’abri. Dans de nombreuses situations, la présence de ce fameux moteur de jeu donne lieu à des moments grisants et offre des possibilités inédites en réalité virtuelle.

Boneworks : Moteur physique et réalité virtuelle font-ils bon ménage ?

Mais toute cette liberté a un prix. À l’heure actuelle, le gameplay de Boneworks est encore bancal. Les problèmes de collisions sont fréquents et notre personnage se retrouve bien souvent bloqué entre deux murs ou dans l’embrasure d’une porte. Cela se ressent particulièrement lors des phases de plateformes, surtout lorsqu’elles réclament réactivité et précision. Par exemple, on nous demande parfois d’enchaîner des sauts pour aller de plateforme en plateforme. Rien de bien sorcier me direz-vous, mais quand votre avatar se prend les pieds dans le tapis et se retrouve à vibrer comme un Rumble Pak à cause d’un problème de collision, la frustration commence à monter. De manière assez étonnante, certains échecs sont en plus de cela assez punitifs et il n’est pas rare de devoir refaire une bonne partie d’un niveau après une chute. Dans la même catégorie, sachez que lorsque vous mourrez, c'est retour au début du chapitre...

Boneworks : Moteur physique et réalité virtuelle font-ils bon ménage ?
Les modes Sandbox et Arena viennent rallonger la durée de vie.

En définitive, ce moteur physique laisse un goût un peu amer en bouche. Il vous offrira parfois des instants assez extraordinaires qui n’auraient pas pu exister sans lui, mais également quelques moments de frustration intense. De ce fait, il est difficile de nous plonger réellement dans cette aventure comme nous aurions pu le faire dans un Half-Life. Son rythme irrégulier et les nombreuses imprécisions sont là pour nous rappeler que nous ne sommes que dans une simple simulation. Finalement, on en vient même à se demander si la meilleure partie de Boneworks n’apparaît pas une fois les modes Sandbox et Arena débloqués. Ces derniers vous permettent d'apprécier toutes les possibilités du soft sans contraintes, une manière idéale de renforcer la rejouabilité.

Les notes
+Points positifs
  • Un moteur physique impressionnant...
  • Une grande liberté de mouvement.
  • Le réalisme des armes.
  • Quelques belles trouvailles, comme le musée de la VR.
  • Les modes Arena et Sandbox très amusants.
-Points négatifs
  • ... mais pas dénué de bugs.
  • Un scénario anecdotique.
  • Des morts et échecs trop punitifs.
  • L'IA aux fraises.

Émettre un jugement définitif sur Boneworks est difficile. Avec son moteur physique, le titre nous offre des possibilités inédites en réalité virtuelle, mais peine à proposer une aventure digne de ce nom. Notre voyage au cœur de MythOS alterne entre des moments d’émerveillement et des phases frustrantes qui révèlent d’importantes failles de gameplay. Il faut donc bien comprendre une chose : le jeu de Stress Level Zero ne doit pas être abordé comme une grande fresque futuriste et immersive, mais plutôt comme un terrain d’expérimentation pour la physique en VR. Si vous parvenez à passer outre les imprécisions inhérentes à son statut de précurseur, Boneworks peut devenir une expérience plaisante et rafraîchissante.

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20 décembre 2019 à 08:50:30
15/20
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