Menu
Mario Kart Tour
  • Tout support
  • iOS
  • Android
Tests
  • Accueil
  • Actus
  • Tests
  • Vidéos
  • Images
  • Soluces
  • Forum
Créer un contenu
jeuxvideo.com / Tous les jeux / Jeux Course / Derniers tests jeux vidéo / Mario Kart Tour /

Test du jeu Mario Kart Tour : Sur l’autel du free-to-play, Nintendo abat ses karts

Test : Mario Kart Tour : Sur l’autel du free-to-play, Nintendo abat ses karts
iOS Android
Mario Kart Tour
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Carnbee
L'avis de Carnbee
MP
Journaliste jeuxvideo.com
27 septembre 2019 à 15:35:34
11/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (55)
Lire les avis des lecteurs Donnez votre avis sur ce jeu !
10.5/20
Partager sur :

La firme de Kyoto continue son ascension dans le monde du jeu mobile et passe même à la vitesse supérieure en livrant un épisode de Mario Kart dédié aux smartphones et aux tablettes. Sur la fiche du constructeur, le bolide a tout ce qu’il faut pour atteindre la ligne d’arrivée avec un champignon d’or. Monté conjointement avec DeNA, mécano japonais du jeu mobile, il projette des heures de dérapages contrôlés sur les circuits emblématiques de la saga. Malheureusement, l’engin glisse au tour final sur la peau de banane de maître Gatcha.

Un test sans le mode multijoueur ?
Le mode multijoueur de Mario Kart n'est pas encore disponible au moment où nous écrivons ces lignes. Nous mettrons notre test à jour quand nous aurons enchaîné quelques parties à plusieurs.

Mario Kart Tour : Notre avis en quelques minutes

Chargement de la vidéo Test Mario Kart Tour en vidéo

Le bon sens à l’index

Mario Kart Tour : Sur l’autel du free-to-play, Nintendo abat ses karts

Après Mario, Fire Emblem, Animal Crossing et Pokémon, c’est au tour de Mario Kart, autre série phare de Nintendo, de pointer le bout de ses pixels sur iOS et Android. Dans Mario Kart Tour, le joueur doit gagner le plus de points possible en participant à des courses où les coquilles colorées et autres pièges malicieux fusent à tout-va. Le gameplay du titre repose presque intégralement sur la gestion du dérapage, une action bien connue des habitués de la série. Sur mobile, en mode portrait, l’utilisateur doit balayer l’écran vers la droite ou vers la gauche avec l’un des ses doigts afin de faire crisser les pneus de son karting et gagner quelques centièmes de secondes. Le véhicule avance tout le temps, et il est rarement possible de tomber dans le vide ou de terminer dans le fossé. Pour enchaîner les victoires et progresser dans l’aventure, les dérapages sont nécessaires car ils attribuent de précieux boosts, ce qui signifie que le mode débutant proposé au lancement de l’application est déconseillé à quiconque vise l’or. S’il est nécessaire de jauger sa direction droite/gauche en faisant parcourir son doigt sur le périphérique, les directions haut/bas sont également utilisées pour envoyer les bonus vers l’avant ou vers l’arrière. Comme pour Dr. Mario World, les protagonistes disposent de pouvoirs spéciaux à utiliser en cours de partie utiles à la quêtes aux points. Les karts possèdent eux aussi d'avantages particuliers en fonction des modèles.

Mario Kart Tour : Sur l’autel du free-to-play, Nintendo abat ses kartsMario Kart Tour : Sur l’autel du free-to-play, Nintendo abat ses kartsMario Kart Tour : Sur l’autel du free-to-play, Nintendo abat ses karts

Certes, l’adoption du fameux système “one input” est le meilleur choix possible pour un jeu mobile. Il est néanmoins évident que cette maniabilité n’aide pas les déplacements à gagner en précision. Les premières parties en mode Manuel se font d’ailleurs dans la crispation. Si les virages s’enchaînent sans véritables soucis au bout de quelques championnats, il reste compliqué d’esquiver des obstacles posés au sol. Une peau de banane qui s’évite normalement en un coup de stick vers une direction s’anticipe différemment lorsque l’on ne gère que les dérapages sans pouvoir doser l’accélération ni le freinage. Ce flottement dans les contrôles est surtout agaçant lors des épreuves qui demandent du doigté (passer dans tous les checkpoints, renverser un maximum de Goombas, etc). Les courses se font contre des bots aux pseudonymes de joueurs réels, du moins pour les championnats classiques. Le multijoueur, lui, n’arrivera que prochainement. Nous mettrons évidemment notre test à jour lorsque nous aurons participé à diverses joutes en ligne. Foncer dans une boîte à objets remplace automatiquement l’item possédé, sauf si l’option “objets auto” est décochée dans les paramètres, ce que nous vous conseillons de faire pour ne pas perdre bêtement une peau de banane salvatrice quand vous êtes en pole position.

Mario Kart Tour : Sur l’autel du free-to-play, Nintendo abat ses kartsMario Kart Tour : Sur l’autel du free-to-play, Nintendo abat ses kartsMario Kart Tour : Sur l’autel du free-to-play, Nintendo abat ses karts

Péages sur l’autoroute Toad

Mario Kart Tour : Sur l’autel du free-to-play, Nintendo abat ses karts

Par rapport aux autres épisodes de la série, Mario Kart Tour se permet quelques changements drastiques. La grosse nouveauté vient du fait que chaque course donne des avantages particuliers à des protagonistes précis, mais aussi à des parties de véhicules (composés ici d’un châssis et d’une aile, les roues sortent de l’équation). Cela signifie que si l’affrontement se déroule dans le château du terrible Bowser, alors le méchant dragon sera avantagé par rapport aux autres concurrents dans le nombre de bonus attribués par une boîte à objets (deux ou trois bonus au lieu d’un seul et unique). De plus, lorsque 3 bonus identiques sont collectés, cela active une furie redoutable (inaccessible aux protagonistes ayant moins de 3 cases). Les avantages sont donc bien réels. Si l’on ajoute à cela le fait que l’efficacité des ailes et des châssis est elle aussi indexée au stage lancé, vous devinerez aisément le modèle nébuleux qui se dessine. Cette mécanique qui incite à débloquer un maximum de pilotes et d’objets pour être toujours au top dans les 11 circuits du jeu s’apparente à du pay-to-win puisque tous ces éléments sont proposés contre de l’argent bien réel. Ils sont aussi récupérables en dépensant de la monnaie virtuelle, que ce soit via une boutique qui en propose une sélection ou en misant sur le hasard à l’aide du tuyau vert.

Dans Mario Kart Tour, les pièces servent à acheter de nouveaux pilotes et de nouvelles parties de karting. Elles se gagnent en fin de partie ou sont à ramasser directement sur les circuits. Le rubis permet quant à lui d’accéder à un niveau permettant de ramasser des pièces facilement, ou de gagner un élément au hasard à l’aide du tuyau. Du rubis est disponible dans la boutique contre de l’argent réel, avec des offres allant de 2,29 euros (3 rubis) à 74,99 euros (135 rubis).

Mario Kart Tour : Sur l’autel du free-to-play, Nintendo abat ses kartsMario Kart Tour : Sur l’autel du free-to-play, Nintendo abat ses kartsMario Kart Tour : Sur l’autel du free-to-play, Nintendo abat ses karts

Le magasin, dont le contenu se renouvelle tous les jours, laisse une opportunité à l’utilisateur de dépenser ses pièces glanées en jeu contre des personnages et des éléments de karting. Selon son niveau, il a accès à plus ou moins d’articles (entre 3 et 9). Même si nous apprécions le fait de pouvoir acheter précisément ce qui nous fait envie sans passer par une loterie, la sélection n’est pas fournie, et il faut croiser les doigts pour que l’objet vraiment désiré en fasse partie. Autre trouvaille décriée depuis la sortie, le pass or est un abonnement onéreux (5,49 euros par mois) qui donne accès à du matériel de catégorie or, débloque des badges spéciaux, rend accessible le 200cc et gâte le joueur de plus de cadeaux pendant la campagne. Nintendo nous avait habitués à des choix plus intelligents : réserver un niveau de vitesse supplémentaire (et donc un gain d’xp plus rapide) ainsi que les meilleurs karts aux abonnés n’est pas ce qu’il y a de plus ingénieux. Il va désormais falloir attendre la disponibilité du mode multijoueur afin de vérifier l’aspect pay-to-win observé durant les championnats en solo. Dans cette flaque d’huile de décisions impopulaires, nous notons avec un certain enthousiasme le fait qu’aucun système d’énergie ne vienne un peu plus ternir l’expérience générale. Il aurait été dommage de brider la rejouabilité des circuits de cette manière.

Mario Kart Tour : Sur l’autel du free-to-play, Nintendo abat ses kartsMario Kart Tour : Sur l’autel du free-to-play, Nintendo abat ses kartsMario Kart Tour : Sur l’autel du free-to-play, Nintendo abat ses karts

Trois petits tours et puis s’en vont

Mario Kart Tour : Sur l’autel du free-to-play, Nintendo abat ses karts

Mario Kart Tour roule sur le paradigme habituel de la série. Terminer premier n’est pas un but en soi dans cet épisode. Ce qui est demandé, c’est de faire le plus de points possible en faisant monter un compteur de combos. Les points sont attribués en prenant des tremplins, en ramassant des pièces ou tout simplement en envoyant une bonne carapace verte dans les lombaires d’un adversaire. Le score est ensuite converti en étoiles à échanger contre de nouveaux championnats. Arriver en pole position apporte évidemment un bonus de points non-négligeable, mais il est possible d’arriver sixième tout en faisant monter le compteur d’étoiles au maximum. Ce système de progression incite surtout à rejouer les courses jusqu’à débloquer la note maximale, ou à dépenser quelques deniers pour voir la suite. Des défis quotidiens assez simples à remplir récompensent le joueur régulier avec des étoiles supplémentaires à gagner, ce qui est toujours utile si l’on bloque sur une course plus difficile. Enfin, le jeu développé par Nintendo adopte un système de saisons qui devraient varier toutes les deux semaines. Chaque saison apportera aussi bien son lot d’éléments à débloquer que de pistes inédites (comme Londres, Tokyo et Paris). Au moment où nous écrivons ces lignes, seule la saison se déroulant à New York est disponible.

Mario Kart Tour : Sur l’autel du free-to-play, Nintendo abat ses kartsMario Kart Tour : Sur l’autel du free-to-play, Nintendo abat ses kartsMario Kart Tour : Sur l’autel du free-to-play, Nintendo abat ses karts
Les notes
+Points positifs
  • Ambiances visuelles et sonores réussies
  • Plutôt riche en contenu (11 courses et 20 personnages au lancement)
  • Avec de la pratique, les dérapages ne sont pas désagréables
-Points négatifs
  • Un business model à côté de la plaque
  • Une maniabilité globale qui manque de précision
  • Connexion obligatoire pour jouer (adieu les sessions dans le métro)
  • Quasiment aucune nouveauté dans les circuits (seulement 1 niveau inédit au lancement)
  • Le mode multijoueur n’est pas encore disponible

Malgré ses jolis graphismes et son ambiance sonore réussie qui nourrissent son moteur, Mario Kart Tour nous fait le coup de la panne sèche. Le manque d’inspiration du côté des circuits inédits prouve que les développeurs ont préféré s’enliser dans les nombreuses manières de soutirer de l’argent plutôt que de créer un contenu intéressant à parcourir. Si le gratuit, c’est dans vos prix, vous auriez tort de ne pas tenter un tour de piste, le titre n’étant pas dénué d’intérêt malgré l’absence (temporaire) du mode multijoueur. Sa maniabilité imprécise risque néanmoins de le mener rapidement vers la borne d’arrêt d’urgence de votre périphérique.

Profil de Carnbee
L'avis de Carnbee
MP
Journaliste jeuxvideo.com
27 septembre 2019 à 15:35:34
11/20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (55)
Lire les avis des lecteurs Donnez votre avis sur ce jeu !
10.5/20
Mis à jour le 01/10/2019
iOS Android Course Nintendo
Dernières Preview
PreviewStar Wars Jedi Fallen Order : trois heures de jeu plutôt encourageantes 17 oct., 17:00
PreviewPokémon Épée et Bouclier : De bonnes idées, mais un épisode trop classique ? 17 oct., 15:00
PreviewLegends of Runeterra : Le jeu de cartes de Riot pourrait rivaliser avec Hearthstone ! 16 oct., 04:00
Les jeux attendus
1
Call of Duty : Modern Warfare
25 oct. 2019
2
Pokémon Épée / Bouclier
15 nov. 2019
3
The Last of Us Part II
21 févr. 2020