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Preview : Scorn : Lorsque le malsain rencontre le sublime
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Depuis quelques années, le jeu vidéo est source d'émerveillement et de fascination artistique, dépassant sans cesse la diversité et la créativité du cinéma ou encore de la littérature. Des auteurs, des designers, des programmeurs, des artistes, enfin bref, de nombreuses personnes construisent petit à petit l'ultime divertissement de demain. Ils essaient, testent ; certains échouent (petite pensée à la déception que fut Agony il y a peu), d'autres réussissent (le studio danois Playdead par exemple). Puis il y a ceux dont l'œuvre créée de toute pièce ne peut plus être appelée "jeu" mais "expérience". Le titre de Ebb Software, répondant au nom de Scorn, semble parfaitement s'intégrer dans cette catégorie…

Scorn : Lorsque le malsain rencontre le sublime

Moins d'informations, plus de plaisir de découverte

À peine la touche Entrée pressée, Scorn vous place dans la peau étrangère de ce qui semblerait être un extraterrestre gravement blessé. Aucun contexte, aucun tutoriel, aucune voix-off, aucune interface, cette expérience interactive à l'identité singulière ne vous donne aucune indication sur vos raisons d'être, ainsi que sur vos objectifs. Vous êtes laché(e) en immersion dans un univers qui vous est totalement inconnu, ce qui amène une question dont la réponse arrive très rapidement. Ce concept n'est pas propre à la version Alpha du jeu, il est également pris en compte dans la version finale du titre selon les développeurs et d'après ce que l'on constatera grâce à la construction des niveaux. Cependant, afin de ne pas vous perdre, je reviendrai sur ce point un peu plus tard. Retournons dans le vif du sujet, c'est seulement en appuyant au hasard sur les touches que vous pourrez avoir un aperçu de la palette d'actions possibles : faire un diagnostic de l'arme en comptant le nombre de balles restantes et de votre santé grâce à une jauge de vie minimaliste placée en haut de l'écran, réaliser un rechargement de l'arme à travers une animation lente, interagir avec l'environnement en utilisant des pierres spécifiques ou encore des fonctions basiques (comme courir, viser, tirer, etc.).

Une esthétique sans pareille dans le domaine vidéoludique

Scorn : Lorsque le malsain rencontre le sublime
Une fois les contrôles maîtrisés et pris en main, il est temps de sortir de la pièce d'ouverture pour débuter cette aventure étrangement atypique. Une fois la porte ouverte et quelques pas effectués, force est de constater que la direction artistique, quelque part entre l'art tordu de H.R Giger et le cinéma suberversif de David Cronenberg, impose indéniablement le respect par l'architecture de ses décors mélangeant textures organiques et mécaniques. Cette sensation est encore intensifiée par des éclairages extrêmement pointus ainsi qu'une réalisation technique du tonnerre (malgré une optimisation problématique en raison de sa version) et laisse pantois lorsque l'on prend en considération les moyens et le nombre de personnes derrière le projet. L'atmosphère construite par ce remarquable ensemble invite à la contemplation, la fascination et le dégoût : Scorn représente bel et bien les avancées proposées par l'expérimentation artistique vidéoludique et la liberté créative de la scène indépendante.

Une tension permanente

Scorn : Lorsque le malsain rencontre le sublime
S'il y a une émotion que vous pouvez partager avec l'équipage du Nostromo de l'œuvre culte de Ridley Scott (Alien : Le Huitième Passager), c'est bel et bien l'excitation amenée par la découverte ainsi que la peur de l'inconnu. Tout un écosystème étranger parfaitement conçu et interactif s'offre à vous : tout ce que vous approchez semble être habité par la vie, qu'elle soit mécanique ou organique. Un sentiment d'insécurité et de curiosité émane alors de ce choix de conception : le danger tout comme les "récompenses" peuvent apparaître à chaque recoin, dans chaque pièce, que ce soit devant vous ou encore plus terrifiant, hors-champ. S'il s'agit d'un mécanisme, comprendre son fonctionnement prendra du temps et demandera un certain sens de l'observation. Néanmoins, s'il peut vous ouvrir le champ des possibilités, il a également le pouvoir de vous tuer brutalement sans indices au préalable ; dans Scorn, chaque décision se réfléchit.

Scorn : Lorsque le malsain rencontre le sublime
Cependant s'il s'agit d'une "créature", votre prudence et vos réflexes devront redoubler, puisque comme dans tout bon survival-horror qui se respecte, deux choix vont s'offrir à vous : fuir, sans avoir l'assurance de vous en sortir, ou se battre, en prenant le risque de considérablement réduire les munitions. Si vous prenez la deuxième option, vous remarquerez alors de fortes contraintes : en raison de l'inexistence d'un HUD, vous devez compter vos balles à chaque tir et si par malheur ou par inattention votre chargeur vient à se vider, le rechargement se fera balle par balle avec un champ de vision réduit ainsi que l'impossibilité de courir. Un parti pris de game design qui accentue considérablement le stress, tout en rappelant positivement le Resident Evil 4 de Shinji Mikami. Le titre de Ebb Software inspire sans aucun doute la crainte en prenant le risque d'offrir la mort comme un moyen d'avancer à chaque découverte effectuée.

Une atmosphère qui se joue sur plusieurs couches

Scorn : Lorsque le malsain rencontre le sublime
Le principal but derrière Scorn était d'offrir une expérience purement atmosphérique et hypnotisante par ses trouvailles et ses créations au niveau de l'ambiance. Si nous avons déjà abordé l'identité visuelle de cette œuvre, nous n'avons point parlé de sa bande-son ainsi que de sa narration. Alors, commençons par l'une des plus grandes préoccupations du genre, servant à la fois d'outil de jeu et de moyen d'angoisse: l'atmosphère sonore. Dans Scorn, celle-ci se distingue des autres ténors du survival-horror en raison de ses compositions "musicales" parfaitement stylisées utilisant peu d'instruments et de notes afin de construire un rythme et une base sonore dynamisant les actions du joueur et accordant de l'importance aux environnements complètement mystiques du titre. C'est lent, onirique, quasi-poético-macabre et particulièrement adapté à l'esthétique. Sans compter le sound design oppressant et littéralement dégueulasse qui alimente la vie qui sévit dans cet étrange univers : des bruits mécaniques jusqu'au râlement des créatures, tout est subtilement composé. Néanmoins, c'est surtout cette sensation de mystère qui alimente cette bande-son, déjà présente dans une narration cryptique amenée par des décors ingénieusement conçus et designés ainsi que symboliques par leurs connexions et fonctionnement. Scorn ne se comprend pas, il se découvre et se vit.

Scorn Gaming Live

Chargement de la vidéo
Nos impressions
Original, purement arty et immersif, Scorn dépasse nos attentes pour le moment et donne réellement envie pour la suite. Cependant, il n'existe actuellement aucun moyen de déterminer si cette expérience interactive sera un pétard mouillé, un chef-d'œuvre ou même une controverse. Ebb Software a décidé d'aller tellement loin dans l'expérimentation artistique et créative qu'il est difficile de voir si le titre plaira ou non. Dans tous les cas, il trouvera son public, c'est certain. Rendez-vous en octobre afin de découvrir le verdict final.
Profil de diego21000
L'avis de diego21000
MP
Utilisateur jeuxvideo.com
13 juillet 2018 à 21:00:02
Mis à jour le 09/07/2018
PC FPS Survival-Horror Aventure Puzzle-Game Indépendant Futuriste Science-Fiction Extraterrestres Contemporain Action Réflexion Ebb Software Monstres Horreur

COMMENTAIRES

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Cpia
Cpia
MP
le 14 juil. 2018 à 18:56

C'est loin octobre!!! Les concepts, les ovnis, c'est bon! Même si décevants, ils ont souvent le mérite de laisser au moins une idée, un concept, une scene gravée en mémoire... des ptits bols d'air frais viciés quoi :)

Et là, une leçon magistrale d'appropriation d'un univers. Du Giger "tuné" aux ptits oignons, rien que pour ça, deja... envie!!!

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Doctorwho418
Doctorwho418
MP
le 14 juil. 2018 à 10:46

reste juste a voir l'interet et la durée de vie .......mais sinon prometteur effectivement .un ovni videoludique , parfait pour se faire peut etre ...réellement peur ! ce questionnement au plus profond de nous meme à chaque pas , j'y vais , j'y vais pas , je fais quoi ? ..........parce que les survival aujourd'hui , c'est tellement bidon ( a base de jumpscare ) que meme outlast 2 m'a paru fade et tres tres peu rechercher , genre " ok , c'est vu et revue " ...mais bon il y a differente peur , et celle qui est decrit dans ce jeu a l'air parfaite et réelllement bien exploitée :ok:

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OuaisCMoi
OuaisCMoi
MP
le 14 juil. 2018 à 09:03

Future bouse infame. On veut du jeu, pas des films interactifs nuls a chier.

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hedasker
hedasker
MP
le 14 juil. 2018 à 01:27

Vous pourriez mentionner l'artiste polonais Zdzisław Beksiński qui est une source d'inspiration au moins aussi importante que H. R. Giger pour les développeurs du jeu.

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kobalt1001
kobalt1001
MP
le 14 juil. 2018 à 00:02

C'est tentant. Mais après agony, achat après test, pas de dayone.

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Pro-consoles
Pro-consoles
MP
le 13 juil. 2018 à 23:36

envie de tester ça...

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Pseudo supprimé
le 13 juil. 2018 à 22:37

En tout cas Agony a confirmé la tendance qui pointait à l'horizon il y a quelques années déjà : plus le jeu est recherché esthétiquement, moins il a d'intérêt. :(

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Commentaire édité 13 juil. 2018, 22:39 par pseudo supprimé
Jun-
Jun-
MP
le 13 juil. 2018 à 22:24

See my shadow changing
Stretching up and over me
Soften this old armor
Hoping I can clear the way by
Stepping through my shadow
Coming out the other side
Step into the shadow
Forty six and two are just ahead of me

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ger-onimo
ger-onimo
MP
le 13 juil. 2018 à 22:04

Clin d'oeil à David Cronenberg

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Butcher-2018
Butcher-2018
MP
le 13 juil. 2018 à 21:46

Que c'est fade ces décors.. quelle horreur ! ça ne dépassera jamais Doom ! j'ai été traumatisé par l'incroyable crotte qui se nomme "Agony"... ça a l'air bien différent de ce dernier mais ça reste bien pourrave rien qu'aux premières vidéos... il y a des gens vraiment pas difficile...

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Commentaire édité 13 juil. 2018, 21:47 par Butcher-2018
Top commentaires
deGrasse_Tyson
deGrasse_Tyson
MP
le 13 juil. 2018 à 21:12

Depuis le temps que je l'attend celui la :bave:

J'espère que ça ne sera pas une daube comme Agony :snif:

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Mousse-Boule
Mousse-Boule
MP
le 13 juil. 2018 à 21:10

Dans son inspiration de Giger, c'est tout de même sensiblement plus inspiré - au moins dans les intentions créatrices - qu'Agony que tout le monde va citer avec méfiance.

Le problème d'Agony à mon avis, outre sa réalisation, c'est la pauvreté de son inspiration dans la tentative de création d'un enfer. Là on a une esthétique singulière d'un bon artiste comme base pour travailler, la contrainte est souvent créatrice, j'ai de l'espoir.

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