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Les "baleines" du marché vidéoludique : poisons ou mécènes ?

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Les "baleines" du marché vidéoludique : poisons ou mécènes ?
Les "baleines" du marché vidéoludique : poisons ou mécènes ?
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20 000. Point n'est question ici du nombre de lieues sous les mers, mais de la somme d'argent investie dans un seul jeu vidéo dont l'accès est rendu gratuit par un individu que l'on peut qualifier de "baleine".

Débat et opinion
L'avis d'un lecteur n'a pas pour but de refléter celui de la rédaction du site, ni de celui des lecteurs dudit site.

Si l'on grince parfois des dents en achetant un jeu vidéo à 70 euros, un collector à 110 ou une console à 400, certains ne voient pas d'un mauvais œil ces prix, pas plus que les sacro-saintes microtransactions. Les baleines pèsent de plus en plus sur le marché, c'est indéniable ; pour le meilleur ou pour le pire ?

Les "baleines" du marché vidéoludique : poisons ou mécènes ?

Tout d’abord, tombons d’accord sur la définition du thème : les baleines, quézaco ? Cette expression est employée pour définir ces joueurs qui injectent massivement de l’argent réel dans des jeux vidéo disposant de microtransactions ; à noter que les "baleines" peuvent être des joueurs occasionnels comme hardcore. C'est principalement sur eux que compte l'industrie du mobile, c'est également vers eux qu'il faut se tourner pour faire vivre un free-to-play et le faire perdurer sur plusieurs années.

Ainsi, le compte twitter de jeuxvideo.com demandait le 26 novembre quelles étaient les plus grosses dépenses des joueurs :

LES BALEINES, C’EST LES AUTRES

L’occasion pour chacun de regarder dans le rétroviseur de sa vie de joueur, et analyser ses consommations. L’estimation des baleines s’échelonne entre 0.5 et 5%. De nombreuses réponses valent le coup d'œil, mais nous n'en présenterons que quelques-unes.

Les "baleines" du marché vidéoludique : poisons ou mécènes ?

LE PLANCTON DE TES MORTS

Les chalutiers que sont les industriels du jeu vidéo amassent des profits considérables et en constante augmentation depuis plusieurs années. Les "whales", comme le révélaient il y a quelques temps la plateforme Swrve, font vivre le marché du jeu vidéo mobile : 64% du chiffre d’affaire étant réalisé par… 0,23% des joueurs. 0,23% ! Le pourcentage peut surprendre, tant la part semble infime. Et pourtant, Ubisoft annonçait il y a quelques semaines jouir de chiffres record sur les ventes digitales et contenus additionnels. Il convient toutefois de différencier les microtransactions des DLC, versions collector, "Deluxe" et autres, qui ne proposent pas les mêmes contenus et n'ont pas vocation à séduire les mêmes profils de joueurs.

LE CAS STAR WARS : PAY-TO-WINFRONT 2

Les "baleines" du marché vidéoludique : poisons ou mécènes ?

Il est là, devant nous. C’est le point de non-retour, selon bon nombre de professionnels et nous le devons à EA et sa dernière engeance, j’ai nommé Star Wars : Battlefront II. Sans revenir en détail sur le cas, précisons que le jeu est devenu ce que l’on peut appeler, non sans déplaisir, un "Pay to Pay-to-Win". Le joueur achète ainsi une boîte à 70 euros, pour ensuite accéder à un contenu le frustrant et confisquant une partie du jeu sous peine de devoir (re)casquer. Les baleines suivront-elles ? Jusqu'où peut aller un éditeur pour palier ses coûts de développements, rendus toujours plus conséquents et longs ?

ON DIT MERCI QUI ?

Les "baleines" du marché vidéoludique : poisons ou mécènes ?

Néanmoins, et selon toute vraisemblance, les baleines permettent de faire vivre des projets divers, parfois dont les moyens sont modestes. Cela permet donc aux joueurs ne déboursant pas un centime de profiter d'un contenu rarement famélique, puisqu'amorti par les fameuses "whales". Ceci d'autant plus qu’il existe autant de profils différents que de cétacés dans les océans. Une baleine peut par exemple injecter 30 euros par mois en cosmétiques et autres achats intégrés, et à côté de cela ne pas acheter plus d’un jeu à l’année.

À l’inverse, un autre joueur peut acheter un jeu tous les deux mois et revenir au même résultat financier : la différence est que l’un reste fidèle à un jeu, s’y investit et devient véritablement un expert en la matière, quand l’autre survole et papillonne sur plusieurs itérations l’ayant un temps enchanté. Si le célèbre MOBA League of Legends possède un modèle réellement free-to-play, qui plus est disposant d'autant de contenus, c’est évidemment grâce aux achats massifs de microtransactions intégrées. Autrement dit, les baleines seraient des mécènes et auraient un rôle essentiel dans le marché…

"INDIGNEZ-VOUS", LE PROCHAIN LEITMOTIV ?

Les "baleines" du marché vidéoludique : poisons ou mécènes ?

Pour autant, la carte bleue est depuis toujours un bulletin de vote. Acheter, c’est donner son aval au produit ; c’est l’accepter, c’est pérenniser la pratique. Pour donner un exemple édifiant, le coton ouzbek donne de la sueur de travailleurs forcés à qui le porte en toute connaissance de cause, c'est-à-dire si l'on sait d'où il vient et qui l'a fabriqué. Ainsi, les éditeurs ne se seraient pas autant investis dans le microtransactions, en les intégrant jusqu’à plus soif dans leur jeu si cela ne marchait pas autant.

Payer pour aller plus vite ou pour être plus fort que les autres par manque de temps ou d'argent.

Entre le boycott et le "buycott", la ligne est parfois très fine. Ces pratiques d’industriels qui nous font désigner les pay-to-win parmi les free-to-play ne sont pas arrivées seules ; il a fallu des joueurs pour les rentabiliser. Sans porter aucun jugement de valeur, certaines licences tirent peut-être trop la corde et profitent des joueurs fragiles parmi la tranche d'âge la plus basse.

UN AUTRE MONDE

Les "baleines" du marché vidéoludique : poisons ou mécènes ?

Dans plusieurs situations, on peut assimiler certains jeux intégrant des microtransactions à des jeux de hasard ; ce débat constitua d'ailleurs une actualité brûlante ces derniers temps. Si cela est avéré, alors les classifications PEGI vont très certainement passer ces jeux à 18 ans, jeux d'argent oblige. On entend chaque jour à la radio et à la télévision, parmi les publicités vantant telles marques de paris sportif, qu'il faut faire attention pour ne pas en devenir dépendant. Aurons-nous le droit à ces messages d'avertissements dans les trailers, sur les jaquettes de jeux, dans le hub même de ces derniers ?

Les "baleines" du marché vidéoludique : poisons ou mécènes ?

Un finlandais trentenaire, "Ze Jodecast", contait il y a quelques temps en conférence avoir dépensé 20 000 euros dans le célèbre jeu mobile Clash of Clans afin d'en devenir le joueur numéro 1. Celui qui a dit que la plate-forme YouTube était "regardée par les enfants et les pauvres" chérit donc son rôle de baleine et semble en éprouver même une fierté. Son point de vue consiste à faire l’analogie entre un bon jeu vidéo et un bon vin, de sorte qu’un jeu qu’il considère excellent mérite un tarif… excellent. Des propos que l'on jurerait exagérés voire ironiques, mais son histoire est vraie. Un moyen pour une classe (très) aisée de rendre élitiste et clivant le loisir qui nous réunit ici.

Les "baleines" du marché vidéoludique : poisons ou mécènes ?

Sans vouloir verser dans l'euphémisme, reste que ces joueurs ne trichent pas, et font parfois vivre d'ambitieux projets motivés par une envie de bien faire. Roublards, opportunistes ou formidables mécènes ? Peut-être que ces baleines sont un peu de tout cela à la fois.

Nous avons sûrement presque tous été la baleine d'un jeu, à notre échelle : du MMO mondialement connu à Angry Birds, du plus obscur F2P mobile au mastodonte qu'est League of Legends. Reste à savoir si le jeu en vaut la chandelle !

Profil de D_Loquet,  Jeuxvideo.com
Par D_Loquet, Utilisateur jeuxvideo.com
MP
Electronic Arts

COMMENTAIRES

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Loup_affectif
Loup_affectif
MP
le 11 déc. 2017 à 15:10

Chez moi, on appelle ça les pigeons.

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Drak30
Drak30
MP
le 11 déc. 2017 à 14:04

il est comique de voir qu'en travers ces histoires d'argent qui pollue chaque art , et l'existence même humaine, s'en trouve, ceux qui aime l'argent et qui en détienne s'en accapare excessivement, qui se plaisent à se donner mais encore ceux que, atteint du syndrome du larbin, leur donne de grand nom tel que :

mécène
philantrope
humaniste
... des enjoliveurs pour laid roue https://fr.wikipedia.org/wiki/Enjoliveur

alors que ce sont avant tout et surtout de put1 de gros parasite. http://image.noelshack.com/fichiers/2017/20/1495044304-1485484836-larry.png

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shize815
shize815
MP
le 11 déc. 2017 à 12:50

Aaaah, Summoners War...

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Urleur
Urleur
MP
le 11 déc. 2017 à 11:40

Jamais payé pour une micro transactions, un jeux je paye la base et basta, mais que des jeux "normaux" pas ceux de EA !.

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_NoRb3rMuDa_
_NoRb3rMuDa_
MP
le 11 déc. 2017 à 11:32

Sacré Baleines, avec leurs becs et leurs plumes... c'est à force de rentrer dans le jeu des éditeurs en roucoulant que les pratiques de l'industrie vidéoludique deviennent de plus en plus vomitives...

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geantvert
geantvert
MP
le 11 déc. 2017 à 10:14

Je suis Achab. Baleines, planquez-vous. :hap:

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hellnight
hellnight
MP
le 11 déc. 2017 à 08:32

"Nous avons sûrement presque tous été la baleine d'un jeu" non on m'appelle le requin radin :fou:

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fenomal
fenomal
MP
le 11 déc. 2017 à 06:56

Pour Final Fantasy XV, je me suis acheté une PS4 pro rien que pour ce jeu que j'ai attendu 10 ans, alors que j'avais déjà la ps4 fat. J'ai payé une place vip pour voir Kingsglaive au grand Rex. J'ai réservé l'édition collector, et j'ai bien évidemment pris la season pass.

Est-ce que ça fait de moi une baleine de ffxv ? (Ha, et je précise que je regrette mes achats)

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Commentaire édité 11 déc. 2017, 06:58 par fenomal
zackkkfair
zackkkfair
MP
le 11 déc. 2017 à 03:44

Star wars battlefront n'est absolument pas un pay to win mais un pay to fast...
Quelqu'un qui ne paie pas peut gagner et gagnera si il a un minimum de skill et ce même en jouant contre des joueurs qui paient !
L'argent dépensé sur le jeu n'est juste que pour débloquer les persos, armes, cartes etc plus vite puisque tout est déblocable en jeu, donc merci de ne pas contribuer à la descente du jeu comme un mouton sans vous renseigner !

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argonaute56
argonaute56
MP
le 11 déc. 2017 à 01:34

Oulala,La connerie atteint un niveau abyssal, autant sur le fond (vos baleines) que sur la forme (votre article) , et mon profil gamer doit se retrouver au fond de la fausse des mariannes !

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Top commentaires
legendion
legendion
MP
le 10 déc. 2017 à 10:41

Je n'ai jamais été la baleine d'aucun jeu. J'ai connu la grande époque où les micro transactions n'étaient meme pas un concept et jamais je n'aiderai cette arnaque à se développer. Les jeux à micro transactions sont souvent des jeux sans fin. Sans but, si ce n'est avoir plus grosse et le montrer aux autres.

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Uranometria
Uranometria
MP
le 10 déc. 2017 à 10:45

En général si le jeu est un pay to win, je le lâche. Ces microtransactions devraient juste être cosmétique

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