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Quand développeurs et journalistes couchent ensemble par intérêt ?

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Quand développeurs et journalistes couchent ensemble par intérêt ?
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Quand développeurs et journalistes couchent ensemble par intérêt ?
Depuis quelque temps, les joueurs montrent une certaine méfiance à l'égard de la presse spécialisée, parfois à juste titre, parfois non. Certaines affaires, comme le fameux Doritos-gate, n'auront été finalement que la confirmation de ce qu'ils imaginent être des pratiques courantes dont on envisage encore mal l'ampleur. Il règne désormais un climat de doute qui devient d'ailleurs un peu désagréable lorsqu'il s'agit de rédiger la critique d'un jeu, et de le noter, pour les magazines et sites qui ont recours à cette pratique. Honnêtement, qui n'a pas déjà pensé "Ils ont reçu leur petit chèque eux pour mettre une note pareille !" ? Hein ? Allez, avouez ! Plutôt que d'envisager quelque chose de beaucoup plus simple (par exemple : une divergence de sensibilité, de goût...), on préfère imaginer des complots, des dessous de table, ou pire encore ! Et l'affaire que l'on vous rapporte aujourd'hui ne devrait pas arranger les choses.

Quand développeurs et journalistes couchent ensemble par intérêt ?
L'histoire fait grand bruit actuellement de l'autre côté de l'Atlantique. Twitter, YouTube, Neogaf, Gamesfaq, Gamerheadlines, et Steam sont en feu : on a appris tout récemment qu'un développeur de jeux indépendants aurait couché avec un journaliste du site américain Kotaku, ceci dans le but d'obtenir des faveurs de traitement pour son jeu, disponible depuis peu. Mais le traitement de cette histoire a pris une autre tournure car le développeur est une femme. Et lorsque dans le milieu du jeu vidéo, on mêle femmes, népotisme et sexe, on est pratiquement certain d'obtenir un billet pour une nouvelle représentation du grand ballet de la bêtise humaine. Comme l'a dit très justement Phil Kollar (Polygon) sur Twitter :

Une femme dans le jeu vidéo commet une erreur : "Tu fais reculer la cause des femmes dans le milieu". Un homme fait la même erreur : "Pas de problème, on a l'habitude".

Zoe Quinn, une tête connue

Quand développeurs et journalistes couchent ensemble par intérêt ?
Zoe Quinn, puisque c'est d'elle dont il s'agit, travaillait depuis quelque temps déjà sur Depression Quest, un jeu expérimental via lequel elle se proposait de parler et de faire parler de la dépression, un sujet grave et malheureusement trop peu connu du grand public. Une noble mission, qui a néanmoins été entachée par quelques sombres affaire courant 2013. La développeuse en avait pris plein la figure lorsque son jeu a passé le Steam Greenlight, ce qui lui avait donc permis de proposer Depression Quest au plus grand nombre. Quinn s'est notamment plainte de harcèlements, de menaces de mort, de viol, et de tout un tas d'horreurs qu'on vous laisse imaginer.

Quand développeurs et journalistes couchent ensemble par intérêt ?
On a d'abord accusé 4chan, qui a nié (alors que ses membres sont plutôt du genre à revendiquer leurs actions), avant que l'attention ne retombe sur un autre forum, beaucoup moins connu, nommé Wizardchan. Un endroit étrange (interdit aux femmes !) où se rencontrent de jeunes adultes particulièrement mal dans leur peau, dépressifs pour la plupart, et ayant tous comme point commun de n'avoir jamais eu de relation sexuelle, et d'avoir été les victimes de violence et moqueries lorsqu'ils étaient écoliers, collégiens, lycéens. Vous voyez un peu le genre. Eux-mêmes se sont défendus en affirmant qu'aucun d'entre eux n'aurait eu le courage de passer les coups de téléphone terribles que Quinn aurait reçus.

On tournait donc en rond, jusqu'à ce que beaucoup finissent par dire que la développeuse avait tout inventé, afin de faire indirectement la promotion de son jeu grâce au bad-buzz que l'histoire avait créé. De pareilles accusations ne sont pas restées sans réponse : Quinn a rapidement trouvé des soutiens, plusieurs sites américains se sont penchés sur le sujet... La développeuse était donc devenue un emblème. A noter qu'il existe aujourd'hui encore des « preuves » tendant à prouver qu'elle avait effectivement menti... Néanmoins la véracité desdites preuves est plus que sujette à question. Nous n'en débattrons pas ici, ce n'est pas le sujet.

Une sombre affaire de rupture

C'est sur une banale histoire de rupture que débute la « Quinnspiracy ». Eron Gjoni, ex-petit ami de la développeuse, a créé il y a quelques jours un blog dans lequel il jette en pâture toute leur histoire, vie privée comprise, après une rupture difficile. Il affirme notamment qu'elle aurait couché avec diverses personnes, dont Nathan Grayson, journaliste chez Kotaku. Si la vie sexuelle de la dame ne regarde qu'elle, ce qu'impliquent ces coucheries est en revanche potentiellement problématique. La Qinnspiracy soulève en fait deux problèmes sur lesquels cet article va se pencher : d'abord celui de la collusion dans le milieu du jeu vidéo, bien évidemment. Mais aussi celui de la misogynie qui y règne, j'en veux pour preuve la campagne de harcèlement que subit la développeuse depuis plusieurs jours.

La parole à la défense : Le journalisme de nouveau critiqué

Quand développeurs et journalistes couchent ensemble par intérêt ?
La créatrice de Depression Quest n'a pas nié ce qui ne saurait l'être. Grayson, lui, s'est défendu d'avoir offert au jeu un quelconque traitement de faveur. S'il a effectivement évoqué la création de Zoe Quinn dans un article, il n'en a pas rédigé la critique ; Stephen Totilo, à la tête du site, a déclaré sur Twitter que son journaliste lui avait certifié ne pas être avoir été en relation avec Quinn au moment où il travaillait sur cet article, et qu'il n'avait plus jamais parlé d'elle par la suite. Totilo ajoute par la suite que Grayson a son entière confiance. Pas sûr que ce soit aussi simple pour les joueurs qui, eux, sont tout à fait en droit de se demander si ce problème n'est pas plus large, et s'il se généraliserait pas à d'autres sites. Il existe d'ailleurs actuellement une pétition demandant le renvoi du journaliste fautif qui, au demeurant, a tout à fait le droit de coucher avec qui bon lui semble. Reste à savoir si cette relation était intéressée ou non... Ce serait bien évidemment un tout autre problème. Comme dit plus haut, les gamers sont de plus en plus méfiants à l'égard des journaliste jeux vidéo, et cette affaire n'arrangera probablement pas les choses : beaucoup n'attendrons pas que vérité soit faite pour porter un jugement.

Autre chose, et c'est ce qui est nouveau avec cette affaire, c'est qu'on ne parle pas ici d'un gros éditeur, mais d'une production indépendante, du travail d'une seule personne. Ses moyens sont donc extrêmement limitées. Mais si un seul être humain peut avoir recours à ce genre de pratique, et influencer le travail et les écrits d'un journaliste, que peuvent faire les grandes entités de l'industrie, eux qui ont des moyens quasi illimités ? C'est certain, les erreurs et idioties de quelques individus vont entacher toute une profession, qui n'avait pas besoin de cela.

Trop de misogynie dans le jeu vidéo

Quand développeurs et journalistes couchent ensemble par intérêt ?
Au-delà du premier problème évident que soulève cette histoire, à savoir l'indépendance de la presse spécialisée, une autre question revient : celle du problème de la misogynie, qui n'est que trop présente dans le monde du jeu vidéo. Ce n'est pas la première fois que le sujet est abordé, pointé du doigt, débattu. Sujet qui fâche, et pourtant... Les réactions, notamment sur Gamesfaq ou Twitter, sont écœurantes. Sous couvert de défendre le professionnalisme et l'éthique des journalistes, beaucoup s'en prennent à Quinn en tant que femme.

Depuis plusieurs jours maintenant, la développeuse subit bon nombre d'attaques, d'insultes, de menaces, voit sa vie privée mise à nue... et s'en plaint, à juste titre. Il n'en fallait pas plus pour relancer la guerre entre certains joueurs et ceux qu'ils appellent méchamment les « Social Justice Warriors ». Joutes verbales qui se terminent la plupart du temps avec d'un côté les misogynes les plus idiots, contre les féministes les plus extrêmes, c'est vous dire à quel point les discussions sont constructives. Mais ces échanges des plus musclées mettent en exergue une vérité que beaucoup de joueurs ne veulent pas voir. Et tant qu'ils n'ouvriront pas les yeux, les militant(e)s qu'ils critiquent tant auront encore du grain à moudre, malheureusement : ces gamers sont l'illustration parfaite de ce qu'ils/elles dénoncent.

Zoe Quinn a bien été la seule à être aussi durement attaquée dans cette affaire. Jusqu'à preuve du contraire, pour faire l'amour, il faut être deux, et le journaliste de Kotaku n'a apparemment pas vu des photos de lui nu apparaître partout sur le Net. Il n'a pas non plus été traité comme la pire des catins ; et il n'a sans doute pas reçu des menaces de viol. On menace « uniquement » de s'en prendre à son métier, pas à son intégrité physique ou sexuelle. Et pourtant, n'est-il pas aussi fautif que Quinn, sinon plus ? Deux poids deux mesures, une fois encore.

Profil de Epyon,  Jeuxvideo.com

COMMENTAIRES

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Teulman
Teulman
MP
01 sept. 2014, 23:25

Maxi laideron :rire:

http://www.ruthlessreviews.com/wp-content/uploads/2014/08/zoechair.jpg

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Laura3304
Laura3304
MP
01 sept. 2014, 00:44

des potins sur JV. com ...
Jsuis la première à gueuler pour certaines causes mais là faut pas abuser. C'est terrible comme histoire mais on est sur internet. ça va se tasser... dans un an on en parle plus et on pourra se concentrer sur le dégonflement mammaire de Nabila et les prothèses de pectoraux de Stalone... Finalement la connerie c'est un éternel recommencement.

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Servalath
Servalath
MP
28 août 2014, 21:17

Son comportement est digne d'une sal*pe en effet, mais ça reste sa vie privée. Même si, grâce à ses aventures au lit, on aurait eu son jeu collé devant les yeux toute la journée à la TV, sur Internet, avec des notes de 20/20, si le jeu ne nous intéresse pas, normalement, on n'achète pas. A moins d'être un sacré pigeon. J'en conclus donc que ce sont les pigeons qui se plaignent comme des gosses de 12 ans.

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LEROMANODU86-
LEROMANODU86-
MP
28 août 2014, 20:56

très bien écrit, bravo.

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[peanut]
[peanut]
MP
27 août 2014, 18:27

C'est amusant comme on la fait passer pour une victime, surtout la partie concernant les photos nues. La jeunes femme tient une page sur un site pornographique, c'est elle qui upload ses photos et elles ont donc toujours été visibles par tous sur internet.
On ouvre pas un compte sur un site qui propose de l'argent contre des photos pornographiques si on est pas prêt à assumer que ses photos soient mentionnées par la suite.

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Spirit-Moon
Spirit-Moon
MP
27 août 2014, 07:44

On vous l'aura sans doute dit, mais merci de vérifier la signification du mot "népotisme" avant de l'employer n'importe comment. Il n'est pas du tout approprié dans la situation présente...

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[trollilol]
[trollilol]
MP
26 août 2014, 14:27

wagnette Voir le profil de wagnette
Posté le 26 août 2014 à 08:52:28 Avertir un administrateur
Connaissais pas Epyon avant de lire cet article. Ben putain c'était bien, j'en suis encore sur mon séant. Probablement un des meilleurs articles sur le sujet que j'ai lu, presse spécialisée ou pas.

tu ne dois pas beaucoup lire...

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Goldeagle7500
Goldeagle7500
MP
26 août 2014, 13:52

Je trouve dommage que les gens encore non informé de cette affaire tombe sur un article comme celui-ci et en tire immédiatement leurs conclusions qui sont bien sur orientés par l'auteur de ce papier. Si vous désirez connaitre toute l'histoire et pas juste un partie de l'affaire, je conseille à ceux que ça intéresse de se renseigner par eux-même et de se faire leurs propres jugements. Il y a bien plus à raconter que ce qui est dit ici. On dirait un vague copier coller des articles défendant la demoiselle. Quand on fait du journalisme, on cherche des infos, on les regarde pas dans la presse qui est elle-même victime du scandale.

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immun
immun
MP
26 août 2014, 11:51

Le scandale dois aussi son ampleur à cause des liaisons incestueuses et de la corruption généralisée de la presse vidéo-ludique sur internet mais aussi parce que Kotaku, RockPaperShotgun depuis quelque année multiplie les articles tendance SWJ, en plus d'article digne de 9gag, où ils passent leurs temps à traiter le joueur de pervers, de sexiste, violeur et à quelle point se jeu tu aime est sexiste et fait la promotion du viol.
Sur kotaku il y a un article réalisé par Patricia Hernandez qui dit que tuer un joueuse dans une partie online doit être considéré comme un viol. Une partie des articles écrit par elle sont du même acabit.

L'affaire Zoé Quinn doit une partie de son ampleur à cause de ça. Les gamers en ont marre d'être présenté comme des prédateurs sexuels alors que tout cette histoire de misogynie ne sert qu'à couvrir un exemple flagrant de conflit d'intérêt concernant une personne manipulatrice, menteuse et malhonnête.

Soyons clair le sexisme existe dans le monde du jeu vidéo, comme partout ailleurs : insulte dans une partie online, difficulté pour le staff de Remember Me de mettre une héroïne dans leur jeu à cause de l'éditeur, etc... En parler est une bonne chose.

MAIS chercher en permanence si telle ou tel jeu est sexiste, analyser si chaque phrase d'un développeur pendant une interview ne cache pas un sous-entendu misogyne, faire chier le monde parce tel ou tel personnage n'est pas politiquement correct se n'est pas lutter contre la misogynie c'est faire preuve d'une obsession maladive.

Et il est là le problème : Kotaku et compagnie sont obsédés par ça et c'est en train de bousiller l'univers du jeu vidéo.

Les SWJ ne veulent pas l'égalité ils veulent une forme perverse de politiquement correct sous couvert de défendre la tolérance et l'égalité (sauf si tu un homme blanc non transexuel visiblement, à ce moment là tu es le méchant oppresseur privilégié et violeur).

Un développeur de Divinity : Original Sin à révélé qu'il avait été forcé de changé l'artwork de présentation d'un personnage lors de la campagne Kickstarter sous prétexte que le personnage féminin n'était pas convenable selon les retours (le personnage portait une armure où on voyait son ventre). Grosso modo ça s'appelle de la CENSURE.

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]scorpion360[
]scorpion360[
MP
26 août 2014, 09:39

Nepenthes, suis-je le seul à penser que tant qu'il n'y a pas de preuves concrète de cette coucherie intéressée il ne devrait pas y avoir de sanctions pour le journaliste? Pour le moment le doute s'installe oui mais c'est surtout contre zoe apparemment et faire un article aussi engagé que cela est très dangereux sur la crédibilité de l'auteur.

wagnette mais bien sûr, ils ont couché juste par amour (en supposant que ce soit le cas) et c'est un pur hasard que le type soit un journaliste....surtout préviens moi quand tu sortiras du monde des bisounours.

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Top commentaires
Laura3304
Laura3304
MP
01 sept. 2014, 00:44

des potins sur JV. com ...
Jsuis la première à gueuler pour certaines causes mais là faut pas abuser. C'est terrible comme histoire mais on est sur internet. ça va se tasser... dans un an on en parle plus et on pourra se concentrer sur le dégonflement mammaire de Nabila et les prothèses de pectoraux de Stalone... Finalement la connerie c'est un éternel recommencement.

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