Le combat des consoles Android : Unu, Ouya, Mojo

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En marge de la Xbox One et de la PS4 qui se préparent à se livrer une guerre sans merci dans les mois qui arrivent, un tout autre marché s’active autour du jeu mobile. Alors que des millions de jeux sont téléchargés quotidiennement sur smartphones et tablettes, l’Unu, la Mojo et la Ouya proposent de traduire ce plaisir nomade en plaisir sédentaire. Une nouvelle façon d’aborder le jeu vidéo, que les trois machines voient de manière différente.

 

La Unu

Tablette 7 pouces Android (8 Go de mémoire et d’1 Go de RAM), la Unu de Sunflex fait office de console de jeu comme peut le faire le Galaxy Note par exemple (dont la taille de l’écran est légèrement inférieure). La différence, c’est ce dock vendu avec, que l’on branche directement sur la télévision via le port HDMI. Une fois la Unu posée dessus, la télé devient "Smart". Grâce à la télécommande (appelée Air Mouse) qui affiche un pointeur à l’écran, l’utilisateur peut facilement naviguer dans les menus, ou encore poursuivre le film (à ce sujet, Sunflex affirme qu’il sera possible de visualiser des vidéos Full HD en 1080p) qu’il avait entamé dans le train, grâce aux touches classiques (Marche, Arrêt, Pause…). Le petit plus de l’Air Mouse se situe au dos, où se trouve un clavier AZERTY, vraiment très pratique pour l’aspect bureautique que l’on peut tirer de la machine, à savoir consulter ses mails, écrire une note ou naviguer sur le Net et les réseaux sociaux…

 

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En ce qui concerne la maniabilité, la Unu fait dans la simplicité avec un système de "drag and drop" (ou glisser / déposer), tout ce qu’il y a de plus simple et rapide dès lors qu’il s’agit de réorganiser son interface. Pour les joueurs, Sunflex a prévu de sortir un pack Gaming Edition à 250 dollars qui comprendra la tablette et la télécommande évidement, mais aussi une manette bluetooth qui rappelle curieusement celle de la 360. Si la prise en main est assez agréable, les gâchettes, elles, manquent cruellement de souplesse, allant même jusqu’à faire un peu "cheap". Cependant, elles répondent très bien lorsqu’il s’agit de jouer. Pour ce qui est des jeux, tout le catalogue Google Store sera accessible et Unu prévoit également d’offrir son propre magasin, le Unu Store, dont on ne connaît pas encore le contenu. Quoi qu’il en soit, la Unu reste assez attractive, se posant clairement comme concurrente aux tablettes actuelles, affichant de surcroît un prix agressif. Commercialisé le 30 septembre 2013, la console coûtera 199 € en version Media Center (tablette, station d’accueil, câble HDMI et Air Mouse) et 229 € pour l’édition jeux vidéo (avec une manette bluetooth en plus).

 

La Mojo

Ne ressemblant ni à une tablette ni à une console, la Mojo se résume tout simplement en un petit boîtier que l’on branche directement à la télévision. Grâce au Google Play, Amazon App Store et Nvidia Tegra Zone pré-intégrés, chaque utilisateur pourra, à son aise, profiter des jeux qu’il a précédemment achetés dans ces échoppes, et ce, sans avoir à repasser à la caisse. Il lui suffira pour cela de les télécharger à nouveau sur la Mojo. Pour ce qui est des jeux, chaque utilisateur pourra sauvegarder ses parties sur le Cloud, ce qui lui permettra de reprendre, que ce soit sur son smartphone ou la Mojo, là où il s’est arrêté. Une information bienvenue et surtout pratique !

 

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Lorsqu’on la regarde, c’est vrai qu’esthétiquement, la machine n’a rien de sexy. Mais c’est pour mieux surprendre. Embarquant un processeur Nvidia Tegra 4 (et ayant une capacité de stockage de 16 Go, ce qui demeure plutôt confortable), la Mojo s’affiche comme la console Android la plus puissante du marché, ce qui laisse entrevoir des lendemains plus que réjouissants pour les développeurs de jeux mobiles souvent cantonnés à ne pas trop pousser dans les détails. Et pour les jeux tactiles exclusivement, comment cela se passe ? Grâce à la manette baptisée C.T.R.L.R (pour Controller) et ses trois modes, tous les jeux seront jouables, d’Angry Birds à GTA. Outre la fonction standard d’une manette classique, le mode souris transformera le stick analogique gauche en pointeur. Enfin, le mode PC muera le Controller en pad PC. Disponible durant la période de Noël 2013, la Mojo est assurément l’une des "nouvelles machines" les plus convaincantes. Outre ses caractéristiques techniques et son catalogue, elle accueillera également toute une gamme d’accessoires Madcatz, du clavier à la souris en passant par le casque. Histoire de faire oublier votre PC ? Pour cela, il faudra attendre Nöel et un prix qui n’a pas été annoncé officiellement. Mais avec le business model d’un constructeur privilégiant le hardware (puissance et produits haut de gamme), et de surcroît ne tirant aucun profit de l’hébergement des "magasins en ligne", le positionnement tarifaire de la Mojo devrait se situer entre 200 et 250 euros.

 

La Ouya

Née grâce au financement participatif via Kickstarter, la Ouya a été la première à se lancer dans le grand bain du marché de la console "hybride". Ce qui la différencie des autres machines, c’est qu’elle opère dans un circuit fermé, comprenez par-là qu’elle n’accepte que les jeux du Ouya Store. Pas de compatibilité avec le catalogue Google Store ou autres, ce qui la marginalise et la rend beaucoup moins attrayante que la Mojo ou la Unu. De plus, les titres proposés pour la Ouya sont d’une pauvreté assez affligeante (The Little Crane That Could, Plane Loopy) et la manette au joli design souffre d’une croix directionnelle trop imprécise. On ne parlera évidemment pas de gâchis, mais lorsqu’on sait qu’elle embarque un processeur Tegra 3 et 8 Go de Ram qui la place juste derrière la Mojo, on peut légitimement se dire que cette console, malgré son prix (moins de 100 euros), a quelque peu manqué sa cible. D’ailleurs, selon la présidente de la société Ouya, seuls 27 % des possesseurs de la machine ont acheté du contenu. Pas sûr que les contrats "d’exclusivité", comme avec Towerfall (en vérité également attendu sur PC), puissent redresser la barre d’une Ouya un peu à la dérive.

 

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