Très discret, le studio français Dontnod est loin de l'image que l'on se fait habituellement des équipes gauloises qui se lancent, composées d'une poignée de développeurs débrouillards. Non, chez Dontnod, on est déjà plus de 70 à bosser sur Adrift, et parmi ces braves gens, on trouve un certain Alain Damasio, auteur de SF qui s'est notamment fait reconnaître avec son roman La Horde du Contrevent, secondé dans l'écriture du jeu par Stéphane Bauverger (Le Déchronologue). Sévèrement motivé, le studio ne cache pas ses ambitions et se donne les moyens de les réaliser. Et vu le CV de certains de ses membres, échappés d'Ubisoft ou ancien illustrateur ayant notamment travaillé pour Marvel ou en compagnie du grand Todd McFarlane à qui on doit le comics Spawn, on a envie d'y croire.
Pas encore prêts à montrer leur bébé lors de notre courte rencontre, les gens de Dontnod ont toutefois bien voulu nous en dire plus au sujet de ce jeu d'action-aventure qui ne cherchera pas à "réinventer la roue", préférant se reposer sur des bases solides et éprouvées, combat (beaucoup), exploration, puzzles et plates-formes. Pour l'heure, c'est donc essentiellement le sujet du jeu, ainsi que les premiers artworks dévoilés il y a quelques jours, qui nous ont été présentés. Se déroulant à Neo Paris en 2084, une référence immanquable et assumée au monumental 1984 de George Orwell et à son Big Brother, Adrift joue la carte de l'anticipation et de la manipulation des souvenirs. Dans le futur que l'on nous offre, ce ne sont plus les smartphones et Google qui se chargent de remplacer notre mémoire fainéante en stockant l'information pour nous, mais des implants mémoriels dont la fonction est de numériser souvenirs et sensations. Des données qui sont ensuite stockées, partagées ou même vendues au plus offrant. Un partage qui fait de l'expérience individuelle une masse globale et fatalement vouée à devenir une notion un peu floue.
Et bien évidemment, dans un monde régit par de grandes corporations qui ont la mainmise sur nos souvenirs, la manipulation et les jeux de pouvoirs sur les citoyen ne tardent pas à faire jour. Contrairement au Big Brother d'Orwell et à la police de la pensée omniprésente et pesant comme un couvercle, le contrôle sur la société sera plus discret dans Adrift, plus vicieux et presque volontaire. Mais si Dontnod aimerait que son titre amène à une certaine réflexion et cite des références comme Orwell ou Foucault (Surveiller et Punir), le jeune studio se garde bien de vouloir trop jouer au donneur de leçon, assurant que son jeu ne sera pas un cours magistral et n'oubliera pas d'être ludique. En attendant d'en avoir le coeur net, les premiers artworks et ce teaser vidéo nous assurent au moins d'une chose, Adrift aura une sacrée gueule. C'est français, c'est ambitieux, c'est à surveiller et ça devrait sortir en automne 2012.
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Adrift : un jeu français à guetter
Très discret, le studio français Dontnod est loin de l'image que l'on se fait habituellement des équipes gauloises qui se lancent, composées d'une poignée de développeurs débrouillards. Non, chez Dontnod, on est déjà plus de 70 à bosser sur Adrift, et parmi ces braves gens, on trouve un certain Alain Damasio, auteur de SF qui s'est notamment fait reconnaître avec son roman La Horde du Contrevent, secondé dans l'écriture du jeu par Stéphane Bauverger (Le Déchronologue). Sévèrement motivé, le studio ne cache pas ses ambitions et se donne les moyens de les réaliser. Et vu le CV de certains de ses membres, échappés d'Ubisoft ou ancien illustrateur ayant notamment travaillé pour Marvel ou en compagnie du grand Todd McFarlane à qui on doit le comics Spawn, on a envie d'y croire.
Pas encore prêts à montrer leur bébé lors de notre courte rencontre, les gens de Dontnod ont toutefois bien voulu nous en dire plus au sujet de ce jeu d'action-aventure qui ne cherchera pas à "réinventer la roue", préférant se reposer sur des bases solides et éprouvées, combat (beaucoup), exploration, puzzles et plates-formes. Pour l'heure, c'est donc essentiellement le sujet du jeu, ainsi que les premiers artworks dévoilés il y a quelques jours, qui nous ont été présentés. Se déroulant à Neo Paris en 2084, une référence immanquable et assumée au monumental 1984 de George Orwell et à son Big Brother, Adrift joue la carte de l'anticipation et de la manipulation des souvenirs. Dans le futur que l'on nous offre, ce ne sont plus les smartphones et Google qui se chargent de remplacer notre mémoire fainéante en stockant l'information pour nous, mais des implants mémoriels dont la fonction est de numériser souvenirs et sensations. Des données qui sont ensuite stockées, partagées ou même vendues au plus offrant. Un partage qui fait de l'expérience individuelle une masse globale et fatalement vouée à devenir une notion un peu floue.
Et bien évidemment, dans un monde régit par de grandes corporations qui ont la mainmise sur nos souvenirs, la manipulation et les jeux de pouvoirs sur les citoyen ne tardent pas à faire jour. Contrairement au Big Brother d'Orwell et à la police de la pensée omniprésente et pesant comme un couvercle, le contrôle sur la société sera plus discret dans Adrift, plus vicieux et presque volontaire. Mais si Dontnod aimerait que son titre amène à une certaine réflexion et cite des références comme Orwell ou Foucault (Surveiller et Punir), le jeune studio se garde bien de vouloir trop jouer au donneur de leçon, assurant que son jeu ne sera pas un cours magistral et n'oubliera pas d'être ludique. En attendant d'en avoir le coeur net, les premiers artworks et ce teaser vidéo nous assurent au moins d'une chose, Adrift aura une sacrée gueule. C'est français, c'est ambitieux, c'est à surveiller et ça devrait sortir en automne 2012.
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22.08.2011