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Call of Duty, commerce de la guerre moderne

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Call of Duty, commerce de la guerre moderne
Call of Duty, commerce de la guerre moderne
PC PS4 ONE
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Le 25 octobre prochain, Activision et Infinity Ward lanceront Call of Duty : Modern Warfare, effectuant par la même occasion un retour aux sources, celles de l’épisode pivot, Call of Duty 4 : Modern Warfare. Un revirement attendu par les joueurs, mais pas uniquement. Car dans l’ombre, d’autres entités attendent impatiemment le retour de la guerre moderne virtuelle pour en tirer profit.

On a souvent accusé les jeux vidéo de faire l’apologie de la violence, et d’être à l’origine de quelques uns des plus grands drames de l’histoire moderne. Parce que certains d’entre eux ont tendance à magnifier la mort, à glorifier la guerre, à banaliser l’usage d’armes à feu. En revanche, ce que l’on dit moins, c’est que certains n’ont pas intérêt à ce que cela change, bien au contraire. Pour l’industrie de l’armement ou les forces armées de nombreuses nations, le jeu vidéo est devenu un moyen comme d’autres de faire passer un message. De recruter. Et surtout, de vendre des armes. Alors forcément, quand on s’appelle Call of Duty et que l’on a écoulé plus de 250 millions de jeux en l’espace de 15 ans, on joue forcément un rôle, qu’on le veuille ou non ; on attise l’appétit des divers complexes militaro-industriels de la planète qui, dans les coulisses, s’agitent pour défendre leurs intérêts, quels qu’ils soient. Le problème, c’est que ces dernières années, avec ses conflits futuristes et ses thématiques SF, Call of Duty était sans doute moins attractif pour les services de recrutement de l’armée américaine, ou les différents fabricants d’arme qui utilisent des jeux comme ceux d’Activision pour faire la promotion de leur "marchandise". La bonne nouvelle pour eux, c’est que pour 2019, Infinity Ward a pris la décision de revenir à ce qui avait fait le succès de la série : la guerre moderne. Une aubaine pour les recruteurs, et un coup à ne pas manquer pour les fabricants.

Un outil de recrutement comme un autre

Call of Duty, commerce de la guerre moderne
Marine Doom, le mod de Doom II conçu par le Corps des Marines américains.

Car il faut bien comprendre que cela fait déjà de très nombreux années que l’armée américaine, pour ne citer qu’elle, a identifié le jeu vidéo comme une façon de toucher une population plus jeune. De la même manière que le cinéma, elle peut la séduire en présentant une vision romantique de la vie de soldat, de lui vendre un idéal. Mais cela a pris du temps : il a d’abord fallu que les militaires se convainquent eux-mêmes du potentiel de cette nouvelle forme de technologie. L’armée américaine s’est rapidement intéressé au jeu vidéo parce qu’elle y voyait une nouvelle façon d’entraîner ses soldats. Dans les années 80, la DARPA (Defense Advanced Research Project Agency) avait recruté plusieurs programmeurs afin qu’ils l’aident à concevoir des simulations ; quelques années plus tard, le corps des Marines rendait célèbre une version alternative de Doom II conçue par ses soins, Marine Doom. Ainsi, en 1997, un journaliste de Wired se rendait à Quantico pour y rencontrer le Lieutenant Scott Barnett, l’un des concepteurs de Marine Doom. Chargés par leur hiérarchie de trouver un ou plusieurs jeux qui pourraient servir à entraîner les Marines, Barnett et son camarade, le Sergent Dan Snyder, avaient arrêté leur choix sur Doom II parce que le titre d’id Software pouvait être moddé facilement, et parce qu’il permettait le jeu en réseau. Après quelques mois de travail, Barnett et Snyder livraient Marine Doom, remplaçant le Doomguy par un soldat en treillis, et les démons par des ennemis aux allures de nazis. Aussi artisanal que fut la production de Marine Doom, le jeu a connu un véritable petit succès au sein des Marines qui s’en servirent pendant des années pour travailler, en équipe, des tactiques diverses et variées. Mais Marine Doom a d’autres vertus, comme l’expliqua en 1997 le Lieutenant Barnett :

Les gamins qui rejoignent les Marines aujourd’hui ont grandi avec la télé, les jeux vidéo et les ordinateurs. Alors on s’est demandé « Comment peut-on les éduquer, comment peut-on les attirer et leur donner envie d’apprendre ? Et ça, c’est la solution parfaite.

Séduire les jeunes et les pousser à s’engager, grâce au jeu vidéo. Du délire ? Pas vraiment. L’idée fera son petit bonhomme de chemin et trouvera un certain écho auprès de l’état-major américain. La science s’est penchée sur le sujet. En 2018, le professeur Rob Sparrow, de la Monash Univerty, explique très simplement :

Si vous fantasmez sur ce genre de choses, il est assez probable que vous ayez envie de les faire dans la vraie vie. L’armée est tout à fait consciente que le jeu vidéo est l’une des premières formes de médias consommés par la jeunesse.

Call of Duty, commerce de la guerre moderne
America's Army (2002)

Mais l’état-major américain n’a pas attendu 2018 pour prendre au sérieux cette idée, a fortiori parce qu’à la fin des années 90, le médium évoluait et permettait de donner vie à des simulations toujours plus réalistes. En 2002, l’armée américaine éditait donc son tout premier jeu vidéo, nommé America’s Army, un FPS ressemblant vaguement à Counter-Strike. Avec un but clairement affiché : « utiliser la technologie des jeux pour ordinateurs, afin d’offrir au public une expérience de soldat virtuel qui soit à la fois charmeuse, informative et amusante ». La sortie d’America's Army fit du bruit mais le jeu connut un accueil plus… tempéré. Trop honnête sur ses intentions pour être véritablement efficace ? Peut-être. Empêtrée dans la guerre d’Afghanistan, puis dans une nouvelle guerre en Irak, l’armée américaine avait besoin de gonfler ses rangs, mais les recruteurs américains devaient pouvoir vendre du rêve à une jeunesse de plus en plus opposée aux conflits. Mais cela demande une expertise, un savoir-faire que les développeurs de l’armée n’avaient évidemment pas.

Call of Duty, commerce de la guerre moderne
La séquence de l'AC-130 de Call of Duty 4 : Modern Warfare a marqué une évolution très nette en matière de recherche de réalisme.

C’est ici que Call of Duty 4 : Modern Warfare fait son entrée. En 2007, alors que la guerre en Irak se transforme en bourbier pour de nombreux soldats américains, le jeu d’Infinity Ward présente un autre visage de la guerre. Infinity Ward met de côté la Seconde Guerre Mondiale et met en scène des conflits modernes, qui font écho à l’actualité. Le jeu est violent, implacable, mais comporte aussi de nombreuses scènes très impressionnantes, et délivre de nombreux moments de bravoure. Son incroyable succès ne passe pas inaperçu, notamment au Pentagone, qui s’intéresse de plus en plus au FPS d’Activision. Par la suite, les liens entre l’armée américaine et les studios travaillant sur des jeux comme Call of Duty ou Battlefield se feront plus ténus. Les développeurs sont à la recherche de plus de réalisme et c’est dans l’intérêt de l’armée de les y aider. Alors, dans les années à venir, les studios accueilleront régulièrement des consultants très spéciaux. Des Marines évidemment, mais pas seulement. Chez Treyarch, le scénariste Dave Anthony dira en 2015 qu’il a pu compter sur l’aide très précieuse de membres du SEAL (les forces spéciales de l’US Navy) ou des Spetnaz (les forces spéciales russes). Ce même Anthony rejoindra, en 2013, un think tank basé à Washington, chargé d’imaginer les conflits de demain et les moyens d’y répondre. Et ce sur les recommandations du Département de la Défense américaine. La boucle était bouclée.

L’intérêt des fabricants d’armes

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Le Barrett M82, dans Call of Duty 4 : Modern Warfare.

Les services de recrutement de l’armée américaine ne sont pas les seuls à voir d’un bon œil le retour d’un épisode de Call of Duty plus actuel. Avec Call of Duty : Advanced Warfare, puis Call of Duty : Black Ops III, Call of Duty : Infinite Warfare et plus récemment, Call of Duty : Black Ops IIII, les studios Sledgehammer Games, Treyarch et Infinity Ward avaient dû imaginer tout un arsenal d’armes futuristes. Ce qui ne faisait pas nécessairement les affaires de nombreux fabricants d’armes qui, ces dernières années, ont pu compter sur les FPS militaires comme Call of Duty pour faire la promotion de leurs produits. En janvier 2013, Eurogamer a interrogé Ralph Vaughn, un représentant de Barrett Firearms Manufacturing. Sa mission ? Négocier des contrats avec les studios désireux de faire apparaître de véritables armes à feu dans leurs jeux, et donc les armes de son employeur, à qui l’on doit, entre autre, le fameux fusil de sniper Barrett M82. Au cours de la discussion, Vaughn admettra sans peine que pour un fabricant comme Barrett, il y a un véritable intérêt économique à voir apparaître sa marchandise dans un jeu vidéo. Avec un business-model qui rappelle celui des cigarettes en chocolat, dont les paquets avaient fini par afficher les couleurs de véritables marques de cigarettes.

Il est difficile de mesurer à quel point les ventes de fusils ont augmenté, grâce à leur simple présence dans des jeux vidéo. Mais les jeux vidéo exposent notre marque à une jeune audience, qui est considérée comme autant de futurs acheteurs potentiels. - Ralph Vaughn, Barrett Firearms Manufacturing

Call of Duty, commerce de la guerre moderne
La customisation d'armes dans Call of Duty Black Ops IIII.

L’intérêt entre les studios et les fabricants d’arme est donc mutuel : d’un côté, les développeurs veulent toujours plus de réalisme et cela passe nécessairement par la présence, dans le jeu, de véritables armes à feu, modélisées avec toujours plus de précision. Dans un FPS, elles sont la star du jeu ; les gamers les plus investis connaissent tous les détails, de la capacité du chargeur au nombre de coups par minute. Et ils les bichonnent, en les personnalisant grâce à des skins, des revêtements de couleurs variées, ou grâce aux nombreux accessoires que l’on peut débloquer, rien qu’en jouant. De l’autre côté, les fabricants d’armes y voient une nouvelle façon de faire de la publicité. Et cela fonctionne, dans une certaine mesure. C’est ce que révélait à Eurogamer Anthony Toutain, un représentant de Cybergun. Cybergun est une entreprise française qui s’est fait un nom dans le monde de l’airsoft, devenant l’un des leaders mondiaux de la vente de répliques d’armes à feu. Ces armes à air comprimé sont, dans la plupart des cas, bien moins dangereuses que de véritables armes à feu et sont très appréciés des adolescents. Dans un pays comme les États-Unis, les "BB guns" sont souvent considérés comme un premier pas vers l’achat d’une véritable arme. À ce titre, les fabricants d’armes à feu n’hésitent pas à travailler avec des sociétés comme Cybergun, afin qu’ils puissent produire des répliques de qualité. Et chez Cybergun, on est capable de mesurer l’impact de jeux vidéo comme Call of Duty, sur la vente d’airsoft.

Clairement, lorsqu’une arme apparaît dans un jeu vidéo populaire, comme Call of Duty, on voit les ventes augmenter. Par exemple, les ventes de FAMAS ont explosé aux Etats-Unis lorsque Call of Duty a décidé d’en faire l’une des meilleures armes de leur jeu. Avant ça, les enfants américains ne voulaient pas acheter d’airsoft de FAMAS, ils ne connaissaient pas cette marque. Mais lorsqu’ils jouent tous les jours avec une marque, dans un jeu vidéo, en fin de compte, ils ont envie de l’acheter, en vrai. Les ventes peuvent augmenter de manière radicale. - Anthony Toutain, Cybergun

De fait, les fabricants d’armes sont particulièrement attentifs à la façon dont leurs produits sont mis en valeur dans les jeux vidéo. Avant de pouvoir les modéliser ou même de pouvoir utiliser leurs noms officiels, les studios doivent d’abord négocier avec des personnes comme Ralph Vaughn, qui ont à cœur de défendre les intérêts de leurs employeurs. Comme lorsque FIFA 20 ou un NBA 2K20 utilisent les produits et logos de Nike et Adidas, ou que Gran Turismo Sport et Forza Motorsport 7 utilisent ceux de Ferrari, BMW et Ford, les studios commme Infinity Ward, DICE ou Treyarch doivent payer des droits de licence. Les sommes peuvent varier de quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers de dollars, en fonction des cas. Le partenariat ne s’arrête toutefois pas là puisque par la suite, durant le processus créatif, les marques veulent s’assurer que leurs créations soient mis en avant de la bonne manière. Bien sûr, il faut que les armes ne présentent pas de signe de dysfonctionnement, mais pas uniquement :

On veut savoir explicitement comment l’arme sera utilisée, afin de nous assurer qu’elle sera vue sous un jour positif. Par exemple, que ce soit « les gentils » qui l’utilisent. Il ne faut pas qu’elle soit utilisée par des individus, des organisations, des pays ou n’importe quelle type d’entreprise qui seraient dépeinte comme ennemi des États-Unis, ou de ses citoyens. Dans l’idéal, elle est utilisée seulement par des soldats américains, ou des services d’ordre américains. - Ralph Vaughn, Barrett Firearms Manufacturing

Call of Duty, commerce de la guerre moderne

L’intérêt des différents fabricants d’armes pour les jeux vidéo n’est pas étonnant mais en revanche, il tranche radicalement avec la position de la NRA (National Rifle Association) sur le sujet des jeux vidéo. Principal lobby des armes à feu aux États-Unis, elle défend, au nom du Second Amendement de la constitution américaine, les intérêts des fabricants d’armes et notamment des fabricants américains, qui depuis les coulisses financent la NRA. Ou qui en sont les sponsors officiels. Les mêmes entreprises qui travaillent chaque année avec l’industrie du jeu vidéo pour que leurs armes puissent toucher de jeunes consommateurs. Pourtant, en 2012, peu de temps après le massacre de Sandy Hook, le vice-président de la NRA, Wayne LaPierre, avait violemment attaqué le jeu vidéo :

Il y a une autre autre vérité un peu sale que les médias essaient de cacher par tous les moyens. Il existe dans ce pays, malheureusement, une industrie de l’ombre, cruelle, corrompue et corruptrice, qui vend de la violence contre son propre peuple, à travers des jeux vidéo violents qui portent des noms comme Bullet Storm, Grand Theft Auto, Mortal Kombat et Splatterhouse.

Une attaque hypocrite à plus d’un titre mais qui résume bien la problématique qui lie le complexe militaro-industriel américain à l’industrie du jeu vidéo. Leur alliance est mutuellement profitable mais officiellement, personne n’est prêt à le reconnaître. On ne sera donc pas surpris d’apprendre que, lors de son enquête, Eurogamer n’a reçu aucune réponse positive des éditeurs qu’il a contacté (Electronic Arts, Activision, Codemasters, Crytek, Sega, Sony). Tous ont préféré botter en touche. Un silence gênant pour une industrie trop souvent pointée du doigt, et qui aurait donc tout intérêt à se montrer le plus transparent possible.

Profil de Epyon,  Jeuxvideo.com
Par Epyon, Journaliste jeuxvideo.com
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COMMENTAIRES

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Unferth
Unferth
MP
le 08 oct. à 13:12

Le problème n'est pas la jeu vidéo en lui même.
Le problème c'est le manque de transparence entre lobbyistes et institutions d'Etat (armée, éducation) aux USA.
Sans oublier la vente d'armes à des civils, ça me dépasse...

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gaet971
gaet971
MP
le 08 oct. à 02:23

Euh j'ai raté qqchoz? Epyon s'en va?

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Hannibal10x
Hannibal10x
MP
le 07 oct. à 23:11

Intéressant, merci,

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Mr-fisher
Mr-fisher
MP
le 07 oct. à 22:50

Un article extrêmement intéressant et bien construit, qui mérite qu'on s'y attarde !

Bravo Epyon, tu manquera à JVC !

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LawlietPkLaVi2
LawlietPkLaVi2
MP
le 07 oct. à 15:54

Article intéressant qui soulève de vraies questions :ok:

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thsluciferus
thsluciferus
MP
le 07 oct. à 13:24

Très bonne article de ta part Epyon. Très intéressant et très instructif !!!

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kar-98
kar-98
MP
le 07 oct. à 11:47

Super article, merci !

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_ZHI_VAGO_
_ZHI_VAGO_
MP
le 07 oct. à 11:14

Bon article!
Toutes les enterprises qui se sentent concernées, n'ont, évidemment, pas envie de s'étendre sur le sujet!
La belle hypocrisie du commerce de la guerre, des armes, des génocides... C'est bien connu, tuer et faire la guerre rapporte énormément d'argent!
Les jeux-vidéos sont à l'image du reste du monde!

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arthw
arthw
MP
le 07 oct. à 10:40

Une balle ça tue, ça blesse méchamment.
L'armée U.S prend COD comme exemple.
Arrêter de prendre la jeunesse pour des c...
Je viens d'un pays ou tous les exercices se font en munitions réelles, balles, grenades etc etc.
Poids du paquetage, fusil, stress, fatigue, physique et moral à rude épreuve ben c'est pas vraiment COD sur le divan du salon...lol

Lire la suite...
morcook1
morcook1
MP
le 07 oct. à 10:31

Le seul FPS historique que j'ai kiffer est Medal of Honor, l'épisode du débarquement en Normandie... avant et au delà c'est pas ma came (où toute la serie des Call Of).

Lire la suite...
Top commentaires
ezHxAhN6ot3HJBT
ezHxAhN6ot3HJBT
MP
le 06 oct. à 09:06

Dernier très bon article d'Epyon, tu va nous manquer.

Lire la suite...
Nexu_s
Nexu_s
MP
le 06 oct. à 09:09

Sacré article Epyon, franchement intéressant!

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