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Topic Article Erdo. :hap:

Sujet : Article Erdo. :hap:

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Col-Belleville
Col-Belleville
MP
08 août 2016 à 12:44:24

Le monde occidental a été en contradiction avec les valeurs qu’il défend. Il doit être solidaire de la Turquie, qui s’est approprié ses valeurs démocratiques. Malheureusement, il a préféré laisser les Turcs seuls. Les Occidentaux ne devraient pas se soucier du nombre de personnes arrêtées ou limogées. Un Etat a le droit de recruter et de licencier les fonctionnaires qu’il souhaite, la Turquie n’a jamais posé ce type de question à ses partenaires occidentaux. C’est à nous de savoir qui nous gardons, qui nous limogeons. Chacun doit savoir quelle est sa place. Nous sommes en train de lutter contre une tentative de putsch, contre des terroristes. Le monde occidental doit comprendre ce à quoi nous faisons face.

Lire aussi : En Turquie, Erdogan veut prendre la main sur l’armée

Quand M. Poutine m’a appelé pour me présenter ses condoléances, il ne m’a pas critiqué sur le nombre de militaires ou de fonctionnaires limogés. Alors que tous les Européens m’ont demandé : pourquoi tant de militaires sont en détention, pourquoi tant de fonctionnaires ont été démis ? Il faut voir sur le terrain les événements que nous avons vécus avant de porter un jugement : le Parlement et les services de renseignement ont été bombardés. Même le complexe présidentiel a été visé par des avions de chasse ; six martyrs y ont perdu la vie. Au lieu de faire preuve d’empathie, les dirigeants occidentaux ont eu la réaction opposée. Cela nous attriste, c’est inacceptable.

Envisagez-vous de reconsidérer vos relations avec les Occidentaux, qu’il s’agisse de l’UE, de l’OTAN ou des Etats-Unis ?
C’est aux membres de l’UE d’essayer de corriger leurs relations avec la Turquie. Cela fait cinquante-trois ans que nous sommes aux portes de l’Europe. L’UE est la seule responsable et coupable. Personne d’autre que la Turquie n’a été traité de cette manière. Lorsque j’ai participé à mon premier sommet européen, il n’y avait que quinze Etats membres. L’UE a eu une attitude partiale en ouvrant des chapitres [en vue de l’adhésion de la Turquie à l’UE] sans que les négociations n’aboutissent jamais.

« CELA FAIT CINQUANTE-TROIS ANS QUE NOUS SOMMES AUX PORTES DE L’EUROPE. L’UE EST LA SEULE RESPONSABLE ET COUPABLE. »
L’Union européenne ne se comporte pas de façon sincère avec la Turquie. Nous accueillons actuellement 3 millions de réfugiés alors que la seule préoccupation de l’UE est qu’ils n’arrivent pas sur son territoire. On nous a proposé d’accepter les réadmissions [de migrants venant de Turquie] en échange d’une exemption de visa pour les citoyens turcs. L’accord de réadmission et l’exemption de visas devaient entrer en vigueur simultanément le 1er juin. Nous sommes aujourd’hui en août et il n’y a toujours pas d’exemption de visas. Si nos demandes ne sont pas satisfaites, les réadmissions ne seront plus possibles.

Et les Etats-Unis ?
Le chef de l’organisation terroriste [accusée d’avoir fomenté la tentative de putsch du 15 juillet] réside aux Etats-Unis depuis 1999. J’ai demandé [au président américain, Barack] Obama l’extradition de [Fethullah] Gülen. Il m’a demandé des documents, des preuves. Je lui ai fait remarquer que lorsque les Etats-Unis demandaient l’extradition de terroristes, on ne leur demandait rien, on extradait. En vertu de notre partenariat stratégique, les Etats-Unis doivent extrader cette personne, puisque la Turquie a déjà extradé une dizaine de terroristes vers les Etats-Unis. Nous avons envoyé 85 caisses de documents aux Etats-Unis. J’espère désormais que Gülen sera remis au plus vite à la Turquie et qu’ainsi, le sentiment antiaméricain en Turquie se dissipera.

Lire aussi : Migrants : l’Union européenne craint la fin de l’accord avec la Turquie

Le 24 août, [le chef de la diplomatie américaine, John] Kerry va effectuer une visite en Turquie. C’est tard, trop tard. Cela nous attriste. Qu’est-ce qu’il faut de plus aux Américains ? Leur allié stratégique fait face à une tentative de putsch et ils attendent quarante-cinq jours pour lui rendre visite. Cela nous heurte. Lorsque le World Trade Center a été frappé [le 11 septembre 2001], j’avais réagi tout de suite : j’avais condamné ces attaques, que j’avais qualifiées de crime terroriste. J’eus espéré que les responsables américains aient des paroles plus fortes et viennent en Turquie plus tôt. Malheureusement, cela ne s’est pas passé comme ça.

Le président turc lors de l’entretien avec « Le Monde » à Istanbul, le 6 août 2016.
Quel est votre projet de civilisation pour la Turquie : le modèle européen ou celui du monde arabo-musulman ?
La Turquie fait partie du monde moderne, et la civilisation turque s’adresse au monde entier. Au sein des Nations unies, nous avons mis en place l’alliance des civilisations, qui compte 146 pays membres, parce que nous refusons la thèse de Samuel Huntington, qui parle de clash des civilisations. Notre projet n’est pas partiel ou local.

Le 9 août, vous allez rencontrer Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg. Vous sentez-vous plus proche de lui que des Occidentaux ?
A vos yeux, M. Poutine est oriental ? La Fédération de Russie est un pays à la fois européen et asiatique, c’est ainsi qu’il faut voir les choses. Le monde occidental a essayé de l’exclure, pas nous. Nous avions eu cet incident de l’avion russe [la destruction d’un avion russe par deux chasseurs turcs à la frontière turco-syrienne, le 24 novembre 2015] mais cette visite du 9 août avait été planifiée bien avant la tentative de coup d’Etat. Cette rencontre marquera une nouvelle étape dans nos relations.

Le rapprochement avec la Russie pourrait-il modifier votre position vis-à-vis du régime syrien de Bachar Al-Assad ?
Résoudre le problème de la Syrie suppose la mobilisation des acteurs les plus importants : la Russie, la Turquie, l’Iran, l’Arabie saoudite, le Qatar, les Etats-Unis. Nous avons toujours proposé de trouver une solution au conflit, ensemble et au plus vite. Seulement, cette solution ne peut être trouvée tant que Bachar Al-Assad reste au pouvoir. Il faut qu’il parte. Dès lors, nous pourrons nous entendre sur un nom acceptable pour tous, et si des élections sont organisées sans sa participation, une transition sera possible. Nous avons déjà eu des préparatifs en vue d’une telle solution.

Six cent mille personnes ont été tuées jusqu’à présent en Syrie. Qui en est le responsable ? Assad. Le responsable de la mort de 600 000 de ses citoyens ne devrait pas bénéficier de notre soutien. Pourtant, certains le soutiennent. Si nous croyons en la démocratie, nous ne devons pas jouer à ce jeu. Nous devons aller vers autre chose. Et je crois que le monde occidental – qui essaie de nous donner des leçons sur cette question –, que ce soit l’Allemagne, la France ou le Royaume-Uni, tous ensemble, bien sûr avec la Russie qui est un acteur important, nous devons tous nous réunir autour d’une table et nous demander pourquoi 600 000 personnes ont été tuées. C’est ça qui me fait mal.

« LE FAIT QUE 600 000 SYRIENS AIENT ÉTÉ MASSACRÉS DEVRAIT NOUS INCITER À NE PAS SOUTENIR ASSAD. »
Le fait que tous ces Syriens aient été massacrés devrait nous inciter à ne pas soutenir Assad. N’y a-t-il personne d’autre capable de gouverner ce pays ? On nous dit que si Assad s’en va, on aura Daech [acronyme arabe de l’organisation Etat islamique]. Rien de tel n’aura lieu. Nous pouvons tous ensemble lutter contre ce régime tout comme nous luttons contre Daech. Il est de notre devoir de donner au peuple syrien la possibilité d’élire la personne de son choix, c’est la seule solution. Nous ne pouvons pas déclarer que nous ne faisons pas confiance au peuple syrien et laisser d’autres personnes décider du destin de ce pays.

La reprise d’Alep par le régime syrien est-elle une ligne rouge pour la Turquie ?
Actuellement en Syrie, il y a différentes situations. L’opposition est en passe de récupérer des positions du régime syrien. Ce processus est très difficile. Si Alep tombe [aux mains du régime], cela posera un gros problème à la Turquie. Parce que les personnes qui fuient la Syrie font forcément route vers notre pays. Nombreux sont les habitants des villes turques proches de la frontière, comme Gaziantep et Kilis, par exemple, qui ont de la famille à Alep. Nous n’avons jamais dit que notre porte serait fermée.

« S’IL Y A UN NOUVEL AFFLUX DE RÉFUGIÉS, NOUS LES ACCUEILLERONS. »
S’il y a un nouvel afflux de réfugiés, nous les accueillerons. Nous n’avons pas la même approche que les Européens dans ce domaine. Nous savons que ces gens fuient les bombes, notre sentiment humaniste et aussi notre croyance religieuse nous commandent de ne pas leur fermer la porte. Nous avons déjà accueilli 3 millions de réfugiés, tant pis, nous en accueillerons 1 million de plus. Nous avons également accueilli des réfugiés venus d’Irak : yézidis, musulmans, chrétiens, nous avons accueilli tout le monde, sans distinction. Jusqu’ici, l’aide consacrée aux réfugiés se monte à environ 13 milliards de dollars, 20 milliards si l’on compte les aides prodiguées par les ONG. Et puis nous avons des projets. Nos frères syriens réfugiés pourront obtenir la nationalité turque, nous y travaillons.

Pensez-vous que les putschistes méritent la peine de mort ?
Cela doit être décidé par le peuple. En ce qui concerne la peine de mort, je pense que si une personne a été tuée, seule sa famille peut décider du sort des coupables. Si sa famille décide d’amnistier, elle peut le faire ; mais nous, en tant qu’Etat, nous ne le pouvons pas. Bien sûr, le pouvoir judiciaire le peut, mais, si des millions de personnes dans tout le pays demandent la peine de mort, cette requête sera prise en considération par le Parlement, qui décidera s’il faut la réinstaurer, même s’il existe déjà dans le code pénal des peines très sévères prévues à l’encontre des putschistes.

« SI LE PARLEMENT DÉCIDE DE RÉINSTAURER LA PEINE CAPITALE, NOUS L’APPLIQUERONS. »
La peine de mort est toujours en vigueur dans plusieurs Etats des Etat-Unis ainsi qu’au Japon. Elle l’est aussi en Indonésie, en Arabie saoudite, en Chine, comme dans de nombreux pays. C’est surtout en Europe qu’elle a été abolie. C’est le droit le plus naturel du peuple turc que de décider le rétablissement de cette peine qui n’avait pas été appliquée depuis 1984 [et abolie en 2004]. Si le Parlement décide de réinstaurer la peine capitale, nous ne nous soucierons pas de ce que pensent les autres, nous l’appliquerons.

Lire aussi : Le président Erdogan favorable à la peine de mort « si le peuple le veut »

Les purges massives n’affaiblissent-elles pas l’Etat, alors même que la Turquie doit faire face, selon vous, à une double menace terroriste, celle de l’organisation Etat islamique (EI) et celle du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ?
Ces mesures sont justement destinées à faire disparaître la menace sécuritaire. Les personnes arrêtées ou limogées liées à l’organisation de [Fethullah] Gülen ne devaient pas occuper de telles fonctions. Les forces de sécurité turques sont en train de lutter contre le PKK, mais il y avait des éléments du pouvoir judiciaire qui soutenaient les terroristes. Même au sein de l’armée, il y avait des membres de l’organisation terroriste de Gülen. Nous essayons maintenant d’éliminer ces cellules cancéreuses en même temps que nous continuons à combattre sérieusement aussi bien Daech [acronyme arabe de l’EI] que le PKK. Nos alliés, pourtant, font parvenir des armes et des explosifs au PYD [Parti de l’union démocratique] en Syrie, qui est l’organisation sœur du PKK. De quelle amitié alors parle-t-on ?

Lire aussi : En Turquie, pas de négociations en vue entre le PKK et l’Etat

Nous ne comprenons pas cette distinction qu’ils font entre bons et mauvais terroristes. Ils nous disent que le PYD combat Daech et qu’ils seraient donc des bons terroristes. Mais le [groupe djihadiste] Front Al-Nosra combat aussi Daech, et ils n’en sont toujours pas moins considérés comme de mauvais terroristes. Nous disons, nous, que tous les terroristes sont mauvais et qu’il faut lutter ensemble contre tous les terroristes à la fois.

Vous avez été le premier dirigeant turc à engager des négociations de paix avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Ces pourparlers ont-ils une chance de redémarrer un jour ?
Je veux corriger ce point : je n’ai jamais commencé de négociations de paix avec le PKK. Ce sont les services de renseignements turcs qui ont rencontré [le leader historique du PKK condamné à la prison à vie, Abdullah] Öcalan. Jamais, ni comme premier ministre ni depuis que je suis président, je n’ai rencontré des terroristes. Un Etat ne peut pas négocier avec le terrorisme. Il y a eu trop de martyrs tombés dans ce combat contre le PKK. Il ne s’agit pas de se venger, mais de rendre justice.

L’Etat, avec toutes ses institutions, continuera la lutte sur tous les plans, y compris celui du développement. Les territoires occupés par l’organisation terroriste n’ont pas bénéficié d’investissements pendant des années. Les entrepreneurs privés et publics ne voulaient pas venir dans ces régions à cause des risques sécuritaires. Il y a eu des bombardements, des destructions. Maintenant, les choses s’améliorent. Nous avons des projets de transformation urbaine pour des villes de cette région. Il y aura une reconstruction, et les gens qui ont dû fuir les combats pourront commencer à revenir dans des maisons modernes, avec des écoles et des lieux de culte modernes.

L’opposition s’est rangée derrière vous contre les putschistes, et ses représentants ont été invités au grand meeting de dimanche 7 août. Mais le parti prokurde HDP, le Parti démocratique des peuples, semble exclu de ce consensus, bien qu’il ait aussi condamné la tentative de coup d’Etat. Pourquoi ?
Ce parti soutient les terroristes et est soutenu par une organisation terroriste, le PKK. En outre, ce parti n’est pas le parti des Kurdes, comme il le prétend. La force politique qui rassemble le plus grand nombre de voix de citoyens d’origine kurde est le parti que j’ai fondé, l’AKP [Parti de la justice et du développement]. Il y a un malentendu qu’il faut corriger. Il y a certes des citoyens kurdes qui soutiennent le HDP, mais c’est souvent sous la menace, parce qu’ils y sont forcés par les terroristes. Lorsque l’organisation terroriste disparaîtra, ce parti disparaîtra aussi. Il s’est affaibli entre les élections de juin 2015 et celles de novembre, car le peuple a vu la réalité.

Lire aussi : En Turquie, Erdogan tend la main à l’opposition et poursuit les purges

Des municipalités gérées par le HDP dans le sud-est avaient creusé des tranchées. Ce n’était pas pour installer des canalisations d’eau ou de gaz, mais pour empêcher les forces de sécurité d’opérer. En tant que président de la République de Turquie, je ne pouvais inviter le chef d’un tel parti, soutenu par une organisation terroriste, à un rassemblement pour la démocratie et les martyrs. Les dirigeants du HDP peuvent s’exprimer au Parlement comme ils le veulent, mais nous ne voulons pas nous retrouver avec eux à la tribune. Si on les avait conviés, le peuple ne l’aurait pas supporté et il risquait de les lyncher. Nous ne voulons pas provoquer notre nation ; nous voulons l’unifier pour un avenir meilleur.

Vwalà, vwalà. :hap:

lololarue3
lololarue3
MP
16 décembre 2016 à 14:21:55

:question: !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

lololarue3
lololarue3
MP
16 décembre 2016 à 14:24:13

Tu tes tromper de chemin toi :oui:

Tu est aller dans jeuxvideo.com / New Super Mario Bros. / Tous les forums / Forum New Super Mario Bros.

Tu ne devrez pas être là donc part. :oui:

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