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S.T.A.L.K.E.R. : Shadow of Chernobyl
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Sujet : [FIC] Un nouveau commencement

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plexigore470
plexigore470
MP
30 décembre 2015 à 13:14:45

Bonjour à tous [[sticker:p/1kkl]], après une longue absence sur les forums de JVC, l'envie d'écrire m'a repris.
Je vous offre donc, si vous en avez le temps, ces quelques lignes qui paraîtront au fil du temps à intervalles irréguliers et imprévisibles.
Je tiens a remercier Black-Hole, sans qui mon inspiration ne serait jamais venue.

Prologue

En ce mois d'Octobre, les feuilles entamaient leur chute dur le bitume humide et sale de la perspective Bakounine, dans le centre de Kiev. Je vivais ici, avec ma soeur jumelle et ma mère qui souffrait d'une leucémie . Mon père nous ayant abandonné à notre naissance, nous nous entassions dans un petit appartement, j'étais satisfait et le cancer de maman se faisait de plus en plus discret. Elle n'avait pas pour autant arrêté de fumer, et emplissait le salon d'un nuage gris, nauséabond. Moi , Liev, je bossais dans un magasin d'informatique. Mon maigre salaire servait à alimenter notre foyer, et de payer les factures. Celui de Tolik, mon frère, partait dans les médicaments qu'ingurgitait et les autres babioles jugées indispensables. Pour les rendez-vous avec le médecin, nous nous cotisions pour régler la facture de l'hopital. Notre situation n'était pas enviable, mais mon travail me rapportait assez pour payer Internet, et mon patron m'avait donné un vieil ordinateur du magasin. Cet ordinateur me permettait de m'évader un peu de ma vie. J'aimais regarder les photos des belles villes de l'ouest. Grâce aux réseaux sociaux, je pouvais communiquer avec mon collègue et ami, Boris Profyrievitch (Son père s'appelait vraiment Profyriev.) Un jour il m'avait parlé de la Zone de Tchernobyl. Me demandant pourquoi il ressortait une histoire vieille de plus de 25 ans, de la vitrine des échecs du bloc soviétique, je suis allé regardé sur Internet. Outre les images terribles d'enfants malformés et de liquidateurs souffrant de brulures horrifiantes, j'avais trouvé des infos bizarres sur des phénomènes paranormaux. J'avais donc essayé de clarifier les choses avec Boris. Il m'avait dit que son cousin était parti de Slavutytch en direction de la Zone. Il était revenu huit mois plus tard, plein aux as et vivait désormais aux Etats-Unis dans une grande villa. J'étais impréssioné, et cela me donnait un espoir pour offrir à Maman un traitement digne de ce nom. Depuis ce jour j'avais économisé pendant cinq mois pour m'acheter une parka kaki de l'armée, des rangers, et un épais treillis de camouflage. Je possédai déja un sac en toile de l'armée, et des mitaines. Un masque à gaz m'aurait été utile mais je n'avais pas le temps. Je m'était donc rendu chez Boris, un matin pour lui faire part de mon projet. Il était partant. Il avait acheté son matériel en une semaine (j'étais quelque peu jaloux). Quelque temps après nous avions trouvé un passeur et deux armes: un TOZ-122 appartenant à mon rand père pour moi et un Uzi pour Boris. Question munitions, j'avais vingt balles. Les provisions m'avait été offertes par Boris. Pain, rations et eau en était les principales composantes. Nous voila partis pour la Zone.

-Tu sais quand on arrive? Demanda Boris au mercenaire assis à coté de nous dans la vieille Lada qui nous servait de moyen de transport

-Dans environ trente minutes, rétorqua-t-il

Nous roulions depuis une heure et mon dos commençait sérieusement à me faire mal. J'occupais la place centrale du véhicule, et elle était particulièrement inconfortable.
Nous arrivâmes à déstination aux alentours de dix heures du matin. Un léger brouillard nous accueuillait à l'entrée de la Zone.

-Voila le Cordon! Lança le chef des mercenaires qui bous avaient amenés.

Nous avions déja payé ce qui expliquait leur attitude froide et déplaisante dans la voiture.

On va attendre Le Sanglier et on pourra y aller.
Je regardais Boris avec anxiété. Qui donc pouvait bien savoir ce qui nou attendrait de l'autre côté du fil barbelé.
Le type appelé Le Sanglier arriva avec trois autres individus qui nous ressemblaient en tous points. Même expression térrifiée, même équipement rudimentaire.

-OK, ditLe Sanglier, COUREZ!

Il tira sur la guérite à cinquante mètres de là. Sûrement l'armée me dis-je. Ils riposèrent
Je me mis à courir le plus rapidement possible, Le Sanglier qui nous servait de guide avait déja plusieurs mètres d'avance. Les balles fusèrent à coté de moi jusqu'à ce que je trébuche contre quelque chose: c'était notre guide. Les mercenaires n'ayant raté rien du spéctacle commencèrent à me tirer dessus. Je courus de plus belle, Boris sur mes talons, j'ignoraient ce qu'étaient advenus les troi autres types qui devaient passer avec nous, mais personne n'avait dû leur faire de cadeaux.
Mes poumons me brûlaient et je peinait à reprendre mon souffle. Je stoppai notre progression.

-J'en peux plus, Boris, arrêtons-nous.

-Liev, je vois un village avec des gars là-bas.

Je me redressai et constata, en effet, qu'il y avait un village gardé par des types en tenue kaki. Nous décidâmes de boire avant de repartir.

Arrivés au village, couverts de terre et, en mon cas, de sang, personne ne prêta attention à nous.
Je me dirigeai vers un homme au visage encapuchonné.

-euh... tu sais oú je peux trouver des infos par là?

-Le bunker à ta gauche, va voi Sidorovich.

Je pris Boris avec moi qui s'était deja affairé autour du feu de camp. Il était doué pour ça lui. Parler.
Avec n'importe qui, n'importe oú, et à propos de n'importe quoi. Une fois à destination Sidorovich nous accueuilla avec un sourire qu'arborent les vendeurs d'armes dans les armureries

Bonjour, bonjour, dit-il, en quoi puis-je vous aider?

Ne sachant pas par ou commencer, je pris la décision de lui expliquer ce qu'il s'était passé, et comment les mercenaires avaient essayé de nous tuer. Le récit dura de longues minutes, auxquelles le marchand prêta une grande attention. Il acquiescait puis continuait à fixer alternativement, mon iroquoise verte qui courait de ma nuque jusqu'à mon front, et son blouson en cuir sale. Ayant fini mon discours, il se redressa et se racla la gorge.

-T'es pas le premier à qui ce genre d'emmerdes est arrivé, mais t'es le seul qui est encore en état de me le raconter. Les autres sont morts. Quant aux mercenaires, ils vous tiennent pour responsables de la mort de Sanglier. Et ça, ils ne vous laisseront pas de répis. Je peux vous aider. J'ai du matos en trop je peux vous le passer, mais je veux que vous me rendiez un service. Un gars me doit pas mal de fric mais il est parti chez les bandits, à la gare routière. Alors si vous arrivez à me rattraper ce salopard, et que vous le ramenez ici, mort ou vif je m'enfous mais je veux mon fric, de beaux AK tout graissés et des munitions en masse vous attendent. Alors?
Je regardai Boris, il acquiesca. Le vendeur nous souri, puis j'ouvris la porte pour sortir, lorsque Sidorovich me demanda:

-Tu t'appelles comment?

-Liev.

-Maintenant tu es Liev l'Iroquois c'est clair?

-Euh... oui très bien

Je sortis, Boris aussi. Je retrouvais enfin un air qui ne sentait pas le poulet et la poudre noire.
Je m'appelais désormais Liev l'Iroquois. La Zone m'avait sourit. Je ne savais pas pourquoi, mais je sentais qu'elle était vivante, que son essence même flottait dans l'atmosphère.

A SUIVRE

plexigore470
plexigore470
MP
15 avril 2016 à 21:58:06

uhm

up[[sticker:p/1kks]]

Ufomammut
Ufomammut
MP
26 avril 2016 à 01:20:57

Balance la suite, j'ai mordu :oui:

J'espère qu'ils sont pas en Ironman :hap:

Message édité le 26 avril 2016 à 01:22:05 par Ufomammut
plexigore470
plexigore470
MP
02 mai 2016 à 23:25:32

ça vient ça vient haha :hap:

plexigore470
plexigore470
MP
02 mai 2016 à 23:27:34

Chapitre premier

Le Cordon était, d'après les dires de nombreux Stalkers, l'endroit le moins dangereux de la Zone. Et pour cause, les artefacts, objets aux propriétés surnaturelles se vendant à prix d'or sur le marché noir, se trouvaient en nombre conséquent. Les mutants n'étaient pas là pour vous dévorer dès que vous mettiez le pied en dehors du village. Les seuls ennuis venaient des militaires et des bandits qui controlaient le remblai, qui supportait le chemin de fer coupant le Cordon en deux parties. La partie nord était contrôlée par les bandits, tandis que la partie sud était disputée par les Stalkers et l'armée.

Voici ce que j'avais appris en restant assis aux côtés des Stalkers solitaires. Je me préparais pour l'assaut de la gare routière, se situant à un cinquantaine de mètres au sud du remblai, quand Boris vint me voir.

<< -Salut, Petruha te cherche.

-Petru-qui? Répondis-je

-Le bossu, mais si tu sais, le type qui garde l'entrée avec sa lampe à huile.

Je me rappelai soudain du type qui gardait l'entrée lors de notre arrrivée fracassante au village. Il ne nous avait même pas regardés- d'ailleurs le simple fait que quelqu'un dans la zone érpouve le moindre intérêt pour moi me rendait anxieux.

-Très bien, que veut-il?

-Il n'a rien précisé, me dit Boris, bon je vais voir si Sidorovich a de la bouffe. Une groupe part demain pour le Bar des 100 Rads, et je me disais qu'on pourrait se joindre à eux pour trouver des artefacts.

-Okay, alors prends ce qu'il nous faudra, je te rembourserai ma part.

-T'inquiète, cadeau de la maison. Tu sais, c'est qu'on va être riches, toi et moi. >>

Je soupirai. Boris était comme un gamin dans un magasin de jouets. Pour lui, les dangers de la Zone étaient insignifiants. Je me dirigeai à l'est du village, vers la chaise en bois de Petruha.
Il était vieux, la soixantaine, au moins. Il portait une chapka en fourrure, une veste de l'armée, et un pantalon de velours, totalement râpé. Il tenait une bouteille de vodka dans une main, et dans l'autre, reposait nonchalement un pistolet de taille imposante.

-Tu sais, me dit-il, les jolis prunaux que tire mon flingue peuvent scier la tête d'un bidasse en deux. Approche.

Je m'approchai du vieillard, qui commencer à se balancer sur sa chaise. Il sortit un passeport soviétique, et en extirpa une photo délavée d'un jeune homme et d'une femme tenant un bébé dans ses bras. La photo disait "Pripyat naissance d'Aleksander.

-C'était ma femme et mon fils. Quand la centrale a explosé, on nous a forcés à quitter les lieux. Mon fils est mort d'un syndrome d'irradiation aigue, et ma femme a deux cancers. Je l'ai quittée quand j'ai appris qu'il n'y avait rien à faire. Chaque mois je lui envoie la moitié de l'argent que je récolte en vendant des artefacts. Elle n'en sait rien.
-C'est triste, mais,pourquoi me racontez vous ceci? Répondis-je

-C'est pour te dire que ton pote il fera pas long feu. Les radiations ont tué mon fils en un jour. Ma femme est mourante à cause des radiations, et je ne donne pas cher de mon état. S'il continue comme ça il va finir dans un hachoir ou alors il sera empoisonné à vie. Tu as les mêmes yeux que ma femme... Ne te vexe pas, dit-il en remarquant mon visage boudeur. C'est un compliment. Tiens, il me tendit un morceau de papier plié.

-Que dois-je en faire?

-Mon frere était garde chasse dans la forêt. Je ne l'ai pas revu depuis l'accident. Il est plus jeune que moi alors si il veut descendre au Cordon voir son vieux frère ça me comblerait. Tu peux faire ça pour moi?

-Oui, enfin, je crois. Me félicitant de ma propre stupidité je pris le morceau de papier et le glissa dans ma poche.

J'étais maintenant censé aller encore plus loin dans cette Zone meurtrière. Cet homme m'avait fait pitié et j'ai accepté sa requête. C'était exactement le genre de chose à ne pas faire. Enfin, peut être que je pourrai en tirer quelques roubles.

Deux heures plus tard, après avoir inspecté mon TOZ-122 nous nous sommes mis en route pour la gare routière. Nous étions cinq. Notre chef d'escouade, Max, avait un pain de C4 destiné à créer une diversion. Mon rôle était de couvrir les quatres autres avec mon fusil à verrou. Une colline surplombant la gare routière ferait l'affaire. Après m'être posté, Boris et Max placèrent le C4 à l'entrée opposée de leur position. Ainsi les bandits leur tourneraient le dos. Je m'était couché sur la colline faisant face à cette entrée, pour avoir le loisir de canarder les bandits une fois qu'ils seraient sortis inspecter l'emplacement de l'explosion.

Max actionna le C4 qui produisit l'effet escompté. Trois bandits sortirent du batiment principal et s'affairèrent autour de l'impact de l'explosif. Je retint mon souffle et appuya sur la détente. La détonation fut assourdissante et le recul me fit lacher l'arme. La balle toucha un bandit au genou, qui s'effondra en hurlant de douleur. Les deux autres se mirent a couvert et commencèrent a tirer tout autour d'eux. J'actionnai le verrou de mon arme et regardai dans le viseur. Mes mires s'attardèrent sur le capuchon d'un bandit. Je fis feu. Le sang moucheta aux quatres vents. Bizarrement, je ne sentis presque aucun regret. C'était lui ou moi. Le bandit touché au genou gémissait par terre. En visant j'avais remarqué un baril d'essence non loin de la cachette du troisième type habillé en survetement. Je tirai et une explosion démolit l'ensemble de la barricade du bandit. J'essuyai la sueur qui perlait sur mon front quand quelqu'un me frappa dans le dos. Je me retournai et vis un bandit qui me mit en joue. Il me fixait d'un regard hésitant, ce qui me sauva la vie

-Adieu, salopard

J'eus à peine le temps d'effectuer une espèce de roulade latérale avant de chuter et d'atterir en bas de la colline. J'avais laissé mon fusil en haut, ce qui m'empêchait de riposter. Je me mis à ramper jusqu'au cadavre du bandit que j'avais abattu. Il possédait un AK compact et trois chargeurs pleins. De plus il avait un gilet vert militaire me permettant de transporter mes chargeurs. Me félicitant d'une telle trouvaille je me mis à observer les buissons. Le bandit avait trouvé mon fusil et essaya en vain de tirer. La culasse s'était bloquée. J'ouvris le feu. Cette fois le recul était contrôlable. Je fis mouche. Le tireur s'écroula en criant. Soudain le calme retrouva son règne. Il flottait une odeur de brûlé.Le combat était terminé. Je pris mon sac à dos et décidai de fouiller les bandits comme me l'avaientt conseillé les Stalkers du village. Mon butin se révéla satisfaisant: deux chargeurs d'AK supplémentaires, des rations, de l'eau en bouteille et deux trousses de soins de l'armée.
Max vint me féliciter. Grâce à moi ils avaient retrouvé l'argent de Sidorovich et aucune perte n'avait été subie. De plus ils avaient trouvé des cartes indiquant des caches d'armes.
Boris me regardait, il souriait. Je lui rendis son sourire puis nous rentrâmes au village.
En arrivant Max salua quelques amis. Je me rendis avec Boris au bunker de Sidorovich pour toucher notre récompense.

-Bonjour, nous avons votre fric, dit Boris en sortant plusieurs liasses de mille roubles.

Le marchand se râcla la gorge puis compta son butin. Un sourire illumina son visage émacié.

-Merci les gars, voila votre récompense. Il nous tendit deux AK-74 à crosse repliable avec eux chargeurs remplis que nous nous empressâmes de prendre, Une petite poche en toile pendait au canon de l'arme. Elle contenait des boulons, utiles pour se déplacer sans se faire déchiqueter par les anomalies. Je réussi à échanger l'AK compact pris sur le bandit contre de la nourriture pour deux jours, ainsi qu'un chargeur de pistolet. Après avoir rejoint le cercle de Stalkers qui parlaient autour d'un feu de camp, je décidai de faire mon inventaire. Je possédais donc: Un AK-74 en parfait état, Sept chargeurs en plus de celui sur l'arme, deux trousses de soins, de la nourriture pour trois jours environ, un sac de boulon et un chargeur de 9mm. Je possédais entre autres, plus de cinq milles roubles. Voila qui concluait mon deuxième jour dans la Zone. Je m'en sortais encore.

Vwala la sweet. Si vous aimez dites le j'ai encore écrit pas mal alors je peux balancer

plexigore470
plexigore470
MP
02 mai 2016 à 23:29:12

Du coup disons que je suis motivé... :hap:

Chapitre deux.

Le soleil froid automnal avait fait son apparition. Les arbres anormaux, perdaient leurs feuilles anormales. Un vent soufflait, bas, sur nos pieds, s'infiltrant dans les maisons et les abris de fortune que se bâtissaient les Stalkers. Les oiseaux étaient partis, signe que l'hiver, rude et impitoyable s'abattrait non sans tôt. Un silence de plomb avait remplacé les chants joyeux qui résonnaient parmis les cris d'explorateurs qui ne regardaient pas où ils marchaient. Boris faisait partie d'eux. Il avait pilé sur un « hachoir » il y a deux semaines de cela. Petruha avit raison. Boris était naïf, il était con. Ouais c'était un connard. Je lui en voulait tellement. De ne plus être là. Le diplomate c'était lui, il s'en tirait toujours bien avec les bandits ou les bidasses. Il avait même convaincu un mercenaire de l'épargner en lui promettant une planque. Une planque ! Il manquait pas de couilles cet enfoiré, me répétait Le Loup. Bien sûr je me sentais mal- d'autant plus que je n'avais toujours pas assez d'argent pour maman.- Mais je m'étais aguerri. Je savais tirer avec plusieurs armes, j'avais amélioré ma combinaison, j'avais vu des mutants -des vrais, qui vous bouffaient entier en quelques morsures.
Je mangeais à ma faim, et les munitions ne me manquaient jamais. J'avais entendu un type dire qu'un fusil de précision était planqué à la gare routière. Et il est parti. Plus jamais il n'est revenu. Certains disent qu'il a intégré la Liberté. D'autres, qu'il est mort. Pour en revenir à mon périple, une caravane partait pour la décharge demain.
Je devais partir. Le Cordon ne me faisait plus peur. On avait réussi à dégager les bandits au nord et installé des avant postes dans les fermes environnantes.
Malgré cela, il y a autre chose : La Maladie. Elle s'étend, elle nous colle à la peau. J'essaie de garder une bonne hygiène. Je me frotte tous les soirs avec un gant imbimbé d'eau et de vodka -pour désinfecter m'a dit Pavel. Je me brosse aussi les dents et je me désinfecte les mains pour manger. Certains m'appellent Mr.Propre, comme dans la pub. Et c'est vrai, je n'ai pas le teint cireux qu'ont les autres, je ne dégage pas diverses odeurs de viande avariée et de transpiration. Je n'ai eu qu'un rhume pour l'instant, et le reste je ne m'en soucie pas trop.
Mais La Maladie, elle, ignore qu'on soit propres ou sales. C'est ce qu'il y a autour de vous qui compte. Des types en tenue à cycle fermé sont venus chasser les rats, et ceux qui avaient des boules sous les bras se sont collés une balle, ou alors ils se sont jetés dans une anomalie. Certains se sont jetés sur les bandits, mais je pense que c'est inutile de la propager encore plus. Donc moi je m'occupe de ma chambre – un abri souterrain de cinq mètres carrés. Je la nettoie, j'ai acheté de la mort aux rats, et je lave mes draps (qui sentent désormais la vodka.) toutes les deux semaines. Je dégage les araignées et autres visiteurs, et je ne parle pas des parasites. Mon loyer n'est pas cher, mais est un des plus elevés du village. 600 roubles par semaines. Figurez vous que Sidorovich fournit tous les efforts possibles pour distibuer des anti-biotiques aux malades, mais il n'hésiterait pas une seconde à virer de chez lui un type sain qui n'arrive plus à payer son loyer. Je commence à regretter d'être arrivé ici. Tout le monde devient barge. Il y a de l'héro qui tourne. Le Loup a dit que s'il en chopait un avec de la came il lui brûlerait la cervelle avec un chalumeau. Du coup les camés fument les clopes des noircis (les fumeurs en argot familial) et les fumeurs boivent jusqu'à tout recracher. Beaucoup sont partis. Soit de leur plein gré, soit on les y a contraints. Je m'en sors toujours, à mon aise, mais il ne se passe pas un jour sans que je pense à Boris, à son sourire de politicient, à ses yeux en amande, et à ses cheveux roux. Il flottait dans sa tenue « Lever de Soleil ». Moi elle m'allait parfaitement. Tout était bien réglé à la bonne taille. Les poches pour chargeurs, le plastron, le sac à dos. J'avais l'air d'un bleu. Avec mon air tout propre, mais je ne m'en plaignait pas. Les gens du village commençaient à me connaître. Je me démerdais. Ouais, je me démerdais on peut dire ça comme ça. Demain je partirai, je quitterai cet éteau, je découvrirai la Zone, je serai libre. Je verrai enfin si je serai capable de trouver le Forestier, le frère de Petruha.
On verra

tcherno86
tcherno86
MP
06 mai 2016 à 17:26:51

allez plexi, la sweet :noel:

plexigore470
plexigore470
MP
06 mai 2016 à 19:14:00

Non d'un snork! Tcherno! ça fait un bail :noel:

pour la suite ça arrive

plexigore470
plexigore470
MP
06 mai 2016 à 19:15:24

vwala le chapitre trois. Vous devrez attendre un peu plus pour le 4, y aura une surprise :hap:

Chapitre trois

Donc c'est le grand jour. Je pars. Adieu, calme apparent. Adieu Maladie. Adieu les Stalkers ivrognes. Je m'en vais pour la Zone, la vraie. Enfin. Je ne sais pas si je dois m'inquiéter ou pas. On m'a raconté que la Décharge était significativement différente du Cordon. Patrouilles de Bandits, Le Devoir qui veut voir votre sac à dos, et qui vous confisque vos Artefacts, durement trouvés. La Liberté a un avant poste au nord, et accueille les Solitaires de confiance. J'ai un contact parmi eux. Il s'appelle Mollusque, je verrais si il peut m'aider. Pour l'instant, mon objectif principal me semble flou, un exauceur de vœux, un Monolithe, un tas d'or et d'argent. Tout ça au coeur de la Zone.

Et on est partis, j'ai pris mon vieux TOZ-122 et ma Kalash. De la nourriture pour trois jours, et toutes les munitions que j'avais -plus de trois cents balles- et des Médikits. J'espère ne pas avoir à les utiliser. La route s'est passée sans encombre. On bivouaque dans un entrepôt à grains, à Rudnya.
On mange, on parle. De nos foyers, femmes -et mêmes de nos enfants- , de nos goûts musicaux, pourquoi on est dans la Zone, comment, quoi, quand. Toutes ces questions résonnent dans ma tête, et se désagrègent entre elles, comme si, à force d'y penser, elles s'abimeraient. Elles perdent leurs sens, leurs nuances. Maman me manque. Mon frère me manque. Mais la Zone m'attire. Elle m'envoûte comme un aimant. Nous nous sommes endormis. Mais moi je n'y arrive pas. Impossible de fermer l'oeil. Un bourdonnement résonne dans ma tête. De plus en plus intense. Je décide donc de réveiller le chef de la caravane, Peter Ivanovytch.

-Hum… Peter Ivanovytch, dis-je tout bas.

N'ayant aucune réponse en retour j'insiste encore en lui remuant l'épaule.

- Peter Ivanovytch, réveillez-vous, je crois que nous sommes en danger.

Il était livide et flippé. Le visage trempé, les yeux révulsés. Il me regardait d'un air affolé.

-Liev… disait-il Liev… L'Iroquois, un co...co… controlleur.

Réalisant ma propre bêtise, je prends mon AK et scrute l'obscurité. J'essaye de la percer, de la pénétrer de mon regard. Rien. Ni à gauche, ni devant, ni à droite, ni… Je fais volte-face et allume la lampe scotchée au garde-main de mon AK. Et je le vois, déformé, un masque de terreur, aux traits grossiers, nez aplati et oreilles difformes. Ses épaules sont massives et disproportionnées, ses bras exceptionnellement longs et noueux. Il me regardait comme s'il venait de découvrir quelque espèce inferieure. J'ai peur, horriblement peur. Mes gestes ne m'obéissent plus. Et le canon de ma Kalash se tourne en direction de Peter Ivanovytch, lentement, comme si une main, appuyait sur l'embout métallique de mon arme. J'essaye de résister, rien à faire. Mais quelqu'un poussa une lamentation de douleur et se jeta sur moi, brisant le bras de fer avec mon ennemi. Je tombe à la renverse, faisant mon possible pour dégager le débutant qui hurlait dans mes oreilles. Enfin, il décide de se bouger et de laisser libre mon champ de vision. J'arme mon AK et ouvre le feu sur l'humanoïde difforme qui s'approche de Cirage. Il crie de douleur et tombe, lentement et au moment où sa tête touche le sol, le voile se brise. En fait, la pièce est recouverte de sang. Des Stalkers gisent à terre. Des tâches noires et poisseuses ornent leurs corps. Seul Peter Ivanovytch est encore conscient.

-Ha… Il tousse et crache du sang… Tu l'as eu. Il a failli m'avoir.

Au moment où je pose mon regard sur ma victime, je remarque que ce n'est pas un controlleur, mais Cirage. Il est allongé par terre, dans une position proche du comique, les bras écartés, comme pour donner l'accolade à un de ses amis. Peter Ivanovytch me dit :

-Il est toujours là. Casse toi avant qu'il te chope. Je vais le retenir.

Il me tend son sac à dos.

-Tout te revient, fais en bon usage.

Je prends le sac sans hésiter, puis le remercie. Je mourrais intérieurement de culpabilité. J'épaule mon propre sac à dos et mon fusil à verrou, puis prends mes jambes à mon cou. C'était dur de courir comme ça. Avec deux sac à dos remplis à craquer, deux fusils et une incapacité quasi totale à voir où j'allais. Je pouvais foncer dans une anomalie d'un instant à l'autre, mais la vision du controlleur m'horrifiait d'avantage. Exténué, je m'effondre sous le poids de mon barda. Ma vision se trouble, et c'est le vide.

-Je suis vivant me dis-je, même si j'ai de la peine à me persuader.

Puis tout s'éteint.

TensarLeRoi
TensarLeRoi
MP
07 mai 2016 à 23:51:20

Arrête le massacre.

plexigore470
plexigore470
MP
08 mai 2016 à 22:11:30

Non Tensar :hap:

tcherno86
tcherno86
MP
12 mai 2016 à 21:17:23

Tensar m'a... absolument pas manqué :(

Bonne suite, l'arrivée du contrôleur était, surprenante :noel:

plexigore470
plexigore470
MP
29 mai 2016 à 21:35:40

La sweet mes enfants

Chapitre 4

Je me réveille, doucement. Tout tourne autour de moi, ma vision se brouille, mais je reste plus ou moins lucide.

-Voila notre invité qui se réveille, dit quelqu'un

Je tourne la tête, mais tout mouvement me brûle. Je finis par apercevoir des silhouettes. J'en compte trois. Quelqu'un s'approche de moi et commence à fouiller dans un sac. Le sac en question est le mien. Le type farfouille, sort deux chargeurs d'AK, une toushonka, une bouteille d'eau, encore des chargeurs, puis trouve mon artefact, mon premier artefact, une Méduse. Son visage s'illumine et prend l'objet pour le dissimuler sous son manteau. Je tarde à comprendre que ces types sont sûrement des bandits. Je me rappelle de mon couteau dissimulé dans ma manche droite. Je réfléchis. Je fais semblant de vouloir me gratter le torse. De ma main gauche je brandis la lame brillante sous le menton du type en question qui recule et manque de tomber sur une caisse. Il pose un regard sur moi. Ses yeux descendent de ma tignasse verte, vers mon porte chargeurs -soigneusement vidé par mes hôtes- et éclate d'un rire sardonique. Il me tape sur l'épaule et abaisse mon bras.

-Tu vois gamin, t'es un peu notre prisonnier, hein ?

-Heu… j'imagine que j'ai une quelconque valeur à vos yeux, étant donné que je suis toujours en vie.

-Eh ouais. Tu dois valoir un paquet de fric comme esclave chez les Bandits, c'est leur nouveau truc ça, l'esclavagisme.

-Donc vous n'êtes pas des Bandits ?

L'homme se gratte le duvet qui lui sert de barbe, prend une chaise de camping et s’asseoit lourdement dessus.

-Hum, t'es perspicace gamin… Non en effet. On est des colporteurs. On achemine des marchandises et des informations à travers la Zone. Matériel de première qualité. On a un arrivage qui vient droit de Limansk si tu veux voir.

-Rendez-moi mes affaires, je vous laisse l'artefact, mais laissez-moi partir

Je pense une dernière fois à maman, à ma sœur et à mon frère, à Boris, en me disant que j'allais finir comme esclave chez les Bandits. L'homme se mord la lèvre, se lève, marche en rond dans la tente, puis finit par me dire enfin 

-De toute façon l'artefact me suffit pour rembourser ma dette, et j'ai assez pour le reste. Et j'aime pas forcément foutre la vie des gens qui m'épongent une dette en l'air. Tiens reprends tes affaires, tes armes, et fout moi le camp. Va au marché aux puces et parle à un certain Trappeur, c'est lui qui t'a retrouvé dans le sous-bois. C'est tout ce que je peux te dire.

Je fouille la pièce du regard à la recherche du sac de Peter Ivanovytch, mais il n'y a rien à part mon « sac à patates ». Je savais que son sac contenait quelque chose à mon intention. Je l'avais lu dans son regard.

-Où est le deuxième sac que je transportais ?

-Quel sac ? T'en avais qu'un et il est là. De toutes façons c'est pas moi qui t'ai trouvé, dégage maintenant.

Je prends donc mon barda, mes chargeurs, ma Kalash et mon TOZ, et je sors de la tente. Un soleil froid m'accueille à l’extérieur. Un léger vent circule à mes pieds, soulevant une fine couche de poussière radioactive. Le paysage est tout aussi impressionnant qu'un premier baiser. Des monts de déchets métalliques rouillés s'étendent devant mes yeux. Il y en a quatre. Larges comme un bloc HLM et hauts de plus de cinq mètres. Un route craquelée serpente entre les monts, et au loin je peux distinguer quelques bâtiments industriels, et un hangar. Non loin, je vois une casse de véhicule ayant servis à nettoyer la Zone lors de l'accident. Je me mets en marche. Je manque de m'écraser par terre trois fois, à cause des nids de poules. Une centaine de mètres plus loin, j'arrive vers un bâtiment gris en ruines. J'y vois des types autour d'un grand feu, et des remparts en tôle. Je prie intérieurement pour que ce soient des Stalkers. Je m'approche doucement par le flanc et me mets à observer les types en parka kaki. Ils portent un insigne de Solitaire. Je m'apprête à sortir de ma cachette quand quelqu'un derrière moi m'appelle.

-Liev ! Eh … L'Iroquois !

Je me retourne et voit un type en tenue SEVA -une tenue scientifique militarisée récemment en vogue parmi les Stalkers les plus aisés et les plus attirés par le facteur cancérigène de la Zone.-

-Salut, je suis Trappeur, c'est moi qui t'ai trouvé hier. Je te retrouve enfin, t'as disparu dans la nuit après que je t'aie ramené ici.

Je le regarde, étonné, moi qui pensait qu'il m'avait vendu aux colporteurs.

-Ouais, un type m'a embarqué avec mon matos, il voulait me vendre chez les Bandits, mais je l'ai convaincu de me laisser partir, et il m'a dit de venir te voir.

-Hum, je ne vois pas de qui tu parles, mais bon on a tout le temps pour ça. Viens autour du feu, on a de la toushonka et de la vodka.

On s’assoit donc autour du bûcher, et l'image de Peter, ensanglanté, me revient à l'esprit. Puis je me rappelle du sac.

-Trappeur, dis-moi, j'avais un deuxième sac avant de tomber dans les pommes. Est-ce que tu l'as pris ?

-Ah oui, le sac en toile… Je pensais pas que tu y tiendrais, il contenait juste une carte et un PDA crypté, et vu qu'un type du marché s'y est intéressé j'y ai vendu.

L'effet de ce genre de révélations est le même que celui de la première gifle que te flanque ta première copine. Je le regarde la bouche ouverte, la respiration suspendue. Je baisse le regard.

-Dis moi tout ce que tu sais sur ce type.

-Bah c'était un scientifique en tenue orange, et il m'a dit qu'il allait à l'Agroprom, mais je pense qu'il s'agissait plutôt d'un Mercenaire, vu son équipement et sa façon de négocier.

Un Mercenaire… Je comprends tout maintenant. Ils cherchent à venger leur porcelet, Le Sanglier.

-Si tu veux aller à l'Agroprom, continue Trappeur, La Liberté prépare une offensive sur un des avant- postes est du Devoir. Va voir Mollusque si t'es intéressé, il est au Camp Nord. Mais fais gaffe ils sont un peu bizarres.

Je souris et me lève, mon sac sur le dos et ma Kalash entre les mains.

-T'inquiètes, je connais !

TensarNinja
TensarNinja
MP
31 mai 2016 à 10:28:44

:malade:

plexigore470
plexigore470
MP
01 juin 2016 à 23:05:32

merci pour tes propos si constructifs Tensar

Minecraftien404
Minecraftien404
MP
03 juin 2016 à 14:58:45

Très bonne FIC continue :ok:

plexigore470
plexigore470
MP
05 juin 2016 à 20:43:28

Le 03 juin 2016 à 14:58:45 Minecraftien404 a écrit :
Très bonne FIC continue :ok:

merci :)

tcherno86
tcherno86
MP
21 juin 2016 à 21:57:25

Ca fait plaisir de voir la sweet plexi :hap:

plexigore470
plexigore470
MP
22 juin 2016 à 19:14:49

merci Tcherno, la j'ai des exams donc pour la sweet ce sera pas avant les vacances :/

mais patience je me repentirai [[sticker:p/1kki]]

Dreyzii
Dreyzii
MP
23 juin 2016 à 10:47:43

continu mec c'est un très bon départ pour une bonne histoire

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