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Topic [FIC HORREUR] OLDWITCH

Sujet : [FIC HORREUR] OLDWITCH

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Majmokey
Majmokey
MP
23 décembre 2017 à 18:28:57
  • Petite fic horreur/mystère, sans grande prétention, il y aura du cul
    (alerte putaclic)*

Sinon, bonne lecture les khey :-)
Attention pavé césar

Oldwitch,
petite ville perdue au fond de la forêt, éloignée de toute capitale bruyante. Une ville ou tout le monde se connait, avec ses traditions, ses propres fêtes. Paysage de carte postale pour touristes de passage, qui viennent admirer ses gargantuesques conifères, ses majestueuses montagnes qui l'entourent et son lac reposant pendant quelques heures.

Mais tout le monde se rappellera à tout jamais de l'été 69, un scénario digne d'un auteur horrifique tourmenté par ses propres créations. Un cauchemar éveillé, une abomination qui traumatiserait Satan lui-même.

C'est ici que vivait Michael, qui, au lieu de sortir avec ses camarades, passait ses week-end sous des voitures puants l'essence et l'huile de moteur dans le garage de son père défunt.

C'était loin d'être le boulot qu'il voulait avoir, il travaillait pour l'ancien meilleur ami de son père contre un petit salaire qui lui suffisait amplement pour quelques sorties occasionnelles.
Son garage se trouvait à côté d'un marchand de voiture et tout les jours le jeune garçon à la touffe de cheveux indisciplinée contemplait avec envie les carrosseries flambants neuves qui brillaient sous le soleil. Il laissait accumuler sa frustration de ne pas pouvoir se payer une de ces beautés mécaniques. Son salaire était en grande partie pour la maison, il vivait avec Thomas, son petit frère d'un an son cadet et sa mère , serveuse au Memphis Diner, un restaurant de la ville.

Ce soir là, il allait rentrer chez lui après une dure journée, de son point de vue à lui en tout-cas. Il a juste réparé un réservoir percé et à changé deux roues.
Le reste du temps il matait des nichons dans un magazine coquin caché dans un hebdomadaire automobile tranquillement installé près du ventilateur.

L'air s'était vite refroidi, le ciel déjà bien obscurci, il enfila son cardigan et s'apprêtait à faire quelques centaines de mètres à pied jusqu'à chez lui.
Lorsque son patron l'appela.

_Michael ! Viens ici j'ai un truc à te montrer.
Le jeune garçon fut tout de suite intrigué, son patron n'avait pas l'air de l'appeler pour le blâmer ou pour critiquer son travail. L'homme prit une petite clé sur le mur et sa lampe à pétrole pour s'éclairer dans la cour arrière, envahie par la broussaille, les mauvaises herbes et les vieilles pièces usagées.

_Suis-moi !

Derrière le garage se trouvait une petite grange en bois, qui devait dater,
Michael pouvait voir la lumière de la lampe passer entre les planches sombres coupées à la va-vite.

Le barbu sortit la clé de sa poche et la fit tourner dans la serrure du cadenas, lorsqu'il entendit le clic, il poussa la grande porte qui se frottait au sol boueux. Une voiture se trouvait à l'intérieur, plutôt belle mais terriblement endommagée. Le pare-choc était bousillé, les phares brisées, le capot déformé par un choc, mais sa carrosserie noire brillante à tout de suite plu à Michael

_Écoute Michael, ça fait un an et demi que tu travaille avec moi et... Je sais que ton plus grand souhait et d'avoir une voiture. Il y a deux ans un soir, un gars louche est venu ici et m'a demandé si je pouvait la réparer, il l'a déposé ici et devait revenir le lendemain pour me payer et pour que je puisse commencer le boulot, mais il est jamais revenu, et comme je suis un amoureux des Chevrolet, je l'ai gardée ici et j'ai pas appelé la fourrière.

_Merci beaucoup Richard, mais comment je vais faire pour la retaper ? Je veux dire, j'ai pas assez de fric, les pièces doivent coûter un bras ! Le pare-choc déjà me prendra un rein !

_Je suis prêt a payer les pièces mon petit. C'est un cadeau.

Le visage de Michael s'éclaircit, il se voyait déjà au volant de l'Impala 67. Avec Lucy, la fille de ses rêves sur le siège passager. Ou ses potes complètement bourrées à l'arrière après une soirée. Cette voiture, c'était ce qu'il lui fallait.

Il rentra chez lui, ses imitations grotesques d'Elvis Presley agaçait les habitants de la rue Kennedy et faisait hurler les chiens, mais il s'en fichait, une voiture l'attendait et il n'avait rien à payer. C'était le comble pour lui.

Le grincement du portillon attirait l'attention de son Border Collie, Jeager qui surgit de l'arrière-cour, il sauta sur Michael, content de le voir revenir, il était samedi soir, un week-end ordinaire.

Les jours passaient et Michael mettait du coeur à la réparation du bolide le soir après les cours, il se faisait aider par son petit frère. Sa mère voyait tout ça d'un bon oeil, les deux frères ne se chamaillaient plus.

Il termina son travail une semaine plus tard, jeudi soir, mais il faisait nuit depuis longtemps et toute sa famille était déjà dans les bras de Morphée. Il voulu quand même faire démarrer sa voiture.
Le ronflement du moteur sonna pour lui comme une victoire, il avait réussi.

  • CHAPITRE 1: Découverte Macabre*

Il était tard lorsque Anthony, jeune garçon de l'est de la ville rentrait chez lui après avoir passé la soirée chez sa petite amie. Les grillons sifflaient dans les touffes feuillues des jardins.

La joie du jeune blond se dissipait secondes après secondes, il n'était plus autant rassuré que quelques minutes auparavant, loin du manoir de sa
bien-aimée.
Il regarda touts les petits carrés transparents des maisons qui laissaient apercevoir les familles tranquillement installées chez elles, bien au chaud et en sécurité.

Anthony Hallager était un peu paranoïaque, il était incapable de savoir ce qui se passait, si ce n'était que création de son imaginaire ou quelque chose de réel, il n'avait ni vu ni entendu ce qui pouvait le mettre dans cet état donc il reprit sa route.

Il prit un grand bol d'air nocturne pour se calmer, il n'y avait rien autour de lui. Il répétait cette phrase pour se rassurer.

Il voulu traverser le parc, pour arriver plus rapidement chez lui. Il se voyait déjà dans sa chambre, les volets verrouillées à double tour, pour échapper au regard de toutes les choses étranges qui pourrait se tapir dans l'ombre de son jardin.
Sa famille était très superstitieuse et croyait aux esprits et à l'au-delà.

Il vit des phares ronds s'allumer au loin, comme deux yeux maléfiques qui le fixait, une voiture immobile, à l'entrée du parc, l'obscurité empêchait à Anthony de voir son conducteur.

Il se mit a courir à toutes jambes entre les arbres, il voulait aller loin, très loin d'ici, la voiture ronflante rôdait autour de lui, elle attendait patiemment qu'il quitte sa cachette. Un maigre tronc de sapin, son coeur voulait exploser. L'adrénaline avait envahi ses veines. Il scruta les environs derrière l'arbre, la silhouette noire de la voiture approchait, il se retira pour ne pas être éclairé par les phares du pur-sang . Il pouvait entendre sa propre respiration et ne pouvait pas la contrôler, il mit sa main devant sa bouche pour limiter le bruit.

Il voulait sortir de sa cachette et maitriser le conducteur de cette putain de voiture avec un fusil, mais il n'avait rien dans les mains, pas d'armes à feu, pas de couteau, pas de barre de fer, que du gazon sous ses pieds. Il était à la merci de cette personne qui le suivait.
il entendait les buissons se faire écraser lentement par les pneus de l'auto, elle était là, elle arrivait, la terreur sournoise.
Anthony vit le faisceau des phares des deux côtés de l'arbre. Le conducteur savait qu'il était caché ici, Anthony entendait le moteur juste derrière le sapin, il avait replié ses bras sur son ventre pour être le moins large possible, mais ça n'aurait pas servi, il était trop tard pour qu'il puisse faire quoi que ce soit.

Les limites de la douleur l'avait happé, son coeur venait de s'arrêter, son cadavre gisait au milieu de la rue devant l'entrée du parc. L'os de la jambe droite à nu. Il revenu miraculeusement à la vie avec une atroce douleur au ventre qui lui donnait envie de crier, mais la corde fermement serrée autour de son cou l'empêchait de faire sortir quoi que ce soit de sa bouche, ses lèvres desséchées ne faisait que trembler.
Ses pieds dans le vide se débattait, il était revenu à la vie pour quelques secondes, selon son assaillant il n'avait pas assez souffert. Ses tentatives de se détacher ne servait à rien. Il étouffait a plusieurs mètres du sol, le corps ouvert, la douleur était telle qu'il ne vit pas la mort.

Le soleil resplendissait sur Oldwitch, les ténèbres furent rapidement chassées dès six heures passées.
Les enfants couraient vers leur école en tenant la main de leurs parents sur les trottoirs à l'ombre des arbres. D'autres râlaient et n'en pouvaient plus d'attendre les vacances qui arrivaient à grands pas au plus grand désarroi de leurs parents fatigués. La journée commençait doucement. La température allait rapidement grimper jusqu'à 25 degrés.

Mais le calme fut brisé quand un petit garçon se mit à crier d'effroi en levant les yeux, sa mère choquée plaça ses mains devant ses yeux innocents pour masquer l'horreur.

Un adolescent nu était pendu tout en haut d'un arbre sous un toit de feuilles, le ventre ouvert, ses boyaux pendaient et se balançaient dans le vent, il ne lui restait que deux gros trous saignants à la place des yeux et son organe génital avait était coupé. Une mare de sang s'étalait dans la rue et pourtant, personne ne l'avait remarqué.

Dans l'après-midi, après les cours, Michael testait son bolide sur les routes forestières, il appréciait le revêtement en cuir du volant, les sièges moelleux , l'orgasme auditif qu'était le rugissement viril du moteur.
Il le savait, il était vraiment un mec chanceux, ce cadeau représentait tout pour lui, il ne remercierait jamais assez la générosité de l'ami de son père.

Lui, son frère et l'ami de ce-dernier sur la banquette arrière n'étaient pas au courant de l'atrocité commise en ville, ils avaient échappés au bouche à oreille qui à commencé en fin d'après-midi
Ils prenaient la route jusqu'au lac, lieu de rendez-vous des jeunes d'Oldwitch et de Monroe, selon Michael il venait juste pour aller voir quelques amis, mais Thomas et son ami Benjamin n'étaient pas dupes, ils savaient qu'il venait ici pour exhiber sa voiture et emballer Lucy, alors qu'elle sortait déjà avec un mec, Ronald, le chef d'une bande de voyous, les Heat Waves.

Thomas quant à lui avait les cheveux plus entretenus que ceux de son frère, c'était le genre de mec à se prendre pour une rockstar dans son style et qui abusait de brillantine et de laque pour faire tenir ses cheveux en banane alors que son ami avait une grosse touffe a la Hendrix, il avait aussi le teint mat comme le chanteur.

Ils arrivèrent au bord du petit lac.
De nombreuses personnes étaient installées autour.

Il y avait même un petit van coloré, son propriétaire a l'allure originale et colorée jouait de la guitare pour les gens autour. Le terrain était légèrement en pente, une trace de l'ancien lac, légèrement plus gros.

Thomas et Benjamin demandèrent à Michael de s'arrêter lorsque Thomas vit Isaac et Louise, deux amis à eux sous un arbre au bord du lac. Les deux amis quittèrent la Chevrolet en claquant la porte, Michael poussa un juron dans sa barbe naissante et alla jusqu'au niveau de ses amis, il y avait un avantage, Lucy était juste à côté d'eux, mais adossée à un arbre dans les bras de son copain. Michael soupira, agacé, pour lui, ce Ronald était un parasite qui ne la méritait pas. Il coupa le contact de sa bagnole et enleva la clé, Ronald et sa bande, assis autour de leur camaro sous un chêne regardaient l'Impala.

_Cool ta voiture Michael, tu l'a volé ou tu l'a piqué aux autres pédales d'Owls ? S'écria l'un d'eux, ce qui fit rigoler tout son groupe, reconnaissables par leurs blousons aux couleurs de leur équipe de rugby. Michael se sentait gêné et ne savait pas vraiment quoi répondre, d'autant plus que Lucy était la, elle le regardait avec ses grands yeux gris qu'il assimila au secondes qui passait, alors qui s'était tût.

Une autre voix s'éleva, c'était Stanley, un ami de Michael.

_Ronald t'arrête un peu de chercher les emmerdes ?

Lui et ses potes faisaient parti du Raph Club, une bande de motards assez discrets

_Ça va aller Stan, je gère. Et si on faisait une course toi et moi ?... Ronald. Le perdant doit au gagnant cent dollars ! S'écria Michael.

Ce-dernier lui lança un regard arrogant et très sûr de lui, comme son adversaire qui arborait un sourire narquois. Il ne savait pas pourquoi il faisait ça, peut-être pour impressionner Lucy.

Ronald ne lui répondit point et ouvrit la portière de sa camaro, il roula sur l'herbe jusqu'à la chaussée, aidé par deux de ses amis qui poussaient la voiture alors que ça ne servait strictement à rien.
"Qu'ils sont cons !" pensa Michael

Les deux voitures étaient côte à côtes, prêtes pour la course, les deux garçons faisaient rugir leurs moteurs pour attirer l'attention des gens.

Au même moment de l'autre côté, Thomas discutait avec ses amis, contre le tronc d'un arbre, le petit frère de Michael tentait encore une fois de se rapprocher de Louise, la jolie rousse d'en face de chez lui mais le bruit du démarrage mit un terme à leur conversation naissante. Les deux machines de guerre filèrent devant leurs yeux telles des fusées en quelques secondes sous les applaudissements et les cris d'encouragement des spectateurs qui appréciaient le spectacle.
Thomas reconnu la camaro bleue de Ronald qui courait contre son frère.

Au volant, Michael serrait des dents de rage, la rage de vaincre son adversaire. C'était la première fois qu'il conduisait, ce qui n'était pas le cas de Ronald. Trois tours complet autour du lac devait les départager, il devait gagner, pour prouver aux Heat Waves qu'il n'était pas un bon à rien. Pour Lucy. Dans les virages, il se prenait pour Steve Mcqueen dans Bullitt

Le crissement des pneus dans le grand virage fit sursauter un groupe de filles en chapeaux longs et en lunettes rondes. Le cliché des filles de l'été. Personne ne pouvait arrêter leur course folle.

_Maman le tuerait si elle savait comment il roule avec sa voiture neuve. À déclaré Thomas.

Le troisième tour était entamé, un grand sourire apparu sur le visage de Michael, il était en tête, mais il aperçu un couple qui allait traverser la route. Il appuya de toute ses forces sur le frein jusqu'à s'arrêter complètement , Ronald à saisi l'opportunité de passer à côté et dépassa la ligne d'arrivée, un rouleau d'essuie-tout au niveau des phares que deux amis à lui avaient tendu sur le chemin.
Michael frappa son tableau de bord, enragé, il appuya nerveusement sur le klaxon pour demander au couple de dégager.
Il entendit quelques jurons sortir de la bouche de la fille et rejoignit les autres, il regardait avec colère et jalousie Ronald, assit fièrement sur le toit de sa voiture. Michael ne savait pas ce qu'il allait dire, heureusement, il lui restait deux centaines de dollars dans sa boîte à gant, il a lancé le défi et il a perdu, il savait que ça ne sert à rien d'essayer d

Majmokey
Majmokey
MP
23 décembre 2017 à 18:30:22

Michael ne savait pas ce qu'il allait dire, heureusement, il lui restait deux centaines de dollars dans sa boîte à gant, il a lancé le défi et il a perdu, il savait que ça ne sert à rien d'essayer de se justifier auprès d'un Heat Wave, surtout en étant un gars comme lui.

Il ouvrit la portière, qui grinçait un peu, Ronald et ses potes rigolaient déjà.
_J'espère que t'as mes 100 balles Garetty.
Michael alla chercher l'argent dans sa voiture en rouspètant silencieusement à l'intérieur, il ouvrit la boîte à gants et prit les deux billets de 50 qui devait servir a faire les courses. Il tendit la monnaie à contrecœur au voyou, ce genre d'humiliation le donnait envie de se tirer une balle dans la tête. Il rejoignit ses amis, certains le félicitait d'avoir quand même essayé de tenir tête à Ronald et d'autres le traitait de stupide, il venait de perdre 100 dollars de façon inutile.
Le touffu écoutait la conversation entre Ronald et Lucy, il suppliait au hasard de lui donner une opportunité.

_Lucy on va à une soirée chez Bert on se casse, allez vient ! Demandait Ronald.

Michael, allongé, détachait le gazon avec ses mains, elle allait partir sans même qu'il puisse lui parler.

_Nan. Je peux pas, je dois m'occuper de mes petits frères, je suis vraiment désolée.

_T'as toujours un truc à faire toi ! tu me casse les couilles tu sais ça ?

_Facile pour toi. T'es fils unique ! Moi je dois rentrer !

_Très bien, très bien, mais tu rentre chez toi toute seule, je vais pas faire un grand tour pour rien !

_Donc, pour toi je suis "rien" hein ?
Lucy se mit a sourire, comme pour se moquer de son copain, lui faire comprendre que c'est un fils de catin.

Michael salua ses amis, complètement hystérique et leur dit qu'il devait y aller. Il sauta par la fenêtre de sa Chevrolet, mit le contact et donna un coup sur la pédale de l'accélérateur.

Il s'arrêta pour appeler son frère.
Thomas fut encore une fois dérangé par Michael, il était vraiment chiant pensait-il.
_Thomas, Ben ! Je viens vous chercher tout à l'heure d'accord ? Déclara Michael. Je vais déposer Lucy chez elle ! J'ai une occasion les gars, je dois en profiter ! Michael avait l'air tellement content, aujourd'hui la chance le souriait, ce qu'il voulait il l'avait. Dans sa tête, il était comme un gosse dans un magasin de jouets: excité, enthousiaste.

_Tu reviendra vers quelle heure ? Le soleil. se couche déjà ! interrogea Benjamin, qui n'était pas vraiment d'accord avec son plan bancal.

_Juste trente-minutes les gars, trente-minutes ! Ça peut se faire ! Faites-moi confiance.

Benjamin et Thomas se regardèrent et acceptèrent. Michael prit la route forestière pour retrouver Lucy, après moins d'une trentaine de seconde il enleva son pied de l'accélérateur, elle était la, dans un virage au bord du chemin, dans sa robe bleue, avec son sac à main sur l'épaule et ses grosses lunettes de soleil rondes.

Mais Michael à commencé a douter de lui, est-ce qu'il pouvait le faire ? Cette action qui paraissait toute simple ? Il se mit à son niveau et lui demanda, après s'être raclé la gorge.

_Salut, Lucy.

Sa voix laissait transparaître son malaise, et le soleil lui bridait les yeux. La jeune brune s'arrêta et reconnu le mec de sa classe derrière ses aviators.

_Ah salut, pas trop enragé après cette course de malade ? T'es vraiment une tête brûlée.

_Nan nan, c'est la routine, il y a des choses que... que je dévoile pas sur moi.

Michael et ses numéros de charme, voulant paraître mystérieux auprès de mademoiselle Cunningham, il se demandait déjà quelles qualités il pouvait s'inventer. Il continua.

_T'as l'air paumée, je te dépose chez toi ?

Enfin ! Se disait Michael, il attendait la réponse de Lucy, qui avait les yeux braqué sur le soleil couchant que ses lunettes reflétaient. Elle baissa les yeux sur le pilote du dimanche et hocha la tête.

Michael ouvrit la porte, elle s'installa sur le siège et déposa son sac doré sur la banquette arrière.

_T'as l'air vraiment... Sur les nerfs, t'es sûre que ça va ? Demanda Michael.

_Bah... Dit toi qu'en me levant ce matin on à découvert un cadavre dans la rue d'à côté.

Michael fut surprit par ce qu'elle venait de lui dire, il avala sa propre salive et espérait que ce n'était pas quelqu'un qu'il connaissait.

_Anthony Hallager, il conduisait la Falcon de ses parents.

_Je crois que... qu'il était dans la classe de mon frère. Il à été assassiné ?

_Oui et on sait toujours pas qui l'a tué, flics compétents mon cul... Excuse-moi.

_Tu crois vraiment qu'un "mon cul" va me choquer ? Tu me sous-estime ! Ça veut dire qu'il y a un taré dans notre ville qui court toujours ?

_C'est ça, c'est pour cela que... je ne veux pas laisser mes frères seuls à la maison. Si quelqu'un veut du mal a ma famille je suis prête à appuyer sur la gâchette.

Lucy était loin du cliché de la fille belle, populaire et stupide qu'elle pouvait renvoyer par moment, son plus grand souhait était de devenir médecin de guerre. C'était une joueuse de coude.

Le soleil avait disparu derrière les montagnes, le ciel était bleu foncé, les nuages disparaissaient dans l'obscurité et quelques étoiles se mettaient à briller.

Benjamin avait sa Super 8 dans les mains, il filmait ses amis qui essayaient de faire des ricochets sur l'eau.

_Il revient quand Michael ? il nous à dit trentes minutes ça fait une heure qu'il est parti ! Se plaignait Thomas

_Je pense qu'il à eu un ticket avec elle, ton frère c'est un rapide au lit ou pas ?

_Ah t'es lourd Benjamin ! S'indignait Louise.

_Tu crois vraiment que je vais m'intéresser à ça Ben sérieusement? Demanda le petit frère du concerné.

Michael était parti depuis une heure et demi, il faisait vraiment noir, tout les gens étaient partis, il ne restait plus que les quatres adolescents sur la rive du lac.

_J'espère que dans quelques années on pourra avoir des téléphones partout avec nous ! Dit Isaac. Sa soeur se mit à rigoler.

_Des téléphones mobiles et puis quoi encore ? Tu veux pas des téléphones qui peuvent faire caméra et borne d'arcade pendant que t'y es ?

Les trois amis se sont mis en route, mécontents, ils ne savaient pas quoi en. penser, avaient-ils étés oubliés, ou quelque chose était arrivé a Michael ? Il n'a conduit que quelques fois auparavant, depuis qu'il a obtenu son permis.

Thomas pensait qu'il avait sûrement du faire un accident en voulant faire le casse-cou avec Lucy. Il s'inquiétait pour son frère. Ils avaient un kilomètre et demi à faire dans les sombres bois.
Il faisait noir et le groupe n'avait rien pour s'éclairer, ils étaient tous collés entre eux, scrutant tout objet que la clarté pâle de la Lune pouvait révéler. Les seuls bruits audibles étaient leurs chuchotements intrigués et leurs petits pas sur le bitume, le hurlement des loups ne faisait qu'office de décor. Ils ne voyaient que la silhouette des énormes sequoïas qui s'étendaient à perte de vue devant eux. La lumière de la grande Dame du ciel laissait apercevoir ce brouillard étrange qui semblait glisser sur le sol comme un fantôme, la température chuta d'un coup. Thomas se frotta les mains, il n'avait pas de pull sur lui.

Chaque bruit qui venait du fond de la forêt, invisible a cause de l'obscurité perverse attirait l'attention de Thomas, tout ses sens étaient en alerte, pareil pour les autres.

Ils arrivèrent a l'entrée de la ville, tout les commerces étaient fermés, les rideaux de fer abaissés, les portes et fenêtres verrouillées, pourtant à cette heure-ci, le bar était toujours ouvert et les retraités venaient jouer au cartes une bière dans la main. Ce soir là on n'entendait pas leurs rires, seulement le bruit du feu tricolore qui changeait de couleur dans le vide.

Ils étaient toujours tout seul dans la nuit mais la lumière des lampadaires était au moins rassurante.

L'avenue principale était bloquée depuis ce carrefour. L'endroit à été bouclé par les flics, le petit groupes d'âmes perdues n'avaient pas vu ça ce matin, un vieil homme sous son chapeau de pailles fumait dehors.

Le petit groupe était intrigué face à cette découverte, que s'était-il passé ici ? Benjamin appela le vieux.

_Monsieur ! Il s'est passé quoi ici ?
_J'en sais rien moi. Dit-il, il articulait mal à cause de la cigarette fumante dans sa bouche. Il avait l'air paumé, comme tout les vieux d'Oldwitch, qui noient leur chagrin et la nostalgie de leur jeunesse dans des paquets de clopes. Sa femme ouvrit la fenêtre à l'étage. Déjà en pyjama.

_Les enfants ! Rentrez chez-vous ! Qu'est ce qui vous prend d'être dehors la nuit ! Vous ne connaissez pas la nouvelle ?

_Non, madame c'est ce qu'on cherche à savoir ! S'écria Louise.

_Un meurtre atroce à eu lieu ici ! Et l'assassin court toujours ! Il peut être n'importe où, dépêchez vous de rentrer !

Les quatres vagabonds se regardèrent, leurs yeux disaient déjà beaucoup de choses, un frisson traversa le corps de Thomas lorsqu'il entendit cette phrase de la vieille.

"L'assassin court toujours"

Le groupe se dépêcha de rejoindre la rue dans laquelle ils habitaient.

_Herbert toi aussi rentre !

Le vieillard jura dans sa barbe négligée et ouvrit la porte. Thomas suivait le groupe, Benjamin avait ressorti sa Super 8 de son sac et filmait la scène de crime qu'ils contournait. Il parlait comme un personnage de film d'horreur.

_Nous voilà seuls, terriblement seuls, dans le terrain de jeu d'un tueur sanguinaire et tout le monde c'est que le meurtrier revient toujours sur les lieux de son crime.

_C'est un cliché ça Benjamin. Dit Louise. C'est pas toujours le cas.

_Tu gâche mon reportage là, vieille folle.

_Ton reportage à deux centimes... Se moqua Thomas pour défendre Louise. Ranges ta cam et fermes ta gueule. On se grouille, on quitte cet endroit.

Quatres petites ombres traversèrent le parc, ils marchaient rapidement. Ils ne voyaient pas les lignes où le gazon était replié, traces laissées par les roues que même le vent n'a pas voulu déranger.

Thomas était arrivé chez lui, l'Impala de son frère n'était pas devant la maison, il ouvrit calmement la porte et alla tout dire à sa mère. Michael n'était toujours pas rentré.



toobigpingas
toobigpingas
MP
23 décembre 2017 à 18:39:05

Sweet + débidage [[sticker:p/1kkq]]

Majmokey
Majmokey
MP
24 décembre 2017 à 07:01:35

Merci khey snif :merci:

El_bobo
El_bobo
MP
24 décembre 2017 à 11:01:06

Sweet [[sticker:p/1ljp]]

Franchement ton histoire est sympa je fav [[sticker:p/1mr0]]

Majmokey
Majmokey
MP
24 décembre 2017 à 16:17:11

Thanks frère :cool:

El_bobo
El_bobo
MP
27 décembre 2017 à 02:19:23

C'est triste qu'une fic de qualité bide [[sticker:p/1lmc]]
( up discret :hap: )

Majmokey
Majmokey
MP
28 décembre 2017 à 09:07:37

CHAPITRE 2: PREMIERS SUSPECTS

Thomas ne dormait pas encore, il était presque deux heures du matin.

Il s'était installé sur le toit de la maison, allongé sur la lucarne de la fenêtre de sa chambre, avec son oreiller et sa couverture. C'était sa coutume nocturne, il lui arrivait de s'endormir sur place et d'être surprit par la pluie au beau milieu de la nuit. Il venait juste apprécier le plafond plein d'étoiles.

Il entendit un bruit derrière lui, comme-ci quelque chose grimpait sur les tuiles.
Sa curiosité le poussa à monter tout en haut pour voir de l'autre côté, une silhouette furtive venait d'entrer par la fenêtre de la chambre de son frère. Enfin c'est ce qu'il a vu.
Ça devait être Michael pensait-il.
Il jeta son oreiller et sa couverture par la fenêtre au-dessous de lui et entra à son tour. Il prit la lampe torche qui lui servait de briseur d'obscurité jusqu'au toilettes en tant normal. Il ouvrit la porte grinçante de sa chambre. L'ouïe de Thomas était amplifiée dans le noir, il pouvait presque entendre le bruit de pattes des rares petits insectes qui se baladaient dans le couloir. La porte entrebâillée de la chambre de sa mère au bout du couloir montrait qu'elle dormait paisiblement.
Le plancher craquait au dessous de ses pieds, il fronça les sourcils et se demanda, sur le pas de sa porte, la main dans sa chevelure.

Et si ce n'était pas son frère ? Il entendait quelques bruits derrière la porte juste en face de la sienne. Il revenu dans sa chambre et prit sa batte de baseball, souvenir de ses compétitions. Il était prêt a casser un crâne avec si il le fallait
Il prit la poignée glacée et tira brusquement la porte.

Il n'y avait personne, la fenêtre était grande ouverte. Sa mère avait du oublier de fermer.

C'est de là que venait l'air froid qui lui glaçait les orteils dans le couloir.

Thomas revenu calmement dans sa chambre, il se faisait tard. Il verrouilla sa porte, se déshabilla pour se glisser sous sa couette. A partir de cet instant, le monde se séparait en deux, la chambre de Thomas, silencieuse mais loin d'être paisible selon lui en vu des récents événements.

Et tout ce qui se trouvait derrière la fenêtre, la rue aussi noire que l'encre à cause des lampadaires qui s'éteignent à une heure précise, l'ombre des maisons et la rangée de sapins a l'arrière , l'immense clairière qui sépare deux collines boisées et au-delà le mont Mausley, éclairée par cet immense rocher blanc, la Lune. La banlieue Oldwitchienne n'avait rien de rassurant pour une personne seule.

Thomas se mit sur le côté. Comme son frère il espérait que le cadavre n'était pas quelqu'un qu'il connaissait, Oldwitch est tellement petite.

C'est avec les yeux crevés qu'il se réveilla et qu'il descendit a la cuisine pour manger.
Il tâtait les placards pour trouver les dosettes. Il a fait tout le chemin depuis sa chambre jusque la cuisine en touchant tout ce qui était à portée de main, il détestait la lumière du soleil dès le matin.
Son frère apparu dans la pièce, Thomas ne détachait pas ses yeux de lui, il le fixait avec un regard glaçant.
Michael vit son petit frère dans la cuisine entrain de faire du Cappuccino.

Thomas était à la fois rassuré qu'il soit revenu et en colère pour sa disparition sans laisser de traces la veille.

_Un mec de ta classe est mort. Dit-il, sans émotion. C'est le petit frère d'un pote.

Thomas se figa lorsqu'il l'entendit.
_C'est qui ? Interrogea t-il.

_Anthony, Hallager. Je suis allé chez lui hier après avoir deposé Lucy.

Anthony Hallager et Thomas n'avaient jamais été très proches, Anthony trainait plutôt avec des mecs plus grand, il avait redoublé et continuait de fréquenter ses amis de l'année précédente. Thomas était quand même choqué. Lorsque son père est mort dans un incendie il n'avait pas l'âge de comprendre.

_C'êtait donc lui qu'on à vu.
Thomas se tut, puis repensa a la nuit.

_Tu m'explique où t'étais hier soir? Tu sais que maman s'inquiétait pour toi ?

_Je suis parti rendre visite à sa famille, J'ai passé la nuit chez lui.

_Et pendant ce temps nous on flippait comme des rats dehors, tu te fous de ma gueule ? Tu nous à laissé nous débrouiller tout seuls dans la nuit alors que tu savais qu'un tueur rôde !

_Écoute, on en reparlera ce-soir. Arrête de faire ton gamin tu veux ? Quand t'as vu que je revenais pas, il fallait rentrer avant la nuit au lieu d'attendre. Tu t'es mis dans la merde tout seul !

Thomas desserra ses poings, il s'apprêtait à frapper sur la table. Il ne voulait pas s'énerver pour rien.
Michael continua.
_Je vais à la veillée tu veux venir ?

_Ouais bien-sûr que je vais venir, C'était un gars que je connaissais ne l'oublie pas.

_D'accord, prépares-toi la cérémonie commence à neuf heures.

Michael se retrouva tout seul dans la cuisine. Anthony était mort, la mort selon Thomas n'arrivait qu'aux proches des autres.

Un mélange de tristesse et de frayeur se mêlait en lui. Il n'était pas vraiment ami avec lui mais c'est quelqu'un qu'il avait cotoyé, et la mort de quelqu'un qu'on a même simplement cotoyé peut faire mal.

Les deux frères traversaient Oldwitch, en direction du manoir des Delahaye,
la famille de la copine d'Anthony.
Ils avaient eux-mêmes proposé aux Hallager de faire la veillée chez eux.
Pour la première fois, les Delahaye faisaient une bonne action. Tentaient-ils de se racheter ?

Thomas n'aimait pas aller chez eux, à cause des parents aussi froids que des glaçons constipés et leur fille Marylou, une véritable araignée qui hérite de la personnalité putride et cruelle de ses parents.

Personne ne sait d'où vient la fortune de cette famille et les rumeurs vont de bon train depuis des générations.
Contrat avec le gouvernement, lien avec des trafics d'armes. On dit même que cette famille fait parti de la mafia locale. Mais qui croire ?

L'impala 67 s'arrêta devant l'entrée, il y avait déjà plusieurs voitures dans l'allée, Thomas sorti du véhicule et arrangea sa cravate.

Ils montèrent les petites marches et Michael frappa à la porte.
C'est Madame Delahaye qui venu ouvrir.
Même ses centaines de produits cosmétiques ne cachait pas ses rides aussi profondes que des canyons pensa Thomas.

_Entrez, on vous attendait. Dit-elle d'une manière se voulant sympathique. Thomas avala sa salive en posant le pied dans la pièce, l'atmosphère était lourde. Très lourde, toute la tristesse des gens, Thomas le ressent, il est comme une éponge, même sans parler les gens lui transmettent leurs émotions.

Pleins de personnes vêtues de noir se déplaçaient dans les pièces assombries par les rideaux, le grand miroir qui trônait à côté des grandes marches avait été retourné pour empêcher son âme d'être emprisonné a l'intérieur.
Thomas essaya de surpasser son
mal-être pour aller voir les parents du défunt. La mère essuyait ses larmes avec un mouchoir, c'était la seule femme qui ne portait pas de voilette, elle masquait son chagrin derrière ses lunettes de soleil.

Malgré la tristesse et le deuil, on pouvait entendre les accusations discrètes de quelques vieilles fauteuses de troubles qui échangeaient leurs idées sur l'identité du tueur, alors qu'elles n'en savaient rien.

Le Sheriff Mckenzie se tenait devant le cercueil fermé. Une conversation l'interpella, deux amies de Marylou discutaient à-propos de l'avis des parents de Marylou sur sa relation.

_Je me demande si c'est pas les parents de Mary qui l'ont tué, ils le détestent. Toutes le fois ou Marylou venait en pleurant chez nous à cause de ses parents...
_Cette cérémonie c'est des foutaises, regarde moi ça Elise... "C'était un bon garçon, mais oui mais oui. Nous on connait la vérité.

A quelques mètres d'eux, les parents de Marylou allaient voir les invitées pour leur dire a quel point c'était un bon garçon.
Mckenzie s'empressa de tout noter, tout les détails comptaient dans son enquête.
Il avait ses premiers suspects.

Thomas vit Marylou, assise dans les marches de l'escalier, désespérée, sa mère venait de lui demander sèchement de se lever et d'arrêter de pleurer car elle ternissait leur image, les Delahaye étaient vraiment des cas. Il mit de côté son mépris pour eux et alla la voir.
il s'est assit dans les marches à côté d'elle, le passage était bloqué mais tant pis.

_Je suis désolé... Marylou.
_Qu'est ce que tu me veux toi ?
_D'accord, d'accord, je viens pour essayer de te réconforter et toi tu réagis de la sorte ? T'as de la chance qu'il est mort je t'aurais déjà insulté de sal...
Thomas serra les dents en fermant les poings, il ne voulait pas être méchant, même si l'envie le prenait.

_De la chance qu'il est mort hein ? Dégage.

Thomas respira un bon coup pour évacuer les mauvaises pensées qu'il venait d'avoir. Il vit ses amis près de la fenêtre. A l'exception de Louise, celle-ci était clouée chez elle, malade.

Après la cérémonie, Michael à emmené Benjamin et Thomas au laboratoire dans l'après-midi pour faire développer leur film de la veille, dans l'espoir de voir ou d'entendre quelque chose.

Thomas arriva chez lui, il était tard, ils avaient mangé au Wilburger de la ville.
Sa mère était entrain de regarder un concert d'Elvis Presley à la télé, toute seule en buvant du thé dans le noir, Les Garetty comme beaucoup de personnes n'avaient pas encore la télé en couleur.
À Oldwitch, seuls les plus riches pouvaient s'offrir ça.

Thomas monta dans sa chambre et s'installa sur son toit comme tout les soirs. Lentement le sommeil l'ensorcelait et lui disait de ne pas rentrer a l'intérieur pour dormir.

Il fut réveillé par un bruit de moteur, il n'avait aucune idée de l'heure. Les lampadaires étaient éteints, une heure était passé, Thomas vit la carrosserie de l'impala qui reflétait la Lune quitter le jardin et prendre la route. Quelque-chose n'allait pas.

Tomato2244
Tomato2244
MP
28 décembre 2017 à 10:38:28

Salut Majmokey,

Je tiens à te dire que tu écris remarquablement bien malgré quelques petites fautes, surtout de conjugaison.
Le vocabulaire que tu utilises est vraiment riche, tu nous emmènes vraiment dans l'univers des années 60 :ok:
Je remarque l'omniprésence des voitures dans ta fic, elles auront une place importante ? T'as fini d'écrire le scénario ?

Si je devais expliquer pourquoi si peu de personnes lisent ta fic alors qu'elle mérite vraiment d'être lue, je dirais que tes chapitres sont trop longs. Ça peut décourager certains lecteurs du 15-18. Hésite pas à rendre la fic plus accessible si tu veux plus de visibilité, mais t'es pas obligé, la fic est très bien et tant pis pour ceux qui la loupent :)

Avnrip
Avnrip
MP
28 décembre 2017 à 10:55:00

Je rejoins Tomato sur un point : les chapitres sont vraiment long, ce qui ne me déplaît pas du tout, mais qui peut faire peur à certains potentiels lecteurs. Pense à raccourcir les chapitres, et à en poster un ou deux par jours, ce qui permet de faire croire au lecteur qu'il est gâté :noel:/

Sinon balance la sweet sale racl' :noel:/

Majmokey
Majmokey
MP
28 décembre 2017 à 11:32:42

Les prochains chapitres seront un peu moins longs vous inquiétez pas.

J'ai fini la fic la semaine dernière, je l'ai commencé y a quatres mois :)

Avnrip
Avnrip
MP
28 décembre 2017 à 13:33:33

Le 28 décembre 2017 à 11:32:42 Majmokey a écrit :
Les prochains chapitres seront un peu moins longs vous inquiétez pas.

J'ai fini la fic la semaine dernière, je l'ai commencé y a quatres mois :)

DAAMN ! Jamais j'aurais la patience d'écrire tout ça pendant 4 mois, pt'être au jour le jour mais là franchement GG :ok:

Sinon petit astuce de raclure : poste les sweets entre 18h et 19h voir 20h, c'est l'idéal :-)))
Message édité le 28 décembre 2017 à 13:34:46 par Avnrip
Majmokey
Majmokey
MP
28 décembre 2017 à 16:00:38

Ce swar :hap:

Majmokey
Majmokey
MP
28 décembre 2017 à 18:36:11

Up

toobigpingas
toobigpingas
MP
28 décembre 2017 à 18:45:17

Tellement triste que ta fic bide. Elle est pourtant vachement bien. [[sticker:p/1lmk]]

Fuckarchist
Fuckarchist
MP
28 décembre 2017 à 21:36:24

Swouite, j'aime :hap:

Alextuene
Alextuene
MP
28 décembre 2017 à 21:38:41

T'as fic a l'air cool, je lirais tout ça ce soir :ouch:

Majmokey
Majmokey
MP
01 janvier 2018 à 15:23:52
  • CHAPITRE 3: ASSASSIN*

Où pourrait-il aller à cette heure-ci ? Un pote a lui qui a fait un accident ? Peu importe, Michael est bien étrange depuis qu'il avait eu sa voiture pensait Thomas, le jeune garçon jeta un coup d'oeil dans sa chambre pour regarder la position des aiguilles de son réveil. Il était trois-heures moins le quart.

Le brouillard descendait sur le champ dans l'obscurité perverse de la nuit. Evelyne se tenait devant la grange, où ses enfants s'étaient réfugiés.

Elle scrutait les phares qui rôdaient derrière les arbres. Son seul moyen de défense était un vieux fusil de chasse défectueux, avec deux pauvres balles dans le canon.

Quelqu'un rodait dans leur champ à bord de sa voiture. Elle n'entendait plus son mari agoniser loin la-bas, dans la maison. Il était sûrement mort.

Et c'est là qu'elle réapparu, ses deux phares, venaient de s'allumer face à Evelyne , à une vingtaine de mètres dans la brume, elle s'était cachée jusqu'ici dans les ténébres gris pour mieux surprendre sa victime.

Sa peinture noire masquait le sang du père de famille sur son pare-choc.
Ses vitres teintées ne laissaient guère voir celui qui était au volant.

Evelyne voyait les roues commencer à rouler, lentement, la terreur mécanique s'avançait vers la famille. Le gravier et la terre craquaient sous les pneus, les enfants se mirent à pleurer, cachées entre deux bottes de foin au fond de la grange.

Les mains d'Evelyne tremblaient, elle pleurait presque, le Diable venait lui rendre visite en personne. Elle ravala sa salive et se décala de quelques pas sur la gauche, elle pointa son fusil sur la voiture, les yeux derrière le viseur, elle espérait que le fusil allait fonctionner. C'était son seul espoir.

Le moteur à rugit soudainement, la mère de famille avaient l'impression d'entendre les mots sournois du démon. Elle appuya sur la détente lorsque le viseur se plaça en face du réservoir de la chevrolet

La balle fila dans l'air frais de la nuit.
Un cri effrayé retentit ce soir là et tout le monde aux alentours furent réveillés.
De la ferme voisine, on pouvait entendre les supplications des enfants sans défense face a leur ravisseur.

Au petit matin. Les boyaux de Madame Montgomery avaient repeint le mur et la porte de la grange, des traces de pneus avaient marqué le sol poussiéreux de la grange jusqu'à la cachette où les enfants se trouvaient. Les trois fils de la famille avaient disparus, seule Isabella était encore là, elle pleurait dans un coin, de sa mère ne restait plus que la chair dépliée et crucifiée à l'envers sur le mur cramoisi. Tout ce qui se trouvait dans son corps servait à présent de guirlande au dessus de la grande porte. Sa tête avait été embrochée dans le porte-drapeau. Encore des morts à déplorer dans la petite ville hors du temps de Oldwitch.

Michael ouvrit les yeux les yeux en grognant, il était dimanche et sa mère secouait son épaule pour le réveiller, il n'avait pas beaucoup dormi durant la nuit.

_Va te doucher et te brosser les dents, on a besoin de toi dans le salon. Après promis tu pourra remonter dormir.

_Quoi, je vais pas en cours ?

_On est dimanche, aller lève-toi.

Sa mère quitta la pièce, Michael bailla en s'étirant.

Il descendit après être passé dans la salle de bain, tout le monde s'étaient tut à son arrivé, Michael voyait quatres policiers en uniforme dans le salon, dont le shérif Montgomery, ils se levèrent et se mirent sur leurs gardes, l'un d'eux avait la main sur sa poche, prêt a sortir son Glock chargé si la situation dégénère.

Montgomery fit un pas vers lui.

_Bonjour shériff. Dit Michael, froidement.

_Bonjour Michael, on voudrait savoir... Ou tu étais hier soir.

_Je dormais, pourquoi ?
Michael se méfiait des policiers, comme-eux se méfiaient de lui.

_Les Montgomery ont été assassiné hier soir et quelqu'un nous on dit avoir vu une Impala 67 noire immatriculée 795 MBTS quitter leur ferme.

_Non c'est impossible les gars, c'est une erreur !

_On a des photos a l'appui, Guttierez choppe-le !

Michael sentit quelqu'un attraper violemment ses mains pour les menotter, il grimaça lorsqu'il entendit le bruit des menottes qui se verrouillent, sa mère le regardait de l'autre côté de la pièce, son fils était un tueur, elle ne pouvait pas y croire.

_Tu es en état d'arrestation, on t'emmène au poste !

Les yeux de Michael se gonflaient de sang, Mckenzie ouvrit la porte, il y avait plusieurs voitures de polices, ils éclairaient de leur lumières rouges et bleues la rue assombrie par les épais nuages matinaux. Il faisait froid, très froid, Michael avait des frissons qui parcourait tout son corps, la honte se lisait sur son visage, lorsqu'il vit tout ses voisins devant leurs maisons qui le dévisageaient.

Thomas observait la scène depuis la fenêtre de sa chambre, il avait envie de peter les plombs, de tout détruire dans sa chambre, mais il ne voulait pas détruire encore plus sa mère, il entendait ses pleurs dans le salon, il ne voulait pas descendre en bas pour la réconforter même si il en avait envie. La vue de sa mère en larmes lui ferait perdre les pédales. Il observait les voitures quitter le quartier sous les yeux de tout le monde, il ne pouvait pas y croire. Selon lui.
Son frère était innocent.

Michael était assis sur une chaise au milieu d'une pièce vide, ses coudes étaient posés sur une table, il regardait a sa gauche, dans le grand miroir et imaginait ce que les policiers pouvaient bien dire de lui derrière.
Quelqu'un ouvrit la porte, un dossier en main.

_Bonjour Michael. Dit-il au jeune garçon menotté. J'ai quelques quest...

_Tant que j'ai pas un avocat j'en ai rien a branler de ce que vous dites.

_Tant de vulgarité était nécessaire ?

_Ma vulgarité tu te la met dans ton cul.

L'homme était insensible aux provocations de Michael. Il écrasa sa cigarette encore fumante sur la table.
_Je, suis ton avocat, c'est ta mère qui m'a envoyé. Appelle-moi monsieur Jenkins.

Michaël examinait le visage de son interlocuteur, il faisait ça avec tout le monde. Un agent de police prenait des notes derrière le miroir.

_Ecoutez ! C'est pas moi d'accord ? J'ai rien fait ! Je sais pas comment ma voiture s'est retrouvé la-bas, faites-la ramener et on trouvera sûrement une porte forcée ou quelque chose qui prouve qu'on a pris ma caisse !

_On a des photos qui prouvent que t'étais bien là.

_Ma voiture, pas moi.

L'homme avait repartit les photos de façon très symétrique qui montraient la voiture de Michael devant la grange des Montgomery.
Il écoutait Michael, qui tentait tant bien que mal de nier.

L'interrogatoire se termina violemment quelques minutes plus tard, plusieurs policiers avaient quittés leurs postes pour maitriser Michael, devenu une bête furieuse qui avait brisé la vitre-miroir
avec une chaise avant de casser le nez de Jenkins. Le sang du quinquagénaire avait taché le parquet.

Thomas quitta sa maison sans avertir sa mère, il alla chercher son vélo dans la cour arrière sombre de sa maison et se dirigea vers le lac.

Il s'arrêta en voyant Louise qui allait dans la même direction.
_Tu vas où comme ça ? Demanda t-elle.

_Au lac, j'ai besoin de respirer.

_Tu dois aller voir monsieur Romero je pense.

_Le fou ?

_Ça m'énerve quand on l'appelle comme ça c'est pas de sa faute !

_Désolé. Mais pourquoi je dois aller le voir ?

_J'ai entendu des flics discuter, c'est lui qui a prit les photos que la police a utilisé comme preuve.

_Et pourquoi t'es pas venu me dire avant, t'es chiante des fois franchement !

_Oh c'est bon calme-toi, je trouvais pas ça important...

La jeune rousse soupira.
_Je crois pas comment ton frère a pu faire ça, il avait l'air d'être bien dans sa tête.
_Il est innocent, en tout-cas je vais tout faire pour trouver des choses qui peuvent le faire sortir de cette merde.

_Tu va pas y arriver, tu risque même de prendre cher si ils découvrent plus tard une autre preuve, tu sera considéré comme complice et foutu au trou avec lui.

Thomas l'invita a venir avec elle, ils prirent la route vers le nord de la ville. Le jeune garçon appréciait la présence de Louise qui avait ses mains sur ses épaules, il se serait senti mieux avec une belle moto, une Triumph ou une Harley qu'il ferait rugir dans les rues de la ville de la vieille sorcière pour impressionner la belle.

Monsieur Romero, surnommé a tort le fou est un vieil homme qui a perdu sa femme et son enfant dans une fusillade entre gangsters, alors qu'il dégomait des zeppelins Germaniens a l'autre bout du monde à bord de son avion pendant la Guerre de 33-47. Après la guerre il est retourné a Oldwitch, il a perdu la tête et vit depuis dans une vieille cabane en bois isolée, au bord du lac Memphis. Malheureusement peu de personnes connaissent son histoire et se permettent de juger. Le maire en place n'a jamais bougé le petit doigt pour lui.

Louise et Thomas arrivèrent sur la rive endormie, l'eau poussée par le vent caressait les petites roches. L'endroit était plongée dans un silence macabre,
la cabane ressemblait a ces sinistres repaires de tueurs qu'on voit dans les films d'horreur, la forme même de la cabane était dérangeante, elle semblait tout droit venir des limbes du monde
La porte était ouverte, elle pendait presque. La charnière du haut avait cédé.

_Monsieur Romero ? Appela Louise.

Personne ne répondait, Thomas craignait de le voir surgir derrière eux, ils jetèrent un coup d'oeil a l'intérieur, une casserole noircie faisait bouillir de l'eau sur une vieille cuisinière recouverte de crasse, il ne devait pas être très loin pensait-il.
Les araignées avaient trouvé logis dans les coins de murs, un nid de guêpes abandonné était posé sur une paillasse.
Monsieur Romero avait une collection pittoresque de magazines pornographiques, autour de son lecteur de vinyles.
Thomas ne voulait pas s'imaginer ce que l'homme faisait dans sa cabane une fois la nuit tombée. Lorsque Louise remarqua les magazines, elle grimaça, cette cabane la rendait mal a l'aise.

Louise sursauta et s'agrippa à la veste de Thomas en entendant un rire caverneux, avant de voir que ce n'était que le propriétaire de la cabane. Monsieur Romero n'était pas très grand, 1m50 pas plus, il lui restait que quelques cheveux sur la tête, lorsqu'il souriait, on pouvait voir ses dents jaunies, l'odeur de sa cigarette dérangeait Louise.
Il venait de pêcher dans le lac, il tenait un seau remplit de gros poissons dans une main et une canne à pêche dans l'autre, sa petite barque avait laissé des traces dans le sable noir derrière elle.

_Bonjour... Monsieur. Salua Thomas mal a l'aise. Il ravala sa salive.
_On a quelques questions a vous poser, concernant la tragédie d'hier soir. Déclara Louise.

_Ah c'était une belle famille, c'est très triste ce qui leur est arrivé. Je sais même pas pourquoi j'ai photographié cette horreur, j'aurais pu leur venir en aide...

_Dites-moi. Est-ce que c'était bien mon frère au volant ?

_C'est bien ça que j'ai essayé de montrer aux policiers !

_De quoi ?

_Il n'y avait pas de conducteur a l'intérieur, elle roulait toute seule ! Je te le jure petit ! J'ai jamais vu ça ! La police ne m'a pas cru lorsque je l'ai dit, ils ont juste pris mes photos et m'ont foutu dehors. Les photos sont de trop basse qualité on voit a peine la plaque.

Thomas se figea, ses poils et ses cheveux s'hérissèrent, c'est bien ce qu'il croyait, l'Impala de son frère n'était pas normale. Ô non elle était loin d'être ordinaire.
Les mots de Monsieur Romero étaient la révélation qu'il attendait, il devait le dire aux flics, rapidement. Ils remercièrent le vieil homme, ce-dernier avait voulu leur donner quelques billets pour qu'ils s'achètent quelque-chose mais les deux jeunes gens refusèrent poliment.

Il était 9 heures, le soleil avait déchiré les nuages, ils s'étaient vidés sur les montagnes avoisinantes.

Thomas et son amie traversaient encore une fois la ville a vélo en direction du poste de police, Thomas pédalait à toute vitesse jusqu'à la place, un grand parc boisé, où les gens viennent se reposer sous les conifères.
Thomas s'arrêta au pied des marches du bâtiment et couru a l'intérieur avec Louise. Il poussa la porte et alla voir l'homme a l'accueil, un grand barbu.

Surexcité, persuadé que son frère allait être libéré et que tout redeviendrait à la normale.

_M'sieur J'ai un truc qui peut prouver l'innocence de mon frère !
_Michael ? Garetty ?
_Lui-même. Le principal témoin, monsieur Romero, il m'a dit qu'il n'y avait personne dans la voiture.
_Ils nous a déjà dit ça ce matin, tout le monde sait que ce bougre à un grain.
_Mais écoutez ! Moi aussi j'ai remar...
_Non toi écoute, j'ai des choses a faire, j'ai pas mon temps a perdre avec un gamin qui croit aux absurdités d'un vieux fou. Je sais que tu veux pas que ton frère se retrouve en taule mais c'est comme ça, ton frère est un assassin.

_Je vous interdit de dire ça. Fit Thomas en serrant les poings.

La rage bouillonnait en lui. Il mordait ses lèvres aussi fort qu'il pouvait presque les trouer, lorsqu'il desserra la mâchoire, deux petites taches rouges étaient apparus la où se trouvaient ses canines.
Il se retourna en prenant la main de Louise violemment. Presque fou de rage
_Viens on se casse d'ici...

Thomas venait d'arriver dans sa rue, il déposa son amie devant sa porte.
Cette-dernière voyait a quel point il était désespéré et le serra dans ses bras en lui répétant qu'elle était terriblement désolée pour lui. Thomas ne voulait plus que Louise le lâche comme il ne voulait plus la lâcher, c'était la seule chose qui pouvait le remonter le moral, les attentions de Louise.

Il traverse la rue a vélo, il remarque que la voiture n'est plus là, la police l'avait réquisitionné ? Ou elle était partie d'elle même ? Dans tout les cas, elle n'était plus devant chez lui et c'était très bien comme ça.

"Agent Hoareau, on nous signale une bagarre devant le Memphis Diner, ils sont ivres et peuvent être très dangereux"

_Reçu, Encore des Owls ?

_Affirmatif ! Ils se battent avec des chaines de moto. Ils sont au nombres de cinq

_Envoyez des renforts je suis tout seul ce sera pas possible.

L'agent Hoareau déjeunait dans sa voiture, il était 23 heures et les rues d'Oldwitch étaient redevenues calmes et paisibles. Il déposa son hamburger et prit la direction du Diner.
L'agent de police se trouvait a une station service de Monroe, une ville voisine séparée d'Oldwitch par un grand fleuve.
Sur le long pont il vit une voiture le dépasser sur la droite, en excès de vitesse. Hoareau enclencha sa sirène et se mit a sa poursuite. Il prit sa radio.

_Central je poursuis une voiture en excès de vitesse sur le pont sud-est.

_Immatriculation ?

_J'en sais rien il faut que je me rapproche. Je crois que c'est une impala, 67, bleue foncée ou noire.

Le policier appuyait sur l'accélérateur
La Dodge Polara semblait glisser sur le bitume tellement elle allait vite,
Elle faisait jaillir l'eau des flaques laissées par la pluie de l'après-midi.
L'agent de police cherchait la voiture du regard, mais elle avait disparu après le pont. Il faisait noir et il suffisait au conducteur d'éteindre les phares pour disparaitre

_Central ici Agent Hoareau, j'ai perdu sa trace je...

La communication se coupa sans raison.

_Ici central répondez. Répondez Agent Hoareau !

La jeune femme ne recevait plus aucune réponse, elle réessaya pendant plusieurs minutes avant d'abandonner. Elle se pressa d'envoyer plusieurs agents sur les lieux.
A leur arrivé sur le pont, ils trouvèrent la voiture accidentée, encastré dans la rambarde de sécurité, la carrosserie pliée, le pare-choc bousillé sans son conducteur, il s'était volatilisé. Sans laisser de traces, il n'avait pas chuté dans l'eau, le pare-brise était intact, de la fumée s'échappait de la voiture, et une odeur infecte avait envahi l'endroit, une odeur de sang et de cadavre, qui ne pouvait pas venir de l'agent disparu.

Majmokey
Majmokey
MP
01 janvier 2018 à 15:25:10

L'un des policiers à couru jusqu'au bord du pont pour lâcher son dîner dans la rivière.

Du sang avait taché les sièges et un morceau de chair saignant avait était trouvée sur le tableau de bord.
Dans la soirée un appel a témoin avait été lancé pour retrouver l'Impala.

Michael regardait le match de rugby sur la petite télé à l'accueil depuis sa cellule. Le lit puait le moisi. Il n'avait pas fermé l'oeil de la nuit. Il devait se contrôler pour ne pas piquer une crise, sa petite cellule réveillait en lui un début de claustrophobie. Il avait peur, pour lui, pour son avenir, qu'allait-il devenir ? Cette question, il se la répétait plusieurs fois.

Il entendait des voix approcher, des bruits de menottes, de clés. Il était 13 heures de l'après-midi. La lumière du soleil passait a travers les fenêtres et faisait apparaître la poussière en suspension.

La double porte rouge s'ouvrit.

Il vit Montgomery rentrer, il allait lâcher un juron discret jusqu'à ce qu'il vit sa mère, elle souriait, soulagée. Michael se leva du matelas et agrippa​ les barres de la cellule. Il allait sortir ?

_On a retrouvé ta voiture près du lac. annonça le shérif en insérant la clé dans la serrure de la porte. Tu pourra la récupérer ce soir, pour l'instant on devra l'examiner, trouver les empreintes, le protocole habituel.

_Quelqu'un a du prendre ta voiture avant-hier soir. Dit sa mère.

Montgomery ouvrit la porte et Michael se jeta dans les bras de sa mère, content d'être libre.

_Mais pourquoi ma caisse en particulier ?
_On n'en connait pas plus que toi. Peut-être une personne qui voulait te faire passer pour un assassin. Ça veut dire qu'il y a quelqu'un, potentiellement dans ton entourage coupable d'un meurtre. A partir d'aujourd'hui vous serez sous protection policière , jusqu'à ce qu'on trouve le coupable.

Thomas discutait avec Benjamin sous le porche de la maison, ils venaient de terminer les cours. Comme toujours en l'absence de parents, leurs conversations tournait autour du sexe et des filles.

Un bruit de moteur de voiture se rapprochait, Thomas reconnu le bruit de la voiture de son frère. Elle apparu, au bout de la rue. Les vitres teintées, la carrosserie sombre comme l'encre noir. Thomas se dépêcha d'entrer dans sa maison et ressorti avec une carabine chargée.

_Qu'est ce que tu fous ?

_La voiture de mon frère, elle est là, elle revient !

_Mais elle a quoi ? Et c'est qui qui la conduit.

_Personne.

Thomas descendit dans la rue et plaça le canon face à la Chevrolet, a plusieurs dizaines de mètres. Elle s'immobilisa et c'est son grand frère qui sorti. Thomas était soulagé, de le voir dehors, il était innocent, mais conduisait toujours cette voiture du diable.

_THOMAS PUTAIN DE MERDE RANGES CE FUSIL ESPÈCE DE TARÉ ! Hurla Michael. Thomas se rendit compte de son erreur et laissa son frère se garer devant la maison.

_Qu'est ce que ta caisse fout ici ! Où tu l'a trouvé.

_Ça t'amuses de pointer un fusil chargé sur ton frère ?
Michael donna un coup dans la joue de Thomas, il chuta au sol en se frottant le visage, comme-ci la douleur allait disparaitre.

_TA VOITURE, TA PUTAIN DE VOITURE, C'EST LE DIABLE EN PERSONNE !

_T'as pris du Crack ? Je vais le dire a maman elle va bien te dresser crois-moi.

_J'ai rien prit du tout !

_Je veux plus entendre tes conneries c'est clair ?

Michael laissa son frère dans le gazon, qui se tordait de douleur.

"Brûlons-les mes chers frères, brûlons-les, que l'âme du Grand Cerf soit rassasié.

Le tonnerre gronda, c'est la que tout les yeux ce sont levés, ces créatures abominables, qui descendaient du ciel, des hommes a la tête de cerfs, on entendait les cris des âmes perdues sous la surface de la Terre.
Ils attrapaient des poignées d'hommes, de femmes et d'enfants et brulaient leur corps entre leurs mains de charbon.

La terre n'était plus qu'une prison ou une vaste chasse a l'homme était lancée. Le jugement dernier.

Thomas se réveilla en sursaut, il voyait encore le sang des victimes de son cauchemar repeindre les murs de sa chambre.

[FCB10]
[FCB10]
MP
01 janvier 2018 à 16:33:37

Salut, j'ai tout lu et je trouve ça vraiment très intéressant. Comme l'a dit un VDD, on est vraiment émergé dans l'histoire graçe à la richesse et la précision du langage. Continue:ok:

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