Menu
Assassin's Creed Origins
  • Tout support
  • PC
  • PS4
  • ONE
Forum
  • Accueil
  • Actus
  • Tests
  • Vidéos
  • Images
  • Soluces
  • Forum
EtoileAbonnementRSS

Sujet : [FIC] Cent Ans

DébutPage précedente
1  ... 56789101112131415  ... 18
Page suivanteFin
Jadas
Jadas
MP
08 décembre 2017 à 23:18:22

Je sais, je sais [[sticker:p/1lmk]]

Darth_Golgoth
Darth_Golgoth
MP
13 décembre 2017 à 20:58:29
[[sticker:p/1kky]]
Jadas
Jadas
MP
13 décembre 2017 à 21:13:09

Les grands esprits se rencontrent, j'écris en ce moment-même. Je sais que c'est extrêmement long, mais j'ai vraiment peu de temps, et il m'est arrivée une petite galère hier : accident de moto [[sticker:p/1kki]] Mais j'ai survécu sans trop de dommages corporels : on ne me tuera pas avant que la fic obtienne une fin digne de ce nom [[sticker:p/1jng]]

MonsieurFaucon
MonsieurFaucon
MP
14 décembre 2017 à 01:11:45

Pfiou, bon à la limite si tu te pète les jambes c'est pas grave, mais steuplé, garde tes bras assez fonctionnels pour taper sur clavier [[sticker:p/1lmh]]

Jadas
Jadas
MP
14 décembre 2017 à 12:19:48

Quitte à choisir autant garder les deux, mais t'inquiète pas [[sticker:p/1kki]] En plus comme je suis un peu bloquée chez moi niveau sport le temps que l'assurance se mette en route et que la moto soit réparée, on peut dire que j'ai légèrement plus de temps pour écrire :hap:

Darth_Golgoth
Darth_Golgoth
MP
14 décembre 2017 à 18:57:13

Faut croire que le malheur des uns fait le bonheur des autres [[sticker:p/1lmb]]

Darth_Golgoth
Darth_Golgoth
MP
20 décembre 2017 à 13:14:01

J'espère l'avoir au moins pour Noel [[sticker:p/1kkr]]

Jadas
Jadas
MP
20 décembre 2017 à 22:17:30

C'est déjà dans 5 jours quoi [[sticker:p/1jne]]

Darth_Golgoth
Darth_Golgoth
MP
24 décembre 2017 à 21:34:41

A demain [[sticker:p/1kkq]]

Jadas
Jadas
MP
24 décembre 2017 à 21:59:01

Ça reste à voir [[sticker:p/1kki]]

Jadas
Jadas
MP
25 décembre 2017 à 02:21:50

Précédemment dans Cent Ans : Gautier et ses acolytes reviennent à Yèvre-le-Châtel, où ils enterrent Ralph, tombé à Azincourt. Gautier se veut porteur d'espoir, mais n'y croit pas : comment le pourrait-il après avoir perdu son frère ?
 
 

                                                          • CHAPITRE 38•
 
 

« Ralph ! »

Le cœur martelant sa poitrine, Gautier se redressa vivement tout en criant. Il regarda autour de lui, paniqué, avant que son pouls reprît un rythme décent à la vue d'Alix, réveillée depuis bien longtemps, semblait-il. Avait-elle encore passé la majeure partie de la nuit à veiller sur lui ?
La jeune femme fit glisser l'une de ses mains sur la joue humide de Gautier, dont elle caressa la pommette du pouce. Malgré la rudesse de l'automne - qui s'apparentait plus à un hiver naissant - il se réveillait toujours trempé de sueur depuis..., depuis. Heureusement, il avait regagné les appartements aménagés au sommet de la tour des Novices qu'il avait déjà occupée avec Alix - il s'était senti incapable de retourner dans la pièce qui l'avait accueilli durant un temps, au côté de Ralph, son souvenir étant trop pesant et, de toute manière, Alix s'était opposée à cette idée. La jeune femme se trouvait de nouveau donc là pour le rassurer, lui dire que ce n'était qu'un cauchemar et que tout irait bien. Il savait que ce n'était pas aussi simple, mais essayer d'y croire un instant l'aidait à surmonter l'ombre d'une nouvelle journée sans Ralph, qui planait sur lui chaque matin depuis plus d'une semaine. Semaine qui fut des plus pénibles, durant laquelle Gautier n'avait fait que vagabonder, l'âme en peine. Les autres Assassins n'osaient l'approcher et, de toute façon, il faisait tout pour les éviter. Il avait cru pouvoir feindre l'indifférence, ou du moins passer pour un grand guerrier pour qui la mort d'un camarade ne représentait qu'un obstacle de plus, mais rien ne s'était déroulé comme prévu. Depuis plus d'une semaine, il faisait partie du décor. Et encore.

Les rares à venir vers lui furent ses compagnons habituels, à savoir Loup, Alexandre et même Johan - Alix aussi, mais c'était une évidence. Aux trois premiers il n'avait fait aucune confidence. Ils avaient déjà fort à pleurer et à faire - excepté Johan, qui connaissait mal Ralph -, Gautier ne voulait pas les accabler de ses états d'âme pitoyables. Alors s'était-il muré dans un silence douloureux qui toutefois lui convenait. Les rares moments où sa langue se déliait quelque peu étaient ceux passés avec Alix, quoi qu'il ne voulût pas qu'elle s'apitoyât sur son sort. Ce devait être à lui de la soutenir, et pas le contraire, et pourtant... Après tout, elle avait presque connu Ralph aussi parfaitement que lui, bien que leur relation fût entachée par la révélation d'Aliénor.

Aliénor, où celle qui avait signé son arrêt de mort une poignée de jours plus tôt. Et dire que Gautier, presque empli de remords suite au resurgissement de son infâme secret, avait songé à régler cette vieille histoire sans plus de violence... Cette option était naturellement devenue obsolète, et jamais plus il n'envisagerait de ployer le genou devant l'Archère. Cette infâme créature allait baigner dans son propre sang, il en faisait le serment. Cette affaire n'avait que trop duré.
D'un autre côté... Et si la mort de Ralph signait symboliquement l'enterrement de sa vie de bandit ? Sans Ralph, tout un pan de l'existence de Gautier sombrait dans l'oubli, ou pouvait du moins plus facilement être refoulé, non ? Non, il ne devait pas réfléchir ainsi ; la mort de Ralph signifiait bien des choses, mais aucunement le moyen de refermer cette plaie béante qu'était le souvenir de cette vie passée, mais pas si lointaine que cela. C'était un combat que Gautier devait mener contre lui-même - ou alors avec ? Diantre. Enfin, il avait déjà à peine la force de respirer, alors celle de s'engager dans une croisade intrinsèque... Cela attendrait.

« Tu devrais participer au Conseil aujourd'hui, ou du moins y assister, le sortit de ses pensées Alix. Te dire que c'est difficile aussi pour Alexandre et Loup doit te paraître dérisoire, mais c'est le cas. »

De toute évidence, elle s'incluait dans l'addition, mais n'avait nul besoin de le formuler. Son regard parlait de lui-même.

« Néanmoins ils s'efforcent de garder la tête haute. La mort de Ralph ne doit pas entraîner ta chute, Gautier, mais te pousser à te battre. (Elle referma la main, de laquelle elle cogna sans violence le torse de Gautier.) Où est passé le guerrier que je connais ? Le fonceur prêt à tout pour parvenir à ses fins ? »

Il ne répondit pas, se contentant d'envelopper la main de l'Assassine de la sienne, en fixant tout de même ses profonds yeux sombres.

« Je sais qu'il est là, quelque part », acheva-t-elle, avant d'embrasser sa joue et de se lever.

Ayant ouvert la porte, elle allait sortir lorsque Gautier capitula : « J'irai. (Un silence.) Au Conseil. »

Elle ne se retourna pas, mais il savait qu'elle souriait.
 
 
 

                                                                       ***
  
 
 

Fait miraculeux : Gautier s'était mêlé aux Assassins durant le déjeuner. En effet, il avait peu mangé lors de ces derniers jours et, lorsqu'il daignait s'alimenter, ce n'était jamais aux heures consacrées à cela, dans la Grande Salle - que Loup lui avait présentée comme la « Salle de Détente », des années auparavant.
À présent, il devait se rendre dans la Salle des Maîtres - bien qu'il ne fût pas de ce rang -, comme promis à Alix. Cette dernière lui avait expliqué quelques jours plus tôt que, sur proposition d'Alexandre, une réunion d'urgence modestement nommée le Conseil avait été mise en place - ou plutôt remise en vigueur. De ce qu'avait compris Gautier, le groupe d'expédition qui s'était naturellement crée - à savoir Alexandre par moments, Loup, Alix et lui-même - allait y prendre part, ainsi que Johan et le peu de Maîtres Assassins présents au sein de la forteresse. Il aurait aimé compter Ralph dans le lot, mais cela lui était désormais impossible.

À l'instar des jours précédents, il dut se traîner jusqu'à l'endroit en question et mit bien le double du temps habituel à parcourir la faible distance qui le séparait de son objectif. De fait, son pied gauche se remettait lentement et, de surcroît, peut-être pas aussi sûrement que souhaité. Son épaule gauche, quant à elle, le faisait toujours souffrir ; il ne se passait pas une seconde sans qu'il maudît les Anglais.

Une fois devant l'huis, il prit une grande inspiration - qui enflamma quelque peu ses poumons -, avant de poser une main étrangement tremblante sur la clenche. L'attente lui fit recouvrer son calme, après quoi il releva le mécanisme et pénétra dans la pièce.
Tous les regards se tournèrent vers lui ; évidemment, il avait fallu qu'il fût le dernier arrivé. Il baissa la tête en signe de respect et, sans mot dire, prit place aux côtés d'Alix et Loup - lequel lui fit discrètement remarquer sa joie de le voir en ce lieu. Alexandre, en bout de table, présidait l'assemblée. Se levant, il prit la parole : « Nous pouvons maintenant commencer. »

Il se rassit en plaquant bruyamment ses mains sur la table. Gautier, perplexe, demanda : « Dans quel but ? Y a t-il au moins matière à débattre ?
- Ne rien trouver à dire sur notre récente défaite me paraît impossible.
- Notre défaite, Mentor ? Laissez-moi reformuler : la débâcle causée par l'orgueil démesuré des preux chevaliers français, fiers comme des pans mais idiots comme des buses. Nous leur avions pourtant dit... !
- Je sais, Gautier, se désola Alexandre. Nous le savons tous, même ceux qui n'y étaient pas, formula-t-il à l'attention des Maîtres Assassins, qui acquiescèrent.
- Alors quoi ? Oh, je vois, peut-être devrions-nous parler de l'Épée d'Éden que les Anglais possèdent toujours ? Ou encore de la présence quasi-certaine d'Alaric au côté de son très cher monarque et ce, je le rappelle, à cause de votre imprudence ? Et...- »

Il fut coupé par la main d'Alix sur sa cuisse, censée le tempérer. Cela fonctionna d'autant plus que, Gautier, à force de gesticuler, avait ravivé de vives douleurs corporelles, qui s'ajoutaient à celles spirituelles. Alexandre, sans s'être offusqué de l'emportement de son disciple, répondit calmement pour tous.

« Très bien, l'artefact. Pour l'heure, voici ce que nous savons : il demeure en possession d'Henri V, et donc, des Templiers. Récemment arrivés à Calais, je doute qu'ils y restent plus que nécessaire ; ils rembarqueront le plus vite possible vers leur royaume.
- Il va falloir agir rapidement, nota Johan.
- Ou ne pas agir. La cité est leur depuis un bout de temps, maintenant. Ils l'ont par ailleurs fortifiée davantage, et, l'armée étant présente, une extrême protection doit être de rigueur.
- Les Maîtres Assassins sont-ils tous si peu confiants ? argua Loup. Pardonne-moi d'inverser la tendance, Jacques. Nous devrons redoubler de discrétion, mais n'en sommes-nous pas les experts ?
- Nous le sommes, affirma Alix. Nous avons constaté le pouvoir de cette relique, la laisser aux mains de nos ennemis pourrait s'avérer fatal. L'issue de la guerre est en jeu.
- Calais n'aura rien d'une inébranlable forteresse pour nous, appuya le second Maître, mais les quartiers du roi le seront davantage. J'imagine que l'Épée doit y être plus que bien gardée.
- J'irai, intervint placidement Gautier. Après tout, que pourrait-il bien m'arriver en cas d'échec ? On me tuerait, me torturerait ? J'ai vu pire. »

Non, il n'avait pas vu pire, mais il avait déjà expérimenté la torture, et, quant à la mort... Pourquoi serait-elle forcément la pire des issues ? S'il existait un quelconque Paradis ou Enfer, il y retrouverait Ralph et, sinon, au moins serait-il débarrassé d'un lourd fardeau : celui d'une existence sans lui. Bien sûr, il pouvait tout à fait espérer ravir l'artefact, auquel cas il reviendrait victorieux.

« Alors c'est décidé, reprit Gautier face au silence du groupe.
- Je viens, naturellement, le soutint Loup, suivit d'Alix.
- Trois Assassins suffiront », confirma Alexandre avant que Johan fît des siennes.

Les deux Maîtres peu convaincus au départ levèrent les mains en signe de reddition. L'affaire était officiellement entendue. De toute manière, Gautier aurait pris cette décision même sans leur accord. Avec un peu de chance, il tomberait sur l'Archère, pour peu qu'elle fût réellement alliée aux Templiers, comme il le pensait. Il ne voyait pas d'autre explication à sa présence sur le champ de bataille, vêtue peu ou prou comme un fantassin anglais.

« En parlant d'artefact..., amorça Gautier. Quid de ce Sceptre - d'Isis si ma mémoire est bonne -, se trouvant, selon vos dires, Mentor, en Égypte ? »

Alexandre soupira discrètement, tandis que tous les regards l'accablèrent soudainement, surtout ceux de Jacques et son compère inconnu à Gautier, qui ne semblaient pas avoir été mis au courant.

« Comment... ?
- J'aurais dû vous avertir, coupa court l'intéressé. Mais je n'en sais pas davantage que lorsque...
- Lorsque vous l'avez confessé à Alaric, Grand Maître de l'Ordre je vous le rappelle.
- C'est exact, Gautier. Jacques, François, (Il fit mine de s'adresser exclusivement à eux.) je sais de source sûre que le Sceptre d'Isis se trouve en Égypte, et suis sur le point d'apprendre où, approximativement. Dans la mesure où cette information était assez vague, mais aussi celle où, dans le cas d'une expédition, nous ne serions certainement pas sollicités, je n'ai pas jugé nécessaire de vous en faire part.
- J'ai foi en vos décisions, répondit le dénommé Jacques, bientôt appuyé par son homologue de rang.
- Je vous en remercie. »

Le Mentor jeta un bref regard à Gautier, comme pour lui dire que, si des hommes de haut-rang lui faisaient totalement confiance, alors il ne devait pas s'opposer à chacune de ses décisions. Gautier comprit le message, mais ne comptait pas lui obéir aussi aveuglément que ces Maîtres Assassins, bien qu'ils fussent des éléments importants de la Confrérie. Il avait son propre avis et le garderait. À la limite, il ferait des efforts pour ne plus sans cesse essayer de décrédibiliser Alexandre dès qu'il en avait l'occasion, mais ses résolutions n'iraient pas plus loin.
Jamais Gautier n'aurait pensé être capable de s'opposer au Mentor, mais la dévotion aveugle, ce n'était décidément pas pour lui. Il avait cru, dans un premier temps, pouvoir passer au-dessus de toutes ses possibles mauvaises décisions, mais, au final, Gautier s'était naturellement placé pour ou contre lui. Contre cet homme au charisme immense, qui l'avait impressionné dès leur rencontre, mais qui, maintenant qu'il le connaissait, lui inspirait toutes sortes de sentiments, qu'ils fussent bons ou mauvais.

« La question du Sceptre est donc partie remise. Si des nouvelles me parviennent, j'en informerai chacun de vous. »

Le sujet étant visiblement clos, un silence s'installa. Un instant plus tard, Gautier le brisa.
« J'aimerais évoquer un autre sujet qui, par ailleurs, ne vous concerne pas, messieurs. (Il s'adressa aux Maîtres avec un tel respect qu'ils ne s'en offensèrent point, et se levèrent même après approbation de leur supérieur, avant de sortir.) Johan, je ne te crois pas au courant non plus, alors...
- Serait-ce au sujet de l'Archère ? (L'air surpris de Gautier mit fin à ses doutes.) Alors il peut rester. »

Gautier était d'autant plus estomaqué que, d'après ses souvenirs, nul n'en avait pipé mot à Alexandre non plus. Pourtant, il connaissait vraisemblablement son odieux secret - qui commençait et ne plus en avoir l'air -, tout comme Johan.

« Ralph avait avoué. »

Alors le Mentor savait. Au fond, ce n'était pas surprenant, au vu de la proximité que Gautier lui connaissait avec son ami défunt, mais en ce qui concernait Johan...

« Et vous avez alors cru bon de l'en informer, s'échauffa-t-il en désignant négligemment le Scandinave.
- Non. Ralph en a fait ainsi. »

Gautier avait bien du mal à le croire, mais cela importait peu à présent. Que Ralph l'eût mis dans la confidence ou non, le résultat demeurait le même. Johan savait. Ainsi Gautier alla de l'avant.

« Vous savez donc tous le pourquoi du comment. Johan, j'imagine que tu sais également le rôle qu'elle joua dans la mort de Ralph ? (Un hochement de tête.) J'en viens donc au problème : que faisait l'Archère dans les rangs anglais et, du même coup, templiers ?
- Cela me paraît évident, répondit Loup. Une alliance, pour une raison inconnue, à moins que son désir de vengeance suffise, mais pourquoi ne pas l'avoir fait avant ?
- J'imagine que je l'apprendrai une fois ma lame plantée dans son cœur.
- Notre réel objectif à Calais demeure la relique, rappela Alix.
- Je ferai d'une pierre deux coups. »

Il s'était attendu à ce qu'elle répliquât vivement, du fait qu'elle connût ses liens avec Aliénor, qu'elle avait par le passé défendue, mais elle n'en fit rien. Sans doute voulait-elle soutenir Gautier malgré tout, ce qui, il en avait conscience, était remarquable.

« Je ne ferai rien pouvant nuire à notre mission, la rassura l'ancien bandit. Mais si l'occasion se présente..., siffla-t-il, avide de sang.
- Qu'il en soit ainsi, conclut Alexandre. Je vous veux partis demain, à l'aube. »

Message édité le 25 décembre 2017 à 02:22:28 par Jadas
Jadas
Jadas
MP
25 décembre 2017 à 02:22:41

                                                                       ***
 
 
 

Ils partirent le lendemain, un peu avant l'aube.
La veille, les trois comparses s'étaient assidûment attelés aux préparatifs, appuyés par Alexandre. Quoi que, qualifier leurs tâches de préparatifs était peut-être exagéré, étant donné qu'ils n'eurent qu'à rassembler quelques vivres, et vérifier leurs armes et équipements, ainsi que l'état de leurs montures. Gautier ne se sentait pas vraiment au mieux de sa forme, mais il n'en avait rien dit et, de toute façon, personne n'aurait pu le convaincre de ne pas prendre part au voyage. Il y serait allé même à moitié mort.

« Notre précédente chevauchée n'a pas eu l'air de l'épuiser, remarqua Loup au sujet de Noble.
- Il trépigne autant que son cavalier », rétorqua Gautier.

Et, pour cause ; depuis qu'ils avaient dépassé la herse de la forteresse, le destrier gris comme le ciel n'avait eu de cesse de piaffer, impatient de se lancer au trot, voire au galop. Loup, tranquillement perché sur son hongre noir, à l'instar d'Alix sur son pie bai, contrastait terriblement avec l'attitude de Gautier, obligé de tempérer son impétueuse monture en lui tapotant l'encolure. Un piètre cavalier n'aurait jamais su tenir, mais ce n'était pas le cas de l'Assassin.

Ils prirent le galop lorsque l'ombre de la forteresse cessa de les accabler.
 
 

 
                                                                       ***
 
 
 

« Il nous manque aussi, tu sais, fit Loup en démontant près d'une rivière.
- Je le sais », confirma Gautier en mettant pied à terre à son tour, en même temps qu'Alix.

De fait, ils venaient de s'arrêter au bord d'un cours d'eau afin de désaltérer leurs chevaux pour la première fois depuis leur départ, quelques heures plus tôt.

« Je n'aurais jamais cru dire cela de cet imbécile, reprit nostalgiquement le Maître Assassin.
- Et moi donc, fit la jeune femme en s'accroupissant près de l'eau, qu'elle troubla en y trempant les mains.
- Il est mort et enterré, abrégea Gautier, non désireux de se lancer dans une telle discussion. Repartons, le temps nous est compté. »

Sur ce, il se remit en selle, puis distança Loup et Alix.

Voyant là un désir de solitude temporaire, ses deux comparses restèrent en retrait, discutant calmement de choses et d'autres. De toute façon, Gautier ne les écoutait pas, trop focalisé sur ses propres pensées. Ils voulaient bien faire en lui montrant qu'il n'était pas seul, mais il n'avait pas besoin de cela. En réalité, leur seule présence lui suffisait, inutile de tout ramener à Ralph. Les savoir en vie, voilà tout ce qui lui importait ; nulle nécessité de revenir sans cesse sur la mort brutale de leur ami. C'était fait, et personne ne pouvait y changer quoi que ce soit. Une page se tournait, alors, pour Ralph, il se devait d'en écrire une nouvelle, plus honorable.
Oui, c'était cela : il devait vivre pour son feu frère d'armes, et non mourir en son nom.
Il devait vivre pour lui, pour la Confrérie.
 
 
 

                                                                       ***
 
 
 

« Nous approchons de la ville », les informa Loup, qui s'arrêta pour inspecter les imposants remparts, au loin.

Il leur avait fallu huit jours pour en arriver là, dont les trois-quarts passés à éviter tant bien que mal les forces anglaises qui, semblait-il, grappillaient encore et toujours plus de terrain au fur et à mesure de la guerre, la défaite d'Azincourt n'ayant rien arrangé. Heureusement, les trois compagnons avaient réussi à passer inaperçus grâce à une requête de Gautier, émise avant qu'ils ne partissent du château.
 
 
 
                                                                       *    *    *
 
 
 

« Ne devrions-nous pas abandonner ce blanc éclatant ? fit Gautier en étendant sa tunique devant lui.
- Et ainsi renier tout un pan de la tradition ? ironisa Alix, qui avait arrêté de lacer son corsage pour l'écouter. Alexandre préférerait mourir.
- Et pourtant sa tenue diffère des nôtres sur le seul prétexte qu'il soit Mentor. Avoir le même genre d'accoutrement nous avantagerait. (Il fit la moue en inspectant méticuleusement son étoffe.) Quid de la discrétion avec ceci ?
- Il serait grand temps de lui en toucher mot, admit la jeune femme. En route. »

Alors qu'elle allait se lever, Gautier, après avoir reposé sa tunique, se hâta de la maintenir assise sur le lit en faisant pression sur ses épaules.

« Tu n'avais pas fini... (Il acheva de nouer son corsage.) ceci. »

Les lèvres de la jeune femme laissèrent passer un faible rire - chose rare ces temps-ci - avant de se sceller à celles de Gautier en guise de remerciement.

« Ne faisons pas davantage attendre le progrès », déclara l'Assassin un instant plus tard en lui tendant la main afin qu'elle se relevât.

Il garda la main d'Alix dans la sienne jusqu'à ce qu'ils atteignissent le rez-de-chaussée, peuplé de Novices, après quoi ils sortirent et se rendirent en trottinant sous la pluie aux quartiers d'Alexandre, passant à cet effet par la Grande Salle, qu'ils souillèrent quelque peu à cause de leurs bottes mouillées.
Gautier frappa deux coups secs à la porte, comme à son habitude, et notifia des bruits de vêtements froissés de l'autre côté. Alix dut l'entendre également car leurs regards se croisèrent au même moment.
Alexandre vint leur ouvrir et, dans l'encadrement de l'huis, Gautier vit Johan arranger sa chemise surmontée d'une fourrure qui menaçait de s'échapper d'un moment à l'autre. Visiblement, elle n'était pas censée demeurer là plus longtemps, mais le sort en avait décidé autrement.

Gautier étouffa un rire ; Alix n'eut pas la même délicatesse.

« Désolée, c'est que..., enfin, nous venons vous soumettre une idée », expliqua-t-elle une fois calmée.

Sur ce, le Mentor les laissa entrer. Adossé à la bibliothèque, le Scandinave ne pipa mot, mais son regard en disait long. Heureusement que la présence d'Alix et Gautier s'accompagnait d'un motif valable, sans quoi il les aurait probablement écartelés sur place. Enfin, encore fallait-il qu'il fût capable d'un tel acte.

« Arborer des tuniques immaculées comme les nôtres devient impossible, dit Gautier de but en blanc.
- Il s'agit donc de cela ? s'étonna Alexandre. Je m'attendais à... autre chose.
- Toujours est-il que la couleur de nos étoffes demeure un problème, persista-t-il, appuyé par Alix.
- Je le sais, avoua le Mentor. D'ailleurs, n'en avons-nous pas déjà parlé ?
- Possible, mais sans que cela aboutisse à quelque chose.
- Très juste, Alix, très juste », nota le dirigeant en ramenant ses cheveux mi-longs en arrière.
En général, ces derniers restaient attachés, mais semblaient avoir été lâchés récemment ; du reste, Johan ne devait pas y être innocent.

« Pourquoi n'avoir rien changé, alors ? persista Gautier. Votre tenue n'affiche aucune parcelle blanche, alors pourquoi pas les nôtres ?
- C'est que, traditionnellement... (Ses doigts calleux parcoururent sa barbe.) Non, je n'ai juste pas eu le loisir de m'en occuper. Et puis, faire teindre toutes les tenues s'avérerait long.
- Celles prioritaires sont, me semble-t-il, les tuniques appartenant aux Assassins de terrain, comme nous. Nous pourrions étendre les modifications à celles de nos autres confrères par la suite. »

Alexandre se tourna vers Johan, qui haussa les épaules en signe d'approbation - hocher la tête devait trop lui en demander.

« Je connais un excellent teinturier, non loin d'ici. La dette qu'il a envers ma personne nous permettrait de ne pas dépenser un écu.
- Comme quoi, ta réputation ne se forge pas seulement dans cette tour », laissa échapper Gautier, rapidement dévisagé par le Scandinave, tandis qu'Alexandre s'autorisa un sourire en coin.

Le Mentor reprit le cours de la conversation dans l'optique de calmer Johan.

« Une bonne nouvelle qui, ma foi, aurait pu m'être transmise plus tôt.
- La faute aux nombreux divertissements présents ici, précisa Alix.
- Assez ! rétorqua sans une once de colère Alexandre, plus amusé qu'autre chose. Nous verrons ceci à votre retour. Pour l'heure, de longues capes et quelques fourrures feront l'affaire. Vous en trouverez dans un renfoncement de l'Armurerie. Du vent, andouilles ! »
 
 
 

                                                                       *    *     *
 
 
 

Ainsi portaient-ils maintenant chacun une longue cape brune tirant vers le noir, mais aussi une fourrure rugueuse ceignant leurs épaules, pièce ô combien appréciable par ce temps froid et humide. Les parcelles de leurs vêtements demeurées blanches au départ ne l'étaient pas restées bien longtemps, si bien que leurs capuches se confondaient presque avec leurs capes.

« Nous pourrions emprunter l'une des portes principales, proposa Loup en examinant les fortifications. Ce serait toujours plus discret que d'escalader ; surtout qu'elles m'ont l'air bien gardées, ces murailles.
- Sans oublier que la pluie ne nous faciliterait pas la tâche.
- À prises glissantes, mort imminente », convint Gautier, avant de presser sa monture.

Ils parcoururent la distance qui les séparait de la cité calmement, puis arrivèrent près de la porte sud sans qu'on leur jetât le moindre regard méfiant. Certes, l'endroit était gardé, mais les sentinelles semblaient trop guillerettes pour les suspecter de quoi que ce fût. Étaient-ce là les répercussions de leur récente victoire ?
Pour l'heure, les Assassins n'allaient pas s'en plaindre, tant que cela leur permettait de passer entre les gouttes.

En pénétrant dans la ville fortifiée, Gautier se sentit imprégné d'une aura étrange. Enfin, autre que l'odeur ambiante de poisson. Une sorte d'exaltation envahissait les nombreux habitants, dont les voix s'élevaient parmi la fumée des échoppes et la bruine.
Lorsqu'ils débouchèrent sur ce qui apparaissait comme étant la place majeure, Gautier comprit qu'elle abritait aujourd'hui un grand marché, d'où l'afflux de paysans, artisans, marchands et nobliaux en tous genres. Aux odeurs maritimes se mêlaient différents parfums, allant du cuir au pain ; tant et si bien que les naseaux des chevaux frémissaient de concert avec ceux de leurs cavaliers.
Malgré qu'elle parlementât essentiellement anglais, Gautier, possédant quelques rudiments de cette langue, parvenait à comprendre certains mots provenant de la foule. Ceux-ci n'avaient rien d'exceptionnel, mentionnant exclusivement des affaires marchandes, jusqu'au moment où Gautier entendît « roi » de façon quasi frénétique et successive, comme si tout le monde ne parlait plus que de cela. Alix et Loup le remarquèrent également, au vu de leurs mines soudain concernées.

Un mouvement de foule les oppressa soudain, les contraignant à se positionner en marge de la cohue, qui, même si elle était peuplée d'Anglais, ne méritait pas d'être piétinée par leurs destriers. Par ailleurs, le fait qu'ils fussent accoutumés à l'agitation garantissait la tenue en selle des trois compagnons.

« Nous devons les suivre, affirma Loup tout en flattant l'encolure de son hongre.
- Il doit bien y avoir un moyen de contourner la foule sans abandonner nos chevaux, se convainquit Gautier.
- Essayons d'aller plus en avant, nous aviserons ensuite », conclut Alix.

Gautier sollicita les flancs de Noble, qui prit le petit trot. Les Assassins empruntèrent un dédale de rues quasi désertes à cause du soudain attroupement, se dirigeant grâce aux allègres cris et acclamations de celui-ci, qui recouvraient tout Calais et même davantage.

« J'ai un mauvais pressentiment, avoua Gautier, la voix presque recouverte par le martèlement des sabots sur les pavés.
- Nous y sommes presque », répondit simplement Loup, comme pour le rassurer.

En effet, ils se rapprochaient du vacarme crée par la foule, qui semblait avoir trouvé un coin où s'amasser un petit moment.
Gautier prit la tête lorsqu'ils s'engouffrèrent dans une étroite ruelle et, par conséquent, aperçut en premier ce à quoi il ne voulait absolument pas assister.

« Là-bas ! » indiqua-t-il en désignant de sa main gantée des éléments que, naturellement, Alix et Loup ne pouvaient pas encore voir.

Une fois qu'il eut quitté l'artère, Gautier s'empressa de mettre pied à terre, la horde étant de nouveau trop épaisse pour qu'il s'y hasardât à cheval. Il se précipita ensuite dans celle-ci sans vérifier qu'il était suivi de ses acolytes.
Il avait l'impression de revivre le tumulte d'Azincourt, à la seule différence qu'il était ici entouré d'étrangers - bien que les chevaliers royaux ne lui fussent pas familiers, en dépit de leur appartenance au Royaume de France. Il jouait férocement des coudes, chose qui ne plaisait pas à certains qui, néanmoins, oubliaient rapidement son passage.
Forcément ; un autre que lui les préoccupait davantage.

Henri V, roi d'Angleterre, s'apprêtait à retourner sur ses terres réellement légitimes à bord d'un splendide navire, arborant un pavillon aux couleurs de son royaume.
Non, impossible qu'il s'en sortît ainsi. Pas tant que Gautier respirerait.

Ainsi, il fit tout son possible pour ne pas que la foule l'engloutît, et parvint même à se frayer un chemin en courant, en dépit de son pied fragilisé. Alors que l'appareillage touchait à sa fin, le monarque paradait sur la dunette, acclamé par la piétaille. Gautier notifia l'Épée à sa ceinture, mais aussi Alaric à son côté.

Pris d'un élan de rage qui ne faisait que croître sans jamais atteindre de limite, Gautier fonça tête baissée, brisant encore davantage le bouclier que constituait la cohue, ce qui l'amena rapidement à l'extrémité du port. Quelques gardes étaient alignés, dos à la kyrielle de navires qui s'apprêtaient à prendre la mer.
Ni une ni deux, Gautier, sans même dégainer d'arme, fondit vers eux, espérant pouvoir les prendre par surprise et, ainsi, atteindre le vaisseau. L'action eut l'effet escompté ; l'Assassin bouscula un soldat, qui chuta malencontreusement à l'eau, avant de sauter et de s'accrocher à la première prise venue. Ses gants trempés faillirent lui causer du tort, mais il se rattrapa in extremis, pliant ses jambes afin de ne pas toucher le liquide d'un bleu sombre inquiétant. Essoufflé et pressé par le temps, entendant des pas en sa direction, il parvint néanmoins à rassembler la force nécessaire pour accéder au pont - du moins ses doigts le touchaient-ils. Il allait donner l'impulsion finale pour monter à bord, lorsqu'une vive douleur parcourut tout son bras en partant de sa main, écrasée par la botte d'Alar... d'Aliénor ?

« Chienne ! » vociféra-t-il tout en s'emparant vivement mais discrètement de la dague qu'il arborait toujours sur l'une de ses bottes. Sans hésiter, il la planta dans le pied droit de l'Archère qui, surprise, hurla de douleur, sans toutefois pouvoir reculer totalement, littéralement clouée sur le pont. Son emprise sur la main droite de Gautier disparut néanmoins, et l'Assassin crut un instant pouvoir prendre l'avantage.
Il allait enfin réussir à monter, lorsque force gardes débarquèrent, arrêtés par Alaric qui, ni une ni deux, asséna un coup de pied dévastateur à Gautier, qui, en plus d'en avoir le souffle coupé, fut projeté. La pression de l'eau lui lacéra le dos, avant qu'il se retrouvât sous la surface.

Il entendit un « Non ! » lointain, puis sombra.

Jadas
Jadas
MP
25 décembre 2017 à 02:34:24

Joyeux Noël les cocos, j'espère que vous avez la chance de le fêter avec vos proches, mais aussi que vous avez survécu au Réveillon [[sticker:p/1lmm]]

Jadas
Jadas
MP
27 décembre 2017 à 00:26:15

J'ai bien l'impression de vous avoir contaminé avec mon retard :hap:

Sinon, chose promise, chose due (surtout à cause de ce foutu bot), j'ai créer un dossier drive donc voici le lien (normalement) https://drive.google.com/drive/folders/15M8vDMpvs_nsmKTFpr-pFyj0CvbwNKjG
J'y posterai tous les chapitres sortis à ce jour en format pdf dans quelques heures, puis le mettrai à jour dès chaque nouvelle parution. D'une, les potentiels nouveaux lecteurs pourront avoir l'intégralité de la fic, et de deux, je trouve ça plus agréable à lire que directement ici, la police et la mise en page étant plutôt exécrables. Rien ne vaut un bon livre papier, mais c'est déjà ça. Sur ce [[sticker:p/1kki]]

Message édité le 27 décembre 2017 à 00:26:56 par Jadas
Darth_Golgoth
Darth_Golgoth
MP
27 décembre 2017 à 23:11:37

Excuse moi du retard mais les fêtes tout ça tout ça tu connais [[sticker:p/1lmb]]

Excellent chapitre, la retranscription du désespoir de Gautier ( "désespoir est un euphémisme ) est excellente.
On peut tout de même constater qu'en ce moment Gautier se fait quand même boloss :rire:

Jadas
Jadas
MP
27 décembre 2017 à 23:36:10

T'inquiète ; ce qui m'aurait inquiétée, ç'aurait été de voir des commentaires 10min après le chapitre, posté à 2h le jour de Noël :hap:

Merci bien, ça me rassure que tu aies trouvé cette retranscription bien faite. Le piège avec ce genre d'exercice, c'est qu'on peut avoir tendance à trop en faire, ce qui décrédibilise le truc, mais j'ai essayé de doser :oui:

Et, oui, il galère pas mal, mais au moins Gautier vit toujours. C'est déjà ça, en temps de guerre [[sticker:p/1kki]]

Message édité le 27 décembre 2017 à 23:36:51 par Jadas
Darth_Golgoth
Darth_Golgoth
MP
17 janvier 2018 à 18:17:57

Bientôt un mois... [[sticker:p/1jnf]]

Jadas
Jadas
MP
17 janvier 2018 à 21:54:34

Le temps file [[sticker:p/1lmc]]

En plus, bac blanc la semaine pro, donc ça va être encore plus galère [[sticker:p/1lmk]]

Darth_Golgoth
Darth_Golgoth
MP
19 janvier 2018 à 23:12:52

C'est vrai que t'es en term... Bah bosse bien et bonne chance [[sticker:p/1lm9]]

( Comme dirait un grand homme, "je créer ma propre chance" [[sticker:p/1kkn]] )

Jadas
Jadas
MP
20 janvier 2018 à 12:32:14

Comme je suis dotée d'une grande intelligence, j'ai quasiment encore rien révisé, donc demain, c'est blocus révisions [[sticker:p/1kki]]

En attendant, ce matin j'ai un peu avancé dans la mise à jour du dossier pdf sur drive. Bon c'est un peu brouillon au début, j'ai changé la police au bout d'un moment, et ai récemment modifié les tirets pour en mettre des cadratins. Le dossier devrait être complet la semaine prochaine. Voilà pour les nouvelles :hap:

DébutPage précedente
1  ... 56789101112131415  ... 18
Page suivanteFin
Répondre
Prévisu
?
Victime de harcèlement en ligne : comment réagir ?
Sous-forums
Meilleures offres
Disponible à l’achat ou en téléchargement sur :
Télécharger sur le Ubisoft StoreUbisoft Store Télécharger sur le Playstation StorePlaystation Store Acheter sur MicrosoftMicrosoft Store
Amazon PS4 19.79€ Fnac Marketplace ONE 19.94€ Fnac Marketplace ONE 19.94€ Rakuten PS4 19.99€ Amazon ONE 21.31€ Fnac Marketplace PC 23.60€
Marchand
Supports
Prix