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Pokémon Épée / Bouclier
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Sujet : [RP] Profulus

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CLERM0NTFERRAND
CLERM0NTFERRAND
MP
15 avril 2019 à 21:22:03

Le 15 avril 2019 à 10:05:05 EvelynHot a écrit :
Trop longue à lires. Evelynhot

Du même avis.
Bises, Didier.

VikaSmoke
VikaSmoke
MP
21 avril 2019 à 14:27:35

''Suite du RP : http://www.jeuxvideo.com/parecooi/forums/message/1010603962''

Benito : RP Numéro°6

Benito et Télio se virent donc imposer par le capo Shaofouine la lourde tâche d'aller annoncer la triste nouvelle à l'autre Dimoret, le frère du défunt. Le jeune homme passa la main sur la joue avant de cracher un molard sanguinolent qui vint s'écraser sur le sol qu'il fixait désormais depuis plusieurs minutes. Prenant son inspiration afin de lâcher un énorme soupir, il brisa enfin le silence qui c'était installé depuis la sortie de leur supérieur

Benito : Bon, comme tu dois sûrement le penser si cet enfoiré a pu s'échapper c'est entièrement de ma faute,je préfère donc me charger personnellement d'aller voir Dimoret afin de tout lui dire.

Le jeune homme remarqua qu'un autre Capelli passait par là et l'interpella

Benito : Euuh...excuse moi...collègue. Tu ne saurais pas où se trouve Dimoret ?

MafieuxLambda : Les connaissant si isl ne sont pas avec le capo ils sont probablement posés quelque part à flâner en aiguisant leurs griffes, avec le bruit infernal que ça fait tu devrais rapidement les trouver malgré la taille de l'entrepôt.

Le tyrois remercia son «collègue» qui n'était visiblement pas encore au courant de la mort d'un des Dimoret puis s'en alla à la recherche de celui toujours vivant.

Effectivement, l'entrepôt était d'une taille assez impressionnante et le travail réalisé en son sein était digne des plus grandes entreprises du pays. Les marchandises qui étaient triées, nettoyées et empaquetées présentaient une diversité affolante, passant des bijoux brillants de mille feux aux vêtements de luxe sans oublier les quelques tableaux qui étaient traités avec une extrême délicatesse. Les employés de l'entrepôt travaillaient d'un rythme effréné tout en étant coordonnée comme si ils ne faisaient qu'un. Voir tout ce luxe donna une folle envie de larcin à Benito mais les nombreux gardes qui surveillaient les lieux et les employés qui pourraient être aussi pris d'une envie de vol freina les pulsions du jeune mafieux.

Et puis, ce dernier n'était pas là pour ça de toute façon. C'est après un quart d'heure de recherche qu'il commençait à entendre les fameux bruits stridents provenant de l'aiguisage des griffes de Dimoret. Malgré le bruit que pouvait générer l'activité de l'entrepôt, ceux-ci étaient parfaitement perceptible et Benito pu trouver Dimoret, posé sur une pile d'articles jetés dû à leur mauvais état.

Benito : Hum hum..Dimoret, j'ai quelque chose à t'annoncer.

Le Pokémon Glace qui avait la tête tourné vers le plafond la dirigea en direction du jeune mafieux

Dimoret : Ah le nouveau ? Tu pourrais éviter de m’appeler «Dimoret», je trouve ça irritant d'être appeler par le nom de son espèce, t'aimerais bien que je t'appelle «Humain» ? Enfin passons, je m'appelle Luca, qu'as tu a me dire ?

Voir Luca se servir d'une espèce de tige en fer comme lime pour ses griffes qui avaient l'air assez bien tranchant comme ça intimida Benito, mais ce dernier ne pris pas une seconde de plus pour lui répondre

Benito : Ton frère...il c'est fait tué...et j'ai laissé l'assassin s'échapper

Luca : ....Ahh merde ! Qu'il repose en paix... il remarqua l'air hébété que prenait le visage de Benito. T'es sûrement en train de te demander pourquoi je ne m'effondre pas au sol pour pleurer comme une petite madeleine ? Si je ne me trompe pas, tu es bien né ici non ? Tu devrais donc savoir mieux que quiconque que la mort de proche ou même la mort tout court est monnaie courante dans cette ville. Pleurer ou s'énerver ne sont que des pertes de temps, le mieux que j'ai à faire est passer à autre chose...Bon je vais tout de même tenter de me venger, cet enfoiré a buté mon frère jumeau...toi et l'autre balourd allait m'y aider tiens.

La réaction de Luca soulagea grandement le jeune homme qui se voyait déjà taillé en petits morceaux, il est vrai qu'en tant que mafieux Luca et son frère devait sûrement s'attendre à voir l'autre mourir de cette façon. D'ailleurs, voir que Luca qui a premier abord semblait être agressif et froid être une personne plutôt posé détendit encore plus Benito, mais ce dernier ne se relâcha pas pour autant

Benito : Oui bien sûr...Mais comment allons nous retrouver le coupable, je n'ai pas pu lui faire cracher son nom.

Luca : Et bien, si il c'est attaqué à mon frère qui transportait des caisses à l'allure quelconque pouvant donc contenir des biens sans valeur, ça signifie qu'il savait très bien ce qui s'y trouvait. Et avoir le cran d'attaquer un mafieux même seul n'est pas donné à n'importe qui...sûrement un membre d'une autre famille. Tu pourrais me le décrire physiquement ?

Benito : Et bien, il s'agissait d'un homme...il était assez banale physiquement...il avait des capacités électriques et.....Ah ça me revient ! Son style vestimentaire me rappelait celui d'un pirate.

Luca : Je pense avoir ma petite idée sur l'identité de l'individu. Avant de prendre une initiative je préfère en parler avec le capo, toi et Télio restez ici jusqu'à mon retour, je reviens dans quelques heures.

Benito répondit d'un hochement de tête et s'en alla rejoindre Télio, soulagé d'être toujours en un seul morceau. Il fit part à son nouvel acolyte de la réaction du dénommé Luca et ils attendirent son retour en parlant de tout et n'importe quoi

Après 2 heures et quelques d'attente Luca revint finalement, le sourire aux lèvres

Luca : Le gros de notre mission consistera a protéger le prochain bateau qui lèvera l'ancre pour les cités libres dans 6 jours exactement. En plus de nous, l'équipe chargé de la protection sera composée de collègues assez costauds...Je vous ferais part des détails un peu plus tard, en attendant je vous conseille de vous en aller d'ici si vous ne comptez pas travaillez. A plus tard.

Luca s'en alla aussi vite qu'il était arrivé, ne laissant pas la chance à ses interlocuteurs de lui répondre

Pokeplumet
Pokeplumet
MP
25 avril 2019 à 18:11:51

Télio « Simplet » Fugger

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Télio se sentait mal.

Lorsqu’il se faisait arnaquer quand il habitait aux Cités Libres, jamais il n’avait ressenti quelconque haine. Jamais il n’avait maudit ceux qui profitaient de lui : cela le rendait juste un peu plus triste. Mais, aujourd’hui, alors que Benito et lui marchaient pour annoncer à Dimoret la mort de son frère, il était pour la première fois énervé. Pour la première fois de sa vie, Télio se méprisait, il haïssait la faiblesse qui était en lui, et qui l’avait fait perdre.

Il était perdu dans ses pensées, et, lorsqu’il retourna à la réalité, Benito vint lui rapporter sa conversation avec Luca, le Dimoret. Avant que ce dernier ne revienne, les deux acolytes discutèrent, de tout et de rien, et, même si celui qu’on surnommait Simplet n’avait aucun mal à rigoler et à passer un bon moment en compagnie de Benito, il était brisé en son for intérieur. Il ne voulait pas perdre. Il ne le voulait plus.

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Quelques heures plus tard...
--

Une mission d’escorte leur avait été confiée, et ils avaient cinq jours de quartiers libres jusque là. Alors que Simplet suivait son camarade à travers les rues d’une ville qu’il ne connaissait pas, une idée lui vint en tête. Du peu qu’il avait compris, les humains pouvaient développer des pouvoirs similaires à ceux des Pokémon. C’était à cause de cela qu’il s’était fait vaincre… Et ça, il ne le voulait plus. De ce fait, pourquoi ne pas simplement apprendre soi-même une capacité, pour ne plus avoir à perdre ?

Cette simple question débloqua l’esprit de Télio. Il était passé en l’espace de quelques secondes d’un sentiment de haine profonde envers sa personne, à une sorte d’espoir. Et c’était déjà bien mieux. Benito et lui arrivèrent à un hôtel. Ils dormaient dans la même chambre, mais dans deux lits simples. Alors que Simplet s’allongea sur le sien, il commença à exposer son idée à son comparse :

Heu… Benito ? Les pouvoirs… les éclairs qui font mal… tu sais, boum bim paf toudoudou bam !!! Je veux faire du feu moi. Tu m’apprends ? JE VEUX FAIRE DU FEUUUUUUU !!!!!! https://image.noelshack.com/fichiers/2019/09/6/1551559246-simplet.png

Le jeune membre de la famille Capelli s’était familiarisé avec la manière de parler de Simplet. Il comprenait donc où le grand naïf voulait en venir. Il acquiesça et, le lendemain, il l’escorta hors de la ville, et le laissa seul devant un petit cabanon quelque peu effrayant :

Je vais aller nous chercher de l’équipement pour notre escorte, et pour s’entraîner. Toi, rentre dans cette maison. C’est celle de Jûmi le Grolem. Il m’est redevable, alors dis-lui que tu viens de ma part. Il te familiarisera un peu avec les pouvoirs. Une fois que je serais revenu avec mes emplettes, on s’entraînera.

Télio hocha la tête. Il était plus que déterminé à devenir plus fort. Il entra dans la ridicule forteresse de Jûmi…

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Un peu plus tard...
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...et il en ressortit avec une seule information. Celle qu’il fallait plusieurs mois pour développer un semblant de capacité. Cela lui mina le moral. Mais, il n’eût pas le temps de broyer du noir, car Benito était déjà revenu, avec des armes et des plastrons de protection.

Simplet allait suivre les conseils du Grolem. Ce dernier avait effectivement dit qu'il lui décelait des prédispositions défensives. Tant qu'il pouvait gagner, que ce soit en frappant ou en résistant, cela lui allait. Alors Télio revêtit le plastron de combat et, jusqu'à ce que la nuit tombe, il servit de cible mobile à Benito, qui put s’entraîner au corps à corps et au maniement de son pouvoir.

Télio ne sentit pas de réel changement, après avoir encaissé pendant plusieurs heures. Cela confirmait les dires de Jûmi.. il allait en baver, pour développer ne serait-ce qu'un début de pouvoir. Mais il ne désespérait pas. Benito était rentré seul, car Simplet voulait se balader. Peut-être qu'en observant les Pokémon, il aurait un déclic ?

Les jours suivants se ressemblèrent. Télio était le punching-ball de Benito le jour, et le gros monsieur flippant qui observait les Pokémon de manière peu discrète et assez dérangeante la nuit. Le dernier jour, celui qui précédait le début de leur mission, une bande de voleurs avait suivi Simplet. Ils avaient remarqué que le jeune homme se baladait seul la nuit, avec une bourse assez conséquente attachée à sa ceinture, et qu’il passait toujours voir Jûmi avant de rentrer chez lui. Ils avaient alors décidé de l’attaquer à ce moment, car la maison du Grolem se trouvait plutôt loin de la ville.

Ils étaient trois. Un Insécateur, et deux humains. C’est l’insecte qui attaqua en premier, en lui entaillant le dos. Le temps que Simplet ne réalise ce qu’il se passait, le trio l’avait déjà mis au sol et le passait à tabac. Le membre de la famille Capelli ne voulait pas perdre. Il ne le voulait plus. Il n’allait quand même pas être un looser toute sa vie ? Il s’énerva, et se débattit dans tous les sens, mais les deux humains le tenaient fermement, de telle sorte à ce qu’il ne puisse riposter.

Il se passa alors quelque chose d’impressionnant. Toute la frustration de Télio, qui s’amplifiait à mesure que l’Insécateur lui donnait des coups de lame, se répandit dans son corps, et plus le Pokémon le frappait, moins Simplet ne ressentait de douleur. Sans qu’il ne comprenne quoi que ce soit, plus il se faisait frapper, plus son corps durcissait. Avant même que l’insecte ne réalise, les faux placées sur ses bras se brisèrent. Télio tortilla alors son corps dans tous les sens. Ce dernier était devenu tellement résistant et lourd qu’il mit K.O. ses agresseurs. Puis, il s’évanouit.

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Une heure plus tard...
--

Lorsque Benito ouvrit la porte, il découvrit Jûmi. Le Grolem portait Simplet sur son dos. Il le posa sur son lit, et, après l’avoir soigné, il raconta l’histoire au membre de la mafia :

Télio s’est fait agresser. Vu à quel point il est ..spécial... et la façon dont vous vous êtes entraîné, je pense qu’il s’est toujours mangé des coups, et ce depuis son enfance. C’est inhumain d’être résistant à ce point, même avec une telle masse corporelle. Je pense qu’il a dû développer un talent. Je dirais que c’est Endurance. Lors de son agression, plus ses ravisseurs le frappaient, moins il ressentait la douleur, et plus son corps devenait dur, comme de l’acier… C’est d’ailleurs comme ça qu’il les a vaincu : en bougeant son corps et ses bras aléatoirement… Bon, c’est pas tout ça, mais je me fais vieux. Je m’en vais. Tu lui expliqueras tout toi-même demain. Laisse-le se reposer...

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[Wizer]
[Wizer]
MP
04 mai 2019 à 01:39:58

:hap: Leonardo Fulmine :hap:

            L'échéance était arrivée. Leonardo ainsi que Giraldo le Zoroark, le second lieutenant d'Alakazam, allaient devoir infiltrer un bateau marchand naviguant en direction du golfe Ibéique pour le défendre des attaques des Capelli. Ou plutôt, pour empêcher les Capelli de s'emparer des richesses contenues sur le bateau et dans les villages du golfe. La famille Siamese ne s'intéressait pas aux vies innocentes. Leonardo et Giraldo avaient décidé d'effectuer cette mission seuls pour rester au maximum furtifs. Enroulés dans des capes de voyageurs dont les capuches cachaient leur visage, les deux mafieux s'approchèrent de leur cible. Tout le port était en effervescence, les quais grouillaient de gens et de Pokémons affairés à porter des caisses, trainer des chariots ou quoi que ce fût d'autre. Giraldo s'était changé en un humain, un trafiquant d'armes indépendant qu'il avait pisté et tué un peu plus tôt dans la semaine tel le chien qu'il était. Le Zoroark espérait juste que personne ne le reconnût et ne le prît pour le trafiquant. Cela les retarderait. Les deux mafieux se fondèrent dans la foule à la manière de deux ombres, ils traversèrent la zone portuaire avec agilité et sans attirer l'attention de quiconque. Du moins, c'était ce qu'ils espéraient.

Un homme, quelconque, s'arrêta au niveau de Giraldo, comme s'il le connaissait et le bouscula d'un violent coup d'épaule qui le jeta presque à terre. Conscient qu'il devait garder son identité de Zoroark secrète pour le moment, Gilardo resta à terre sans utiliser le moindre de ses pouvoirs alors que l'inconnu le fustigeait d'insultes en tout genre. Apparemment notre trafiquant devait pas mal d'argent à la moitié de la ville. Leonardo réagit immédiatement et attrapa l'inconnu par les épaules pour le tirer vers lui. L'inconnu tenta alors de frapper Leonardo au visage mais ce dernier esquiva rapidement pour riposter par un crochet du droit qui envoya valser son adversaire. En fait il avait accéléré la course de son bras, et donc la puissance du coup final, grâce à de l'électricité qu'il avait généré au préalable. Avant même que l'homme ne se relevât, Leonardo s'accroupit près de lui et posa la main droite sur son visage. Une vive lueur dorée parcourut alors le bras du mafieux avant de jaillir et d'envelopper le visage de son adversaire. Quelques secondes passèrent durant lesquelles l'inconnu convulsait et Leo releva la main et le bras, laissant seul l'homme sans vie dont le visage avait été noirci. Une légère odeur de brûlé s'éleva alors dans l'air de même qu'un fin filet de fumée s'échappant du cadavre. Les deux mafieux se regardèrent brièvement avant de repartir à toute vitesse et de se fondre à nouveau dans la foule. Déjà, des cris de stupeur s'élevaient du lieu où reposait le cadavre de l'inconnu.

Ils arrivèrent finalement jusqu'au quai où était accosté le bateau marchand qu'ils devaient rejoindre. L'atmosphère était devenue plus calme, et ce malgré "l'accident" survenu en route. Le navire était plutôt impressionnant pour un bâtiment marchand. Lui aussi fourmillait de dizaines et dizaines de gens, de marins, affairés aux préparatifs avant le départ. Les voiles n'étaient pas encore dépliées et l'ancre était toujours jetée, au fin fond de la baie du port de Tyre, côtoyant le sable et les rochers enfouis depuis des millénaires. Leonardo et Giraldo allaient tenter une approche directe pour monter à bord du bateau, le premier s'était d'ailleurs déjà approché du marin gardant la passerelle reliant le bateau à la terre ferme.

–– Votre bateau part bien pour le golfe Ibéique ? demanda Leonardo.

–– Oui et il est plein. Y a pas d'place pour les touristes, répondit le marin.

–– Même pas contre de l'argent ? reprit Leo.

–– Non, allez dégagez ou j'appelle les gardes, le menaça le marin.

Leonardo écarta alors sa cape et saisit son pendentif représentant l'emblème des Siamese. Il le mit bien en évidence face au marin.

–– En fait, nous sommes les gardes, déclara-t-il.

Bien qu'étant un colosse, le marin déglutit bruyamment puis fit signe aux deux mafieux de monter à bord.

–– Et pas un mot à vos collègues, ordonna Leonardo.

Les deux mafieux montèrent à bord du navire et attendirent sur le pont que le bateau partît. Le début du trajet fut calme, le soleil était haut dans le ciel et il n'y avait que peu de nuages. Au cours du trajet, le temps finit par se couvrir et une tempête s'annonçait, du moins selon les marins. Durant le voyage, Giraldo avait repris sa forme originelle, celle de Zoroark donc, et s'était endormi dans un coin de la cale, au milieu du chargement du navire. Leonardo, quant à lui, était resté un long moment accoudé à une caisse sur le pont, regardant les marins faire avancer ce colosse de bois. Cependant, la tempête arriva plus vite que prévu, le ciel devint sombre, la pluie tomba violemment d'un coup et les rafales de vent devinrent destructrices, des creux de plusieurs mètres commencèrent à se former dans la mer, grande étendue si agitée qu'elle semblait être l'image même de la colère. Comble de la malchance, ou de la chance selon le point de vue, un navire de guerre pointa le bout de sa proue à une bonne centaine de mètres derrière, là où la visibilité s'arrêtait.

–– NAVIRE EN VUE ! hurla le marin perché dans la vigie au sommet du mât principal.

À ce moment-là, Leonardo sortit de sa rêverie pour se préparer à combattre : il avait la conviction que ce navire appartenait aux Capelli. Gilardo quant à lui, apparut sur le pont et prit une nouvelle forme... Celle de Shaofouine, le rival d'Alakazam. Leonardo avait compris où le Pokémon voulait en venir. Alors, il se prépara au combat : il dégaîna l'épée qu'il avait emmené avec lui puis la chargea d'électricité. Il pleuvait beaucoup, le temps était propice à la propagation d'éclairs.

Une rafale souffla la capuche de Leonardo, révélant son visage et son grand sourire. Son épée électrique représentait alors la seule source de lumière hors de la foudre.

VikaSmoke
VikaSmoke
MP
09 mai 2019 à 21:15:03

Bénito : RP Numéro°7

Après ces longues journées d'entraînement, le lever du soleil annonçant le jour du débarquent se fit enfin voir, illuminant l'actif port de Tyre où se trouvait maintenant depuis bientôt 2 heures Bénito et Télio.

Tandis que l'équipage s'employait au chargement de la corvette qui allait servir de moyen de locomotion, le stress et l'envie de vengeance bouillonnait en Bénito au point de faire trembler le plastron et la cape qu'il portait..à moins qu'il ne s'agissait que de simples tremblements lié à la peur...Peu importe, son désormais ami balourd remarqua l'état on ne peut plus second du jeune homme et posa donc son énorme main sur le crâne frisé de ce dernier avant de lui adresser un sourire auquel il lui répondit.

Ils se firent rejoindre par Luca, accompagné d'un Minotaupe portant une énorme massue à son dos. Le Pokémon Glace ne perdit pas de temps pour faire un rapide topo à ceux qu'il considérait comme ses "petits"

Luca : Et bien, je vois que vous n'êtes pas venu les mains dans les poches, hahaha parfait lança t-il en remarquant les équipements dont étaient vêtu ses laquais Comme je vous l'ai fait parvenir via Cornèbre, celui qui a tué mon frère est un mafieux du nom de Léonardo Fulmine, il est sous l'autorité direct du capo Alakazam de la famille et connaissant ce bâtard se contenter d'un meurtre serait trop peu...Habituellement, les convois vers les cités libres se font à bord d'un simple navire marchand mais l'influence du capo Shaofouine nous a permis de dégoter une corvette particulièrement rapide pour l'oc...

Minotaupe : Tu vois pas que tu les fais chier à trop parler pour rien Luca...bref montez avec nous et lorsque l'ennemi sera en vue...surtout ne vous dégonflez pas, capiche !

Bénito/Télio : OUI !

Les mafieux ne perdirent donc pas plus de temps pour embarquer sur le navire avant que celui-ci ne lève l'ancre afin de débuter son voyage vers les cités libres. Bénito, Télio, Luca, le Minotaupe du nom de Luidji et le vigie scrutaient les alentours à l'aide de longues-vues prêts à signaler l'alerte en vue d'un quelconque navire suspect. Le chemin vers les cités libres n'étant pas arpenté par de nombreuses embarcatios, trouver celui où se trouvait ce fameux Léonardo n'allait pas s'avérait particulièrement difficile.

C'est après plusieurs heures de navigation qu'une alerte fut enfin donnée

Luidji : Bordel de queue ! A 3h ! Un bateau où se trouve ce misérable fumier ! Grouillez vous putain !

L'équipage qui était également sur les qui-vives ne se fit pas prier pour répondre à Luidji et fit changer de bord le bateau à une vitesse ahurissante avant d'entamer une folle course vers le navire où se trouait le tant recherché Léonardo !

Il était l'heure. Une confrontation direct avec d'autres mafieux allait avoir lieu, Bénito était partagé entre des sentiments d'excitation et de peur quant au fait qu'il allait devoir tuer...Tuer pour survivre, tuer pour protéger les membres de sa famille mais aussi pour faire ce qu'il n'a pas su faire il y'a 1 semaine, venger la mort de Dimoret

Mais alors que la corvette se rapprochait de plus en plus du navire ennemi, une tempête violente et impromptu pointa le bout de son nez faisant claquer au passage les voiles du bateau et virevolter la cape de Bénito laissant apparaître le poignard long de 30cm que ce dernier cachait

L'embarcation s'approchait de plus en plus du bateau ennemi, le cœur du jeune mafieux battait à une vitesse folle entrant littéralement en synérgie avec les vagues déchaînées de la mer, les fils de Sécrétion s'emmagasinait à l'intérieur des veines cracheurs de ces bras...

L'ennemi était enfin à porté de vue mais surtout à bonne distance pour que Luca puisse apercevoir le sourire moqueur du bourreau de son frère et hurler à pleins poumons...A L'ABORDAAAAAAAGE !!!

Alors que les équipages entrèrent en collision, sautant sur le bateau respectif de leurs ennemis DZIIIIP un éclair probablement lancé par Léonardo vint s'abattre tout droit vers un pauvre mafieux qui termina complètement brûlé

Toutefois, ceci ne découragea pas Bénito, au contraire il fut encore plus galvanisé et accompagné de Télio il sauta sur le navire opposé à l'aide d'un fil sécrété qu'il fit enroulé autour d'un mât. Un marin se rua tête baissé vers lui, heureusement Bénito n'eut pas de mal à le faire tomber à l'aide d'un autre fil qu'il enroula cette fois autour des pieds du marin belliqueux avant de le faire tomber, mais alors qu'il s'apprêtait à l'achever..

Ce fourbe de Léonardo profita de la distraction pour se glisser derrière le jeune mafieux et alors qu'il s'apprétait à lui assener un coup d'épée chargé d'électricité Télio s'interposa avec sa propre épée. C'est la première fois que Bénito voyait dessinait sur le visage du simplet, de la colère

Léonardo : Encore vous deux ?!

Télio : Tu sais faire du tonnerre, mais moi je sais encaisser le tonerre :banzai:

Léonardo : T'es sérieux là ?!

Bénito qui avait pu achever tranquillement l'ennemi l'ayant chargé, sécréta un fil qui vint se poser autour du bras de Léonardo et tira d'un coup sec afin que ce dernier lâche son épée. Malheureusement, il ne fallut pas beaucoup de temps pour que le mafieux de la famille Siamese coupa le fil du jeune homme avec un couteau qu'il cachait

Léonardo : Tu joues à quoi l'araignée ? T'es ridicule...

Bénito s'y attendait, mais face à un adversaire maitrisant le pouvoir de l'électricité il allait devoir donner tout ce qu'il avait et tout ce qu'il n'avait pas.

Pokeplumet
Pokeplumet
MP
11 mai 2019 à 17:58:11

Télio « Simplet » Fugger

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Simplet était arrivé sur le vaisseau ennemi. Tout s'était enchaîné assez rapidement, et sûrement parce qu'il avait eu beaucoup de chance, personne n'essaya de l'attaquer. Et, même si quelqu'un en avait eu l'envie, l'aura pleine de haine qui se dégageait du corps du tout nouveau mafieux l'en aurait dissuadé.

Assez rapidement, il para le coup de son ennemi. De celui qui l'avait humilié. De celui qui avait tué l'un de ses camarades.

Benito essaya alors de tirer ce Leonardo avec un fil, mais ce dernier le coupa. Toute la frustration qui s'était accumulée chez Télio le rendit complètement fou. Il laissa libre cours à ses émotions et attrapa le crâne du tueur, avant de le balancer une dizaine de mètres plus loin, vers la proue. Benito cria alors ces quelques mots :

Je m'en occupe, c'est mon combat.

Simplet n'écouta pas les ordres de son ami. Lui aussi voulait se venger. C'était tout autant son combat. Il commença à courir vers la proue pour rattraper l'avance que Benito avait sur lui, lorsqu'il se fit projeter à l'arrière du bateau par une boule violette qui explosa contre son ventre.

En se relevant, il fit face à un Zoroark. Il semblait puissant, très puissant. Mais Télio n'en avait que faire. Il voulait tuer ce Leonardo, et s'il devait écraser tous les obstacles qui se mettaient sur son chemin, il le ferait.

Il considéra la situation quelques instants. Benito et Leonardo étaient à l'autre bout du bateau, et le membre des Capelli semblait être en difficulté : il ne faisait que d'esquiver les coups de son ennemi.

De plus, les éclairs se multipliaient, et certains commençaient déjà à s'abattre sur le vaisseau naval... Il fallait faire vite.

Très vite.

Simplet attrapa le cadavre d'un matelot et le balança sur le Zoroark à une vitesse tellement fulgurante qu'il ne put esquiver le macabre projectile. Le Pokémon se retrouva alors coincé contre un tonneau et le corps : Télio profita de cette immobilisation pour le frapper à multiples reprises, tâchant ses poings d'un sang bleu marine.

Mais, au bout d'un moment, il se rendit compte qu'il était en train de frapper... une illusion. Instinctivement, il se retourna, mais c'était déjà trop tard : le Zoroark lui balança une salve de plusieurs Ball'Ombre,  qu'il avait eu le temps de charger lorsque Simplet s'acharnait à tabasser un reflet.

Heureusement pour lui, son talent Endurance s'activa, et plus les salves venaient s'abattre sur son corps, moins il avait mal. Sa peau s'était aussi endurcie, si bien qu'il fit jeu égal contre le Zoroark pendant le restant du combat, même si le Pokémon avait un très léger avantage.

De son côté, Benito se faisait clairement malmener. Son ennemi maîtrisait bien mieux ses pouvoirs que lui. Il se contentait d'esquiver, aussi bien les poings électriques de Leonardo que les éclairs qui s'abattaient de plus en plus sur le navire.

Ses fils ne servaient à rien, ils n'étaient pas assez résistants pour que les lames de son adversaire n'arrivent pas à les couper. Alors il redoubla d'ingéniosité, et il plaça des fils un peu partout, réussissant au bout d'une quinzaine de minutes de coups encaissés et d'esquives à piéger Leonardo, qui se retrouvait comme dans un cocon, aucunement libre de ses agissements.

Benito avança alors pour achever le meurtrier, lorsqu'il se fit violemment secouer : au loin, un Zoroark avait lancé une gigantesque boule violette qui, au contact d'un éclair, avait détruit la moitié du vaisseau.

Tous tombèrent rapidement à l'eau. Benito se fit repêcher par Simplet (comme tous les autres membres des Capelli), qui les plaça sur un bout de bois assez résistant et grand. Leonardo avait disparu. Télio servit de moteur et nagea en poussant le radeau de fortune, vers Tyre...

Message édité le 11 mai 2019 à 17:59:35 par Pokeplumet
ParecooI
ParecooI
MP
11 mai 2019 à 21:28:29

:globe: :globe: :globe:

La horde approchait de Venezia pendant que les derniers paysans se pressaient aux portes de la ville pour s'abriter derrière ses épaisses murailles. Le Roi Dracolosse (qui est un humain je rappelle) regardait la scène depuis le poste de commandement de son palais, les sourcils froncés. Derrière lui, ses conseillers débattaient autour d'une table.

« Même s’il a réussi à passer, nous pouvons tenir un siège pendant un hiver entier, et les renforts de Carthage arriveront d’une minute à l’autre. Nous n’avons rien à craindre, inutile de mobiliser le peuple.
- Ne sous-estimez pas Drakkarmin, je lui ai déjà fait face et je peux vous assurer qu’il est capable de passer cette porte ! Nous aurons besoin de tous les bras à notre disposition.
- Je ne me cacherai pas derrière le peuple ! Si la porte ne tient pas, il ne tiendra pas non plus. Nous devons les retenir jusqu’à l’arrivée de dame Élyssa. Les garnisons des forteresses du nord devraient prendre l’ennemi par derrière. Il n’y a rien à craindre je vous dis. »

Le Roi se retourna pour mettre fin au débat.

« Drakkarmin est brutal et fou à lier, mais il n’est pas stupide. S’il attaque notre capitale c’est qu’il a ses arrières assurés, aussi incompréhensible cela soit-il. Les forteresses subissent un lourd harcèlement et ne pourront pas envoyer de renforts, nous devrons compter sur ceux de Carthage. La porte est résistante mais pas plus que les montagnes. S’il a réussi à passer… a-t-on des nouvelles des éclaireurs ?
- L’équipe Momartik a estimé les forces ennemies à soixante-dix mille. Cela comprend beaucoup de gros Pokémon, toutes leurs grandes maisons sont présentes ainsi que tous les généraux et grands guerriers du royaume. Une défaite leur serait fatale. Mais ils n’ont apporté aucune artillerie.
- C’est étrange… ils sont beaucoup mais trop peu pour prendre la ville, encore plus sans artillerie. Nous pourrions les vaincre sans renforts à ce compte-là. Il cache forcément quelque chose.
- Et bien justement, nos éclaireurs ont rapporté que des centaines d'étranges créatures en forme d'yeux virevoltent autour de Drakkarmin.
- Des Zarbi ?! C’est impossible ! Que feraient-ils avec lui ?
- Vous connaissez ces choses, votre majesté ?
- … Qu’en est-il de la deuxième équipe ?
- Ils devraient arriver d’un moment à l’autre. »

Un homme masqué et enroulé d’étoffes couleur lavande apparut dans un coin de la salle.

« Au rapport. Un tunnel de cinq mètres de rayon traverse la montagne au nord. Une ligne de provisions lourdement défendue descend jusqu’à la ville. J’ai jugé impossible d’effectuer un sabotage avec nos moyens.
- Je vois. Il compte bien prendre la capitale et s’installer. Il faut réagir.
- Faisons s’écrouler la montagne, s’il y est arrivé, nous pouvons le faire !
- Ce n’est pas si simple, les Zarbi y sont pour quelque chose, nous ne pourrons rien faire à la montagne. Mais il faut casser cette ligne. En attendant, nous allons tirer sur leur armée à vue et massacrer le plus de monde possible, qu’ils regrettent cette attaque peu importe l’issue. »

Sur ce, le Roi se retourna vers le fenêtre et son regard s’empli de terreur. Du côté de l’armée de Tudor, l’armée s’était placée derrière leur Roi. Celui-ci ouvrait grand la gueule et les Zarbi formaient des dizaines de cercles de formes et de tailles variées devant lui, tel un canon jouant l’extension de sa gueule. Drakkarmin tira un simple Dracochoc, une boule d’énergie qui passa à travers chaque cercle en changeant de taille, de forme et de couleurs, mais toujours en accélérant. L’attaque vint frapper la porte de la ville. Celle-ci vola en éclat, ainsi que toute la tour centrale et les murs qui la gardaient. L’onde de choc fragilisa les murailles autour qui s’écroulèrent comme un château de cartes. Drakkarmin ne laissa pas une seconde de répit à ses victimes et, toujours à travers son canon magique, tira un Ultralaser qui vint raser les gravats et les survivants des murs, laissant place pour une charge de son armée.
Alors qu’ils avançaient, les Zarbi se placèrent en cercle dans le ciel au-dessus de la ville et une pluie de météores s’abattit sur les défenseurs. Puis la charge de la horde finit de ruiner le moral des troupes. Les commandants florentins tentèrent d’attirer l’armée ennemie dans des traquenards et de les encercler mais ils se faisaient écraser par la férocité et le nombre d’ennemis.

En moins de deux heures, la capitale était tombée. Le reste du pays ne tarda pas à le savoir. Drakkarmin s’auto-proclama premier Empereur Dragon des sept royaumes. Le lendemain de l’annonce, les garnisons des forteresses du nord s’étaient rendues et une partie de l’armée se dirigeait vers Lutezia pour en prendre le contrôle total. Quant à dame Élyssa et son armée, elle fit demi-tour et retourna à Carthage pour se retrancher.

Les chefs de famille de Tyre se retrouvèrent pour une réunion d’urgence. Une chose était sûre, il allait y avoir du changement, certains le craignaient, et d’autres comptaient bien en profiter.

Cinquante kilomètres au-dessus de Carthage, le chambellan donnait les ordres de son Roi aux trois grands généraux de Babylone. Pingoléon, Métalosse et un homme sombre aux cheveux longs. Drakkarmin devait être punit pour cette invasion, et Rayquaza allait s’en charger.

À l’ouest, Hyporoi (humain je rapelle) entra dans une telle fureur que la mer s’évapora deux fois plus que d’habitude et que de terribles tempêtes éclatèrent un peu partout sur le globe.

Le monde était à un tournant de son histoire, et de nouveaux héros devront surgir pour rétablir l'ordre.

:globe: :globe: :globe:

Message édité le 11 mai 2019 à 21:29:01 par ParecooI
VikaSmoke
VikaSmoke
MP
12 mai 2019 à 20:42:27

Bénito : RP Numéro°8

Aucun bruit...aucune image...une incapacité à se mouvoir...

Bénito avait-il péri face à Léonardo ?

A vrai dire, le jeune tyrois n'y pensait pas vraiment. Son âme tout entier paraissait plus léger et vivant que jamais. Il se laissait emporter par une douce brise, seule chose qui pouvait encore ressentir l'emmener lentement mais sûrement vers une paisible mort...

Soudain, une pression comparable à l'Écrasement d'un Bourrinos obèse interrompit brutalement l'instant de transe du jeune mafieux. Elle fut rapidement suivit d'une seconde, puis d'une troisième et enfin d'une quatrième avant qu'il puisse rouvrir les yeux crachant par la même occasion toute la mer de Tyre

La première chose qu'il vit fut Télio, le visage plein de bleu et de sang sec le regardait avec une joie qu'il ne pouvait cacher. A sa droite, il vit Luca qui lui aussi semblait être content de son réveil

Luca : On peut dire que tu l'as échappé bel mon p'tit gars. il toussota puis reprit La mission a été un véritable fiasco, à cause de la tempête qui c'est déclarée on a perdu beaucoup d'hommes et ces fumiers de la famille Siamese nous ont échappé.

Bien qu'elle soit indépendante de leur volonté, Bénito et Télio venaient encore une fois d'essuyer un lamentable échec. Empli de rage, Bénito frappa de ses poings le sable fin des côtes de Tyre.

Luca : Vous êtes encore bien faibles mes gars, mais vous avez fait du mieux que vous pouvez, allez donc vous reposer. Je pars rejoindre Luidji, ce serait injuste qu'il se fasse passer un savon tout seul ahalala...

Le Dimoret s'en alla toujours aussi rapidement qu'à l'accoutumée

Benito : ...Retournons à l'hôtel, avant notre départ j'ai pu persuader le proprio de nous héberger un peu plus longtemps...

Le simplet visiblement épuisé répondit d'un léger hochement de tête. Sur le chemin vers l'hôtel bien que Bénito tentait de lancer une conversation son acolyte ne lui répondait qu'avec des faibles balbutiements. Le jeune homme comprit qu'il n'avait pas l'air d'être dans son assiette mais il ne se fit pas plus de soucis que cela

C'est arrivé à la chambre d'hôtel qu'il comprit que quelque chose clochait. En effet, le balourd ne fit qu'un pas avant de s'évanouir. Bénito tenta de le réveiller pendant plusieurs minutes mais rien n'y fait. Ne pouvant pas le transporter jusqu'au lit, il se résigna donc à placer un oreiller sous sa tête et de le vêtir d'une couverture.

Après avoir pris un bain et traité ses plaies et blessures occasionné par le combat face à Léonardo. Bénito s'occupa du mieux qu'il pouvait de ceux de Télio avant d'aller s’asseoir sur son lit, encore une fois déçu de lui même.

Un Cornèbre avec au bec une lettre sûrement envoyée par Luca vint picorer à la fenêtre. Le jeune tyrois la pris avant de la lire.

L'heure était grave et elle n'était pas aux lamentations ! La capitale du pays venait de se faire envahir par l'armée de Tudor et son Roi Drakkarmin. En réaction à cela, tout les chefs des familles de Tyre organisèrent une réunion pour connaître les décisions de chacun...Celle de Mammochon, parrain de la famille Capelli suprit le jeune mafieux...

La famille Capelli allait s'allier à l'envahisseur ?!

[Wizer]
[Wizer]
MP
14 mai 2019 à 23:12:05

:hap: Leonardo Fulmine :hap:

            La bataille faisait toujours rage à bord du Cornèbre d'or, le bateau marchand sur lequel avaient embarqué Leonardo et Gilardo. Ce dernier affrontait le colosse stupide qui avait paré le premier coup de Leo, et le pokémon Ténèbres semblait de plus en plus dépassé par un pouvoir adverse qu'il avait visiblement du mal à appréhender. Mais Leonardo n'avait pas le temps de se moquer puisqu'il commençait lui aussi à être dépassé par les évènements : à mesure qu'il attaquait son adversaire, à coups de poings électriques ou avec ses armes électrifiées, le jeune tyrois (oui je dis tyrois et pas tyrolois FUCK PARE) se sentait de plus en plus lourd et ralenti dans ses mouvements, et il était sûr que ce n'était pas la fatigue. Il se rendit compte alors de la supercherie : en faisant de grands mouvements et en ratant la plupart de ses attaques, Leonardo s'était empêtré dans une sorte de toile tissée par son adversaire au fur et à mesure qu'il esquivait. Mais alors que le Capelli s'apprêtait à lui asséner le coup fatal, il y eut une explosion lumineuse : un éclair s'était abattu sur le bateau et s'était mélangé à une attaque Ball'Ombre de Gilardo. Le résultat fut magnifique, visuellement en tout cas, puisque le bateau avait volé en éclats, avec ses occupants évidemment.

Le clapotis incessant semblait bercer le jeune mafieux, en fait, la tempête semblait s'être calmée et ne restait désormais qu'une faible houle. L'eau salée venait lécher le visage de Leonardo par à-coups alors que celui-ci reprenait progressivement conscience. Puis d'un coup, les souvenirs lui revinrent et le jeune homme sursauta dans un hoquet quasi-éteint. Il jeta un coup d'œil aux alentours et vit le spectacle funèbre qui l'entourait : des débris flottaient çà et là tandis que des cadavres ensanglantés et carbonisés dérivaient au gré des vagues. Il prit alors conscience de sa situation : il était lamentablement affalé sur un débris et il tenait miraculeusement dessus. Gilardo était à ses côtés : il était debout sur une espèce de radeau bricolé à partir de quelques planches glanées par-ci par-là au milieu de ce capharnaüm. C'était une nouvelle preuve que le Zoroark était bien plus fort et bien plus agile que son compère humain. D'ailleurs le Pokémon, voyant que Leonardo avait repris conscience soupira longuement.

–– Eh bah, c'est pas trop tôt... Bon. On rentre ? dit-il.

–– Prends pas cet air s'te plaît... Tu sais qu'on va se faire engueuler tous les deux, répliqua Leonardo.

Gilado se contenta de hocher tristement la tête. Et quant à leur retour à Tyre, Leonardo ne s'inquiétait pas vraiment : il savait que Gilardo saurait trouver le chemin du retour, à travers cette étendue infinie et indentique d'eau.

Entre nous... Gilardo possédait une boussole.

De nombreuses heures plus tard ainsi que de nombreux coups de rames et de nombreuses tentatives d'accélérations à coups d'Explonuits dans l'eau plus tard, les deux mafieux arrivèrent à Tyre, plus exténués que jamais. Ils débarquèrent leur radeau d'infortune sur une plage quelque peu reculée de Tyre et ils s'effondrèrent dans le sable, vidés de toute énergie.

            Quelques heures encore plus tard, ils se réveillèrent dans une pièce sombre dont la seule lumière provenait de trous dans la toiture en bois, créant des rais de lumière grâce à la poussière voletant dans la pièce. Les deux mafieux reconnaissaient la pièce : ils étaient dans la salle de méditation du capo Alakazam. D'ailleurs celui-ci lévitait tranquillement, les yeux fermés, face à leurs deux lits. Nul besoin de demander, il était le responsable de leur arrivée ici sains et saufs.

–– Je suis au courant pour votre mission, dit le capo froidement. J'ai lu dans vos esprits en vous ramenant ici. Mais je ne crois pas que cela soit le plus important... En fait, une armée venant de Tudor s'est emparée de Venezia et des émissaires du Roi Drakkarmin se sont installés en ville. Notre famille a cependant décidé de ne pas intervenir pour le moment. En fait c'est très simple : s'ils nuisent à nos affaires nous les tuons jusqu'au dernier, mais s'ils ne nous embêtent pas, nous cohabitons. Alors d'ici-là, reposez-vous bien et récupérez votre énergie.

L'Alakazam se posa subitement, se releva et prit la direction de la porte, mais avant de s'en retourner il dit :

–– Récupérez bien votre énergie, vous en aurez besoin pour résister à votre punition.

Message édité le 14 mai 2019 à 23:13:55 par [Wizer]
Romplouf
Romplouf
MP
02 juin 2019 à 18:23:18

:cd: Ha'res :cd:

Je suis maudit. C'est la conclusion que j'avais atteinte auparavant, après mes vingt-et-une années d'existence. Toutes les personnes que j'avais croisé, que ce soit dans ma tribu ou lors de mon périple, vivaient pour un but précis, ou pour des idéaux en particulier. Les choses n'ont jamais été aussi simples pour moi. Disons ... que j'ai toujours vécu pour trouver une raison de vivre. J'ai cherché, fouillé tous les lieux par lesquels je passais, à la recherche d'un remède contre mon ennui qui ne serait pas seulement éphémère. Je devais me débarrasser du vide qui pourrissait mon existence, afin de pouvoir me sentir vivant. Alors, ce jour-là, où le destin vint enfin frapper à ma porte ... je sus immédiatement que c'était une occasion que je ne pouvais pas manquer.

Une affaire de kidnapping organisé ... Différents cas de contrôles mentales aux conséquences effrayantes ... L'incendie de l'entièreté d'une forêt ... L'apparition surnaturelle d'une femme, flottant dans les cieux, au milieu de ce désordre ... Voilà, c'était ça que je recherchais ! Joie, peur, dégoût, surprise, colère ... Je sentais toutes mes émotions s'éveiller soudainement, et surtout, je pouvais la ressentir de nouveau : l'adrénaline.

Le feu qui me faisait face ne me menaçait pas vraiment pour le moment. En effet, il y avait encore quelques arbres avant lui et moi, et je me trouvais dans une zone rocailleuse, en dehors de la végétation. C'était sans doute pour ça que je dirigeai mon attention vers l'autre élément perturbateur des environs, qui flottait au-dessus de la forêt. Ni une ni deux, je jetai un caillou dans sa direction, en le dirigeant plus précisément avec mes pouvoirs psychiques. Le caillou vint effleurer son oreille gauche, occasionnant la chute d'un objet brillant, sans doute une boucle d'oreille qu'elle portait, en ne lui infligeant aucune grave blessure. Je voulais seulement attirer son attention, de toute façon, et ça avait parfaitement marché ! Elle se tourna vers moi, ce qui me donna l'occasion de mémoriser rapidement tous ces aspects physiques, par précaution. Longs cheveux roux, yeux rouges, teint blanchâtre, aucune véritable expression faciale, longs vêtements blancs avec quelques traces de brûlures, faible corpulence, taille moyenne : tous ces détails vinrent s'accumuler dans ma tête sous forme de liste. Pas le temps d'y réfléchir, ma priorité actuelle était de jauger la position de ce qui pouvait devenir en quelques secondes mon adversaire. L'inconnue se propulsa soudainement dans ma direction, en flottant toujours, et alors qu'elle était arrivée à quelques dizaines de mètres de moi, elle s'arrêta et leva lentement son bras droit, jusqu'à ce qu'il soit totalement à l'horizontal, tout en pliant trois doigts de sa main. Je pus sentir alors une sorte de pression s'accumuler en moi, comme si on essayait de m'essorer, et alors, tout-à-coup ... Cette impression s'estompa, sans aucun changement notable sur ma personne. Que venait-il de se passer ? Que m'avait-elle fait ? Mon premier réflexe fut de saisir et de bander rapidement mon arc dans sa direction, mais que vis-je en la regardant ? Elle ... souriait. Ah, quelle bonne blague ! Si ce n'était pas déjà assez, elle me tourna alors le dos et commença à léviter dans la direction opposée à la mienne ! Toute raison quitta alors mon corps, pendant que je me laissais contrôler par mon excitation :

«Hé, attend une minute ... Tu ne serais quand-même pas en train de t'amuser sans moi, hein ? Mais, voyons ... C'est pas très sympathique, de s'amuser tout seul en oubliant les autres ... Voyons voyons voyons voyons voyons ! Plus on est de fou, plus on rit !»

Ma flèche partit immédiatement, sifflant à travers l'air et faisant quelques courbettes élégantes avant de se diriger avec une précision parfaite vers l'inconnue. Un seul coup, en plein dans la tête, c'est tout ce dont j'avais besoin normalement ! Mais, alors que tout se passait pourtant si bien ... Ma flèche dévia de plusieurs centimètres, et vint seulement effleurer sa joue. Comment était-ce possible ? Avant même que je ne puisse réagir, elle leva de nouveau son bras droit, mais plus rapidement cette fois, et je fus propulsé à une très grande vitesse en arrière, pénétrant contre ma volonté dans la cavité. Malgré le fait que je semblais ralentir considérablement au fur et à mesure de ma course, je vins quand-même m'écraser violemment contre ce qui semblait être des barreaux, et puis ... Plus rien. J'avais perdu connaissance.

Romplouf
Romplouf
MP
02 juin 2019 à 18:23:51

--------------

Lors de mes pérégrinations, j'avais croisé de nombreux fêtards dans les tavernes des villages où je faisais escale. Ces types là, la nuit, s'enchainaient tout ce qui contenait ne serait qu'un chouia d'alcool, en riant et en trinquant ensemble. Ironie du sort, je les retrouvai ensuite dans les rues, de jour, la tête baissée, se plaignant de leurs gueules de bois. "J'ai mal à la tête, c'est comme si un Tauros venait de piétiner mon crâne !". Quel ennui ! Eux, au moins, ne se sont pas réveillés après avoir été propulsés à grande vitesse sur une cage en fer.
Pour présenter facilement la chose, je vais utiliser comme exemple quelque chose de similaire qui m'était arrivé dans la même journée. C'était comme si on venait d'empiler deux Ursaring sur mon pauvre crâne. Au moment où j'ouvris mes yeux, je pus bien évidemment constater que ma vision était trouble, et mes premières tentatives pour me relever furent infructueuses. Alors que j'essayai de bouger du mieux que je pouvais mes bras, je vis que les barreaux de la cage y avait laissé des marques rouges bien apparentes. Pourquoi y avait-il une cage au fond de cette grotte, déjà ? Une voix retentit alors juste à-côté de moi :

«Monsieur, vous êtes enfin réveillé ?»

C'est vrai, j'avais oublié que cette femme était encore enfermée au fond de la caverne, en partie à cause de moi. Enfin, elle ne devrait pas être surprise que je sois encore en vie, plutôt que de me sortir une phrase bateau comme celle-là ? Après tout, ma survie n'était pas forcément sûre vu l'impact, et en plus je fus chanceux de ne m'être rien brisé, malgré le fait que l'entièreté de mon corps me fasse un mal de chien. Peut-être que le caractère des aristocrates de Firenze était singulièrement différent de celui d'êtres humains normaux ... Après plusieurs tentatives, je réussis finalement à me relever, faisant meilleure impression devant mon interlocutrice, qui continuait à me parler :

«Donc ... Pourquoi est-ce que vous m'avez laissée seule ici en repartant vers la sortie ? J'ai du mal à comprendre la situation ... Ah, mais c'est étrange ... Les motifs de vos habits ressemblent énormément à ceux des nomades des Steppes Sauvages.»

C'est à-ce-moment précis que je compris la gravité de la situation, qui mettait ma personne en péril. La femme auquel je faisais face connaissait mon visage, tout en ayant des suspicions sur mon origine. Rien qu'avec ça, la situation était assez épineuse, mais il y avait plus grave : pour sortir de la grotte, il fallait obligatoirement passer à côté du cadavre de l'Ursaring, qui était une connaissance de cette aristocrate. Le simple fait qu'une flèche lui ait transpercé le crâne était incriminant, car je n'avais vu aucun brigand des alentours avec un arc ... Si je laissais sortir cette femme de la cage et que je l'escortais en dehors de la grotte, elle me soupçonnera forcément du meurtre de l'ours géant et voudra me dénoncer à une quelconque forme d'autorité des environs. Si je la laissais dans sa cage, il y avait une chance pour que quelqu'un d'autre vienne la sauver, et qu'ils réussissent tous les deux à résoudre ce casse-tête, ce qui ferait finalement de moi un homme recherché dans toute la région ... On pourrait aussi m'accuser d'être responsable de l'incendie, ce qui était encore plus grave. De plus, se débarrasser du corps de l'Ursaring était impossible pour moi, vu son poids. Ces deux solutions se terminaient donc sur deux impasses semblables. Que me restait-il donc à faire ? Par réflexe, ma main se déplaça lentement pour saisir mon arc, qui était tombé à quelques mètres de moi, mais mon corps se crispa. Non, il en était hors de question ... J'avais certes déjà tué une personne innocente aujourd'hui, même si je n'avais pas vraiment eu le choix, mais en tuer gratuitement une seconde pour mes propres intérêts égoïstes ne devrait même pas apparaître comme une option pour moi. J'avais beau être lassé de tout ce qui m'entourait, cela ne m'avait toutefois pas empêché de garder un code moral. Si ce n'était pour assurer ma survie, prendre une vie était inexcusable. Mais ... que me restait-il à faire ?
Je pris une profonde inspiration : peu importe les impasses auxquels je faisais face, il fallait que je trouves un plan, qui me permettrait de garder le silence de cette femme, tout en ne recourant pas au meurtre. Ce que je trouvai alors ... était loin d'être un plan parfait, mais ce n'était pas si important. Je me dirigeai vers la clef de la cage, qui était littéralement posée sur une minuscule table à quelques mètres de la cage. Ah, les brigands et leur intelligence sur développée ... Quel ennui. Alors que j'ouvrai la porte, la jeune femme se précipita immédiatement vers la sortie en commençant à me remercier. Mon plan pouvait donc commencer !

«J'aurai une question à vous poser. Vous ne connaitriez pas un Ursaring ? J'en ai croisé un sur ma route, et c'est d'ailleurs lui qui m'a orienté vers ce repère de bandits.
-Un Ursaring ? Ah, vous faites sans doute référence à Monsieur Rudolf ! C'est mon garde du corps, mais nous avons été séparé lorsque ses bandits m'ont enlevée et emmenée ici. Cela fait maintenant trois jours que je ne l'ai pas vu ...»

Parfait, j'avais ferré le poisson. Vu l'état d'esprit général des firenziens, il paraîtrait tout-à-fait futile d'essayer d'expliquer calmement la situation ou de démentir mes actes, étant considéré ici comme un "sauvage de l'Est". Alors, il ne me restait tout simplement plus qu'à jouer sur les craintes des firenziens, en espérant pouvoir trouver une échappatoire plus tard ... Cela risquait cependant d'être laborieux.

«Voyez-vous, il se trouve que votre ami l'Ursaring a malheureusement passé l'arme à gauche ...
-Comment ? Mais je croyais qu'il était droitier !»

Voilà ! Il me suffisait pour le moment d'annoncer brutalement sa mort, pour la prendre au dépourvu, et puis ... Hein ? C'était ... impossible. J'avais croisé de nombreux illuminés qui criaient sur tous les toits qu'ils avaient vu des bêtes divines aux alentours de leurs villages, j'avais assisté maintes et maintes fois à des discours de vielles dames affirmant qu'un démon rôdait dans leurs jardins, mais jamais, au grand mot jamais, je n'avais croisé quelqu'un d'aussi ... stupide ? Lunatique ? Je n'arrivai même pas à trouver un mot pour décrire un tel état d'esprit ! Je fis de mon mieux pour cacher mon étonnement, puis je tentai une deuxième fois ma chance :

«Non, ce n'est pas ça ... Il a poussé son dernier soupir.
-Vraiment ? Quelle merveilleuse nouvelle ! Il avait prit l'habitude de soupirer tout le temps, et c'était vraiment désagréable. Je suis vraiment heureuse qu'il ait décidé de lâcher cette mauvaise habitude.»

Elle ... se moquait de moi. Il n'y avait pas d'autres possibilités, cela devait forcément être le cas. Cependant, si elle était réellement aussi stupide, elle ne réussirait probablement pas à comprendre que c'était moi qui était à l'origine de la mort de son compagnon, donc c'était inutile de se casser la tête à propos de cela ... Je rejetai immédiatement cette idée de mes pensées. Il ne fallait prendre aucun risque inutile.

«Comment dire ... Il nous a quittés.
-Vraiment ? Enfin, je n'y peux rien ...»

Ah, enfin ! Elle avait enfin compris ! Il m'avait fallu de nombreuses tentatives pour y arriver, mais j'avais enfin réussi. Ah, quel ennui ... Ce calvaire était au moins terminé.

«... Je savais bien qu'il avait une famille, mais il devait vraiment avoir une urgence pour me laisser ainsi en plan. Ce n'est pas grave, je ne lui en tiendrai pas rigueur.»

Ma bouche se décrocha, mes yeux s'écarquillèrent. J'avais survécu à l'attaque de ma tribu, au passage de la frontière, à l'assaut d'un Ursaring, à un vol plané sur plusieurs mètres, alors pourquoi ? Pourquoi est-ce que discuter avec cette jeune femme me paraissait plus éprouvant que tous ces événements ? Ce n'était même plus l'ennui qui me consumait, mais simplement l'impatience. Au diable les formalités inutiles et les stratégies futiles ! Je décidai de couper mon propos pour arriver directement jusqu'à la finalité.

«Non ! Ce "Rudolf" est mort, et c'est moi qui l'ai tué, d'une flèche en pleine tête ! Tu as vu mon visage, tu es donc maintenant une menace pour moi, alors tu vas dorénavant me suivre jusqu'à que je décide de ton sort. Si tu essayes quoique ce soit, comme prévenir quelqu'un sur notre route, ou même t'échapper, tu finiras comme ton garde du corps. Juste pour être clair : je n'aurai besoin que d'une seule flèche pour te régler ton compte.»

Je m'étais sans doute trop emballé, mais au moins cela semblait avoir fonctionné sur ma cible, qui tremblait dorénavant de peur. C'était donc une réussite : en la prenant en otage, je pouvais m'assurer son silence et la surveiller constamment. L'inconvénient restait qu'il faudrait que je trouve une solution pour me sortir de ce pétrin, parce qu'avec une belle combinaison de meurtre et enlèvement, autant dire que mon sort était scellé ... Élucider l'énigme du contrôle mental qui s'était opéré avec ces brigands et l'Ursaring me semblait être la voie la plus évidente pour prouver mon innocence, mais cela n'allait pas être facile. Toutefois ... cela brisait totalement ma routine, et ça, c'était excitant !

Accompagné de mon otage, je décidai d'enfin sortir de cette grotte, ayant suffisamment récupéré pour pouvoir marcher droit (et dégainer mon arc si une certaine personne tentait de s'échapper, bien évidemment). Pour persuader totalement la jeune femme de ma force, j'avais prévu de lui montrer le corps de son ancien garde du corps. Pas très galant, je l'accorde, mais il fallait bien que je m’accommode de ce rôle. Cependant, je compris qu'il y avait un problème lorsque j'atteignis la sortie de la grotte sans n'avoir rien croisé de grandement inhabituel. Qu'est-ce que cela voulait dire ? Je n'avais pas raté le corps quand-même, vu sa taille ! Je revins alors sur mes pas, en faisant plus attention aux détails, et je finis par trouver un petit objet pointu et brillant : une pointe d'une de mes flèches. À côté de cela, il y avait des cendres, beaucoup de cendres. Mon otage s'abaissa alors soudainement, pour récupérer un petit objet au milieu des cendres. Je lui hurlai, par réflexe :

«Pas de gestes brusques !
-Cette bague ... C'est bien celle de Monsieur Rudolf, il ne l'enlevait pour aucune occasion. Ce tas de cendre ... c'est donc tout ce qu'il reste de lui ?»

Mon expression ferme fit place à la surprise. Le corps avait donc brûlé ? Le feu n'avait pas pu se propager jusque là, et il fallait plus que quelques flammes pour réduire aussi rapidement un corps en cendres ! Qui avait fait cela, et pourquoi ? Était-ce la jeune femme qui lévitait au-dessus de la forêt, et qui était sans doute responsable de l'incendie ? Ou alors était-ce quelqu'un d'autre, qui se serait introduit ici après coup ?
Je réalisai alors que j'avais avoué un crime pour lequel j'aurai pu facilement m'échapper. Quel ennui ... Si j'avais d'abord essayé d'atteindre la sortie de la grotte, j'aurai réalisé qu'il n'y avait plus de corps à proprement parler, et j'aurai pu embarquer les preuves. Peut-être pouvais-je m'en sortir en revenant sur mes propos ? Non, après la scène que je venais de faire, et avec la haine envers les nomades des Steppes Sauvages, je serai peu crédible. J'avais certes en otage la personne la moins futée du coin, mais il fallait tout-de-même que je reste sur mes gardes. Sans plus de cérémonie, j'attrapai mon otage par le bras, pour l'emmener avec moi hors de cette ennuyeuse grotte.

--------------

Je m'étais auparavant plaint de la vue des arbres et des chants agaçants des oiseaux. Cependant, la vision désastreuse qui s'offrait à moi avait quasiment réussi à me les faire regretter. L'incendie était parti aussi vite qu'il était venu, par je-ne-sais-quel procédé. Ce qu'il avait laissé derrière-lui ne faisait pas beau à voir : tous les arbres s'étaient métamorphosés en tiges noires, émergeant du sol un peu partout, et l'herbe était noircie. Grâce à la visibilité dégagée, je pouvais aussi voir au loin ce qui semblait être les restes du village de Caillan, qui avait été lui aussi emporté par les flammes. Toute vie semblait avoir quitté les lieux, excepté moi et mon otage, qui étions réduits au rang de simples spectateurs face à cette désolation. L'air était moins frais que dans la grotte, il était même plus lourd et étouffant. C'était sans doute cela qui déconcerta soudainement mon otage, qui s'effondra à genoux. Pour éviter des complications inutiles, je décidai de la laisser respirer (enfin, façon de parler), tout en fouillant les lieux à la recherches d'indices sur les mystérieux événements qui s'y étaient produits. Malheureusement, le principe même d'un incendie est de laisser peu de traces. Je trouvai par ci par là des objets ayant survécus aux flammes, généralement des armes à moitié carbonisées et des accessoires, mais tout cela devait appartenir aux bandits. L'étrange inconnue avait disparue, en ne laissant aucune preuve sur son identité, ou même de trace sur sa simple présence sur les lieux lors des événements tragiques. Absolument rien ... Enfin, c'est ce qu'elle croyait. Un rictus se dessina sur mon visage, et je ne pus retenir l'excitation qui s'accumulait en moi, prenant la forme d'un rire tonitruant. Manque de chance, au moment où j'avais attiré son attention avec une pierre, elle avait laissé échapper un objet brillant ! Il se trouvait que j'avais rapidement amené cet objet à moi avec mes pouvoirs psychiques, et que je l'avais discrètement caché dans l'une des multiples poches que contenaient mes habits. Je profitai donc de cette quiétude éphémère pour y jeter un œil. J'avais dans mes mains une boucle d'oreille, fabriquée avec une sorte de pierre précieuse rouge, ayant une forme ovale assez spécifique et s'étendant énormément en largeur. Je n'avais aucune expérience en terme de pierre précieuse, mais un expert pourrait sans doute m'aider. Cependant, rien ne me garantissait que cela allait me mener jusqu'à ma suspecte ...

J'entendis alors un faible murmure, qui provenait de quelqu'un à côté de moi. Je me tournai vers la source du son, et je fus surpris de voir que mon otage s'était finalement relevée plutôt rapidement. C'était d'ailleurs la première fois que je prenais vraiment la peine de la regarder, avec la lumière du jour. Ses cheveux blonds étaient mi-courts, ne lui arrivant qu'aux épaules, et j'avais l'étrange sensation que ces yeux noires ne me fixaient pas tout-à-fait. Avait-elle peur de croiser mon regard ? Cela ne me paraissait pas étrange, au vu du numéro que je lui avais fait. Ces vêtements étaient, comme je l'avais dit précédemment, chics, avec des tissus dont la palette de couleur s'orientait vers le jaune et ses variantes. Fort heureusement, son costume ne comportait pas de robe, ce qui évitait tout inconvénient possible pour la marche qui nous attendait. Elle avait une faible corpulence, et était plutôt petite. Alors que j'étais occupé à la scruter, mon otage s'exprima de nouveau, cette fois-ci à voix haute :

«C'est un rubis.»

Quelle chance ! Mon otage semblait avoir quelques connaissances en pierres précieuses. Je voulus alors lui demander plus de détails, mais elle me fit savoir qu'elle voulait d'abord quitter les lieux, qui la mettaient mal à l'aise. Dans la continuité de mon rôle, je n'aurai normalement pas dû accepter aussi facilement, mais son visage arborait une terreur si grande qu'elle me fit éprouver de la pitié, ce qui était assez rare, je tiens à le dire. Je me pliai donc à ses volontés, en reprenant la route pour s'éloigner le plus possible de la forêt et du village de Caillan.

Romplouf
Romplouf
MP
02 juin 2019 à 18:24:08

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«De ce que j'en vois, c'est un rubis, et pas n'importe lequel : ce joyau a été façonné par un artisan particulier, qui donne à ses bijoux l'allure des yeux de différents Pokémons. Je suis incapable de savoir l’œil de quel Pokémon est représenté ici, cependant.»

Nous nous étions arrêtés dans une prairie à l'ouest, alors que le soleil commençait peu à peu à disparaitre, après nous être éloigné le plus possible du lieu de l'incendie. J'avais déjà commencé à monter un campement, préférant éviter les quelconques villages aux alentours, avec ma situation actuelle. J'aurai peut-être dû y réfléchir à deux fois avant de prendre quelqu'un en otage ... En attendant, cela s'était avéré utile, car elle me fournissait d'importantes informations.

«C'est donc un artisan en particulier qui produit ces bijoux ... Où peut-on le trouver ?
-Si je venais à vous révéler cette information, me laisseriez-vous partir ?»

J'aurai dû m'en douter ... Ou peut-être pas, en fait ? C'était une manœuvre un peu trop intelligente pour la personne peu futée que je pensai qu'elle était ... Ce n'était pourtant pas un problème : une seule démonstration de force devrait suffire à la convaincre, dans cette situation. Je saisissais mon arc et, avec une flèche, je transperçai en son centre une souche d'arbre, qui gisait à plus d'une cinquantaine de mètres. J'adressai alors un regard menaçant à mon otage, qui était perdue dans ses pensées. Après une dizaine de secondes de réflexion, elle se décida à parler :

«Cet artisan a sa boutique aux abords de Tyre. Il a préféré la déplacer là-bas, car son obsession pour les yeux des Pokémons est plutôt mal vue dans les autres grandes villes. Il y avait même des rumeurs absurdes comme quoi il aurait disséqué des corps de Pokémons pour récupérer leurs yeux et les garder chez-lui afin de s'en servir de modèle.
-Parfait, j'ai ma destination. Je vais partir chasser, alors je vais te ligoter par pure précaution. Souviens-toi que si j'entends le moindre cri de détresse, je serai le premier à te trouver, pour te régler ton compte. Je serai toujours dans les environs ...»

Je n'étais pas tout-à-fait sûr de la crédibilité de mon ton menaçant et sadique, mais je n'avais pas d'autre choix que de lui faire confiance. Après m'être exécuté et avoir, comme promis, ligoté mon otage, je m'éloignai d'une cinquantaine de mètres, à la recherche d'une proie (et pour récupérer ma flèche plantée dans la souche d'arbre, on n'est jamais assez économe). Je n'eus pas à attendre longtemps : je vis l'herbe à quelques mètres de moi remuer, alors que je pouvais distinguer des longues oreilles qui émergeaient de la verdure. Un lapin ... Ce n'était pas un gibier conséquent, mais je pouvais m'en contenter. Je m’accroupissais alors, tout en bandant mon arc, puis je m'approchai furtivement de ma cible, pour avoir une meilleure vision. Et alors, soudainement ... l'animal se dressa sur ses deux pattes, et m'adressa ces mots avec une voix monotone :

«Hé mec, t'aurais pas vu des champis ? Faut que je refasse mon stock ...»

Oh non, pas encore ... J'étais de nouveau tombé sur un Pokémon, et il fallait que cela soit un Laporeille toxico ! Les plaisirs de la chasse ... Une sueur froide me parcourut alors : cet idiot avait beau ne pas être dans un état propice à la réflexion, il n'empêchait qu'il était dangereusement proche de mon otage, ligotée plus loin. Je décidai alors de lui donner une fausse piste, pour l'envoyer dans la direction opposée. Je réalisai alors que la voie que j'avais choisie allait clairement se compliquer, et qu'il faudrait que je prennes de grandes précautions pour survivre. Avec ces conditions, une personne normale serait gagnée par le stress, la peur, et par d'autres éléments négatifs, mais moi, j'étais surtout lassé. Le voyage allait s'avérer ennuyeux ...

--------------

Tyre, la ville des mafieux ... C'est de cette façon que les villageois que j'avais croisé lors de mon périple me l'avait décrite. En temps normal, j'aurai plutôt cherché à éviter ce genre d'endroit, les meurtres et les trafics diverses n'étant pas vraiment ma tasse de thé, mais je n'avais plus vraiment le choix dorénavant, pour suivre la seule piste qu'il me restait. J'avais cherché pendant de nombreuses années l'affaire surnaturelle qui saurait éveiller mon intérêt, et maintenant que je l'avais trouvée, il était hors de question de se défiler.

Il nous fallut plus ou moins une semaine pour atteindre la ville malfamée, mais le voyage avait été moins périlleux que je le pensais. Au fur et à mesure que j'approchai de la ville, les gardes et les autres autorités étaient de plus en plus laxistes, soit par corruption, avec l'influence des familles mafieuses des environs, soit par priorité, car il y avait clairement de plus grands criminels que moi à arrêter. Finalement, je passai plus du rôle de ravisseur au rôle de garde du corps pour mon otage, avec les histoires de trafics d'êtres humains qui étaient relayées dans les environs. Mon argument de "si tu t'enfuis, je te retrouverai et te tuerai immédiatement" c'était d'ailleurs transformé en "si tu t'enfuis, bonne chance pour survivre seule !". Nos rapports s'étaient d'ailleurs un peu améliorés, même si ce n'était pas le but escompté. Je n'avais d'ailleurs plus besoin d'utiliser de la corde pour la ligoter chaque nuit.

J'avais aussi appris lors du voyage qu'une étrange armée venant de Tudor avait envahi le nord de Firenze, et surtout sa capitale Venezia. Malgré le fait que je n'étais pas vraiment intéressé par le devenir du pays, la nouvelle était inquiétante : la guerre pouvait facilement s'étendre ici aussi. Il fallait que j'en finisse rapidement avec cette affaire, pour éviter d'être embarqué dans un conflit de grande envergure ...
Je sortis de mes pensées lorsque je vis les formes de la ville de Tyre se profiler à l'horizon. Enfin, j'étais arrivé à destination ... C'était pas trop tôt !

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Alors que nous déambulions dans les rues de Tyre, je sentais que cette ville éveillait en moi deux sentiments distincts. Premièrement, l'architecture plutôt rustique et l'air marin me donnait une impression conviviale de la ville, où la pêche et d'autres activités maritimes étaient visiblement pratiquées régulièrement. Deuxièmement, il y avait une atmosphère assez oppressante qui dégageait des ruelles étroites, et le ton principal de la ville était plutôt sombre. Était-il possible que cette ville ait été un havre de paix portuaire avant que la criminalité ne s'y installe ? Enfin, ce n'était pas important. Mon otage m'avait révélé au cours de notre voyage le nom de la boutique de l'artisan que nous cherchions : "L’œil d'or", titre explicite pour le coup. Malheureusement, c'est tout ce qu'elle avait pu me révéler : elle n'avait à priori jamais visité la ville, ce que je pouvais comprendre, et elle n'était pas sûre de l'exacte position du lieu recherché. Dans ce genre de situation, le plus simple serait de demander aux passants, mais ... Disons que j'avais déjà vu des gens plus commodes et accueillants que les tyriens lors de mon périple. À qui fallait-il s'adresser pour trouver son chemin, et non pas trouver le chemin vers la mort ?

[Wizer]
[Wizer]
MP
09 juin 2019 à 03:37:57

:hap: Leonardo Fulmine :hap:

            Le capo n'avait pas menti : ses deux lieutenants avaient payé leur échec. Le Pokémon était friand de torture mentale et il le faisait bien savoir à ses hommes en général. Il laissa partir ses deux lieutenants au bout de quelques heures, en laissant trotter dans leur esprit un ordre : "Ne vous faites pas remarquer."
Ce fut donc avec une sorte d'immense gueule de bois que Leonardo débarqua au beau milieu d'une avenue bondée, d'où grouillaient d'immenses flots d'humains et de Pokémons en tout genre. Évidemment, Leonardo avait changé de tenue et avait adopté des vêtements plus classiques et plus passe-partout DU FORT BOYARD, JE GUIDE LES CASSE-COUS DANS LES TRAQUENARDS, TOUS CEUX QUI RÊVENT DE SOUS ET DE BOYARDS OUAIS pour éviter de se faire repérer bêtement par d'autres mafieux, et plus particulièrement un duo atypique qui l'emmerdait depuis plusieurs jours désormais.
Avant de retourner voir son capo, Leonardo avait une affaire à régler, une vieille affaire qui le hantait depuis plus de dix ans. Quelques semaines auparavant, il avait réussi à remettre la main sur le groupe qui l'avait abandonné lorsqu'il avait sept ans et, même si eux aussi faisaient partie des Siamese, il avait une profonde envie de se venger. D'autant plus qu'à cause d'eux, il n'avait jamais pu réellement compléter son entraînement autour de son premier capo, l'Élektek.

"Ne vous faites pas remarquer."

Cette phrase occupait toujours l'esprit de Leonardo, mais sa volonté de se venger était plus forte que l'ordre imprimé au fond de son âme. Grâce à des Cornèbres qui lui étaient redevables, le jeune mafieux avait pu localiser ses anciens compères. Ils vivaient dans une sorte de vieille bicoque en ruines entourée de champs à l'extérieur de la ville. Leur couverture était parfaite : ils passaient pour des fermiers innocents survivant difficilement de leur dur labeur alors que la réalité était tout autre.
Leonardo avait attendu ce moment toute sa courte vie : il avait désormais la possibilité de se venger de ce groupe qui lui avait tant pris. Toujours grâce à ces fameux Cornèbres, il avait pu apprendre quelques unes de leurs habitudes et il en avait noté une intéressante : tous les membres du groupe, à l'exception d'un, partaient une fois par semaine en ville pour quelques heures, laissant leur maison défendue seulement par un seul des leurs. Leonardo espérait que le groupe fût toujours le même, à savoir cinq humains dotés chacun d'une capacité différente. Tout d'abord, le capo du groupe : Carbone, celui-ci maîtrisait Ombre Portée et était aussi redoutable que rapide et imprévisible, à l'époque, c'était lui qui avait fomenté le complot à l'encontre du capo Elektek. Il était accompagné par ses fidèles toutous... lieutenants : Pomodoro, Impianto, Cipolla et Puré, maîtrisant respectivement le feu, la capacité Balle Graine, Poing Météore et Ultrason. À eux tous ils formaient un groupe solide et surtout très efficace, ils étaient plutôt réputés au sein des Siamese et ils faisaient le sale boulot sans réchigner, ils étaient connus de tous mais personne ne savait réellement où les trouver, à part le parrain lui-même.
Pour résumer : si Leonardo parvenait à les tuer, il allait porter une sale coup à sa famille. Mais sa vengeance passait d'abord.

Et puis de toute façon cela lui ferait un bon entraînement pour destituer Alakazam un jour.

Il était presque midi, les rues commençaient à se vider : les gens rentraient chez eux ou alors envahissaient les tavernes et les cantines à l'instar de l'armée de Tudor avec Firenze.

C'était peut-être pas la meilleure comparaison.

Toujours était-il que le moment était propice pour rejoindre la base de Carbone, l'heure allait encore tourner le temps du trajet jusqu'au bord de la ville et, avec un peu de chance, le jeune mafieux allait arriver pile au bon moment.

Une bonne heure plus tard...

La silhouette décharnée d'un bâtiment se détachait de plus en plus de l'horizon à mesure que Leonardo approchait du repère de ses ennemis. Comme prévu, la maison, la grange plutôt, était entourée de grands champs, vides à cette époque de l'année, parsemés çà et là d'épouvantails assez pauvres mais tout de même effrayants, du moins pour les oiseaux. Le temps semblait s'être arrêté, au loin l'effervescence de la ville de Tyre s'était réveillée après une longue pause méridienne, bien mérité pour la plupart de ses habitants, travaillant dur pour survivre au sein d'une ville rongée par les mafias.

De loin, Leonardo aperçut un homme entrer dans la grange. Sa démarche lui était familière.

Il se précipita alors vers le bâtiment, accélérant sa course grâce à l'électricité. Il voulait prendre son adversaire par surprise, avant que celui-ci ne fût rentré. Lorsqu'il eut assez d'élan, Leonardo stoppa l'accélération de ses mouvements puis termina la course normalement, mettant toute sa haine dans ses jambes. Il illumina alors ses poings d'électricité et bondit sur son adversaire comme un fauve le ferait sur sa proie. L'homme, déjà alerté par la course effrénée de Leonardo, se retourna à cause du crépitement intense de l'électricité, bourdonnement si intense qu'il en assourdirait presque, il eut à peine le temps de s'écarter mais pas suffisamment pour éviter le coup de poing qu'avait armé Leonardo.

L'homme fut jeté à terre par la puissance du coup et Leonardo eut alors la confirmation quant à son identité : il s'agissait de Pomodoro, l'utilisateur du feu. Petit, Leonardo se méfiait de lui : Pomodoro était petit, quelque peu bossu, bourru et le plus important, il était une montagne de muscles. Couplé à son pouvoir de feu, l'homme en lui-même était terrifiant. Leonardo se demandait d'ailleurs comment il avait pu l'envoyer valser aussi facilement alors qu'il devait peser facilement un bon quintal.
Pomodoro se releva aussi lentement que sa carrure le laissait présager, le côté gauche de son visage était légèrement brûlé et son arcade gauche était ouverte. En se relevant, il palpa sa joue gauche meurtrie pour attester des dégâts. Pomodoro arbora alors une expression de colère pure au sein de laquelle sa blessure nouvellement acquise faisait bonne figure.

– Qui es-tu pour m'avoir jeté si facilement à terre ? Pff... peu importe, je t'écraserai comme tous les autres avant toi ! s'exclama-t-il, littéralement rouge de colère.

– Je vais te dire qui je suis, Pomodoro. Je suis Leonardo Fulmine, le gamin que ton groupe et toi avez jeté dans la rue ! répondit Leonardo, prenant alors un air fier.

Pomodoro n'avait pas l'air si surpris que cela.

– En tout cas, tu maîtrises bien tes pouvoirs... J'imagine que tu as intégré l'une des familles pour en arriver là... Enfin dans tous les cas tu vas mourir ici, soupira Pomodoro.

Des flammes jaillirent du creux de ses poings fermés et vinrent les entourer comme une armure démoniaque viendrait protéger son démon. Le mafieux se jeta sur Leonardo le poing en arrière, prêt à frapper. Le coup de poing sonna comme une détonation, il vint fendre l'air et le tordre tellement sa puissance était élevée, les flammes autour du poing s'étaient dissipées à cause de la vitesse et de la force de l'impact.
Heureusement pour Leonardo, le coup était manqué : il avait accéléré ses mouvements et s'était écarté par pur réflexe. Et le jeune homme était bien content d'avoir eu ce réflexe salvateur lui ayant sauvé la vie. Pour le moment du moins puisque Pomodoro revenait à la charge avec ses poings enflammées. Il frappait de plus en plus vite et, semblait-il, de plus en plus fort si bien que Leonardo n'essayait jamais de riposter avec ses propres poings et qu'il concentrait son énergie électrique dans l'accélération de ses mouvements. Ce petit manège commençait à s'éterniser et Leonardo prit la décision de s'écarter un peu pour pouvoir récupérer, imaginant que, comme à l'époque, Pomodoro ne maîtrisait que sa technique de poings enflammés.

– Tes pouvoirs n'étaient finalement que de la poudre aux yeux... railla Pomodoro. Tu es donc aussi faible qu'Elektek à l'époque... C'est dommage.

Il généra de nouvelles flammes au creux de ses mains, plus petites cette fois-ci mais rayonnant bien plus. Il tendit les mains vers Leonardo et, en deux éclairs lumineux, projeta une multitude de petites flammes partant à toute vitesse vers lui. Il parvint à esquiver la première salve assez aisément grâce à une simple roulade. Cependant, le jeune homme n'eut pas le temps de se relever que la salve d'après fut tirée. Il esquiva de nouveau les premiers tirs mais fut violemment touché à l'épaule par l'un des derniers : la flamme l'avait transpercé et était ressortie par son dos pour finalement exploser derrière lui, le brûlant légèrement. Le jeune mafieux avait compris la nature de cette capacité : les flammes partaient tellement vite qu'elles adoptaient une nature tranchante, Pomodoro les envoyait alors comme de simples couteaux, avec une option explosive supplémentaire.

Si seulement Leonardo avait compris cela avant de s'en prendre une...

Son épaule lui faisait un mal de chien et ce même si la plaie avait été cautérisée instantanément. Il sentait en lui une douleur qu'il n'avait jamais connue auparavant. En même temps il ne s'était jamais fait poignarder par du feu, cela devait jouer. Alors le jeune mafieux accéléra ses mouvements pour se relever et faire face à son adversaire du moment. Pomodoro était bien plus puissant que Leonardo et ce dernier le savait. Il allait devoir ruser pour le vaincre. Et avoir de la chance aussi. Et quoi de mieux comme ruse que de foncer dans le tas ? Eh bien foncer dans le tas. Alors Leonardo dégaina l'un des couteaux accrochés à sa ceinture et se jeta sur Pommodoro en accélérant ses mouvements. En fait, s'il n'utilisait quasiment que son accélération de mouvement, c'était bien car il était sûr de ne pas pouvoir rivaliser physiquement avec le monstre qu'il affrontait. Enfin monstre non c'était un humain mais enfin monstre dans le sens... Euh. Enfin bref.

Leonardo espérait que son accélération suffirait à déstabiliser assez Pomodoro pour lui permettre de lui asséner au moins un coup. Cependant, Pomodoro, malgré sa lourde allure, eut le réflexe suffisant pour anticiper le coup de Leonardo et pour lui attraper le poignet au moment où la lame arrivait à son niveau.

Effectivement il était plus fort.

Il lui tordit le bras pour lui faire lâcher son couteau puis, profitant du fait que Leonardo était bloqué par sa poigne terrible, Pomodoro entoura son autre poing de flammes et se prépara à l'écraser sur le visage de son ennemi. De son côté, Leonardo avait généré des éclairs au bout de sa main prisonnière qui, en une fraction de seconde, enfin en un éclair quoi, se propagèrent jusqu'à son adversaire, le faisant lâcher prise et permettant à Leonardo de se décaler de nouveau pour se replacer. Comme prévu, le jeune Siamese avait du mal à atteindre Pomodoro mais il pensait avoir trouvé un plan, il ne restait plus qu'à l'exécuter correctement. Il était temps de jauger vraiment la puissance de Pomodoro.

Leonardo tira alors un éclair sur Pomodoro qui répliqua par un puissant jet de flammes. Les deux attaques s'entrechoquèrent et formèrent une boule de feu électrique dont les couleurs se mélangeaient, donnant un spectacle magnifique mais surtout impressionnant. Très vite, Pomodoro prit l'avantage, puisque ses flammes gagnaient du terrain sur les éclairs de Leonardo, alors ce dernier tendit sa deuxième main et augmenta la puissance de ses éclairs, Pomodoro en fit de même et les deux Siamese retournèrent à la case départ. Cependant, les flammes de Pomodoro semblaient bien supérieures et elles gagnaient à nouveau du terrain. Les flammes arrivèrent au niveau de Leonardo si bien qu'il pouvait sentir la température monter considérablement. Il stoppa alors ses éclairs et accéléra ses mouvements pour se sortir du vecteur du trait de flammes. Il fonça vers Pomodoro tandis que les flammes formaient derrière lui un immense mur sorti tout droit des Enfers : Pomodoro était concentré sur son tir et sur l'explosion qui en était sortie, il n'avait même pas fait attention au mouvement de son adversaire. Ainsi il fut pris de court lorsque Leonardo arriva à sa portée pour le rouer de coups accélérés qui secouèrent Pomodoro dans tous les sens tant leur puissance était élevée. Ce dernier ne put bouger qu'au bout d'une bonne quanrantaine de coups, il arrêta alors le poing droit de Leonardo en lui attrapant le poignet d'une manière si inattendu que le jeune Siamese se stoppa dans son action. De nouvelles flammes furent alors générées, se propageant jusqu'au bras de Leonardo et le forçant à électrocuter Pomodoro pour le faire lâcher prise. Le jeune Siamese fonça alors à l'autre bout de la grange histoire de récupérer un peu. À la fin de sa course, le jeune homme fut perclu de crampes terribles, si terribles qu'il s'en tordit de douleur. Au moment le moins propice du monde, Leonardo venait de découvrir les effets secondaires d'une utilisation abusive de son accélération de mouvements.

– Tu commences à me courir sur les nerfs ! hurla Pomodoro à pleins poumons comme le démon enragé qu'il était. MAINTENANT MEURS !

Ses yeux se révulsèrent, des flammes apparurent au creux de ses mains et ses veines se gonflèrent, emplies de feu elles devinrent orange et visibles sous sa peau. En voyant cela, Leonardo dégaîna son épée, la chargea d'électricité et, puisant dans ses toutes dernières ressources physiques, il la jeta face à lui, dans la direction de Pomodoro alors que celui-ci propulsa de gargantuesques flammes dans un jet continu, comme une cascade coulerait à l'infini. Une fois l'épée lancée, Leonardo tira des éclairs dessus pour la propulser en continu. Il y eut alors une opposition étrange entre d'un côté un jet de flammes et de l'autre une épée électrique tournoyante. L'épée n'étant pas grosse, les flammes pouvaient passer autour, déviant leur trajectoire initiale et les faisant arriver à côté de Leonardo, l'entourant lui aussi de feu. La grange avait commencé à brûler, tout n'était que brasier autour des deux combattants.

De son côté, Pomodoro envoyait toute ressource disponible dans son lance-flammes, à un tel point que les veines de sa main explosèrent à un moment donné, le sang ainsi éjecté vint s'ajouter au torrent de feu comme de l'essence.

[Wizer]
[Wizer]
MP
09 juin 2019 à 03:38:14

La confrontation semblait perdue d'avance, mais c'était sans compter sur le génie de Leonardo et sur le pétage de câble du mec qui écrit l'histoire. Il avait en effet attendu un moment précis pour agir, il avait attendu que le métal de son épée devînt rougeoyant, commençant même à fondre. En une fraction de seconde, le jeune mafieux stoppa ses éclairs et claqua des doigts, alors toute l'életricité contenue et accumulée dans le métal de l'épée éclata, propulsant à quasiment la vitesse du son une épée tournoyante et brûlante comme la lave, elle fendit le jet de flammes en deux, à la plus grande surprise de Pomodoro et vint se planter, non s'encastrer, dans la gorge de ce dernier, l'envoyant valser au fond de la grange. Du métal fondu vint couler sur le cou et le visage du mafieux, comme pour l'achever définitivement. Sa respiration était hachée, il haletait, consommant ses dernières forces. Pomodoro essaya de lever les mains pour attraper la poignée de l'épée pour tenter de s'en dégager mais en vain : il n'avait même plus la force de bouger. Comment avait-il pu se faire avoir de la sorte ? Pomodoro devait se poser la question au moment même où la dernière étincelle de vie quitta son corps. Le brasier s'éteignit alors, en même temps que l'homme qui l'avait généré. Tout était devenu calme d'un seul coup, et froid. Tout d'un coup, Leonardo prit conscience de ses blessures : il avait une épaule transpercée d'où du sang s'écoulait encore, il avait quelques brûlures au dos et au bras droit. Mais assez étonnamment c'était tout. Le principal contrecoup de ce combat était qu'il ne pouvait plus utiliser aucun de ses pouvoirs : il en avait abusé et il lui faudrait sûrement quelques heures pour pouvoir regénérer quoi que ce fût. Ah et il était toujours sujet à d'infâmes crampes. Mais celles-ci n'allaient pas l'empêcher de partir.

Cette fois-ci, il mit bien plus d'une heure pour faire le chemin inverse. Avant de partir, il avait pu récupérer des vêtements dans la grange où vivaient Pomodoro et ses compagnons, puisque ses propres vêtements avaient été brûlés. Il avait réussi à passer inaperçu jusqu'à arriver en ville, de là il partit à la recherche d'un médecin qui pourrait le remettre d'aplomb. Évidemment il aurait pu retourner au quartier général, mais Alakazam lui aurait demandé pourquoi il était si blessé et il était impossible de lui mentir.

Pendant ce temps à Vera Cruz... Euh enfin dans la grange.

Un homme jaillit des ombres et se tint là, au milieu du carnage, des planches calcinées, immaculées de sang. Et au fond du bâtiment, Pomodoro était toujours étendu au sol une épée à demi fondue enfoncée dans la gorge, la bouche pleine de sang. L'homme qui venait d'arriver portait une tenue sombre surmontée d'épaulières en acier noir, ses yeux eux-mêmes étaient noirs et les veines de son visage étaient elles-aussi sombres et particulièrement visibles. Il portait une sorte de cape noire sur laquelle était frappé l'emblème argenté des Siamese. Il s'agissait de Carbone, le capo du groupe. L'un des assassins les plus puissants de la famille Siamese. Il disparut de nouveau dans les ombres, ne laissant au sol qu'une sorte de liquide noirâtre et visqueux. Qu'était-il ? Et où apparaîtra-t-il la prochaine fois ?

De retour à Tyre même.

Leonardo avait réussi à se faire soigner, il errait désormais dans les rues de Tyre avec l'espoir de passer inaperçu dans le torrent humain remplissant les articulations de la ville. Il arriva finalement à son quartier général en fin d'après-midi. Deux voix s'élevaient de l'étage de la vieille maison, Leonardo reconnut d'abord celle d'Alakazam sans parvenir à discerner la deuxième, puis il s'aperçut qu'il ne la connaissait pas. Étrange, d'habitude personne d'extérieur au groupe n'entrait dans la base. À part les Cornèbres évidemment, mais ceux-ci ne s'exprimaient que très rarement. Peu importait en réalité. Leonardo entra, salua ses camarades, prit quelque chose à manger et partit s'affaler sur sa couchette.

Quelques dizaines de minutes plus tard, il reçut un appel mental de son capo lui enjoignant de le rejoindre à l'étage, visiblement Gilardo avait reçu le même puisqu'il réagit au même moment. Dans la minute qui suivit, les deux lieutenants d'Alakazam furent dans sa salle de méditation, de réunion. Là-bas, ils aperçurent un homme de dos dont la cape noire était frappée de l'emblème Siamese. Sa posture particulière rappelait quelqu'un à Leonardo et celui-ci retint de justesse un hoquet de surprise. Il lui fallut une immense concentration pour ne pas se trahir puisqu'Alakazam discutait avec Carbone, le capo de Pomodoro et celui qui avait tué Elektek et avait jeté Leonardo à la rue des années auparavant.

– Ah Leo, Gilardo ! dit Alakazam. J'ai besoin de vous, ou plutôt notre ami ici.

– Je me présente, reprit l'homme en noir, je suis le capo Carbone et je suis venu ici car Alakazam est le capo en qui j'ai le plus confiance au sein de la famille. J'ai une mission à vous confier : un membre de mon groupe vient d'être assassiné et au vu des blessures qui lui ont été fatales, son adversaire était membre d'une des familles de Tyre. Reste à savoir laquelle désormais. Nous savions que la situation allait dégénérer entre les différentes familles mais nous ne pensions pas que cela arriverait si tôt, d'autant plus que la situation avec les émissaires de Drakkarmin est déjà assez compliquée comme ça. Votre mission consistera en la recherche du coupable et en son exécution.

– Bien, continua Alakazam, Carbone je te confie Gilardo, le Zoroark, pour le moment. J'ai besoin de Leo pour quelques heures encore, il te rejoindra lui aussi par la suite. Gilardo, réunis tes hommes et présente les à Carbone, respectez-le comme s'il s'agissait de moi.

Le Zoroark hocha simplement la tête.

– Bien rejoignez-moi dans la rue d'à côté, nous partirons d'ici, déclara Carbone.

Son ombre prit une allure différente puis elle se regroupa sous ses pieds avant de l'englober complètement et, en une demi-seconde, Carbone disparut dans les ténèbres. Les trois Siamese l'aperçurent rapparaître dans l'ombre de la ruelle plus bas. Gilardo partit aussi, il avait également fort à faire.

– Bien Leo, reprit Alakazam. J'ai une course à te faire faire. J'ai un colis à récupérer à l'entrée Nord de la ville, j'aimerais que tu ailles me le chercher. À priori, le livreur est un Étouraptor à l'air un peu hagard, dérivant souvent sur des sujets loufoques. Je suis sûr que tu le reconnaîtras facilement. Maintenant va.

Et Leonardo était reparti pour une nouvelle traversée de la ville, son épaule lui faisait un mal de chien, ses vêtements frottaient les brûlures de son dos et il avait toujours de grosses crampes aux bras. Sah quel non plaisir.

Finalement, au bout de quelques minutes, il finit par arriver près de la porte Nord, ou en tout cas dans une rue à proximité. La première chose qui le frappa fut la foule, il y avait ici aussi un monde fou et cela n'était pas commun à Tyre. Normalement il n'y avait du monde que le matin et le soir quand les gens allaient et rentraient du travail, de la taverne ou de quoi que ce fût d'autre. Il repéra rapidement son livreur et effectivement il avait l'air con. Enfin, tant qu'il avait le colis... Leonardo s'approcha de l'Étouraptor et lui montra son pendentif avec l'emblème Siamese au bout. L'Étouraptor hocha alors la tête et lui remit un petit paquet tout en le bassinant avec la difficulté que représentait la vie de livreur ainsi qu'avec la difficulté qu'il avait pour garder toutes ses plumes bien propres et brillantes en toute circonstance... Bordel mais qui en avait quelque chose à foutre ?

Leonardo s'éclipsa alors, abandonnant l'oiseau à ses plaintes incessantes et inutiles. Le paquet avait la taille d'un couvert et le jeune homme devina aisément ce qu'il contenait : une nouvelle cuillère pour Alakazam. Leonardo ne savait pas ce qu'elles avaient de si important pour lui mais il en avait une immense collection. En repartant, Leonardo aperçut un homme étrange et qui avait l'air un peu perdu, il était habillé comme un nomade des Steppes Sauvages. Ce n'était pas commun et cela intrigua le jeune homme qui s'en approcha pour pouvoir lui parler.

– Vous avez besoin d'aide monsieur ?

ParecooI
ParecooI
MP
09 juin 2019 à 10:47:26

Ok ok je RP arrêtez de me lancer des pavés [[sticker:p/1kks]]

[Wizer]
[Wizer]
MP
09 juin 2019 à 11:58:51

Le 09 juin 2019 à 10:47:26 ParecooI a écrit :
Ok ok je RP arrêtez de me lancer des pavés [[sticker:p/1kks]]

Notre technique de persuasion est sans faille. http://www.noelshack.com/2019-23-7-1560074326-philippe-content.png

Romplouf
Romplouf
MP
12 juin 2019 à 01:23:03

:cd: Ha'res :cd:

Finalement, je fus sortis de mon errance par un homme, qui venait d'apparaître devant moi en me demandant si j'avais besoin d'aide. De ce que je pouvais voir, il n'avait pas l'air d'être trop menaçant, enfin, par rapport à la majorité de la population de Tyre. Il portait des vêtements plutôt banals, et j'aurai été fortement enclin à lui demander mon chemin si je n'avais pas vu le pendentif qu'il portait, sur lequel je pouvais distinguer un emblème assez étrange. À vrai dire, j'avais remarqué, alors que nous errions dans cette ville, que de nombreuses personnes semblaient arborer un emblème en particulier quelque part dans leurs accoutrements, et que les motifs se répétaient. Dans les Steppes Sauvages, chaque tribu de nomade portait des symboles particuliers sur leurs vêtements, et ceux de ma tribu étaient d'ailleurs représentés sur les miens. Si j'appliquai ce même raisonnement à ce que je voyais ici, tout en gardant en tête la réputation de Tyre, je pouvais arriver à une conclusion : ces emblèmes montraient l'appartenance à une famille de mafieux en particulier. Si mon raisonnement était bon, cela voulait dire que mon interlocuteur était un sacré malfrat, et cela ne me réjouissait guère. Cependant, est-ce que j'avais vraiment d'autres options ? Beaucoup d'habitants de cette ville semblaient traîner dans le crime : trouver une personne totalement digne de confiance serait alors excessivement laborieux. Demander l'aide de cet individu m'éviterait donc de perdre mon temps, qui était précieux vu la situation dans laquelle je me trouvais. Il me suffisait juste de rester vigilant, mais quel ennui tout-de-même ... Pour éviter d'éveiller ses soupçons, je lui répondis rapidement et de façon naturel :

«Bonjour ! Je ne suis arrivé dans cette ville que très récemment, par conséquent j'ai encore du mal à trouver mes repères. Sauriez-vous où se trouve la boutique "l’œil d'or" ? On me l'a recommandé, car l'artisan qui la tient fourni un travail remarquable artistiquement parlant.
-L'œil d'or hein ? Je sais pas si on pourrait qualifier de remarquable le travail de ce taré mais bon... Euh enfin. Sa boutique se trouve un peu à l'extérieur de la ville, pas très loin d'ici. Je peux vous y emmener si vous voulez.»

Parfait, je m'étais trouvé un guide. Le seul problème était que celui-ci pouvait à tout moment me guider dans une ruelle sombre pour me dépouiller ou me poignarder, mais qu'à cela ne tienne ! Quelle joyeuse ville, Tyre.
Après avoir accepté la proposition de ce Tyrois, je le suivis dans les rues malfamées de la ville. Autour de moi se passait toutes sortes d'agitations : vols, disputes, bagarres, ... La vie par ici devait sacrément être animée, on ne risquait pas de s'y ennuyer. Enfin, le hic résidait dans les affaires de mafieux, qui étaient au cœur même de l'organisation de Tyre ... Je tenais fermement la main de mon otage, la tirant avec moi dans notre course vers la boutique recherchée. Je ne tenais pas vraiment à l'égarer ici, par simple courtoisie. En me retournant succinctement pour vérifier qu'elle était toujours en un seul morceau (on n'est jamais assez prudent), je vis alors qu'elle était troublée par quelque chose. Son regard semblait être tourné vers notre guide, et je pouvais distinguer une sorte d'effroi dans ces yeux. Avait-elle aussi réalisé que cet homme était sans doute un mafieux ? Tant qu'elle ne lui posait aucune question indiscrète, cela n'avait pas d'importance de toute façon.

Nous finîmes par arriver devant un vieux bâtiment en bois, dont la façade arborait divers yeux de pokémons peints à la main. L'enseigne affichait fièrement "L’œil d'or" : nous étions donc parvenu à destination, et nous étions encore en vie ! Quelle chance. Notre guide était donc quelqu'un de confiance, enfin, probablement. Maintenant, il ne restait plus qu'à voir ce que j'allais faire de lui ...

«Merci de m'avoir amené à destination. Ah, nous ne nous sommes pas encore présenté : je suis Ha'res, et je suis ... un simple voyageur à vrai dire. La jeune femme qui m'accompagne est ... euh ...»

J'avais opté pour me présenter, avec l'espoir d'obtenir le nom de ce Tyrois, pour pouvoir facilement le retrouver si j'avais encore besoin de son aide par la suite. Cependant, j'étais face à un obstacle : comment devais-je présenter ma "compagnonne de voyage" ? Comme mon otage ? J'avais beau être à Tyre, c'était un peu louche de dire ça comme cela. Comme ma sœur ? Non, c'était totalement absurde, qui allait croire que cette femme habillée en aristocrate était la sœur d'un gars habillé comme un nomade des Steppes Sauvages ? Il fallait que je trouve rapidement quelque chose à dire, pour éviter de paraître trop louche auprès de mon interlocuteur !

«Je suis Élodie, une amatrice d'art. Je voyage de villages en villages pour voir le travail des différents artisans de Firenze. Je voyage actuellement avec Monsieur Ha'res par pure nécessité, ne sachant pas me défendre moi-même.»

À ma grande surprise, ce fut mon otage qui répondit à ma place. De plus, elle avait réussi à trouver une histoire plutôt crédible ... Mais pourquoi avoir menti pour moi ? J'avais "tué" son ancien garde du corps, et je l'avais kidnappé elle de surcroît. Le Tyrois se présenta alors, coupant court à mes réflexions.

«Je suis Leonardo et j'appartiens à la famille Siamese.»

En sortant fièrement son fameux pendentif louche, il continua :

«Habituez-vous bien à cet emblème puisque notre famille se charge en quelque sorte de la garde de la ville. Et de rien c'est bien normal de faire en sorte que les nouveaux arrivants se sentent aidés à Tyre.»

Il termina alors par un grand sourire, qui m'aurait peut-être rassuré s'il ne venait pas d'affirmer qu'il faisait partie de la famille de mafieux qui s'occupait de faire régner la "justice" ici (c'est un bien grand mot pour cette ville). Il valait mieux éviter de se mettre ce Leonardo à dos, donc. Quel ennui ... Au moins, j'avais la confirmation pour cette histoire d'emblème, et je savais dorénavant reconnaître les membres de la famille Siamese. Au moment où nos chemins allaient se séparer, Leonardo ajouta une dernière chose :

«D'ailleurs, méfiez-vous quand même du mec qui tient 'L'œil d'or', je dirais pas qu'il est dangereux mais quand même un peu bizarre.»

Il nous tourna alors le dos, puis disparu dans les ruelles de Tyre. Ce qu'il venait de me faire part ne me rassurait guère : ces fameuses rumeurs sur les dissections de pokémons étaient donc fondées ? Non pas que cela changeait grand chose à mon plan, mais cela restait dégoûtant.
Je fus alors parcouru par une sueur froide : quelqu'un m'observait. Je ne savais pas qui, je ne savais pas où, mais je pouvais ressentir un poids sur moi, le sentiment que quelque chose n'était pas normal. En réalité, je l'avais déjà ressenti de temps à autres durant le voyage vers Tyre, mais je n'avais pas identifié l'origine de ce malaise. Cependant, maintenant que j'étais arrivé à destination, le phénomène semblait s'être intensifié. Cela n'augurait rien de bon pour la suite. Alors que je restais immobile, perplexe, mon sentiment négatif commença peu à peu à se dissiper : peut-être que mon mystérieux opposant craignait pour sa couverture et avait décidé de faire profil bas ? Je profitai de cette quiétude pour ouvrir la porte de la boutique, dont la poignée ronde était peinte de manière à ressembler à un œil. Le bon goût en personne ...

L'intérieur de la boutique était assez déstabilisant. Je pouvais voir de nombreux bijoux en forme d'yeux de pokémons accrochés aux murs, ce qui me donnait l'impression d'être observé de tous les côtés. Cependant, il n'y avait aucune trace de l'artisan au niveau du comptoir. La porte à l'arrière de la boutique était entrouverte, et je pouvais entrapercevoir l'atelier de l'artiste, avec ses divers outils posés sur l'établi. Il semblait y avoir aussi une trappe sur le côté, qui devait donner sur le sous-sol du bâtiment. Face à l'absence du propriétaire, je m'avançai vers cette pièce pour essayer de voir s'il n'était pas descendu dans sa cave, mais je fus retenu par mon otage, qui agrippa mon bras fermement. Alors que j'allai la repousser, je vis immédiatement en me retournant vers elle que quelque chose n'allait pas : son souffle était saccadé, et je pouvais voir dans son visage une horreur certaine. Avec une voix tremblante, elle essaya tant bien que mal de parler :

«Non ... Ne va pas là-bas ... Les yeux ... Ses yeux ... C'est ignoble ...»

Elle eut alors un haut le cœur, et lâcha mon bras pour mettre sa main devant sa bouche. Je ne savais pas ce qui lui arrivait, mais humainement parlant, c'était déconcertant à voir. Je l'amenai donc quelques minutes dehors, pour qu'elle puisse prendre l'air, puis je rentrai de nouveau à l'intérieur de la boutique. Je vis alors la trappe dans la pièce au loin s'ouvrir, tandis que la silhouette d'un homme en sortait. Il hurla alors, d'une voix rauque :

«Qui est là ? Je vous préviens, je vois d'un mauvais œil toute tentative de vol dans ma boutique, alors si vous voulez pas vous retrouver avec un œil au beurre noir, rendez immédiatement tout ce que vous avez pris !»

Ce n'était clairement pas la rencontre la plus amicale possible. Le propriétaire de "L’œil d'or" était un homme de carrure mince, barbu, dont je pouvais distinguer l'âge à cause de ses cheveux qui commençaient à tourner au gris. Ses yeux étaient pour le moins déconcertant, tournant dans tous les sens avec une allure déréglée, avant de se poser sur une cible, moi en l’occurrence. Pas de doute, je pouvais ranger ce gars dans la catégorie des types bizarres.

«Excusez-moi Monsieur, je ne voulais pas vous brusquer. En réalité, je suis venu ici pour obtenir des informations à propos de vos bijoux.
-C'est ça, je t'ai à l’œil. Bon, comme le laisse suggérer le nom de l'enseigne, chacune de mes œuvres rend hommage aux yeux d'un Pokémon en particulier. C'est d'ailleurs un de mes arguments de vente : tous les articles ici sont uniques, je ne fais pas un seul bijou identique aux précédents. Acheter mes œuvres, c'est avoir l’œil pour l'art ! Que diable en disent ces idiots des autres grandes villes de Firenze, qui voient d'un mauvais œil mon travail.»

Les informations qu'il venait de me fournir ravivèrent mes espoirs : si chacun de ses bijoux étaient uniques, il y avait des chances pour qu'il se souvienne du propriétaire de celui que je détenais actuellement, ce qui me permettrait d'avoir une piste plus solide. Je fouillai alors mes vêtements, pour sortir d'une de mes poches la boucle d'oreille que j'avais récupéré de l'étrange inconnue.

«Justement ... J'ai trouvé sur mon chemin cette boucle d'oreille, et j'aimerai en savoir plus sur son propriétaire.
-Hein ? Mais c'est ...»

Ses yeux se mirent à tourner rapidement, formant des cercles à répétition, comme si cela l'aidait à réfléchir. Il se raidit alors soudainement, ayant trouvé la réponse qu'il cherchait, et une goutte de sueur vint perler sur son front.

«Œil de Feunard ...Cette boucle d'oreille fait partie de la paire que j'ai offerte à cette orpheline serviable qui vivait dans la rue, pour fêter son passage à l'âge adulte. Elle s'appelait Aurore. Elle était fortement appréciée dans le coin, vu qu'elle rendait de nombreux services aux commerçants et aux habitants. C'était assez étonnant de voir tant de gentillesse dans une ville où les mafias font la loi ... Cela doit bien faire quelques années que je ne l'ai pas vu, la dernière fois remontant au moment où je lui ai donné ces boucles d'oreilles justement. Je ne peux pas vous dire grand chose d'autre, ce n'est pas moi qui la voyait le plus souvent, vu que je sors rarement d'ici. Par contre, les habitants des environs pourront peut-être vous en dire plus ... Toutefois, si vous lui avez fait du tort, et que c'est pour cela que vous détenez cette boucle d'oreille, les gens du coin risquent d'être extrêmement agressifs, œil pour œil, dent pour dent !»

Une piste, une vraie ! Je me sentais tout-de-suite plus chanceux. Je profitai de cette occasion pour demander une description de cette Aurore au propriétaire, et ce qu'il me fit part corroborait avec la femme que j'avais aperçue ce jour là, à un détail près : la couleur des yeux ne correspondait pas, les yeux de cette Aurore étant apparemment de couleur noisette. Il fallait toujours que cela soit un problème d’œil, avec ce gars là ... Satisfé des informations que je venais d'obtenir, j'allai sortir de la boutique quand, soudainement, mon otage que j'avais laissé à la porte s'avança, puis s'adressa au gérant :

«Au fait, vous aviez l'air bien occupé dans votre cave quand nous sommes entrés. Que faisiez-vous là-bas ?
-Ah, euh ... Rien de particulier, je cherchai simplement les matériaux pour ma prochaine œuvre.
-Je vois. Cela n'impliquait à aucun moment un Tetarte, n'est-ce-pas ?»

Le visage de mon otage s'était assombri, et elle scrutait les moindres réactions de son interlocuteur. Il ne fallut pas attendre longtemps : soudainement, le corps du gérant se raidit, ses yeux se mirent à faire des tours et des tours. Son visage était devenu pâle, comme s'il venait de voir un fantôme. Il commença à marmonner plusieurs mots, parmi lesquels je pus distinguer "Comment ...? Rien dit à personne ... Anormal", mais il s'arrêta assez rapidement. Il afficha alors un sourire forcé, tandis que les muscles de sa mâchoire tremblait.

«Je ... Je ne vois absolument pas de quoi vous parlez ... Un Tetarte ? Ah, mon œil ! Ce-cela fait belle lurette que je n'en ai pas vu, d'où vous so-sortez ça d'ailleurs ?
-Je vous crois, ne vous inquiétez pas. Nous n'allons pas gaspiller votre précieux temps plus longtemps, alors. Bonne journée !»

Je restais perplexe face à la conversation qui s'était déroulée devant mes yeux. Un Tetarte ? Quel était le rapport avec mon affaire ? D'où cela pouvait-il bien sortir, d'ailleurs ? Plus je côtoyais cette femme que je désignai comme "mon otage", plus je comprenais que beaucoup de choses m'échappaient à propos d'elle. À vrai dire, je ne connaissais quasiment rien sur elle : je ne savais pas d'où elle venait, ni ce pour quoi elle voyageait avant d'arriver au village de Caillan. Je n'étais même pas sûr de son identité : avait-elle entièrement menti à Leonardo lorsqu'elle s'était présentée ?

Nous sortîmes de "L’œil d'or" simultanément, laissant le gérant dans un état de panique certain. Alors que nous nous éloignions lentement de la boutique, mes doutes ressurgirent en un seul instant, lorsque mon otage s'arrêta soudainement et me fit face, avec le même visage sombre et ferme qu'elle avait lors de sa dernière conversation. Comment l'avais-je qualifié auparavant ? D'une personne lunatique, voir un peu stupide sur les bords ? Quelle grossière erreur de ma part. Lorsqu'elle prononça ces mots, je réalisai que je l'avais largement sous-estimée depuis le début ...

«Bien, Monsieur Ha'res. Je pense que je suis restée "ignorante" de la situation suffisamment longtemps. Si cela ne vous gène pas, pouvez-vous répondre à quelques-unes de mes questions ? Pour commencer, est-ce cette Aurore qui est responsable du feu qui a sévi dans la forêt ce jour-là ? Est-elle aussi à l'origine du contrôle mental qui s'est opéré sur les bandits ? Mais plus important encore ... Vous n'avez pas réellement tué Rudolf de sang-froid, n'est-ce-pas ? Vous ne vous seriez pas plutôt défendu car il n'était pas dans son état normal, par pur hasard ?»

ParecooI
ParecooI
MP
14 juin 2019 à 01:43:29

Bon je me suis un peu forcé à écrire ça pour poster aujourd'hui parce que je serai pas là demain donc c'est fini à la pisse et y'aura peut-être des incohérences et plein de fautes désolé. (à chaque fois que je lis une phrase au pif je vois qu'il manque un mot ou que j'ai écrit un truc n'importe comment :rire: )
Et comment ça je suis pas à un jour prêt ? Chut :noel:

:globe: :globe: :globe:

Un jeune homme grand, fort, et un peu grassouillet s’arrêta devant l’unique porte de la muraille entourant la colline où trônait le manoir Siamese. Il était suivi d’une cohorte de fiers guerriers. Il tourna un regard aimable vers le garde de la porte, qui ne semblait pas vouloir se lever de sa chaise.

« C’est comme ça que vous traitez vos invités ?
- Nos invités ont pour habitude de déposer leurs armes et leurs armées avant d’entrer. »

Un blondinet encore plus jeune que son chef dégaina mais celui-ci l’arrêta, toujours sans entacher sa bonne humeur. La porte s’ouvrit lentement et une élégante femme cachée sous un châle de fourrure noire très touffu s’approcha des invités, elle aussi suivie par un groupe d’hommes très forts. María et huit de ses meilleurs capos, le Mexicain, le Chinois, le Timal, Carbone, Scalproie, Alakazam, Noacier, et Maganon faisaient face au préfet de Tudor censé superviser Tyre. Un Chaiselin (type Bois / Coussin) se pressa derrière elle pour qu’elle puisse s’asseoir, puis elle se fit servir un verre de vin par le Mexicain. Elle ouvrit la discussion.

« Vous comprendrez que je ne puisse pas laisser des hommes armés pénétrer ma demeure.
- Je le comprends. Et vous comprendrez que je ne puisse entrer dans la demeure des individus les plus cruels des royaumes de l’Ouest sans hommes ni armes. »

Un grand sourire déformé se dessina dans la forme arrondie du verre de la maîtresse Siamese.
« Vous savez me parler. Appréciez-vous votre nouvelle maison ? Et votre nouvelle ville ?
- Je n’ai pas eu l’occasion de visiter l’une ou l’autre. Vous n’avez pas tardé à m’inviter. Que me vaut cet honneur ?
- J’aimerais vous parler du fonctionnement de notre ville, en tant que…
- Préfet.
- En tant que préfet, vous vous devez d’être aux us et coutumes de Tyre. Vous voyez, Tyre s’est construite d’elle-même, indépendamment du royaume de Firenze, elle a toujours été entièrement autonome. L’ancien officiel se contentait de récupérer les taxes et d’établir le dialogue avec le gouvernement quand nécessaire.
- Je vois. Nous avons comme ordres de ne pas apporter de changements majeurs. Simplement de maintenir l’ordre établit de chaque région. Si Tyre fonctionne, ainsi, je n’ai rien à redire. N’oubliez simplement pas ce que vous devez à la couronne.
- Bien évidemment.
- Je peux disposer ?
- Je vous en prie.
- Au plaisir, alors. »

Le préfet et sa troupe firent demi-tour et lorsqu’ils furent hors de portée de parole, Scalproie rompit le silence.

« On dirait que rien ne va changer finalement, on retourne à nos occupations ? »

María faisait tourner lentement son vin dans son verre en fixant le préfet au loin.

« Alakazam ?
- Sa barrière mentale était trop bien dressée pour que je la pénètre discrètement. Mais vous n’avez pas besoin de mon avis, n’est-ce pas ?
- Je ne voulais pas vous ordonner de vous préparer au combat si que vous pensiez tous que tout va bien. Il ment. Préparez vos hommes et surveillez tous les mouvements de l’ennemi. Des ennemis. »

Les capos acquiescèrent puis se dispersèrent.

Plus loin, le blondinet tentait de raisonner son chef.

« Mais enfin, monsieur, vous ne comptez quand même pas laissez ces barbares faire leur loi ! C’est notre responsabilité de faire régner l’ordre pour notre Roi !
- Silence Billy. »

Le sourire du préfet avait totalement disparu, la peau détendue de ses joues tombait légèrement, son regard s’était durcit, le froncement de ses sourcils laissait apparaître quelques rides sur son front, et la lumière du soleil donnait l’illusion de reflets argentés dans sa chevelure. Le tout lui donnait bien dix ou vingt ans de plus qu’il y a qu’il y a trois minutes. Du coin de l’œil, il vit Billy contrarié et se résigna à lui expliquer.

« Je compte bien les éradiquer, ne t’en fais pas. Mais ce n’était pas le moment, aucun des deux partis n’aurait profité d’un combat là-bas. Et nous aurions perdus de toute manière. Rentrons, nous n’avons pas la moindre seconde à perdre. »

Le blondinet était rassuré et pressa le pas de la troupe.

 * * *

« Voilà toute l’histoire. »

Devant Mammochon se trouvait un des huit capos de María, assis en tailleur devant une tasse de thé.

« Merci pour ce rapport. Il est enfin temps d’agir, peu importe ce qu’en dit l’ancien (Cochignon), on ne peut pas vaincre Tudor donc autant profiter d’eux. Je vais négocier moi-même. »

Le boss des Capelli frappa le sol et un homme de main s’approcha. Il l’envoya chercher l’émissaire et il fit signe au capo de retourner à ses occupations.

 * * *
Le préfet et Billy, son jeune officier, déambulaient dans les rues animées de Tyre. L’un laissait ses yeux traîner nonchalamment sur les étals des boutiques et des stands, tandis que son assistant jetait des regards furtifs partout autour d’eux, la main gauche crispée sur la poignée de son épée à sa droite.

« Tu n’es absolument pas discret. Tu ne vas que nous attirer des ennuis comme ça.
- Mais enfin, nous sommes entourés d’ennemis. N’importe qui peut surgir n’importe quand.
- Nous sommes entourés d’ennemis qui ne nous ont jamais vu. Relax, t’es trop louche là. »

Le préfet s’arrêta, et fixa quelque chose plus loin.

« Qu’est-ce qu’il y a ?
- Tu vois le type là-bas ? Qui se fait engueuler par la demoiselle ?
- Avec les vêtements bizarres ?
- Celui-là même. Et c’est à propos de ces vêtements justement. Ils me rappellent ce que portent les sauvages de steppes.
- Sérieux ? Vous êtes sûrs de vous ?! Même ces chiens de Firenze n’oseraient pas s’allier à eux !
- Aucun doute, je les ai combattus plus d’une fois. Je me demande bien qui il est et qu’est-ce qu’il fait ici. Viens, on va lui demander.
- Hein ? Euh attendez il est peut-être dangereux ! »

Billy avait beau être en sueur, la confiance de son chef le calma et il le suivi en silence.

« Toi ! Je m’appelle Kaiser Mori. Qui es-tu ? Et qu’est-ce qu’un étranger comme toi vient faire dans ce trou à rats ? C’est dangereux et peu de personnes ont de bonnes intentions ici. »

Avant que l’étranger ne puisse répondre, un messager apparu de nulle part et s’adressa au préfet.

« Je vous cherchais. J’ai ici quelque chose que je suis censé vous remettre en mains propres uniquement ! Alors voyons voir, monsieur Mammochon Capelli vous invite pour discuter affaires on dirait, je vois que vous connaissez des gens haut placés ! Tenez. http://image.noelshack.com/fichiers/2019/24/5/1560469086-messager.png
- C-comment m’as-tu trouvé ?
- J’ai des livraisons importantes à faire ! Pas le temps de discuter ! http://image.noelshack.com/fichiers/2019/24/5/1560469086-messager.png »

Il dit ça mais resta à traîner dans le coin après avoir remis la lettre dont il avait révélé le contenu à voix haute, mine de rien.

« Les gens de ce pays sont dangereux… Je ferais mieux d’aller voir ce que veut ce Mammochon. Je sens que la journée est loin d’être finie. Désolé, étranger, je dois partir, si tu veux continuer cette discussion, viens à cette adresse. »

Il lui donna un bout de papier sur lequel était noté l’adresse du manoir de l’ancien préfet de la ville, dans le quartier riche en bordure Est de la ville.

Quelques dizaines de minutes plus tard, le préfet se trouvait devant Mammochon.

« Bonsoir, asseyez-vous et abreuvez-vous je vous prie.
- Je n’ai pas soif et j’aimerais rentrer, abrégez s’il-vous-plaît. Que voulez-vous ?
- Plutôt direct, hein ? Parfait, ces traditions m’emmerdent aussi. Je sais que vous comptez nettoyer la ville de la mafia, et voyez-vous, c’est aussi notre objectif. Cela nous fait un but commun, et les familles de cette ville ont plus de tours dans leurs manches que vous ne le pensez. Notre nouveau Roi et son armée sont bien trop occupés ailleurs pour vous envoyer des renforts. Vous aurez besoin d’alliés locaux.
- N’êtes-vous pas vous-mêmes des mafieux ? Vous rentrez dans notre plan d’extermination.
- La famille Capelli est présente depuis le début de Tyre et s’est toujours efforcée de développer et maintenir un côté honnête à la ville. Nous ne cherchons pas le profit ou le pouvoir, nous sommes des citoyens contraints d’utiliser les mêmes armes que nos ennemis pour les combattre, mais toujours dans l’intérêt du peuple. Aussi, nous voyons enfin une sortie à ce sombre tunnel avec l’arrivée de Drakkarmin !
- Bien, bien. C’est d’accord, vous coopérerez. Préparez vos hommes dès maintenant, car demain soir, nous prenons la forteresse de ces ‘’Siamese’’.
- Hein ? »

Mammochon et Billy s’étaient exclamés la même chose sur le même ton.

« Ils sont dangereux, mais trop confiants, et leur fort fera une excellente base pour nos opérations. Demain, rendez-vous devant leur porte à midi, prêts au combat. Capiche ?
- Vous êtes sûr de votre coup ? Les Siamese ne font pas régner la loi sur les bandits avec des câlins. Ils sont puissants, cruels, terrifiants même.
- Et Venezia était imprenable, hein ? Ne nous sous-estimez pas. Surtout si vous nous aidez.
- Bien. On sera là. »

:globe: :globe: :globe:

[Wizer]
[Wizer]
MP
17 juin 2019 à 23:11:16

:hap: Leonardo Fulmine :hap:

            Le jeune homme quitta la rue où se trouvait la boutique du fou aux yeux de Pokémon, à vrai dire il appréciait peu l'ambiance de la boutique ni même de la rue en général. Étant donné qu'il avait une livraison à faire pour Alakazam à la base et qu'il s'était un peu écarté de sa mission en guidant le nomade, il évita de trop traîner sur la route et retourna vite jusqu'à son quartier général. En arrivant il y trouva Gilardo et Alakazam en pleine discussion, l'air grave. Il n'y avait personne d'autre dans le bâtiment, le temps semblait arrêté.

– Ils sont où les autres ? demanda Leonardo un peu perdu.

– Avec Carbone, répondit sèchement Gilardo.

– Bon on a un petit problème Leo, dit Alakazam d'un coup. Il se trouve que le préfet de Drakkarmin est venu nous rendre une petite visite de courtoisie et même s'il nous a promis qu'il n'allait rien se passer je pense pouvoir affirmer sans trop me tromper qu'on va se faire attaquer d'ici peu. Il va falloir nous réunir sous peu pour nous préparer à nous défendre et surtout pour défendre le manoir Siamese. J'ai bien vu dans ses yeux sa convoitise pour le manoir. C'est vrai après tout il est bien placé et surplombe toute la ville, c'est le lieu parfait pour en faire son nouveau quartier général.

– Ah oui ça pue du cul quand même ! s'exclama Leonardo.

– Je te le fais pas dire ! répliqua Alakazam. Bon en attendant reposez-vous tous les deux, les autres vont pas tarder à revenir, vous avez tous besoin de vous reposer pour être en forme pour la bataille à venir. Ce ne sont pas des sagouins tout de même, ils attendront demain pour éventuellement attaquer. Et Carbone était-là lui aussi, il comprend que mes hommes aient besoin de repos pour être à fond demain. Allez.

Alors que Gilardo entrait dans le bâtiment délabré, Leonardo s'approcha d'Alakazam pour lui remettre son colis. Et, alors qu'il était remercié, le jeune homme sentit quelque chose de froid en lui, de gelé même. Il reconnut cette sensation... et il la détestait. Leonardo fut alors obnubilé par l'image d'Alakazam, une image terrifiante qui envahit alors son esprit.

– N'oublie pas que je sais pour l'homme de Carbone.

Le temps s'arrêta pour Leonardo pendant bien quelques secondes. Oui ma phrase précédente était très paradoxale.

– Attendez mais comment vous savez ?

– Tu as les pires barrières mentales de la ville...

Le jeune homme pensa alors "Roh putain j'suis dans la merde." ce à quoi Alakazam répliqua :

– Effectivement.

– Eh mais arrêtez de lire mes pensées... Bon il va m'arriver quoi ?

– Rien. Pour l'instant en tout cas. Nous avons d'autres problèmes bien plus grave en ce moment et je suis le seul à savoir. Si tu continues et que tu termines d'éliminer tout leur groupe ainsi que Carbone, je te propulserai capo. C'est bizarre mais ça fonctionne comme ça ici. Mais comme tu n'y arriveras pas je ne me fais pas de soucis là-dessus. Je garde le secret car tu es un de mes meilleurs éléments voire le meilleur alors ne t'avise pas de me décevoir, ne serait-ce qu'une seule fois.

– Si vous me dénoncez, il m'arrive quoi ?

Tu seras exécuté par Carbone. Je vois même pas pourquoi tu poses la question.

Sur ces mots, le temps reprit visiblement son cours pour Leonardo, le dialogue n'avait en fait duré qu'une seule seconde voire même moins.

Le jeune homme entra à son tour dans la maison abandonnée et se dirigea vers le dortoir où Gilardo occupait déjà une des couchettes. Cette conversation avec Alakazam le hanta durant toute la nuit, sans pour autant lui causer de cauchemars mais cela le travaillait. Allait-il vraiment devoir se donner à fond désormais pour ne pas être dénoncé ?

Comme en 40 quoi super.

Euh enfin.

La nuit fut courte, et agitée pour certains, tout le groupe fut réveillé à l'aube par Alakazam lui-même, et pas mentalement cette fois : il tenait à ménager ses troupes. La trentaine d'hommes, de femmes ainsi que de Pokémon composant le groupe d'Alakazam s'activa alors comme une fourmilière bien rodée : tout le monde savait quoi faire et chacun le faisait avec une efficacité étonnante. En peu de temps ils se retrouvèrent tous équipés jusqu'aux dents et prêts à partir pour le manoir Siamese. Cependant, et pour rester discrets, ils partirent séparément, en petits groupes, pour ne pas éveiller les soupçons des hommes du préfet ou des autres familles. Avant d'y aller, Alakazam jeta un dernier coup d'œil à son quartier général, comme persuadé qu'il n'y retournerait jamais.

Au bout d'une bonne heure, et alors que le soleil commençait à s'élever dans la voûte céleste, ils arrivèrent tous au-devant des murailles entourant le manoir, immense demeure trônant au sommet d'une butte d'une cinquantaine de mètres de haut et entourée d'abord par une muraille d'une hauteur avoisinant la dizaine de mètres puis plus loin par une autre d'une vingtaine de mètres de haut cette fois-ci et renforcée par des tours de garde, des miradors, s'élevant bien plus haut et au sommet desquels étaient placés des gardes. C'était la première fois que Leonardo venait jusqu'ici et l'imposant domaine l'impressionnait au plus haut point. D'un signe de la main, ou plutôt de la cuillère, Alakazam, qui venait d'apparaître dans un flash lumineux, ordonna aux gardes devant l'immense grille d'entrée de laisser passer ses hommes alors que ceux-ci attendaient toujours un peu au loin. L'immense structure métallique vrombit d'un coup lorsque deux mafieux tournèrent de grandes manivelles reliées à de lourdes chaînes métalliques. Le bruit de frottement des chaînes accompagna l'ouverture lente de la grille : une chose était certaine au vu de l'épaisseur de la grille, il allait être compliqué de pénétrer dans l'enceinte de la forteresse.

À l'intérieur se trouvaient de nombreux baraquements ainsi qu'un certain nombre de terrains d'entraînement oui en pente c'est pas pratique pour s'entraîner mais bon le MJ est con euh je vais dire le MJ a décidé que c'était comme ça alors je respecte ahah. où se battaient quelques mafieux, en pente donc. Les soldats d'Alakazam traversèrent le capharnaüm causé par la préparation de la bataille et arrivèrent à la deuxième muraille, dont l'entrée était toujours gardée par deux autres mafieux. Ce coup-ci, un simple portail de bois massif fermait la muraille.

Seuls Gilardo et Leonardo étaient convoqués au manoir, les autres avaient été réquisitionnés ailleurs au sein de la forteresse.

Le manoir était une magnifique construction répartie sur quatre étages dont les murs, les fenêtres ainsi que les balcons étaient richement décorés et sculptés contrairement au reste des habitations de Tyre, l'emblème Siamese trônait fièrement sur des bannières et autre tentures pendues aux murs de la maison. Mais les deux mafieux n'eurent pas le temps d'admirer plus longtemps le bâtiment qu'Alakazam en sortit (alors qu'il était dehors genre trente secondes avant mais j'ai la flemme de corriger alors on va dire qu'il est entré à nouveau pour ressortir juste derrière), accompagné de Carbone ainsi que d'Impianto, l'un des hommes de Carbone, un homme svelte au regard perçant et atteignant facilement deux mètres, selon les souvenirs de Leonardo, son aspect frêle cachait une grande force physique. Il maniait à la perfection l'attaque Balle Graine. D'ailleurs, ce dernier prit la parole et s'adressa à Leonardo :

– C'est toi qui sais faire de l'électricité ?

– Ouais, répondit Leonardo, interloqué.

– Viens avec moi, reprit-il, catégorique.

Leonardo acquiesça et entra avec lui dans le manoir. Les deux hommes ne s'attardèrent pas au rez-de-chaussée, bondé, ni dans aucun étage puisqu'ils allèrent jusqu'au dernier étage, qui servait de débarras sans pour autant être un grenier. De vieux meubles ainsi qu'un certain nombre de rateliers désormais vides composaient le mobilier principal de cet étage. Mais la raison pour laquelle Impianto avait amené le jeune mafieux jusqu'ici résidait dans les fenêtres : elles donnaient un point de vue global sur la ville mais surtout elles permettaient de surveiller l'entrée de la forteresse et elles étaient du côté de la grille d'entrée. Impianto s'en approcha alors, comme pour guetter d'éventuels ennemis.

– Vois-tu, débuta ce dernier, je maîtrise Balle Graine, mais je n'ai pas la puissance nécessaire pour que mes tirs soient efficaces d'où nous sommes. Nous avons certes une bonne vision sur le point d'attaque prioritaire de nos adversaires mais je ne peux les atteindre. Mais en contrepartie, ma maîtrise de Toxik me permet de rendre létale chacun de mes balles. Si je t'ai fait venir ici c'est car ton pouvoir m'intéresse. Je suis persuadé qu'un choc électrique peut propulser mes balles bien plus loin que je n'en suis capable.

Leonardo hocha la tête, plus ou moins convaincu par son pair. Il jeta lui aussi un coup d'œil par la fenêtre, jaugeant par lui-même la vue qu'offrait l'ouverture : la fenêtre donnait sur la ville de Tyre d'où de nombreuses colonnes de fumée s'élevaient des différentes marchés occupant les places des quartiers, elle donnait également sur le manoir du préfet, du moins celui de l'ancien préfet, juché lui aussi sur une colline. Il y avait du mouvement de ce côté-ci de la ville : Leonardo aurait juré voir un mouvement de foule aux abords du manoir. Un mouvement de troupes peut-être ? Dans tous les cas il allait falloir s'activer.

– Que voulez-vous que je fasse alors ? demanda Leonardo.

– Tu vas devoir envoyer un choc électrique dans mon bras au moment où je vais tirer, répondit Impianto. Cela nous servira de test mais dans l'état actuel des choses je suis persuadé que cela ne fonctionnera pas.

– Pourquoi donc ? Et du coup pourquoi vous m'avez fait venir si vous savez que ça va pas marcher ? s'exclama Leonardo.

– Mon bras se transforme et se durcit pour devenir un canon en bois, reprit Impianto, et comme tu le sais le bois n'est pas conducteur. Cependant j'attends également Cipolla pour qu'il transforme mon bras en acier.

Leonardo eut un doute un instant : ces clowns pensait vraiment que leur combo approximatif allait fonctionner ?

– Euh je suis pas sûr que...

Leonardo fut coupé par l'arrivée d'un colosse, littéralement, plus grand encore qu'Impianto et trois à quatre fois plus large, dont le visage était troué de deux yeux noirs lui apportant un regard vide comme la mort, du reste il était balafré de part en part et arborait une expression parfaitement neutre. Mais Leonardo le connaissait bien et il était plus malin que ce dont il avait l'air.

– Petit, voici Cipolla, déclara Impianto qui n'avait aucune idée de l'identité de Leonardo.

– Impianto tu te fous de lui, non ? dit Cipolla, un grand sourire aux lèvres.

– Hein ?

– Bah c'est le gamin qui était avec nous y a une dizaine d'années. 'Fin je pensais que tu le reconnaîtrais. Carbone l'a pas reconnu ? s'inquiéta Cipolla.

Il y eut un long silence puis Cipolla reprit :

– D'ailleurs petit, j'ai jamais pu te retrouver mais je voulais m'excuser pour ce qu'on t'a fait... Enfin j'imagine que c'est un peu tard. En tout cas tu t'en es pas trop mal tiré.

Malgré son apparence terrifiante, Cipolla était le plus humain du groupe de Carbone, et cela collait parfaitement aux souvenirs de Leonardo. Celui-ci fut d'ailleurs surpris de cette déclaration, sans pour autant le laisser vraiment paraître.

– Euh... merci j'imagine, répondit Leonardo en souriant vaguement.

Cependant cela posait un problème plus grave : si Carbone l'apprenait, il allait vouloir discuter avec Leonardo et au cours d'une conversation, surtout avec un homme effrayant comme ce capo, une information pouvait vite sortir sans qu'on ne le voulût. Une information comme le meurtre d'un de ses hommes, au hasard.

– Bon, dit Impianto, sortant Leonardo de ses pensées. Il faut qu'on bosse là.

Sur ces mots, il tendit son bras gauche et celui-ci changea de couleur pour finalement, dans un effroyable craquement, se changer, se solidifier et devenir une sorte de canon de bois. Impianto ouvrit la fenêtre et fit un signe de tête à Leonardo tout en tendant le bras dehors. Le jeune homme tira un éclair sur le bras du mafieux et, comme prévu, la foudre vint s'écraser et disparaître sur le bois en brûlant à peine l'endroit visé. Le "canon" avait donc absorbé toute la puissance sans la retransmettre à la balle, comme prévu.

– C'est là que Cipolla intervient, vois-tu, intervint Impianto.

Le géant apposa ses mains sur le bras en bois et d'un coup la matière se renforça encore plus. Le bras devint métallique et, par conséquent, plus lourd, à un point où tous les muscles du bras gauche d'Impianto se contractèrent d'un seul coup pour soutenir le poids. Ce dernier tendit à nouveau le bras par la fenêtre tandis que Leonardo chargeait un nouvel éclair. L'éclair percuta le bras une demi-seconde avant que la balle ne partît ce qui eut pour conséquence de charger également la balle d'électricité et, dans un sifflement suraigu, cette dernière partit à toute vitesse au-delà même de la dernière muraille de la forteresse.

– Bon maintenant on va installer des canons sur toutes les fenêtres de cet étage, déclara Impianto. Cipolla prends la hache qui traîne dans un coin.

Le géant s'exécuta et trouva effectivement une hache posée tête en bas dans un coin de la grande pièce. Entre temps, le métal avait disparu du bras d'Impianto.

– Et comment vous allez faire ? demanda Leonardo.

– Regarde bien, répondit sèchement Impianto.

Le mafieux tendit le bras alors que Cipolla levait bien haut la hache au-dessus de sa tête, touchant presque le plafond de la pièce, qui était en fait le toit du manoir. En un éclair il abattit la hache sur le bois qui fut tranché du reste du bras d'Impianto. Leonardo écarquilla bien grand les yeux mais n'eut pas le temps d'être plus surpris puisque le bras d'Impianto avait repoussé directement sous forme de canon en bois et fut à nouveau tranché par Cipolla. Ils s'exécutèrent ainsi autant de fois qu'il y avait de fenêtres. À la fin, le bras d'Impianto repoussa comme si de rien n'était.

Alors que Leonardo s'apprêtait à prendre la parole, Impianto généra des sortes de lianes ou de racines de ses deux mains et il les connecta à tous les canons qu'il avait disposés. Cipolla transforma de nouveau le tout en métal, les sortes de racines tombèrent sur le sol alors qu'Impianto s'asseyait pour mieux soutenir le poids.

– Ah mais ça marche vraiment comme ça ? demanda Leonardo en soufflant du nez.

En guise de réponse, Impianto activa tous les canons en même temps.

– Maintenant il te suffira d'électrifier tous les canons, dit Impianto.

– Alors en fait j'aimerais bien aller me battre en première ligne donc on va faire autrement, énonça Leonardo.

Il partit une bonne minute et revint auprès des mafieux la main pleine de clous. Il en disposa un sous chaque canon.

– Je vais tous les électrifier et créer un arc électrique entre eux pour qu'ils ne se déchargent pas, dit Leonardo fier de son idée.

(Me demandez pas comment ça marche svp jsuis en roue libre là alors imaginez quand je vais écrire après l'épreuve de philo mdr)

Impianto tira alors pour essayer et effectivement cela fonctionnait comme prévu, les balles partirent à toute vitesse comme si Leonardo électrifiait lui-même les canons. Après avoir été remerciés, Cipolla et Leonardo rejoignirent leur capo respectif pour finir de se préparer à la bataille.

[Wizer]
[Wizer]
MP
17 juin 2019 à 23:11:28

L'heure avait bien tourné et la mi-journée approchait, le ciel commençait cependant à se couvrir et la pluie allait sans doute s'abattre, rajoutant une note funeste à la bataille qui s'annonçait. La ville de Tyre commençait tout doucement à s'activer pour s'éteindre juste derrière, les habitants rentrant tous d'un coup chez eux ou dans les tavernes pour prendre leur pause méridienne. C'était une tradition à Firenze, comme la sieste du début d'après-midi mais cette dernière n'avait pas vraiment cours dans la ville malfamée et toujours en mouvement de Tyre.

Soudain, et grâce aux dernières bribes de soleil qui perçaient encore le ciel obscurci, un reflet fut aperçu au loin par les gardes perchés tels des rapaces sur les miradors, puis plusieurs dizaines de reflets apparurent d'un coup. En plissant les yeux, l'un des gardes put voir la source des reflets : il s'agissait d'armes au loin, de boucliers, de lames, de masses en acier.

Les dernières lueurs du soleil disparurent, les premières gouttes de pluie tombèrent, et un cor sonna pour briser le silence. Tout le monde rejoignit alors son poste à la forteresse Siamese : les murailles étaient garnies de mafieux possédant des attaques à distance tandis que les combattants se groupaient derrière l'immense grille métallique de la première muraille. Alakazam, quant à lui, se mit à méditer devant la porte du manoir et, à mesure qu'il fut entouré d'une aura rouge, les Siamese se sentaient de plus en plus forts, rapides et malins. (Oui c'est la méditation de combat de KOTOR et alors ? :) )

L'armée du préfet adopta une formation de combat et fit sonner elle-aussi un cor comme pour lancer une chasse dont les Siamese seraient les proies.

Soudain un des gardes, réputé pour son excellente vision, se racla la gorge très bruyamment et s'écria :

– Les Capelli sont avec eux !

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