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Pokémon Épée / Bouclier
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Sujet : [RP] Profulus

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MP
09 mars 2019 à 21:33:00

Le 08 mars 2019 à 19:19:55 ParecooI a écrit :
Oui c'est basé sur WoW :oui:
Je lirai ton RP plus tard, je fais la Pok'Aventure là

(Pire excuse :hap:)

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MP
10 mars 2019 à 23:33:55

:hap: Leonardo Fulmine :hap:

            Leonardo se leva brusquement, la vue encore partiellement brouillée et les mouvements encore bien ralentis par les effets de l'alcool. Il découvrit son environnement à mesure que ses yeux s'habituaient à l'obscurité : une taverne miteuse et sombre dont la seule lumière venait des interstices entre les planches des murs et des volets. Le jeune mafieux prit le temps d'observer autour de lui : quelques ivrognes, humains comme Pokémons, étaient affalés sur les tables du bar alors que le tenancier effectuait un peu de rangement derrière son comptoir. Leo ramassa son manteau qui traînait par terre, l'épousseta d'un coup vif et le porta à ses épaules, sans pour autant en enfiler les manches. Le pendentif Siamese bien en évidence, le jeune homme sortit de la taverne sans même se soucier de payer ses éventuelles consommations (il avait consommé c'était certain) et ne fut même pas arrêté par le tenancier. À en juger par la position du soleil dans le ciel, la matinée était déjà bien avancée et Leonardo ne devait plus tarder à rejoindre le quartier général de son capo. Il traversa alors plusieurs quartiers avant de bifurquer sur une petite ruelle sombre et de s'engouffrer dans un bâtiment abandonné, mais encore en très bon état malgré tout. Il n'y avait personne dans la ruelle cependant deux personnes gardaient l'entrée de l'intérieur, Leo les salua puis prit les escaliers pour rejoindre le premier étage où le capo Alakazam l'attendait. Ce dernier était assis en tailleur et lévitait à quelques centimètres du sol. À l'arrivée du jeune homme, le capo ouvrit les yeux, saphirs perçants qui témoignaient de toute la puissance psychique du Pokémon, et se leva pour arriver à la hauteur de son sbire. (Cet Alakazam était plus grand que la moyenne, il atteignait facilement un bon mètre soixante-quinze et faisait donc pratiquement la même taille que Leo.)

–– Ah ! dit-il en soufflant longuement. Leo ! À tes petits yeux et au brouillard qui comble ton esprit, j'en déduis que tu as bien profité de ton jour de repos...

Pris au dépourvu, le jeune mafieux se racla la gorge bruyamment.

–– Mais ce n'est en rien mon affaire, reprit la capo. J'ai une tâche pour toi ! On a entendu parler d'une cargaison que doivent réceptionner les Capelli à midi... Je veux que tu ailles les espionner et que tu me fasses un compte-rendu du contenu de la cargaison. Donne-moi ton pendentif au cas où tu te ferais attraper. Si cela devait arriver, essaie de t'échapper du mieux que tu le pourras. Maintenant pars.

Leo hocha la tête puis sortit sans plus discuter les ordres qu'il venait de recevoir. La migraine qu'il supportait depuis son réveil continuait toujours de lui marteler le crâne et il en était même à se demander si son capo n'usait pas de ses pouvoirs pour l'amplifier. Il arriva finalement au niveau des escaliers et...

–– Non je n'utilise pas mes pouvoirs pour amplifier ta migraine... soupira Alakazam.

Leo soupira, il avait oublié que son supérieur pouvait lire dans les pensées des gens aussi aisément que dans un livre ouvert. Il descendit les escaliers et se dirigea vers la cuisine du groupe, ou en tout cas la pièce qui s'en approchait le plus, pour y prendre un casse-croûte pour faire passer le terrible arrière goût de whisky qui lui restait de la veille. Puis il s'extirpa de la maison abandonné après cette collation, et aussi après quelques coups de pression mentaux du capo. Leo inspira longuement, profitant de l'air plus ou moins pur du littoral tyrois, puis il sortit de la ruelle pour arriver sur une sorte d'avenue, bondée à cette heure-ci, à travers laquelle il se fraya un chemin vers le quartier portuaire de la ville. Le jeune homme savait que les Capelli avaient un entrepôt vers le port, mais il se doutait bien qu'il ne se trouvait pas au milieu même de la partie public, dirons-nous, du port. Il erra alors, suivant la mer et son instinct, le long des quais jusqu'à apercevoir un filet de fumée percer le ciel face à lui. Il aperçut alors un bateau amarré en face d'un grand hangar, et la fumée provenait en fait et du bateau et du hangar. Ne voyant pas plus de choses de là où il était, Leonardo décida de s'approcher et de prendre un peu de hauteur pour pouvoir mieux observer le débarquement, il trouva ainsi une taverne donnant parfaitement sur le hangar dans une rue qui montait vers le centre-ville. (La taverne se trouvait à quelque chose comme deux cents mètres du hangar) De là où il était, Leonardo put voir l'arrivée d'un Shaofouine, accompagné de plusieurs personnes, il se souvint alors que son capo avait évoqué sa rivalité avec un Shaofouine des Capelli et que celui-ci était le candidat parfait. Il ne restait plus qu'à savoir ce que contenait ce bateau.

Pokeplumet
Pokeplumet
MP
16 mars 2019 à 18:19:42

Télio « Simplet » Fugger

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Ils arrivèrent dans l’entrepôt. Des membres de l’équipe du Capo vinrent aider à décharger les dernières marchandises. Après une quinzaine de minutes, tout le monde était présent. Le butin entreposé dans ces caisses était derrière le patron de Télio. En face d’eux se trouvait le Capo.

Les deux chefs s’avancèrent, et commencèrent à discuter. Le contenu de leur conversation était imperceptible tant ils parlaient faiblement, mais les entendre rire à gueule ouverte confirma à tout le monde que tout se passait pour le mieux.

S’ensuivit alors une ouverture des caisses, qui attira l’attention de tous les membres de la Famille Capelli. Shaofouine sélectionna alors ce qui l’intéressait, et laissa le reste au chef de Télio. L’équipe du Capo commença alors à charger le butin choisi. C’est alors qu’un problème se présenta : il n’y avait pas assez de place pour tout porter.

Simplet fut alors chargé de rejoindre temporairement l’escorte de Shaofouine en tant que mule : il était infatigable, et ne voyait aucun inconvénient à porter le triple de ce que les autres pouvaient supporter grâce à sa force avantageuse.

De plus, comme lui avait dit son chef, cela lui permettrait “de mieux découvrir la famille et ses rouages, ainsi que les environs de Tyre”. De toute façon, la nouvelle recrue était prête à tout.

L’équipe de Shaofouine, dans laquelle un nouveau membre un peu particulier s’était ajouté, quittèrent alors l’entrepôt. En chemin, Simplet s’extasiait du paysage : lui qui ne connaissait que les rues des Cités Libres, une telle verdure l’impressionnait. Tout s’était accéléré dans sa vie, et il prenait lentement conscience qu’il pouvait avoir une quelconque importance, malgré ses différences qui lui avaient mené la vie dure.

Il était heureux de faire partie de la famille Capelli. Elle au moins voulait de lui, pas comme ceux qui l’avaient exclu.

Un des membres de l’escorte du Capo fut alors déséquilibré, à cause du poids d’une des caisses qu’il portait posée sur son épaule droite. Elle manqua de tomber, lorsque Simplet la rattrapa avec sa jambe. L’autre le remercia, et Télio commença alors à discuter avec lui.

Moi, c’est Télio. Et toi ? https://image.noelshack.com/fichiers/2019/09/6/1551559246-simplet.png

VikaSmoke
VikaSmoke
MP
17 mars 2019 à 00:58:24

RP Précédent : http://www.jeuxvideo.com/parecooi/forums/message/1005456178

Benito : RP Numéro 3

Sur ordre de Shaofouine, Benito et ses 2 nouveaux pairs se pressèrent d'aller rejoindre les arrivants afin de les aider au déchargement des nouvelles marchandises. Tandis qu'il portait une caisse, celle-ci s'entre-ouvrit légèrement laissant paraître aux yeux avides de richesses du jeune tyrois une quantité affolante de joyaux en tout genre. Il ne lui fallu pas plus d'une seconde pour subtiliser une bague dorée orné d'un joli saphir qu'il introduisit en toute discrétion dans la poche de son vieux pantalon.

Après avoir déposées les caisses aux précieux contenus derrière celui qui semblait être le chef de cet «équipage», Benito retourna tout comme les 2 Dimoret au côté du capo Shaofouine. Le jeune homme affiché sur son visage un air hautain et provocateur en réponse aux insultes et regards méprisants qu'avaient pu lui lancer certains mafieux lors du déchargement, sûrement jaloux de voir une toute nouvelle recrue se tenir auprès d'un capo.

D'ailleurs, ce denier et l'autre chef s'avancèrent pour entamer une discussion dont on ne put rien entendre. Benito profita de ce léger temps d’arrêt pour mettre la main dans sa poche contenant sa petite trouvaille afin de l'examiner de plus près. Il put remarquer que la saphir servant d'ornement était particulièrement gros et qu'il pourrait sûrement lui rapporter une somme assez conséquente. Absorbé par l'auscultation de la bague, les rires des hauts gradés firent sortir le jeune homme de sa lubie et il vit que ces derniers procédaient déjà à l'ouverture des caisses. Shaofouine sélectionnait les caisses qui renfermaient ce qui l'intéressait le plus tandis que Benito priait le plus puissant des Dieux qu'il connaissait pour que le vol qu'il avait commis ne soit pas découvert.

La sélection terminé, le jeune homme et les Dimorets durent déposer les caisses dans les charrettes tirées par les Bourrinos, malheureusement le véhicule n'étant pas assez grand pour accueillir toute la marchandise les protégés du capo se virent obliger d'en porter quelques unes d'eux même. Heureusement pour eux, un autre mafieux à l'allure particulièrement imposante et atypique fut charger de les prêter main forte dans la livraison de ces biens.

Sur le chemin, Benito observait le gros balourd qui malgré son air candide possédait une force peu commune, en effet il portait plus de caisses que les autres et cela ne semblait absolument pas le déranger au vu de l'air assez contemplatif que l'on pouvait observer sur son visage. Malgré la route qui se faisait longue, le fils de pêcheur ne semblait également pas être plus fatigué que cela. Toutefois, il vit que la bague se trouvant dans sa poche commençait un peu trop à se dévoiler, il lâcha une des caisses se trouvant sur son épaule une petite seconde afin de remettre son larcin à l'abri des regards. Mais le poids non négligeable de la caisse qu'il venait de lâcher le fit perdre l'équilibre. La caisse s’apprêtait à entrer en collision avec le sol, mais le contenant fut rattraper in extemis par la jambe du gros balourd contemplateur. Benito la repris en remerciant naturellement son nouveau collègue et ce dernier engagea

Telio : Moi c'est Télio. Et toi ?

Se faire des amis ne faisait pas parti des objectifs premier du jeune homme, mais se créer de nombreuses relations au sein de la famille Capelli était nécessaire afin de prendre du galon et le jeune mafieux le savait pertinemment, il répondit donc

Benito : Enchanté, je m'appelle Benito.

Télio : Je suis nouveau dit-il en tapant amicalement le dos de Benito Tu fais partie de la famille depuis combien de temps toi ?

Les énormes tapes "amicales" du balourd procurèrent au dos du jeune homme la sensation de milles coups de fouets lianes. Cependant, il fit mine de rien et répondu

Benito : E..et bien ça fait même pas 3 heures que je suis officiellement un mafieux, et toi ?

Télio : MOI AUSSI CA FAIT PAS LONGTEMPS !! ON EST TOUS LES DEUX NOUVEAUX ! s'exclama-t-il, en sautant sur place pour montrer sa joie, faisant trembler le sol autour de lui. Puis, il continua : Tu as des pouvoirs ? J'ai un ami qui fait du feu en claquant des doigts..

Benito : Ouais, mais c'est pas aussi tape à l'oeil... il enchaîna en faisant lentement couler des fil de soie de ses poignets

Telio : Je préfère ça au feu, c'est peut-être moins tape-à-l'oeil mais ça offre plus de possibilités... lui dit-il en souriant

A la grande surprise du jeune homme, le simplet semblait être impressionné par sa capacité qui avait auparavant valu bien des moqueries de la part de ses frères et il fit aussi preuve d'une certaine jugeote. Pour la première fois de la journée Benito semblait enfin à l'aise, il se mit même à rire face à la réaction de Télio

Benito : Hahaha, t'es un marrant toi ! C'est la première fois que l'on complimente ma capacité Sécrétion, je pourrais te l'apprendre un jour si tu veux, avec tes énormes bras tu serais sûrement capable de produire une quantité astronomique de fils.

Télio : Merci beaucoup, c'est très gentil..

Benito : Mais tu sais, au vu de ton physique des capacités de type Combat, Roche voir même Acier te seraient largement profitable.

Télio s’apprêtait à répondre mais il se fit devancer par le capo Shaofoouine

Shaofouine : Benito et...je ne sais toujours pas ton nom mon garçon...Enfin bref, l'un de mes sbires est allé récupéré une caisse qu'il avait malencontreusement oublié et cela fait déjà un moment qu'il a rebroussé chemin. Loin de m’inquiété de son sort, il serait fâcheux pour mon image qu'il lui arrive quelque chose. Pourriez vous retournez sur vos pas et voir ce que cet idiot peut bien trafiquer.

Sans poser de question, Benito et Télio posèrent les caisses au sol et firent marche arrière dans le but de retrouver le sbire Dimoret. Après quelques minutes de course, ils le trouvèrent ...inconscient, au pied de ce qui semblait semblait être...un pirate ?!

Romplouf
Romplouf
MP
17 mars 2019 à 01:49:55

:cd: Ha'res :cd:

"Quelle belle journée ensoleillée ! C'est l'occasion idéale de parcourir les rues pavées de Caillan en se laissant porter par le vent." J'imagine que c'était ce que chaque habitant de cette petite ville, proche de Tyre et cachée dans une forêt, se disait, mais ... Je ne voyais à aucun moment une source de distraction dans le simple fait de marcher dans des rues bondées de monde sans savoir quoi faire. Enfin, ce genre de réflexion ne me concernait pas à ce moment précis, car je venais de résoudre la passionnante énigme du "démon à la voix rauque qui hurlait dans les rues la nuit". J'aurai dû savoir que la vieille qui m'avait confiée cette histoire avait tout simplement un esprit un peu trop fantasque, mais je ne pouvais m'empêcher de poursuivre des illusions, avec l'espoir d'y trouver enfin une réalité extraordinaire ... ce qui ne fut pas le cas ce coup-ci. Il s'avéra que c'était juste un Ursaring qui s'amusait à gueuler partout, parce qu'il cherchait soi-disant quelqu'un qui avait disparu. Quelle idée de faire ça toutes les nuits, il n'avait pas trouvé un moyen plus viable pour retrouver cette personne ? En attendant, je me retrouvai face à un dialogue de sourd effarant, qui allait sans doute durer longtemps ...

«Excusez-moi, madame, mais c'était vraiment moi qui errait ces nuits là, pas un démon !
-Pardon ? Je sais bien ce que j'ai vu, voyons ! C'était un gros démon, avec des petites cornes en forme d'oreilles.
- ... Est-ce que vous insinuez que je suis gros ?
-Bon ... Jeune homme, essayez donc de raisonner cet Ursaring !»

Malheureusement pour cette vieille dame, le "jeune homme" que j'étais venais d'opérer un repli tactique quand elle avait le dos tourné. À quoi cela servait donc de marcher dans les rues, quand on pouvait y courir pour fuir un quiproquo ? Je n'eus même pas le temps de planifier ma destination, car je me retrouvais rapidement aux portes de la ville, où était réuni pas mal de monde, étrangement. Je voyais des gardes s'occuper d'un cortège de gens aux mines déconfites, que je n'avais pas vu auparavant dans Caillan, même si cela ne faisait que quatre jours que je m'étais établi ici. Qu'est-ce qui avait bien pu se passer ? Avant que je n'eus le temps de souffler, une femme qui faisait partie du cortège m'agrippa la main et me regarda dans les yeux, l'air paniqué.

«Elle est venue chez nous, dans notre village ! Elle est apparue au coucher du soleil, et elle a tout brûlé, tout ... Elle, cette sorcière de feu, aux cheveux incandescents !»

Mais qu'est-ce qu'elle racontait cette folle ? Je me contentai de la fixer, perplexe. Si je comprenais bien, ce cortège était composé de réfugiés, mais cette histoire de "sorcière de feu" ... Ça pouvait être intéressant en fait, mais cette femme me paraissait un peu trop timbrée quand même, donc c'était à prendre avec des pincettes. Je n'eus pas le loisir de continuer cette conversation, car un garde vint récupérer la femme, tout en me jetant un regarde persistant. Ouille, lui, il allait sans doute capter que je ressemblais légèrement à un sauvage des Steppes. Je décidai donc de m'éclipser le plus naturellement possible, en sortant du village pour arpenter la forêt. Après tout, il était temps que je partes à la recherche du dernier mythe d'ici, avant de voguer vers de nouveaux horizons. Cette dernière histoire m'avait été confié par un chasseur, qui avait entendu une nuit, alors qu'il avait trop trainé dans la forêt, une faible voix plaintive, se réverbérant à travers les arbres. Il avait alors immédiatement pris les jambes à son cou, et il racontait maintenant tous les jours dans la taverne du coin qu'il y avait une entité spectrale qui prenait possession de la forêt la nuit. J'avais réservé cette affaire pour la fin, car il n'y avait pas franchement grand chose d'étrange dans la présence d'un fantôme, dans un monde où il existait des pokémons spectres, mais bon ... Sait-on jamais, ça pouvait toujours s'avérer intéressant, sur un malentendu. En attendant, je commençai à avoir faim, et il s'avérait qu'une bête rodait visiblement dans les parages, d'après mon ouïe. Je saisissais donc mon arc et une flèche, en le bandant directement, puis je m'approchai furtivement de l'animal. Cependant, mon gibier sembla mystérieusement remarquer ma présence, et se tourna alors immédiatement vers moi, vit mon arc et commença à paniquer :

«Attend frère, on peut encore s'arranger ! Je suis marié et j'ai des enfants, alors ne tire pas s'il-te-plaît !»

Pourquoi est-ce que mon gibier m'adressait la parole ? C'était incompréhensible ... jusqu'à que je me souvienne dans quel monde je vivais. Ce monde où existaient plusieurs espèces semblables, comme les cerfs et les Cerfrousses, avec une légère différence notable : les Cerfrousses étaient doués de raison, et si j'en butai ne serait-ce qu'un seul, je risquai fortement de me mettre à dos tous les gardes du coin. Ah, quel plaisir de chasser ... Je laissais donc le Cerfrousse gambader hors de mon champ de vision, après m'être excusé auprès de lui pour éviter toute embrouille. Je me retrouvai donc seul, dans ce qui semblait être ma situation initiale, jusqu'à que je remarque que quelque chose m'observait. En effet, au milieu des ombres que projetait les arbres, je pouvais distinguer un sanglier, qui me fixait d'un air inquiet. Nos regards se croisèrent alors, dans cette nature magique, et alors que les oiseaux chantaient autour de nous ... il se prit une flèche en pleine tête. Il avait eu beau essayé de s'enfuir, personne ne pouvait m'échapper. J'aurai certes préféré un cerf, mais le sanglier pouvait aussi convenir. Ce qui était sûr, c'était que mon repas était servi.

Vive_la_3DS
Vive_la_3DS
MP
17 mars 2019 à 04:48:57

[Nyway – RP1]

Trois mois. Cela faisait trois mois que Nyway avait quitté sa forteresse de neige et de pierres. Le paysage avait su changer au fil des voyages qui l'avaient mené vers l'extrême Est, tout comme les gens qu'il avait croisé.

Il commençait à pouvoir différencier les gens selon leurs objectifs, leurs buts ou encore leurs origines. Aussi ironique que cela puisse paraitre, il trouvait plus de similitudes entre chaque place de marché qu'entre deux pièces de la demeure de ses parents et à force de les côtoyer en permanence, il s'était habitué aussi aisément aux unes qu'aux autres.

Son apprentissage à la profession de mercenaire avait aussi développé son aptitude à marchander. Bien qu'encore léger dans sa démarche, il réussissait à payer ses nuits et à toujours obtenir de quoi vendre ailleurs. Compte tenu des endroits qu'il avait parcouru, on pouvait considérer ça comme un exploit car si les marchands ont pour dicton qu'un Firenzois sera toujours gagnant lors d'un échange, la difficulté de contenter un Tudorien en affaire en valait bien un autre.

Le jeune homme n'avait que très rarement voyagé seul, prêtant son épée aux convois qui allaient dans des directions où ses articles seraient prisés et augmentant ainsi ses revenus. Il n'avait pas tant ça comme objectif de gagner de l'argent ou de réputation mais de voyager pour combler ce vide que ces 19 années avaient créées en lui. De même, s'attaquer aux bandits qui parsèment les routes entre les villes n'est pas une vocation à la justice mais plutôt une gêne.
En effet, un commerce parallèle n'est pas forcément une mauvaise chose aux yeux du mercenaire, il suffit qu'il soit bien organisé. Pour cette raison il ne cherche pas à savoir ce que conservent les chariots de ses employeurs et refuse de fouiller sur ordres de ceux-ci. Chacun a ses secrets et des raisons pour les garder.

Depuis quelques jours il séjournait sur la frontière du pays qui l'a vu grandir, terminant de vendre ses articles et partant à la recherche de nouveaux. Cependant, le spectacle qu'il constata depuis la sortie de son auberge ne semblait pas vraiment aller dans son sens…
En effet, ce qui était censé ressembler à une caravane n'était ici qu'un mélange situé entre hôpital et cimetière.

- Mais qu'est-ce qui a pu bien arriver à ce convoi ?

N'ayant jamais vu de si piteux état et soucieux de dangers qui pourraient se dresser sur sa route, Nyway s'approcha du pseudo campement à la recherche de quelqu'un qui saurait l'informer.
Lui-même ne compris pas pourquoi mais il se dirigea vers un Pijako semblant appartenir au groupe de survivants. Lui n'était pas amoché et faisait s'échapper cette aura invisible qui permettait aux marchands de se reconnaitre les uns les autres et forçant une hiérarchie tout aussi intangible.

- Bonjour, puis-je me permettre de vous demander ce qu'il vous est arrivé pour finir dans cet état ?

À cet instant, le jeune homme bénit le choix de ses mots. Les regards noirs de l'ensemble des membres vivants fusants dans sa direction ne lui firent que prendre conscience qu'un mot mal placé aurait eu pour conséquence l'arrivée d'une attaque léthale, celle-ci touchant bien sa cible, en plein dans son estomac.
À vrai dire même les morts semblaient le toiser mais tous retournèrent dans leur direction initiale lorsque le Pijako fit un signe de l'aile, enchainant sur un ton léger.

- Oh pas la peine d'utiliser ce langage, je sens à ton accent et à tes manières que tu viens de l'Ouest n'est-ce pas ?

Sa voix ne collait pas du tout à son image, elle était celle d'un vieil homme qui aurait pu être son voisin. Et étrangement, alors que le Pokémon fronçait les sourcils, cette voix changea du tout au tout pour repartir sur accent totalement différent. Il ressemblait à celui des marchands venant du Sud mais Nyway n'aurait su dire d’où exactement.
La réponse ne se fit cependant pas attendre.

- Je me nomme Pijako Alto, je viens du Sud de Firenze et on peut dire que je suis une sorte de… marchand. Pour répondre à ta question nous nous sommes fait attaquer il y a de cela quelques semaines mais nous étions pressés d'arriver à destination. Comme tu sors d'une auberge où les convoyeurs viennent prospecter des mercenaires, j'imagine que tu dois connaitre l'importance des délais n'est-ce pas ?

Il aligna tout d'une traite, lisant dans son interlocuteur comme dans un livre ouvert et le laissant dans l'ignorance de sa réelle identité.

- Si tu peux te permettre de venir me parler, j'imagine que tu ne sers aucun client actuellement ? Ce n'est pas dans mes habitudes de demander ça à un quelconque inconnu mais tu accepterais de mettre ta lame à mon service ? Je manque plus que cruellement d'effectif comme tu as pu le constater.

Prendre part à des caravanes était devenu commun pour le mercenaire, il n'avait aucune raison de refuser en dehors de l'étrangeté de son commanditaire.
- Il est vrai que je suis en recherche d'une occupation. Quelle taille ferait le convoi ? Pour quelle destination ? Je vois que toutes les personnes qui vous accompagnent semblent vous suivre depuis longtemps, pourquoi moi ?

La question du paiement avait été sciemment évitée pour pouvoir garder l'avantage aux négociations.

- Concernant la taille, je dirais deux chariots en plus des deux autres bâchés là-bas. Ce sont nos "marchandises", je précise toutefois que les deux premiers cités contiennent les corps des malheureux qui ont péri à l'aller. Je ne te souhaite pas ce destin mais si tu venais à mourir pour nous, sache que notre famille met un point d'honneur à rembourser ta vie à tes proches ainsi qu'à leur mettre à disposition tes restes. J'imagine que la mort ne t'est pas étrangère au vu de ta profession mais je sais que l'odeur peut déranger à la longue.
À cela nous ajoutons deux cabines tirées par mes subordonnés, l'une m'étant dédiée et l'autre permettant de se reposer. Nous avançons sans jamais s'arrêter et les périodes de sommeil sont celles où tu n'es pas de garde, la ronde est donc faite de manière à ce que personne n'ait de problème à ce niveau.
Concernant ma proposition à ton égard, c'est simplement car j'ai plus confiance en un total inconnu qu'en une autre célèbre en qui je pourrais avoir le moindre doute.

Il fit une pause avant de conclure sur les informations les plus importantes et les plus cassantes.

- Notre destination est Tyre, nous n'entrerons cependant en Firenze qu'en bord de mer en passant par les Steppes Sauvages pour des raisons… diplomatique. J'imagine que tu es conscient que c'est à l'autre bout du continent mais sache que tu serais engagé jusqu'à ce que je le souhaite et que tout manquement signifierait ta disparition. Nous n'avons malheureusement pas le temps de faire une estimation du temps que prendra le trajet, d'autant plus que la perte de nos troupes rend totalement caduque nos précédents calculs
Concernant ton paiement, tu seras nourri pendant tout le trajet et payé 300 pièces d'or à la fin du contrat.

À la fin de ces deux phrases, les yeux de Nyway s'écarquillèrent comme pour sortir de leurs orbites. La distance et la récompense atteignaient toutes deux des nombres dépassant même le cumul de toute sa vie jusqu'à présent.
Le Pijako souri.

- Je comprend ta surprise, on ne te la fait pas on dirait. Cela dit même si ce n'est pas beaucoup pour ce trajet, je ne connais pas tes compétences donc je ne saurais pas aller au-delà de disons… 500 pièces d'or ?

L'objectif était clairement de déstabiliser le jeune homme mais c'était en réalité inutile. Il ne connaissait pas la valeur de tant d'argent ni même le coût "normal" d'un tel trajet. De plus il serait nourri et "logé", ainsi sa décision fut toute trouvée.

- Selon vos dires vous êtes pressés, j'accepte donc dès maintenant. Quand partirions-nous ?

- D'ici quelques heures le temps de finir de penser mes hommes. Présente-toi sous mon nom pour obtenir un droit de passage de frontière et rejoint nous avec tes affaires, le trajet va être long et nous ne passerons pas forcément par des villes donc si tu dois écrire à quelqu'un, c'est maintenant aussi. À partir du début du voyage, toutes tes lettres passerons d'ailleurs par moi pour éviter toute fuite.

Sur ces paroles, l'humain et le Pokémon se séparèrent avant de quelques heures après, partir pour ce long voyage.

[Wizer]
[Wizer]
MP
17 mars 2019 à 21:55:05

:hap: Leonardo Fulmine :hap:

            Les hommes du capo Shaofouine avaient entrepris de déplacer leur cargaison, ce qui allait forcer Leonardo à les suivre encore un peu pour pouvoir découvrir ce que ces caisses contenaient. Shaofouine avait bien vérifié le contenu d'une caisse mais Leonardo était placé trop loin pour pouvoir l'apercevoir : il allait donc devoir prendre tout le groupe en filature. Rien de bien compliqué donc. Leonardo observa la direction que prirent Shaofouine et ses hommes puis, après avoir attendu quelques minutes, il partit par-là également. Les sbires qui portaient les caisses étaient lents et les suivre était pénible puisqu'il ne fallait jamais se précipiter sous peine d'être découvert et, probablement, exécuté sur place par Shaofouine. Le jeune tyrois prit alors son mal en patience, flânant à droite, à gauche, bifurquant subitement dans une ruelle pour ressortir plus loin sur la route des Capelli. En bref, il menait une visite approfondie du quartier pour gagner du temps, passer inaperçu et éviter d'être trop rapide. Vint alors le moment où son jeu contre la montre fut interrompu par un évènement qui l'arrangeait au plus haut point : l'un des sbires avait fait tomber une caisse et n'était pas revenu la chercher. Leonardo jubila : sa mission allait pouvoir se terminer plus simplement qu'il ne l'imaginait à la base. Il se précipita alors vers la caisse abandonnée et, sans plus se demander s'il était observé ou non, il dégaîna l'un de ses couteaux et fit sauter les clous qui retenaient le couvercle de la caisse avant de l'ouvrir complètement. La caisse était pleine d'or et de trésors tous différents : ils avaient sûrement été pillés du côté des Cités libres. La caisse contenait aussi des dagues et couteaux de bonne facture que les Capelli allaient sûrement revendre.

Cependant Leonardo entendit des bruits de pas alors qu'il finissait d'examiner la cargaison. Il n'était plus seul. Des pas rapides et légers, ceux d'un Pokémon, probablement l'un des Dimorets qui étaient avec Shaofouine. Leonardo se releva alors d'un bond et se retourna vers son assaillant : il s'agissait en effet d'un Dimoret qui courait vers lui, toute griffe dehors. Ne sachant pas trop quoi faire, Leonardo tendit la main et projeta une salve d'éclairs sur le Pokémon Grifacérée, d'abord pour voir sa réaction mais surtout pour le stopper. Ce fut pour le moins efficace puisque les traits dorés vinrent percuter le Dimoret de plein fouet et ils l'entourèrent, le bloquant dans un carcan électrique dont il ne sortit qu'au bout de quelques secondes. Ce court moment d'immobilité permit à Leonardo de charger ses poings d'électricité et de s'élancer vers son adversaire tel un animal sauvage. Mais les Dimorets étaient connus pour être vifs et celui-ci ne dérogeait pas à cette affirmation : il se libéra rapidement de la prison électrique puis vint esquiver la droite chargée de Leo pour se replacer d'un petit saut un bon mètre en retrait. Les deux adversaires s'observèrent un instant puis Leo réitéra sa première attaque afin de pouvoir retourner vers la caisse en toute sécurité. Évidemment le Dimoret n'encaissa pas deux fois le même assaut mais cela permit à Leo de se déplacer en toute sécurité. Arrivé de nouveau face à la caisse, Leo se saisit d'une pièce d'or et la plaça entre son pouce et son index, la chargea d'énergie électrique à fond puis la fit bondir dans les airs, comme pour effectuer un pile ou face. Le Dimoret fut absorbé par la pièce : il ne pouvait pas s'empêcher de l'observer tournoyer et briller dans le ciel. Cependant, Leo n'avait pas jeté cette pièce pour rien et lorsqu'il eut terminé de viser, il activa l'énergie contenue dans la pièce dorée, ce qui la propulsa à toute vitesse entre les deux yeux du Pokémon, pile sur la pierre qui ornait normalement le front des Dimorets, l'enfonçant probablement dans le crâne du Pokémon. Ce dernier s'effondra raide mort, un filet de sang s'échappant de son front et formant peu à peu une flaque écarlate semblant porter son cadavre. Mais en relevant la tête, Leonardo s'aperçut que ses problèmes étaient loin d'être terminés : deux hommes, qu'il avait vu auparavant avec Shaofouine, s'approchaient de sa position. Ils avaient vu le cadavre du Dimoret.

Pokeplumet
Pokeplumet
MP
24 mars 2019 à 13:24:21

Télio « Simplet » Fugger

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Télio ne comprenait, comme à son habitude, pas grand chose. Il y avait devant eux un homme, et le cadavre de l’un de ses camarades… Le temps semblait s’être arrêté. L’atmosphère s’était figée, et personne ne parlait. Tout le monde se dévisageait. Simplet avait une désagréable sensation.

Il se sentait mal et avait la boule au ventre. Non pas par peur : il savait quand même la déceler. C’était plutôt comme si la haine se répandait dans tout son corps. Les Capelli étaient sa nouvelle famille, et voilà que l’un de ses frères gisait sur le sol, inanimé.

La nouvelle recrue avait été délaissée toute sa vie, et voilà que cet humain lui avait enlevé une des seules personnes qui l’acceptait tel qu’il était. C’en était trop. Télio entreprit alors une charge vers le meurtrier, qui chargea ses poings d’électricité avant de les abattre sur le crâne du simplet.

Ce dernier s’écrasa alors par terre. Il était sonné, et ne comprenait plus rien… comment un homme aussi faiblement constitué avait-il pu le mettre au sol ? Les pouvoirs des Pokémon étaient-ils si forts que cela ?

Le meurtrier recula, afin d’avoir une certaine distance de sécurité. Télio se releva avec difficulté. Il n’allait pas abandonner.

Pas encore.

Il fonça vers son adversaire, en chancelant un peu en cours de route car encore sonné par le coup au crâne. Il l’attrapa par le col et le balança vers Benito, de telle sorte à ce qu’il soit entre les deux membres de la famille Capelli. L’homme aux poings électriques fut alors projeté au sol, à une quinzaine de mètres des deux mafieux.

Le choc avait affaibli Simplet, qui, après son attaque, s’écrasa sur le sol.

Bonne chance, Benito...

VikaSmoke
VikaSmoke
MP
24 mars 2019 à 16:18:56

Suite au RP suivant : http://www.jeuxvideo.com/parecooi/forums/message/1007697722

Benito : RP Numéro°4

La confrontation entre Télio et le meurtrier avait très vite tourné à l’avantage de ce dernier dû au fait que le camarade simplet de Benito ne possédait encore aucun pouvoir contrairement à son opposant.

Mais ceci ne découragea pas Télio qui après avoir encaissé des beignes électriques avant de tomber au sol se releva pour charger une dernière fois l’ennemi afin de le balancer de toutes ses dernières forces à quelques mètres devant Benito. Le jeune homme n'attendit pas l'atterrissage de l'inconnu pour produire une Sécrétion renforcé par l'adrénaline qui vint enrouler le cou de celui-ci.

Ni une ni deux, le jeune mafieux tira illico sur le fil de sorte à couper la respiration du meurtrier et par la même occasion l'empêcher de riposter. Les secondes défilèrent, et tandis que Benito intensifiait la pression faite sur le fil, l'inconnu vêtu tel un pirate se débattait de plus en plus faiblement, preuve qu'il était sur le point de perdre connaissance.

Le jeune tyrois qui en temps normal aurait pu se laisser apitoyer par le sort d'une personne s'accrochant à la vie avec tant de peine, ne se découragea pas. C'était l'occasion pour lui de faire ses preuves, de venger son nouvel ami et il se doutait bien que le capo Shaofouine n'allait pas tolérer un tel échec.

Alors qu'il comptait encore augmenter la puissance exercé sur le fil...GZZZTTT une faible décharge électrique vint frapper les mains de Benito qui relâcha instinctivement son fil. Le meurtrier ne se fit alors pas prier pour prendre ses jambes à son cou. Benito se lança à sa poursuite mais malgré ses longues secondes d'asphyxie l'inconnu réussit à distancer le jeune tyoirs assez rapidement...Putain de merde s'écria le jeune homme

Message édité le 24 mars 2019 à 16:19:40 par VikaSmoke
ParecooI
ParecooI
MP
25 mars 2019 à 01:08:14

:globe: :globe: :globe:

« Prends ce message et apporte-le à Venezia, au sud.
- Venezia ? Carthage est plus proche !
- À leur allure, ils seront aux portes de la capitale avant que tu ne reviennes de Carthage.
- Je devrais rester avec vous. T’es sûr que tu vas t’en sortir, papy ?
- Ne t’en fais pas, on ne va pas combattre ça, on va se planquer dans la forêt. Tu es le plus rapide du village, Voltorbe. C’est toi qui a la tâche la plus importante, tu dois les avertir au plus vite. »

Dans une vive étincelle, Voltorbe disparu de la colline qui servait de tour de garde au village. Le vieil homme se tourna une dernière fois vers l’horizon, désormais masqué par une sombre marée d’Hommes et de Pokémon en armures. Des étendards aux couleurs des familles de Tudor flottaient au vent. La marée grossissait et s’étendait au fur et à mesure qu’elle avançait.

« Ils seront là dans moins d’un quart d’heure, on n’attend plus que vous monsieur !
- Je n’ai même pas le temps de faire mes adieux à ce village, espérons qu’ils ne détruisent rien. Mais vos vies sont infiniment plus importantes, allons-y. »

Le doyen avait lui-même creusé le premier puits du village et posé les premières planches il y a presque soixante-dix ans. Durant toute cette période pourtant tourmentée, jamais son village n’avait subi d’assaut de l’armée d’un autre pays, tout au plus quelques attaques de timides brigands. Ce n’était pas de la simple chance, le village était au centre du nord de Firenze. Protégé des sauvages de l’Est par Carthage et de Tudor par la chaîne de montagnes impénétrable du nord ainsi que de la multitude de forteresses pointillant la côte nord-ouest de Firenze. Mais cette fois l’armée venait du plein nord. Avaient-ils réussi à creuser la roche de Tudor, pourtant réputée pour sa dureté sans égale, ayant servi de muraille-frontière pendant des millénaires ? Si c’était bien le cas, Firenze allait prendre un coup dur, des flots de guerriers se déversaient sur les vertes prairies non défendues. Et personne à la capitale n’était au courant de cette attaque.

Les habitants du village s’installaient silencieusement dans la forêt, observant, inquiets, le destin de leurs foyers. Le jeune Voltorbe, quant à lui, roulait comme il n’avait jamais roulé. Il criait dans les villages qu’il traversait de fuir, sans s’arrêter pour se reposer. Aller jusqu’à la capitale depuis son village prenait habituellement quatre jours à un rythme tranquille, mais Voltorbe pouvait le faire en moins de vingt-quatre heures, il le devait. Le soleil se couchait déjà mais il ne dormirait pas.

À quelques kilomètres derrière lui, l’armée de Tudor ne s’était pas arrêtée une seule seconde dans le village mais les immenses Pokémon qui la composaient étaient passés à travers les bâtiments, les éventrant simplement par le rythme de leur marche effrénée. Quelques soldats se dispersaient pour piller des vivres et les ajouter à la cargaison puis rejoindre sans tarder le reste de l’armée. Après leur passage ne restait que des ruines silencieuses, aucun feu ni aucune goutte de sang. Le doyen soupira depuis la lisière de la forêt, puis il sourit. Les dégâts n’étaient que superficiels. Mais son regard se tourna vers le dos de l’armée qui s’éloignait. Ils lui semblaient êtres des centaines de milliers, enfin, il n'était pas vraiment capable de compter autant, tout ce qu'il voyait était une horde qu'il ne pouvait imaginer même dans ses rêves les plus fous. Le pire était peut-être encore à venir…

______

Aux portes de Venezia, les gardes se mirent en position de combat en voyant un Voltorbe débouler à toute vitesse.

« Oïe ! Tu ne comptes pas exploser tout de même ?! »
Voltorbe se prit un coup de pied qui l’arrêta net dans sa course, mais il se remit vite du choc.

« Je viens du village de Konoha et j’ai un message extrêmement urgent pour le Roi !
- Rien d’assez urgent pour déranger sa majesté n’arrive à ton petit village, gamin. Mais nous on t’écoute, vas-y.
- Une gigantesque armée de Tudor est apparue de nulle part depuis le nord ! C’est vraiment urgent !
- Le nord ? Mais Konoha c’est pas déjà tout au nord ? Y’a que les montagnes au-dessus, c’est impossible.
- Et pourtant je l’ai vu de mes propres yeux, j’ai un message plus détaillé du doyen de mon village. Je vous en supplie, informez le Roi ! »

Les deux gardes étaient un peu hésitant mais ils se décidèrent finalement à amener le jeune messager au palais royal. Ils entrèrent dans la salle du trône, où le Roi était visiblement déjà occupé à écouter débattre ses conseillers.

« Votre Majesté, veuillez pardonner notre interruption mais ce jeune Pokémon clame qu’une armée tudorienne marche en ce moment même sur nos terres. »

Le Roi fit taire ses sujets d’une main et posa son regard las sur le Voltorbe.

« D’où viens-tu pour avoir l’air si épuisé et pour rapporter de si sombres nouvelles ?
- Je viens du village de Konoha, au nord, le doyen du village m’a confié un message écrit. »

Voltorbe sortit le message et le confia au garde qui le porta au Roi qui l’inspecta rapidement.

« Combien de temps as-tu mis pour venir jusqu’ici ?
- Je suis parti hier un peu plus tôt, j’ai fait aussi vite que j’ai pu…
- Oui, c’est bien. D’après cette lettre, l’armée ennemie ennemi devrait arriver après-demain au plus tard. Nous n’avons pas de temps à perdre. Prévenez Carthage et Lutezia, nous pourrons tenir un siège, mais s’ils sont si nombreux que ça… je ne préfère pas imaginer ce dont ils sont capables. Surtout s’ils ont percé les montagnes. Qu’est-il arrivé ? Ce n’est pas normal.
- Et… et Tyre ? Votre Majesté ? »

Le roi regarda le sol un moment.

« Je préfère les impliquer le moins possible, ils nous posent déjà assez de problèmes comme ça. Oubliez-les pour l’instant. Faites rentrer tout le monde dans l’enceinte de la ville et préparons-nous pour la suite. Jeune Voltorbe, tu as bien travaillé, repose-toi ici. Tu ne pourras certainement pas rentrer chez toi de suite, désolé.
- Aucun soucis mon seigneur, je suis heureux d’avoir pu rendre service ! »

Le Roi fit signe à une servante pour qu’on accompagne le messager à une chambre, puis il mit en branle la machine de guerre Florentine.
Une demi-journée plus tard, Carthage et Lutezia étaient au courant. Tyre aussi, même si pas informée officiellement, tous les boss connaissaient la situation. La capitale était pleine d’agitation, les réfugiés étaient accueillis, les réserves de nourritures et d’armes comptées, les officiers s’organisaient et les soldats s’entrainaient.

À deux jours de marche de la ville, de petits êtres noirs dotés d’un gros œil virevoltaient autour d’un énorme Drakkarmin. Ils ne faisaient aucun bruit mais le géant semblait les écouter. Il rigola.

« Je n’espérais pas les prendre par surprise non plus. Mais il leur reste trop peu de temps pour se regrouper. Ils ploieront sous une semaine, s’ils se battent bien, mais je n’ai que peu d’attentes venant de ces fainéants. En avant ! »

:globe: :globe: :globe:

MyosHD
MyosHD
MP
25 mars 2019 à 01:56:11

Aaaayaaaa je suis en retard http://image.noelshack.com/fichiers/2019/04/2/1548191588-fox-498.gif

Nom: PimpDaddy :cool:
Race: Corboss
Pays: Firenze (Tyre)

Physique: C'est un Corboss; il porte un long manteau de fourrure de Polagriffe, il se déplace avec une canne sertie d'un pommeau en forme de crâne, et il fume le cigare (c'est pas évident avec son bec) http://image.noelshack.com/fichiers/2018/01/1/1546283971-sticker.jpg

Mental: C'est un salaud qui se fait de l'argent sur le dos de ses filles de joie (en grande majorité des Lippoutou), il rend aussi quelques petits services aux douteux dirigeants de la ville de Tyre.

Histoire: Le Mac de Tyre, une ordure qui bosse pour la pègre qui règne sur la ville.
Il possède un bar clandestin sur le port, le "Raven Lust".
Il a une bande de Cornèbre en guise d'hommes de main http://image.noelshack.com/fichiers/2016/48/1480461327-cornebre.jpg

ParecooI
ParecooI
MP
25 mars 2019 à 08:43:55

Ok :hap:

ParecooI
ParecooI
MP
25 mars 2019 à 09:47:13

Du coup tu travailles avec les Salvia pour l'instant, je te laisse décider si t'es un collaborateur ou un membre de la familia, et si tu souhaites conquérir un public... plus large :noel: (et je parle pas des clients)

Pokeplumet
Pokeplumet
MP
27 mars 2019 à 23:19:58

Télio « Simplet » Fugger

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Télio se réveilla. Il avait un mal de crâne fou qui lui brouillait la vue. Malgré tout, il réussit à se relever et à adopter une position plutôt stable, afin de ne pas retomber. Lorsqu'il eut accès à ses pleines capacités visuelles, il se rendit compte que le meurtrier était parti, et que Benito était assis, essoufflé...

...lui avait-il couru après ? Sûrement. Simplet s'en alla rejoindre son camarade, auprès duquel il s'excusa pour la déconvenue de ce combat. Il savait qu'il était faible, et qu'il n'arriverait à rien sans pouvoir. Sa blessure au crâne et son incapacité à être autre chose qu'un poids en étaient des exemples flagrants.

Le mafieux décida alors de creuser une sépulture descente pour le Dimoret. Il planta ses deux mains dans le sol, comme si c'étaient des pelles, et, en une dizaine de minutes, il avait fait un trou assez grand pour placer le cadavre du défunt de la famille Capelli.

Après l'avoir recouvert de terre, Benito et lui partirent rejoindre le Capo. Sur la route, aucun des deux ne parlèrent. Par peur de Shaofouine, sûrement. Mais surtout par honte. Honte de n'avoir pas pu attraper ce vaurien. Honte de n'avoir pas honoré le nom de leur nouvelle famille..

Leur chef les attendait, assis sur une des caisses de cargaison. Simplet allait parler, mais Benito s'avança. Il allait se charger de lui rapporter les événements.

Megascolide
Megascolide
MP
30 mars 2019 à 14:16:19

Dommage que j'ai pas assez de temps pour venir. Mais s'il est toujours actif quand ça sera le cas, comptez sur moi pour venir! :o))
(Bien sûr qu'il sera toujours actif :hap: )

ParecooI
ParecooI
MP
30 mars 2019 à 20:53:51

B-bien sûr qu'il sera actif https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520256134-risitasue2.png

[Wizer]
[Wizer]
MP
07 avril 2019 à 16:16:21

:hap: Leonardo Fulmine :hap:

            Leonardo était essoufflé : il venait de courir pendant une bonne dizaine de minutes dans l'espoir de semer son assaillant. Tout n'avait pas tourné comme il l'avait prévu. Certes il avait pu découvrir le contenu de la cargaison des Capelli, et il avait d'ailleurs volé quelques pièces d'or en passant, mais l'arrivée du Dimoret avait tout chamboulé et l'avait forcé à se battre contre lui, et contre ses camarades qui avaient débarqué par la suite. L'un d'eux l'avait d'ailleurs bien mis en difficulté... Mais passons. Le Siamese avait accompli sa mission. Il traversa alors la ville comme si de rien n'était, traversant les artères tel un fantôme que rien ne pouvait arrêter, il semblait passer au-travers des gens tellement il se déplaçait rapidement. En bref : il n'avait pas traîné pour retourner au quartier général de son Capo.

En rentrant il prit soin de quitter sa veste et de la ranger dans le coffre qui lui était dédié dans le dortoir : s'il venait à recroiser les deux Capelli il valait mieux pour lui qu'il ne fût pas reconnaissable. Après avoir grignoté quelque chose dans la cuisine, et après avoir reçu un nouveau coup de pression mental, Leonardo rejoignit Alakazam à l'étage pour lui faire son rapport. À vrai dire, il ne savait vraiment pas pourquoi son Capo s'intéressait autant à cette cargaison puisqu'elle ne contenait rien de spécial à ses yeux alors il allait se contenter de narrer les faits qu'il avait vécu sans rien ajouter ni omettre.

–– J'ai vite repéré l'entrepôt des Capelli suivant vos indications et j'y ai du coup vite repéré la cargaison que vous m'aviez demandé de surveiller. Bon bah après une courte filature j'ai pu observer le contenu d'une caisse oubliée par les sbires... À priori rien de bien spécial : quelques armes légères, des bijoux, des pièces d'or comme celle-ci (en sortant une pièce volée de sa poche pour la montrer au Capo)... Sauf qu'au final je me suis fait attaquer par d'abord un Dimoret Capelli, que j'ai tué, et ensuite deux sbires humains que j'ai fuis. Et du coup, vous aviez raison de me prendre mon pendentif puisqu'au final ils ont pas pu savoir qui j'étais.

Le Capo marqua un temps de pause avant de répondre à son sbire tout en faisant léviter la pièce d'or qu'il lui avait donné.

–– C'est bien, très bien même, chuchota le Pokémon. D'où venait le bateau qui a amené la cargaison à ton avis ?

–– Je pense qu'il venait des cités libres ou de Yarlung Tsangpo, reprit Leo. Ils ont sûrement dû piller un quelconque village côtier. Si on attend un peu, les Capelli devraient recevoir de nouvelles cargaisons de ce type.

–– Ah ! jubila Alakazam. Parfait. C'était ce que je voulais savoir ! Nous allons frapper un gros coup et priver les Capelli d'une belle somme ! Nous allons intercepter l'un de ces bateaux avant qu'il n'arrive à Tyre et en récupérer le contenu. Il nous faudra être précis et efficaces pour ne laisser aucune trace et faire ça en un temps record.

–– Comment comptez-vous vous y prendre ?

–– Tu vas former une équipe et vous allez embarquer dans un bateau de marchands partant vers les cités libres. Dans le meilleur des cas vous allez vous faire attaquer par des pirates sur la route et vous pourrez prendre le contrôle de leur bateau, et sauver quelques innocents au passage même si cela reste anecdotique et peu lucratif. Sinon, vous accosterez dans une des cités et chercherez un village susceptible d'être attaqué. Et de là vous attendrez qu'un bateau pirate vienne pour en prendre le contrôle et, surtout, la cargaison. Ne vous faites pas repérer ni associer à la famille. Mais d'abord nous allons laisser un peu de temps passer, disons une semaine. Nous ne devons pas agir immédiatement après que tu aies attaqué leur cargaison.

–– Comme vous voudrez. Sur ce, je vais retourner bouffer un bout. Vous me rappellerez quand vous aurez besoin de moi.

            Le lendemain, un Cornèbre, à l'aspect cadavérique et balafré de part en part de son bec doré, vint se poser sur le bord d'une fenêtre, attirant l'attention d'Alakazam par des coups de bec réguliers sur le montant de l'ouverture. Sans même parler, l'oiseau noir fit tomber un papier enroulé et scellé de l'emblème Siamese, le même qui ornait le pendentif de Leonardo. Alakazam saisit le message grâce à sa "main" télékinésique et le déplia, toujours sans bouger la moindre partie de son corps. Leonardo était dans la pièce, effacé dans l'ombre pour laisser son Capo lire en paix ; il avait été appelé pour connaître les détails de sa nouvelle mission. L'air grave, Alakazam laissa le papier tomber lentement vers le sol puis il leva la tête vers son sbire.

–– Leo, dit-il d'un ton ferme, occupe toi des autres le temps que je revienne.

–– Vous partez où ? demanda l'intéresssé.

–– Il y a une réunion avec les autres Capos aujourd'hui, répondit le Pokémon Psy. Je ne sais pas combien de temps je serai absent...

Sur ces mots, ses yeux s'illuminèrent d'un bleu glacial et une douce lumière l'entoura, inondant la pièce de sa douce chaleur et, lorsque la lumière atteignît un certain seuil, Alakazam disparut en emportant avec lui cette clarté, rendant à la pièce son obscurité naturelle.
La journée fut calme, rien de bien spécial ne s'était passé et cela plaisait particulièrement à Leonardo, qui avait donc eu le temps de réfléchir à l'équipe qu'il allait réunir pour sa prochaine mission. Lorsque le crépuscule eût gagné le ciel de Tyre, Alakazam reparut alors avec un air plus grave encore qu'à l'aube, lorsqu'il était parti. Il prit à part les deux "leaders" de son groupe, à savoir Leonardo ainsi qu'un Zoroark, pour leur expliquer la situation : une énorme armée venant de Tudor se trouvait à deux jours de marche de Venezia et le pays s'apprêtait à connaître une guerre démentielle. Théoriquement, cela n'allait rien changer à la situation de Tyre pour quelques temps encore mais il se pourrait bien que les échanges commerciaux du pays fussent mis à mal durant cette période. Toutefois la mission de Leonardo était maintenue : il allait être éloigné un temps des désordres à venir d'une guerre entre deux pays. D'ici cinq jours, Leonardo allait embarquer pour le golfe Ibéique.

Romplouf
Romplouf
MP
11 avril 2019 à 02:09:30

:cd: Ha'res :cd:

Je venais de reprendre ma route depuis une heure environ, après avoir fini de dévorer ce sanglier qui avait eu le malheur de croiser ma route. Pour rappel, j'étais à la recherche d'un soi-disant spectre qui aurait été entendu de nuit par un chasseur à moitié torché. Disons que ça allait s'avérer complexe de trouver quoique ce soit, d'autant plus qu'il faisait encore clairement jour, mais j'étais tout de même optimiste. Au fur et à mesure de ma progression, j'avais fortement commencé à me lasser de la vision des mêmes arbres larges me barrant le chemin, accompagnés des mêmes chants d'oiseau qui devenaient eux-aussi redondants. Que ne fut ma joie lorsque je vis enfin au loin un espace plus montagneux, à la périphérie de la forêt. À défaut d'avoir trouvé quelque chose, j'étais au moins sorti de ce guêpier ... Enfin, c'est ce que je pensais au début, mais alors que je m'approchais de plus en plus, je compris rapidement que j'avais réalisé un coup de maître : il n'y avait pas seulement le pied d'une montagne devant moi, mais surtout une cavité, qui était visiblement gardée par une dizaine de bandits ...

Alors que je tentais de m'approcher furtivement de ces hors-la-loi, une patte m'agrippa soudainement à ma droite et me plaqua contre un arbre. Par réflexe, je tentai alors de saisir ma dague, qui servait à dépecer les bêtes,pour lutter contre mon opposant, mais je m'arrêtai soudainement à la simple vue de son visage.

«Ha, comme on se retrouve ! Alors, qu'est-ce que ça fait d'abandonner un pauvre Ursaring face à une vieille dame sénile ?»

C'était définitivement l'Ursaring bizarre qui s'amusait à crier à tout va dans les rues de Caillan. Par conséquent, je ne craignais pas grand chose, vu qu'il n'avait clairement pas l'air d'être agressif envers moi, mis-à-part pour l'affaire d'il y a quelque heures. Une idée me traversa alors la tête : ce n'était quand-même pas lui qui parcourait aussi les bois la nuit en hurlant partout et qui était à l'origine de la rumeur que je poursuivais, n'est-ce-pas ?

«Désolé, je n'avais plus la patience de rester pour vous épauler face à cette vieille femme. Par contre, qu'est ce qui vous amène ici ?
-Comme j'ai déjà du le dire, je cherche depuis quelques jours une personne que j'étais chargé de protéger, mais que j'ai perdu à cause d'un court moment d'inattention. La vieille femme vers qui vous m'aviez envoyé n'a pas voulu comprendre que c'était réellement moi qui arpentait les rues de Caillan la nuit et pas je-ne-sais-quel démon, mais elle m'a toutefois appris quelque chose d'important : elle a vu les bandits qui se trouvent à quelques mètres de notre position avec la personne que je recherche, le jour de sa disparition. C'est donc pour ça que je suis ici.»

Son histoire paraissait vraisemblable, bien qu'un peu fantasque, mais cela pouvait expliquer beaucoup de choses. Par exemple, et si le spectre qu'avait entendu ce chasseur était en réalité la personne que recherchait l'Ursaring, qui appelait à l'aide dans la nuit ? Ça serait un dénouement probable, même si cela enlevait toute nature fantaisiste au problème ... Toutefois, pourquoi des brigands ayant enlevé quelqu'un seraient restés aussi longtemps près du lieu de leur crime ? L'ours géant coupa court à toutes mes réflexions, en hurlant d'une voix tonitruante :

«Bon, c'est pas tout, mais il faut bien que je fonce dans le tas à un moment ou à un autre, j'ai des bandits à déchiqueter ! Gamin, tu veux pas me donner un coup de main et profiter de ma diversion pour fouiller la cavité qu'ils gardent ? La personne que je recherche doit s'y trouver. Allez, c'est parti !»

C'est ainsi que je me retrouvai embarqué dans une bataille contre des brigands contre mon plein gré, même si j'avais quand même décidé de suivre l'Ursaring au moment où il s'était élancé de façon glorieuse vers nos ennemis. Je n'avais jamais réellement combattu en groupe et de façon organisée contre des bandits, et l'excitation de l'inconnu me guidait sans doute dans cet assaut frontal complétement insensé. Après tout, je n'allais pas laisser passer une occasion de rompre avec mon ennui ! Alors que je gagnais du terrain en m'élançant vers la cavité armé de mon arc, je pouvais entrevoir sur mes deux côtés les bandits, qui semblaient vivre un mauvais moment face à l'ours mal léché qui les attaquait sans répit. D'ailleurs, deux d'entre-eux était déjà mort et gisaient au sol, la gorge éventrée. Comme prévu, je profitai donc de cette confusion pour atteindre mon objectif, en entrant à l'intérieur de la montagne auquel je faisais face. J'étais maintenant entouré de parois rocheuses, dans une obscurité relative, mais mon ouïe ne me trompait pas : j'entendais des bruits de pas devant moi, qui allait dans ma direction. Je vis alors apparaître face à moi un Charpenti, qui portait une cagoule verte, comme ses confrères à l'entrée. Cependant, sa façon de se tenir était étrange : il semblait avoir du mal à se tenir droit, titubant un peu de gauche à droite. Je pris premièrement cela comme le signe d'une nuit un peu trop agitée, mais il y avait un autre détail plus inquiétant : il murmurait des mots de façon peu audible, qui me paraissaient toutefois assez inquiétants, comme le mot "souffrance" qu'il répétait en boucle. Soudainement, il haussa la voix, tout en élevant sa buche, et je pus entendre clairement l'entièreté de ses paroles :

«La souffrance ... Je la sens en moi ... Je suis la souffrance ! Ah, quelle merveilleuse sensation ! En tant qu'ambassadeur de la souffrance, c'est mon devoir absolu de la propager, afin que le monde entier puisse enfin connaître le bonheur. Oui, c'est mon devoir de créer cette magnifique utopie ...»

Certes. Ce gars avait clairement un très gros problème sur les bras, mis-à-part son "métier", mais ça ne me concernait pas. Avant qu'il ne puisse abattre sa buche sur moi, je tirai habilement une flèche avec mon arc, que j'avais déjà bandé pendant son discours douteux. La trajectoire était droite, et j'utilisai de toute façon mes pouvoirs psychiques pour orienter parfaitement mon projectile vers sa tête, donc c'était parti pour être une victoire rapide. Enfin, c'est ce que je pensai ... Soudainement, le Charpenti lâcha sa buche, et plaça ses deux mains en travers de la trajectoire de la flèche, qui les transperça comme une brochette, en s'arrêtant de peu devant son crâne. N'importe qui aurait crié de douleur après une expérience aussi sanglante, mais lui ... Il riait, en agitant ses deux mains, qui étaient maintenant fixées l'une à l'autre, comme si c'était un jeu. Puis il se tut, dirigea son regard vers moi, et tenta de me planter ma flèche qui transperçait ses deux mains dans mon abdomen. Je profitai alors de ce moment pour lui asséner le coup final, en lui tirant une flèche en pleine tête. S'il y avait bien une méthode qui résolvait parfaitement tout les combats de ce monde, cela devait bien être ça ... Il gisait dorénavant à terre, ensanglanté, même si il arborait encore un sourire sur son visage. J'en profitai donc pour enjamber son corps, en faisant comme si rien ne s'était passé. Cette expérience avait beau être inédite pour moi, il n'empêchait que c'était peut-être un peu trop glauque pour y trouver un quelconque amusement. Je finis par arriver devant une cage, où était enfermée une jeune femme habillée comme une aristocrate, qui devait sans doute être la personne que cherchait l'Ursaring. Elle ne tarda d'ailleurs pas à remarquer ma présence :

«Qui êtes-vous ? Êtes-vous avec ces bandits ?
-Non, mais par contre, j'ai contribué à tuer les bandits dont vous parlez.»

Cette conversation était plutôt mal partie, à mon goût. Les gens normaux que je croisais avait tendance à s'échanger des salutations inutiles, tout en posant des questions obsolètes et en éclaircissant des quiproquos qui ne devraient même pas exister. Quel ennui. Pour éviter ce genre de complication, je préférai généralement user d'une méthode bien plus directe :

«J'ai une rapide question pour vous : est-ce que cela fait plusieurs nuits que vous criez à l'aide, dans l'espoir d'être entendue par quelqu'un qui irait vous secourir avec des renforts ?
-Hein ? Euh, je ... Oui, on peut dire cela ... Mais maintenant, mon calvaire est enfin fini, car vous êtes ...
-D'accord, merci d'avoir confirmé mes soupçons. Je vous laisse, bonne chance !»

Voilà, simple et efficace, que demander de plus ? À aucun moment je n'avais réellement prévu de délivrer cette personne, j'étais juste venu pour m'amuser un peu en fracassant quelques bandits sur mon chemin. De toute façon, si je l'avais réellement délivrée, elle aurait sans doute compris à cause de mon accoutrement que je venais des Steppes Sauvages, étant donné qu'elle était sans doute plus instruite que les villageois de Caillan. C'était d'ailleurs une aubaine que cette cavité soit relativement sombre, sinon cela n'aurait pas arrangé mes affaires à-ce-moment-là ...
Maintenant que ma dernière affaire était résolue, je pouvais enfin reprendre ma route ... Enfin, je ne pouvais pas cacher ma déception face à ce dénouement ... banal. Mais bon, je finirais bien par trouver quelque chose qui pourra raviver la flamme éteinte au fond de moi. Alors que je voyais enfin la sortie, éclairée par la lumière du jour, je vis une grande ombre s'avancer vers moi. L'Ursaring en avait sans doute fini avec ces brigands, et s'apprêtait à partir à la rescousse de cette femme. J'en profitai donc pour lui indiquer la direction où je l'avais aperçue, mais pour une raison étrange, il ne semblait pas vraiment m'écouter. De plus, c'était comme si il murmurait un mot en particulier de façon peu distincte. Je me concentrai donc du mieux que je pouvais, pour réussir enfin à comprendre ce qu'il disait. Ce mot, c'était ... "Souffrance".

Mes jambes bougèrent d'elle-même, et je fis une rapide roulade en arrière. Je pouvais entendre derrière-moi les griffes de l'Ursaring heurter la paroi rocheuse à ma droite. Mes réflexes m'avaient visiblement sauvés : il avait vraiment l'intention de me tuer ... Mais qu'est-ce qu'il pouvait bien se passer ici ? Pour une raison obscure, l'Ursaring avait développé la même obsession pour la souffrance que ce bandit bizarre ... Ce n'était donc pas juste un pur accès de folie de la part d'un pokémon vivant de ses crimes, mais quelque chose qui pouvait visiblement se transmettre d'individu en individu ... Était-ce une maladie, ou bien une malédiction ? Je n'en avais aucune idée, mais je pouvais le sentir en moi, le frisson de l'inconnu ! Ce sentiment de revivre enfin, même si ce n'était qu’éphémère. J'avais prévu initialement de laisser en plan l'ours et son amie aristocrate, mais ils avaient maintenant toute mon attention, Ô oui ...

«En tant qu'ambassadeur de la souffrance, c'est mon devoir de la propager, afin que le monde entier ...
-Je sais, je sais, pas la peine de me raconter la suite. Je ne sais pas ce qui t'es arrivé, mais ce n'est honnêtement pas important : amusons-nous ensemble !»

Sans lui donner le temps de souffler, je tirai une flèche dans sa direction, qui lui transperça le ventre. J'en profitai donc pour continuer sur ma lancée en tirant un deuxième projectile, en direction de sa tête, mais il l'esquiva sans mal. Il se jeta alors sur moi, ne me laissant pas le temps d'esquiver, et me projeta au sol. Je vis alors ses griffes se déplacer rapidement vers ma gorge. Je saisis alors ma dague et je parai ainsi avec difficulté son coup, même si sa griffe continuait quand-même d'avancer petit-à-petit. Il me tenait ... Enfin, c'est ce qu'il croyait sans doute, si il pouvait encore réfléchir ... Le problème, c'est qu'un détail lui avait échappé : je ne rate jamais ma cible. La flèche que j'avais tirée précédemment revint dans sa direction et s'enfonça profondément dans son crâne, mettant fin pour de bon à son existence. Une bonne chose de faite ... mais je me retrouvai quand-même sous le lourd corps d'un Ursaring, ce qui n'était clairement pas une expérience des plus agréables. Je m'extirpai donc avec un peu de mal du corps du mastodonte, puis j'essayai tant bien que mal de me relever. Je n'avais pas vraiment compris l'origine de son hostilité et de sa folie, mais j'étais au moins tiré de cette situation. La lumière du jour devant moi semblait faiblir : peut-être était ce déjà le coucher du soleil ? Avant d'inspecter le corps de l'Ursaring en profondeur, je décidai de faire un état des lieux dehors. Cependant, ce qui m'attendait là-bas n'était pas seulement une dizaine de corps déchiquetés par un Ursaring, non ... Quelque chose d'autre se jouait là-bas, quelque chose de plus important, et j'aurai déjà du comprendre que quelque chose clochait grâce à mon odorat, mais j'étais trop concentré ailleurs auparavant. Cette odeur, c'était celle du feu. La forêt entière devant-moi était plongée dans un vaste incendie, et alors que je levai les yeux plus haut, pour voir la hauteur des flammes, je finis par la remarquer : une femme flottait au-dessus de cette fournaise, comme si de rien n'était.

VikaSmoke
VikaSmoke
MP
14 avril 2019 à 17:27:06

Suite du RP : http://www.jeuxvideo.com/parecooi/forums/message/1008165746

Benito : RP Numéro°5

Prenant son courage à deux mains, Benito s'avança afin de procéder au rapport des récents événements à son supérieur

Benito : Comme vous nous l'aviez demandé nous avons retrouvé votre sbire. il marqua un temps d'arrêt puis repris. Malheureusement, il était trop tard, il semblerait qu'un individu qui nous est inconnu convoitait les caisses que ce dernier transportait et il le tua.

Le visage du capo changea du tout au tout passant de l'habituel air flegmatique à celui particulièrement lugubre qui eu pour effet d’accélérer le rythme cardiaque de son jeune interlocuteur. Il se leva de la caisse où il était posé pour ensuite s'approcher d'un pas lent vers Benito et Télio

Shaofouine : Quelle fâcheuse nouvelle...Et qu'est-il advenu de ce misérable fumier... il termina sa marche tout juste devant Benito L'avez-vous tué ?

Un bruit de déglutition provenant de la gorge du jeune mafieux se fit entendre, tandis qu'il avait cachait ses mains qui commençaient à trembler derrière son dos, il répondit

Benito : Nous n'avons pas pu venger Dimoret et l'inconnu a pu s'échapper. Ce dernier possédait des capacités de type électrique, de ce fait le combattre a été particulièrement difficile pour n...

La moustache du capo vint caresser à une vitesse presque imperceptible la joue de Benito qui affichait désormais une énorme marque rouge vif. Le jeune homme qui n'avait absolument pas vu ce coup de la part de son supérieur arriver ne broncha pas malgré la douleur non négligeable.

Shaofouine : Donc, vous vous ramenez comme des fleurs devant moi pour m'annoncer que l'on a ouvertement piétiné mon image et qu'en plus de cela vous n'êtes même pas fichu d'éliminer un malheureux bonhomme à 2...

Benito qui ne savait plus vraiment quoi dire se contenta de fixer dans les yeux Shaofouine, quant à Télio, malgré sa candeur il savait que l'heure n'était pas à la rigolade et s'abstint donc de prendre la parole. Après quelques secondes de silence, un sbire arriva avec à la main une lettre qu'il remit au capo Shaofouine

Ce dernier retourna s’asseoir sur une caisse toujours l'air agacé et lit la lettre.

Shaofouine : Bon...je vais devoir m'absenter quelques temps, mais cela ne vous dispense pas de vos devoir en tant que membre de la famille Capelli. Dans un premier temps je veux que vous annoncez cette nouvelle à l'autre Dimoret qui n'est nul autre que le frère du défunt. Pour ce qui est de la suite, je lui laisse le choix de venger ou non la mort de son frère.

Le supérieur Capelli s'en alla sans donner plus d'instructions laissant à Benito et Télio la lourde tâche d'aller annoncer la mort d'un proche qu'ils n'ont pas su venger.

EvelynHot
EvelynHot
MP
15 avril 2019 à 10:05:05

Trop longue à lires. Evelynhot

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