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Sujet : AAR Bourgogne

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medvain
medvain
MP
19 novembre 2019 à 11:38:07

La Bourgogne est un pays particulier dans EU4. S’il tend à disparaitre rapidement dans les parties ou elle est jouée par l’IA, elle représente un tout autre défis aux mains d’un joueur humain. En effet, le bourguignon se présente au carrefour de l’influence de trois grande puissance (France, Angleterre et Autriche) avec des terres appartenant au Saint-Empire sans que sa capitale n’y soit située.

De plus, entre ses possessions néerlandaises et flamandes d’un coté, et là Bourgogne de l’autre se trouve le duc René d’Anjou qui possède le Barrois et la Lorraine.

Nous commençons avec un des meilleurs dirigeant du jeu, le duc Philippe lll le Bon, 5/5/5, avec un héritier vraiment peu doué doté d’un sévère 2/0/4, le futur Charles le Téméraire (qui devrait avoir un score d’administration bien plus élevé, et un score diplomatique d’au moins 2 car on oublie bien souvent qu’il avait ajouté diplomatiquement à ses états le sud de l’Alsace, une partie de la Bade et Brisgau, soit l’équivalent de deux provinces de cette région dans le jeu)

Trois axes d’expansion s’offrent à nous. Au nord, nos possessions bordent Liège, la Gueldre, Utrecht et la Frise, tous membres du SERG, donc protégés par l’Empereur d’Autriche et ses vassaux. A l’ouest, se dresse la France, puissante mais relativement seule, ses alliés n’étant que la petite Provence et la république marchande de Gêne et l’Alsace. Au sud, la Savoie s’est alliée à l’Autriche et au Pape, et le royaume de l’ombre n’est pas encore intervenu.

Nos diplomates se rendent en Castille pour amadouer le Roi très Catholique. Après une année d’âpres négociations, nous nouons une alliance qui nous sera fort utile plus tard. Pour sceller cette union, notre héritier Charles se marie à l’horrible fille des Trastamares (elle se révèlera veule et avec de magnifiques statistiques de 1/0/0) C’est à ce moment là qu’intervient la cession du Maine. Les français étant occupés à se battre avec les Lancastres, nous assistons à plusieurs batailles relativement meurtrières. Jugeant que la situation est favorable, notre bon Duc déclare la guerre aux Valois pour faire valoir ses droits sur la Champagne. L’Alsace tombe rapidement, suivie de la Provence et de la Lorraine. Au sud, les génois se révèlent coriaces. Ils sont en avance d’une technologie et leur général est, je ne sais pas quel miracle, un véritable diable. (4 en choc et en feu, 2 en manœuvre et en siège) A force d’usure, nous les poussons à se retirer du conflit (avec une hallebarde dans le dos c'est plus convainquant) et nous voilà seuls face aux français et à leurs excellents généraux. Les anglais se sont piteusement retirés de la guerre en abandonnant la Guyenne, le Maine, Caux et Alençon dans l’escarcelle de Charles VII. Jean Bureau tombe dans une embuscade Brabançonne et finalement, avec l’aide de nos dépendances et de quelques mercenaires, le Duc Philippe écrase lui-même les armées françaises près d’Auxerre. Nous sommes à bout de souffle mais vainqueurs. Reims et la Champagne sont à nous, ainsi que le Barrois, généreusement cédé par le Roi René d’Anjou. Avec les réparations de guerre, nous couvrons le pays d’églises (et le modificateur d’impôts qui va avec) Notre bon Duc rend l’âme à peine la première chapelle terminée, sans doute trop usé pour continuer (il meurt presque 10 trop tôt par rapport à sa véritable date de décès, fichu jeu !). Il a accompli son œuvre, la Bourgogne est maintenant unifiée entre nos possessions du nord et le duché.

Le règne de Charles le Téméraire commence comme dans la réalité en écrasant des révoltes un peu partout avec brutalité. Les barrois en particulier déteste leur nouveau duc. Ce dernier juge par ailleurs que le Nivernais a bien assez profité de sa situation de vassal et qu’il est temps qu’il rejoigne notre Grand Duché. Avec ses compétences diplomatiques calamiteuses, nous sommes obligés de faire un focus diplo pour éviter de nous retrouver à 0 de puissance diplomatique. Une fois le Nivernais intégré, nous courtisons la Bohême, rivale de l’Empereur en vue de guerre futures. Tandis que le pays refait lentement ses forces (manpower à 0 à l’issue de la guerre contre la France) La trêve s’écoule sans incident notable pendant 10 ans durant lesquels nous consolidons notre main mise sur le commerce champenois.

A peine est elle terminée que le Roi René d’Anjou est excommunié. La France lâche alors cet allié peu pratique et encombrant. Le Téméraire n’attend pas et se lance immédiatement dans une guerre afin de récupérer ce qui reste de la Lorraine. Le Roi René n’étant allié qu’à Clêve, cette guerre est une simple formalité, d’autant plus que la Bretagne et le Pape lui-même viennent taper sur la pauvre Provence qui n’avait rien demandé à personne. De son côté, Charles commet l’erreur d’accepter la ville de Clève lors de la paix avec celle-ci, ce qui l’empêche de s’emparer de toute la Lorraine sans prendre une coalition dans les dents. En effet, le brave René se met personnellement à la tête de ses armées et meurt vaillamment en défendant l’Anjou contre les perfides bretons, ce qui lève, de fait, l’excommunication et augmente le coût de ses provinces (bien joué l’IA) Nous nous contentons des Trois évêchés.

La paix signée, nous recevons un ambassadeur de l’Empereur lui-même qui nous somme de rendre au SERG les provinces que nous venons d’acquérir. La Bourgogne entière rigole encore de la tenue dans laquelle nous avons renvoyé son émissaire au Habsbourg : Un magnifique costume de poulet fait sur mesure avec les plumes des poules de la basse-cour des évêques. En effet, la Hongrie a rompu son union avec l’Autriche (une sombre histoire de poisson pas frais à la table du Habsbourg) et ses alliés (l’Ansbach, Mayence et Lucques) ne présentent vraiment pas de menace particulière. La Bohême nous soutient et la Hongrie a fait du Habsbourg son rival, tout comme ce dernier l’a fait avec nous ce qui fait que notre insulte nous permet de passer la barre fatidique des 50 de démonstration de force.

Le Téméraire a-t-il bien joué ? Le français nous regarde avec un farouche dégout, l’Empereur a fait venir un portrait du Grand Duc d’Occident spécialement pour jouer aux fléchettes dessus, nos voisins s’agitent et les Castillans sont occupés à éclater des marocains (les gens, pas les canapés) pourtant le prochain coup viendra de là ou nous ne l’attendons pas.

Si cette série vous plait, je peux la continuer, c’est un petit délire que je me tape, n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez

agrigri
agrigri
MP
19 novembre 2019 à 20:21:06

Moi j'ai trouvé ça cool et bien écrit ! Je m'y suis cru !

LeCoockie
LeCoockie
MP
19 novembre 2019 à 20:46:45

Je suis impressionner ! J'ai l'impression d'entendre un let's play ! Je serais ravie de te voir continuer :ok:

Trancher12345
Trancher12345
MP
19 novembre 2019 à 21:56:29

Super ton AAR je t’encourage a continuer c’est très distrayant j’étais dedans ! :)

Levis511
Levis511
MP
19 novembre 2019 à 23:41:37

Intéressant. Je m'amuse souvent a faire ça aussi.

Néanmoins je te conseille de choisir un style. Si tu fais du full RP, vire les remarques qui font trop jeu vidéo, ça sort du truc.

Genre au lieu de dire j'envoie une insulte pour passer a 50 de demonstration de force. Tu dis juste nous avons renvoyé l'ambassadeur autrichien non sans l'insulter copieusement. Ou une connerie dans le genre.

Pareil augmente le cout de l'expansion, tu le transformes en nos voisins verraient d'un mauvais oeil l'annexion de X ou y, nous nous contenterons de Z ainsi que d'un lourd tribut :ok:

Message édité le 19 novembre 2019 à 23:42:11 par Levis511
EsseHuite
EsseHuite
MP
20 novembre 2019 à 03:57:34

J'ai trouvé ça super agréable à lire !

Peut être qu'avec quelque screens ce serait encore mieu :)

agrigri
agrigri
MP
20 novembre 2019 à 07:31:02

Pas vraiment d'accord avec Levis : comme tu t'adresse à des joueurs, donc les petites mécaniques comme ça méritent aussi d'être décrites. C'est bien d'assumer ta position de joueur dans le propos... Enfin c'est un avis comme ça.

medvain
medvain
MP
20 novembre 2019 à 07:42:27

Merci de votre accueil ! Voici la suite. En dépit des remarques sur le jeu qui cassent l’immersion, j’ai décidé de garder le même style car nous savons tous qu’il s’agit d’un jeu vidéo, c’est un texte pour se détendre et peut être rire un peu, je ne me veux pas sérieux.

Tandis que nous nous remettons de la crise de fou rire que nous a offert l’Empereur, un ennemi sournois monte ses plans contre nous. La maison d’York a pris possession du trône anglais et lorgne sur la région d’Amiens. Probablement renseigné par leurs excellents espions, ils savent que la Castille souffre contre le Maroc et Tunis. Toujours alliée au Portugal, le roi Edouard IV décide de nous attaquer alors que nos forts sont sans défense et notre armée sans entretien. En apprenant la nouvelle, le Grand Duc d’Occident aura ces mots : « On est pas dans la m… » Amiens est prise rapidement. Au sud le Portugal fond lâchement sur la Castille sans défense. Notre flotte est entièrement détruite par les Gottons sans une seule perte de leur côté. Terrible humiliation. Nous rassemblons nos armées et nous jetons sur… le Portugal. (sauf les hollandais qui tentent en vain de reprendre Amiens) En effet, nous ne pouvons nous permettre de perdre l’alliance Castillane et tandis que les troupes du roi d’Angleterre assiègent Auxerre et Nancy nous tentons de reprendre Caen, mais quand tombera t’elle ? Malheureusement les deux places fortes qui défendent notre capitale capitulent entre les mains crochues du vil rosbeef, qui occupe également les Flandres. La majestueuse (hum…) Dijon est menacée et déjà des compagnies anglaises pillent nos caves à la recherche du vin que le climat infâme de leur misérable île ne peut produire.

C’est alors qu’il se produit un retournement de situation que l’anglais n’avait pas prévu. L’Aragon tombe dans l’escarcelle des Trastamares, et Naples avec elle. Renforcé par l’arrivé de troupe fraiches aragonaises et napolitaines, nous mettons le Portugal à genoux, obligé de payer une forte indemnité, tandis que nous remontons tous au nord.

Notre armée est désormais bien plus puissante que celle des anglais et de leurs petits alliés irlandais. L’anglais fuit la bataille (d’où la fameuse expression « filer à l’anglaise ») contre les troupes coalisées mais fini par se faire rattraper par les napolitains. Dans ses mémoires, Edouard IV ne trouvera comme excuse à cette défaite catastrophique que la raison suivante : « Je croyais que c’était des français, contre lesquels nous n’étions pas en guerre, car ils arboraient un uniforme semblable ». Une magnifique tapisserie tressée avec les cordes des arcs anglais sera envoyée en présent au roi Ferdinand de Castille.

L’armée anglaise ayant été nettoyée, nous prenons possession de tous ses états continentaux. Dégoutés, ils se replient sur leur île en nous abandonnant le pays de Caux ainsi que la ville de Calais. Le duc voyant les horreurs de la guerre décide de s’adonner à l’humanisme pour calmer la population qui gronde un peu partout devant ces guerres incessantes. Nous tentons de reconstruire nos contrées ravagées par les pillards anglais lorsque notre duchesse met au monde un beau petit duc nommé Philippe comme son grand-père. Il arbore de magnifiques caractéristiques 5/5/1 (en grandissant, il aura toujours peur des armes, une sacrée ironie quand on verra son histoire) et nous nous apprêtons à vivre une période de prospérité lorsque le Grand Duc Charles, Duc de Bourgogne et de Flandres, comte de Charolais, du Brabant et de Zutphen, Duc de Gueldre et nouveau comte des Barres… fait une bête chute de cheval, laissant le duché sous la supervision de sa femme, la détestable Rolanda de Trastamare (oui, un puissant leader 1/0/0, je ne pensais pas regretter Charles un jour) en attendant que Philippe soit en âge de régner. Heureusement que nous avons réussi à reconstruire une économie florissante ce qui nous permet d’attirer à la cour des conseillers plus compétents que les précédents.

Sous la supervision de Rolanda, nous commençons à intégrer la Hollande à notre duché. L’intégration sera totale à l’avènement de Philippe qui décide immédiatement d’y transférer les capitales économiques et politique du duché. Comme nos relations nous le permettent, nous décidons de regarder du coté de la Bretagne, relativement esseulée dans une alliance avec le Pape et Gueldre. Grossière erreur. La perfide Albion en profitera plus tard. Le Duc Robert de Dreux n’a qu’un seul autre allié : la petite Utrecht… Que Philippe regarde avec des yeux de merlan fris.

Une fois sur le trône, Philippe IV envoie un message a son cousin Louis XII pour réclamer la ville de Lyon avec pour argument « leur saucisson se marie parfaitement avec notre pinard ». Nous l’avons dit, Philippe est un fin diplomate doublé d’un excellent administrateur mais il n’a encore que quinze ans et ses arguments tombent à plat. Devant le refus du Valois, il lance la Grande Guerre du Saucisson à laquelle se joignent la Castille (sans doute désireuse de promouvoir son Chorizo), l’Aragon, Naples, le Brabant et les Flandres. Le français va résister avec acharnement et battre nos armées à plate couture à la bataille de Paris, tandis qu’une seconde armée arrive à nous rattraper en Hollande (score de manœuvre de 5, ils ne nous ont laissé aucune chance) mais la guerre va durer longtemps. En effet, le Pape se joint aux festivités dans le camp français et ses troupes tiennent occupées Naples et l’Aragon, tandis que les génois n’arrêtent pas de se faufiler entre nos armées. Finalement Lyon tombe entre nos mains et les français jettent l’éponge. La guerre a été terrible. Toutes nos réserves ont été engagée et il ne reste guère d’homme vaillants.

C’est ce qu’attendait l’anglais pour nous sauter dessus. Ou plutôt pour sauter sur la Bretagne, car c’est bien connu, il est plus facile de sauter sur plus petit que soit ; surtout quand on est anglais.
Sans l’aide de la Castille et surtout avec une armée très peu nombreuse (nous n’avons pas remplacé les pertes des guerres précédentes) Nous assistons à l’écrasement de la Bretagne. Heureusement la prise de Caen convainc Edouard de ne pas pousser son avantage mais le Duc Robert de Bretagne signe néanmoins la paix en accordant Nantes, Vannes et le Morbihan aux anglais. Philippe IV est furieux de la lâcheté du breton mais ne peux qu’entériner cette « triste paix de Vannes » qui ressemble à une mauvaise blague.

Message édité le 20 novembre 2019 à 07:44:52 par medvain
Exhelune
Exhelune
MP
20 novembre 2019 à 08:54:52

C'est super. Ne change rien pour les prochains épisodes :)

agrigri
agrigri
MP
20 novembre 2019 à 13:18:16

J'ai plus aimé encore que le premier post ! Mais cette fois j'ai deux remarques:

En tant que Vannetais moi-même (absolument authentique, j'en ai peur), je suis obliger de relever que Vannes c'est dans le Morbihan... Donc l'Angliche doit avoir pris Nantes, Vannes et .... Brest ou Armor. C'est d'ailleurs historiquement vrai qu'ils nous font chier depuis des siècles et que toutes les fois où ils veulent venir en France, que ce soit pour envahir ou en vacances, ils choisissent souvent la Bretagne ( par exemple la Somme ils ne veulent plus y foutre une botte ).

Deuxième remarque, plus courte: A ce moment là de ton récit, je me demande bien en quelle année on est ? Un ou deux repères chronologiques seraient du plus bel effet :)

Hugobueno33
Hugobueno33
MP
20 novembre 2019 à 21:30:07

Excellent ça
Petites remarques : des screens seraient parfait et des indications temporelles aussi , sinon très bien !!

medvain
medvain
MP
22 novembre 2019 à 03:39:14

Bonjour à tous,

Merci pour vos retours. Agriri a raison, au lieu du Morbihan, c’est bien l’Armor qui a été pris par l’anglois. Suivant vos remarques, voici quelques screens de la partie en passant. Nous sommes en 1510.

Le Grand Duc d’Occident ne peut que ravaler sa colère devant l’humiliation qu’il vient de subir. Pour se consoler, il fait sculpter une statue du roi Henri VII qu’il demande à ses ingénieurs de la catapulter de Calais à Douvres. Malheureusement la statue s’abime en mer ce qui s’explique sans doute par l’embonpoint prononcé du modèle original, mais qui rend Philippe ridicule aux yeux de l’Europe (trait « Grotesque » activé !) Cela fait qu’il a toutes les peines du monde à intégrer le Brabant à ses possessions (-4 de réputation diplomatique entre l’intégration de la Hollande et son trait)

Nos commençons à développer pendant cette période nos premières industries, en particulier des domaines viticoles et fonciers en Bourgogne (la région, pas le pays… ou l’inverse) C’est à ce moment là que le trône impérial passe des mains de l’Autriche à celle de la Bohême… qui se met immédiatement à nous détester (autant pour notre brillante stratégie diplomatique, peut-être qu’ils n’apprécient pas que nous ayons retirer la Hollande des possessions impériales, et le Barrois, et les évêchés, et toutes nos autre terre impériales en fait) ce qui fait que nous décidons de nous rapprocher… Du Habsbourg. Philippe leur envoie une missive en s’excusant platement pour l’attitude de son père et promet de ne plus jamais servir de volaille à table en présence de l’ambassadeur Autrichien qui sera traité avec tous les égards dus à son rang.

A force de persuasions (et de pots de vins, on sait comment marche la diplomatie) l’Archiduc devient notre meilleur ami, d’autant plus qu’il a de nouveau récupéré la Hongrie (au bilboquet semble t’il) C’est alors que la réforme fait son apparition, en 1515, un peu avant la date réelle (1517) Elle aura de sérieuses conséquences sur la politique européenne.

Tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes lorsque la Bohême décide d’attaquer l’Autriche pour conquérir certaines provinces hongroises (dont Pest) et s’allie pour cela… à l’Ottoman et à la France. Face à eux, l’Autriche, son union Hongroise, le Danemark, l’Espagne (car la Castille a fini de digérer l’Aragon, perdant Naples au passage) le Pape (qui ne peut tolérer de voir un chrétien attaquer d’autre chrétiens avec le soutien des infidèles de la Porte) et notre Grand Duché qui ne parait plus du tout aussi grand d’un coup. L’Angleterre qui contrôle la curie se garde d’ailleurs bien d’excommunier l’Empereur félon. Autant vous le dire, la guerre est un véritable carnage. Les troupes austro-hongroises sont taillées en pièce par les turcs, le Danemark est envahi par les bohémiens et leurs alliés impériaux (saxons et hessois) tandis que le roi de France nous étrille violement à plusieurs reprises et récupère même la ville de Lyon. L’histoire Bourguignonne retiendra que ce dernier se montra particulièrement rancunier pour les défaites passées et Philippe dû fuir à plusieurs reprises pour éviter d’être capturé par son lointain cousin qui désirait beaucoup lui montrer sa collection d’instruments de torture.

Dans le conflit, le Pape se révèle aussi utile qu’un furoncle sur le visage d’une Dame de cours, et dans l’espoir de sauver ses états, le Duc négocie directement avec la Bohème qui n’accepte de nous laisser sortir du conflit qu’en redonnant Lyon aux français. Devant les hordes de 80 000 turcs et de 60 000 français se présentant aux portes de la Haye, nous trouvons l’idée tout à fait excellente et nous retirons du conflit avec autant de dignité qu’il est possible de conserver alors qu’il ne nous reste en tout et pour tout qu’une petite armée de 12 000 hommes réfugiée en Bretagne.

Devant les masses ennemies, nous décidons d’augmenter la taille de nos armées (doctrine de quantité) en espérant ne jamais refaire face à de pareilles forces dans le futur (quel vœux pieux…) Au passage, l’Espagne va se faire violement déglinguer par la France qui prendra tout le nord du pays et la Hongrie perdra plusieurs territoires, tant pour la Bohème que pour le turc. Pour se venger l’Archiduc déclarera la guerre à Raguse qui avait acquis quelques terrains et triomphera rapidement de ces terribles adversaires pendant que l’Europe entière le regarde d’un air désolé.

Nous finissons d’intégrer les Flandres pour enfin retrouver un certain prestige diplomatique et regardons autour de nous pour trouver de nouveaux alliés. Le Brandebourg semble s’être bien agrandie et devient un rival potentiel pour la Bohême. Notre ambassadeur noue une alliance rapide et arrosée de schnaps avec ce qui deviendra très certainement une grande puissance dans les années à venir.

Nous décidons de reprendre du poil de la bête et profitons bravement du fait que l’Angleterre soit entrée une nouvelle fois en guerre avec la France pour lui chiper Caen tandis que la France s’empare du reste de ses possessions continentales. Le seul allié anglais était la petite Frise dont nous nous taillons une tranche au passage. Nous en profitons pour rendre l’Armor et le Nantais aux Bretons lors de la paix. Mais les français gardent pour eux même la ville de Rennes. Après tout, s’il y a bien un sujet sur lequel Français, Bretons et Bourguignons peuvent s’entendre, c’est lorsqu’il s’agit de dérouiller du Rosbeef. Dégoutés, les anglais retournent sur leur île en pensant tristement à tout le bon fromage normand qu’ils ne pourront plus se procurer désormais qu’à prix d’or auprès de nos marchands qui dominent désormais le commerce dans la Manche. Nous sommes en 1546, le duché va changer de statut, nous sommes désormais le Royaume de Bourgogne.

http://imageshack.com/a/img921/7069/xGjrlP.png

medvain
medvain
MP
23 novembre 2019 à 09:22:31

Maintenant que nous disposons de davantage de puissance diplomatique, il est temps de nouer de nouvelles alliances. Dans le nord-ouest de l’Allemagne, le Brunswick commence doucement à s’étendre. Il est idéalement placé pour nous permettre d’intimider l’ensemble des petites principautés du SERG de la région. Philippe IV décède au terme d’une vie bien remplie et c’est son fils, le brillant Charles II (5/4/5) qui le remplace. Il épouse la ravissante Elena von Wittelsbach (oui, les même qu’en Bavière) presqu’aussi brillante que lui (Honnête et 6/3/5 !)

Cette décision sera capitale dans l’histoire de la Bourgogne. Au passage, l’héritier du Brandebourg meurs et c’est un membre de notre maison qui devient le nouveau Duc de cet état qui commence à ressembler à la Prusse. Quelques années de paix nous permettent de reconstituer nos stocks de chair à can… heu je veux dire de vaillants soldats. Seulement voilà que le nouveau Duc Philippe de Brandebourg se prend pour Attila. Il attaque à tour de rôle les différents princes qui l’entourent : « je veux la Silésie ! La Poméranie nous appartient ! et puis aussi Rostock au passage, et donnez moi des ducats aussi … » Il n’hésite pas à provoquer la puissante République des deux nations, l’Empereur de Bohême et le Danemark, ce qui nous entraine plusieurs fois dans des guerres absolument inutiles (pour nous, pas pour lui) L’ensemble de ces guerres ne nous permettent guère que d’acquérir la Frise orientale, un territoire pauvre et sans grand intérêt pour le moment.

Lassé de l’attitude de notre allié, nous décidons de rompre l’Alliance lorsqu’il se met en tête de nous entrainer dans une guerre contre notre meilleur allié dans la région : l’Autriche.

Persuadé que nous les suivons de près, les Brandebourgeois déclarent la guerre au Mecklembourg (donc alliés des Habsbourg, de la Hongrie, de la Bavière, de l’Ansbach, de la Silésie et de Lübeck !) et cette fois ci nous décidons de ne pas suivre. La guerre qui s’ensuit est une volée de bois vert pour le proto-prussien qui se fait assez violement corriger. Toutes ses conquêtes précédentes lui sont arrachées et c’est une main devant, une main derrière qu’il se présente devant l’Archiduc qui l’humilie publiquement.

C’était la bonne décision à prendre car il se présente à nous l’occasion de nous venger des français et de récupérer quelques provinces au passage. (retenez bien ça, le Bourguignon est revanchard, pas rancunier comme peuvent l’être ces maudits Valois) En effet, après une guerre contre l’Espagne et la Savoie, le Roi très Chrétien prend une énorme coalition dans les dents (c’est la première fois que je vois l’IA faire cette erreur) comprenant l’Angleterre, la Gueldre, la Suisse, Naples, Bade, le Palatinat, la Hesse, l’Alsace, la Lorraine, la Bohême et quelques autres encore.

Profitant du fait que les armées françaises se battent à 1 contre 3, notre roi décide de tenter sa chance et d’enfin récupérer la belle ville de Lyon qui lui avait tant manquée. Histoire d’enfoncer le clou, nous faisons venir nos amis autrichiens et Brunswickois dans la guerre. Bilan, une guerre à sens unique ou les français sont écrasés sous le nombre.

Le Pape n’apprécie pas du tout que les catholiques se mettent sur la tronche entre eux et décide pour nous punir d’excommunier notre roi jusque là irréprochable. En représailles, Charles II se déclare Protestant et aura ces mots fameux pour la papauté « ça lui apprendra à faire son cake ! » Il est bientôt suivi par les Autrichiens et le Brunswick, excommuniés comme nous, et cela tout en continuant à dézinguer des français qui demandent bientôt la paix.

Magnanimes, nous nous contentons du Lyonnais et d’Alençon et du Cotentin, chassant définitivement les français du nœud commercial de la Manche. Nous sommes en 1571 et les français ne seront plus jamais la menace qu’il ont pu être par le passé.

https://imagizer.imageshaack.com/img924/6483/TFTXi0.png

Par ailleurs, la guerre ira tellement mal pour les bleus qu’un prétendant se déclarera et qu’ils changeront de dynastie en 1580. Par d’habiles intrigues politiques, c’est la maison de Dreux, les Ducs de Bretagne, qui s’empare du trône aux fleurs de Lys. Nous les laissons reconstruire leur royaume ravagé, tandis que tout se passe pour le mieux de notre coté. Cependant l’Espagne ne supporte pas de nous voir devenir protestants et le font savoir en brisant notre alliance. Qu’importe, nous n’avons plus besoin d’eux.

Les différentes trêves nous garantissent une certaine sécurité, ce qui nous permet de démobiliser nos armées et nous assure un surplus de revenus. Une guerre de religion aussi brève qu’étrange avec l’Espagne nous permet de rétablir notre prestige en occupant Madrid, leur capitale ce qui va avoir des effets que le Trastamare ne cherchait surement pas à provoquer. Un évènement imprévu vient bouleverser l’échiquier politique de l’Europe. En effet, le frère ainé de notre femme meurt d’une mauvaise grippe et le Brunswick se retrouve dans héritier, tandis que le vieux Duc Albert von Wittelsbach approche des 80 ans (il règne depuis 1528 !) et notre grand prestige nous permet d’espérer en hériter. Quelques mois plus tard les amateurs de saucisses et de bières du Royaume sont enchantés d’apprendre que la Couronne dispose désormais du Brunswick. Personne ne se présente pour contester notre héritage.

Le duc Philippe de Brandebourg, alias « mini-Attila », tente bien de nous réclamer le duché mais un regard méchant suffit à le convaincre qu’il est toujours dangereux de se placer entre un bourguignon et une bonne choucroute.

https://imagizer.imageshaack.com/img923/3179/ayM6qJ.png

Comme s’ils s’étaient donné le mot, voici les Habsbourg également en panne d’héritier. C’est encore un prince Bourguignon qui se met sur les rangs. Cela serait il le prélude à une époque glorieuse ? Nous verrons plus tard que le destin à de drôle de manière de nous rappeler à la dure réalité.

https://imagizer.imageshahack.com/img923/598/yWD9gt.png

Hugobueno33
Hugobueno33
MP
23 novembre 2019 à 15:27:26

il me tarde la suite !!!

agrigri
agrigri
MP
23 novembre 2019 à 15:45:24

Ça c'est cool. Double héritage en vue. De quoi quadriller l'Europe centrale. C'est le Duc de Verden qui doit mal dormir... :)

LeCoockie
LeCoockie
MP
23 novembre 2019 à 22:14:07

Tu pense former la France si tu en a l'occasion :question:

medvain
medvain
MP
24 novembre 2019 à 05:53:40

Pas vraiment, dans la partie précédente, j'avais l'option de former les Pays-Bas et... J'ai perdu toutes mes provinces françaises, de la Bretagne à la Savoie. La France a de bonnes idées nationales (moral, discipline, relations diplo...) mais je joue la Bourgogne justement pour ne pas jouer la France !

tezcor_
tezcor_
MP
27 novembre 2019 à 21:07:57

Si la france n'existe plus, tu gardes tes territoires. Vu sur discord et wiki

NahlokinXIII
NahlokinXIII
MP
28 novembre 2019 à 08:24:57

Mais pourquoi ne pas rester la Bourgogne tout simplement. :hap:

Exhelune
Exhelune
MP
28 novembre 2019 à 14:46:19

:fete: Joyeux enfants de la bourgogne :fete:

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