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Topic [HS/ Officiel] Roll20 - Page 24

Sujet : [HS/ Officiel] Roll20

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TheCody
TheCody
MP
19 novembre 2017 à 02:00:48

A chaque tir, la cartouche d'Alex a 1 chance sur 10 d'exploser. Il a tiré 4 fois, ça a pété 2 fois. Niveau probabilités... :hap:

[Usul]
[Usul]
MP
19 novembre 2017 à 02:03:59

Ce n'est pas exactement significatif. :hap:

Mais toujours drôle. :hap:

alex_truman
alex_truman
MP
19 novembre 2017 à 21:18:34

Résumé de la partie pour mon personnage :

unitedelite29
unitedelite29
MP
19 novembre 2017 à 21:46:29

Arapouïk après avoir appliqué son plan ingénieux https://www.youtube.com/watch?v=WncU8TS1QXE [[sticker:p/1kki]]

TheCody
TheCody
MP
19 novembre 2017 à 23:33:39

Compte-rendu de la première séance, ayant eu lieu du samedi 18 novembre à 22h35 jusqu'au dimanche 19 novembre à 1h50

L'équipage compte d'abord Edernopouïk (Kait), un Pur-Souche maniant la hache et qui s'est fait élire Capitaine, un chef doué aussi bien pour mener le combat que pour gérer ses troupes. Fon feul défaut est de ne pa'vavoir de dents et de parler comme fa.
On trouve aussi Raspoucouïk (Alex), une autre Pure-Souche et seule femelle du groupe, qui utilise une arquebuse de McTruman. Sa passion pour le débat l'amène souvent à s'opposer au Capitaine, mais sa présence rassurante reste bénéfique au groupe.
Ils sont accompagnés d'Arapouïk (Unite), un Consanguin moyen de la Horde dont le rêve est de devenir un grand rameur, bien qu'il soit aussi doué avec sa hache. Il est aisément reconnaissable grâce à son casque caractéristique du corps des ratebusiers.
Derrière eux suit le petit Tipouïk (Snotty), un jeune Raton qui possède une flûte-sarbacane et qui adore tellement les animaux qu'il a adopté un rat de compagnie, nommé Pouïk.
Et enfin Queuepouïk (Usul), Ratomancien albinos aux yeux rouges, qui a tendance à considérer que la nécromancie est à la fois un art et une science ouvrant la voie à de nombreuses expérimentations. C'est le taciturne du groupe, et il communique en écrivant sur une ardoise.

https://image.noelshack.com/fichiers/2017/46/6/1511007217-fiche-d-edernopouik.jpg http://image.noelshack.com/fichiers/2017/46/5/1510943923-raspoucouik.jpg http://image.noelshack.com/fichiers/2017/46/5/1510930481-660938ficheperso2.png http://image.noelshack.com/fichiers/2017/46/6/1511029979-fichesnotty.png http://image.noelshack.com/fichiers/2017/46/6/1511011518-queuepouik.png

[---]

Nos rats commencent dans une grande barque au nord de la République des Septentrions, au milieu d'un océan de Roth Akmesh dans le courant de l'année 1691. Alors que chacun vaque à ses occupations à bord, le Capitaine Edernopouïk souhaite rejoindre la côte. Il sort donc sa longue-vue, regarde dedans, y voit l'œil de Raspoucouïk qui regarde de l'autre côté, se décale un peu et aperçoit une embarcation de taille similaire à la sienne qui semble en mauvaise posture. A son bord, le Capitaine pense discerner deux silhouettes humaines. Cette information est confirmée une fois qu'il a ordonné à son équipage de rapprocher leur barque des étrangers et, voyant là une cible facile, il donne immédiatement l'ordre de passer à l'abordage.

Les rats rament au rythme d'une mélodie sortie de la flûte de Tipouïk. Chacun prépare ses armes, Queuepouïk commence à réanimer le bras d'un de ses congénères malchanceux et bientôt, c'est le choc. En face, un pirate humain a sorti son couteau tandis que son partenaire, un gros à la peau pelée par les coups de soleils, se met en posture de combat.

Pressé d'en découdre malgré son jeune âge, Tipouïk bondit depuis l'arrière de la barque et tire avec sa sarbacane. S'il avait eu un peu plus d'expérience, il aurait su que faire feu quand trois de ses coéquipiers sont dans la ligne de tir est une mauvaise idée, et sa fléchette en bois vient ricocher sur le casque luisant d'Arapouïk. Alors que les deux bateaux ne sont séparés que par quelques centimètres d'eau salée, Edernopouïk et Raspoucouïk tentent de négocier avec les pirates. Tous les deux en même temps. Ils parlent simultanément et tentent volontairement de parler plus haut que l'autre. Ils déblatèrent alors un charabia incompréhensible face à des adversaires qui n'avaient de toute façon pas l'intention de se rendre. Au même moment à l'arrière, l'un des bras que possédait Queuepouïk se relève et vient se poster près de son maître, prêt à le défendre pendant que celui-ci manipule un second membre. Ignorant les tentatives de pourparler des rats, le pirate obèse ennemi tente de leur asséner une droite, mais les secousses causées par les vagues et la collision entre les deux coques manquent de le faire tomber et il rate son coup de poing. Bien plus à l'aise, son congénère se jette directement sur le Capitaine et cherche à lui planter son couteau dans le crâne. Mouvement qui restera vain puisque la casserole qu'Edernopouïk porte sur la tête le préserve de la lame fragile. Arapouïk, qui se tient à côté à ce moment-là, cherche à venir en aide au Pur-Souche, mais sa propre condition dégénérée nuit gravement à sa coordination et sa hache loupe sa cible.

Ne voulant pas risquer un nouveau tir ami, Tipouïk veut jouer de la flûte pour inspirer du courage à ses compagnons, mais il surestime ses compétences tout en paniquant légèrement et ne parvient pas à sortir un seul air décent de son instrument. A son tour, Raspoucouïk souhaite venir en aide au Capitaine et, dans un élan de courage, colle son arquebuse aux tempes d'un ennemi toujours en mêlée, avant de presser la détente. La cartouche, en plus d'être corsée, est appliquée à bout portant : le crâne de l'humain éclate dans une gerbe de sang tandis que son corps est renvoyé dans son propre bateau. Une fois libéré du poids de son agresseur, Edernopouïk se relève aisément et, croyant que tous les adversaires ont été terrassés, monte dans l'embarcation ennemie sous le regard surpris du marin restant. Ce dernier cherche à profiter que l'homme-rat ait le dos tourné pour lui asséner un coup du lapin, mais Edernopouïk s'assoit dans la barque au moment où l'humain frappe, ce qui lui permet d'esquiver par inadvertance un coup puissant. Arapouïk prend cette fois l'initiative et essaye d'imposer sa force à l'ennemi en plaquant sa hache contre-lui. Bien qu'étant de stature imposante pour un homme-rat, il ne fait pas le poids face à l'obèse, qui le repousse avec facilité sans pour autant parvenir à riposter.

Quand Tipouïk considère qu'il est assez proche pour qu'un tir allié soit peu probable, il saute à nouveau vers l'adversaire avant de tirer avec sa sarbacane. Pour ce faire, il rebondit sur Raspoucouïk, mais se vautre lamentablement et souffle sa fléchette directement dans le bouclier de la Pure-Souche. De son côté, le Capitaine prend enfin conscience qu'il n'est pas seul à bord de la barque qu'il vient d'aborder, et se retourne pour planter sa hache sauvagement dans l'épaule de l'opposant, lui infligeant une blessure sévère mais insuffisante. En imitant Tipouïk, Raspoucouïk veut sauter sur l'humain et, poussant l'imitation à son maximum, il trébuche sur le Raton pour se ramasser par terre à son tour. L'humain en question commence à paniquer, réalisant bien qu'il est encerclé. Arapouïk lui apparaît comme l'adversaire le plus dangereux du fait de sa carrure, aussi va-t-il tenter de lui asséner un coup de poing sans pour autant y parvenir. Pour riposter, l'homme-rat abat lourdement sa hache vers l'ennemi mais se rate une fois de plus et parvient simplement à endommager encore la barque, augmentant la vitesse à laquelle elle coule.

Étant petit et agile, Tipouïk toujours au sol s'extirpe de sous son aîné "tel un enfant de cœur dans un confessionnal", et se décide une fois de plus pour la combinaison saut suivi d'un tir de sarbacane. Cette fois la manœuvre aboutit, et l'homme reçoit une fléchette en bois juste à côté de l'entaille infligée par Edernopouïk. Pour contribuer à l'effort collectif, Raspoucouïk s'avance vers le pirate et lui expédie une charge dans les côtes avec son bouclier. L'assaut ne fait pas du bien au pirate, qui se tord de douleur en apercevant du coin de l'œil Queuepouïk qui termine d'animer son deuxième bras zombie. Voyant l'adversaire vulnérable et voulant prouver sa bravoure, le Capitaine saute à la fois sur l'occasion et sur l'ennemi, qu'il tente d'étrangler avec le manche de sa hache en usant d'une force surprenante pour un homme-rat. Tandis que l'humain gigote dans sa prise, Edernopouïk se tourne vers Arapouïk debout devant la cible et lui lance un regard furieux qui signifie "Allez, désentripaille-le !". Ce regard devient soudain incrédule quand Arapouïk lui tourne le dos et décide de retourner ramer parce que " Au moins ça je rate jamais", manquant une chance d'achever leur opposant.

Tipouïk, qui s'est retrouvé malgré lui en première ligne, enchaîne avec une glissade entre les jambes d'Edernopouïk et du marin toujours en lutte, en profitant pour lui filer un coup de pied bien trop faible pour que l'homme ne ressente quoi que ce soit. En revanche, il ressent bien le nouveau coup de bouclier que lui enverra un Raspoucouïk enthousiaste dans la seconde qui suit, et Edernopouïk perçoit le choc violent à travers le corps de sa proie. Le Capitaine veut en finir et cherche à mordre le pirate à la tête, avant de se souvenir qu'il n'a pas de dent et de lécher affectueusement son crâne chauve et pelé. Les zombies de Queuepouïk, désormais opérationnels, se mettent en marche vers le combat, alors qu'Arapouïk examine le ciel pour savoir quel temps il ferra et en vient à la conclusion qu'il ne fait pas nuit. C'est avec une joie immense qu'il partage immédiatement cette information.

Optant pour une méthode plus chirurgicale et subtile, Tipouïk envoie au combat son rat de compagnie, qu'il a dressé pour attaquer les parties sensibles. Malheureusement, le rongeur se perd dans l'enchevêtrement des membres de l'humain et d'Edernopouïk, et ce dernier se voit contrait de relâcher son étreinte en sentant une vive douleur au niveau de son testicule droit. En observant la scène de loin, Queuepouïk secoue sa tête désabusée et commence à sortir des pansements en se rapprochant de la mêlée. De son côté, Raspoucouïk souhaite réitérer son tir à bout portant et plaque son arquebuse contre le flanc de l'homme. Hélas, sa cartouche explose dans le canon, ce qui fait instantanément regretter à Queuepouïk sa décision de s'approcher du combat. L'arquebusier et son capitaine se retrouvent avec les poils roussis et les tympans qui vibrent, mais au moins leur adversaire aura-t-il également subi la déflagration, ce qui l'empêche de contre-attaquer. Au moment où Arapouïk change d'avis quant à son rôle à jouer dans ce combat et retourne vers l'embarcation adverse, les zombies de Queuepouïk arrivent ensemble au contact. Ils fracturent simultanément le genoux déjà fragilisé du pirate, qui s'effondre sur les planches en hurlant de douleur. A l'arrière, un sourire sadique s'esquisse sur le museau du Ratomancien.

Tipouïk, qui n'a pas encore appris à retenir une leçon, veut empêcher son rat de châtrer leur Capitaine et saute donc au dessus de l'ennemi pour aller récupérer son animal. Il se prend bien évidemment les pattes dans la tête du pirate en train de s'effondrer sous les assauts nécromantiques, et le Raton retombe sur la tête d'Edernopouïk. Content de revoir son maître, le rat lâche prise et retourne se nicher dans sa fourrure. Le Pur-Souche, quant à lui, voudrait se venger et saisir Tipouïk pour le jeter sur leur opposant afin de lui enseigner à attaquer les attributs de ses supérieurs, mais le Raton s'agite en tous sens pour reprendre son équilibre et le Capitaine ne parvient pas à l'agripper. Raspoucouïk, dont les poils fument encore, profite que l'homme soit au sol pour lui asséner une énième charge dans la face avec son bouclier improvisé. L'attaque fait mouche et le pirate assommé tente en vain de contre-attaquer avec un coup de pied trop lent pour être efficace. Queuepouïk, qui sent bien que l'ennemi est à bout, veut en finir et ordonne à l'un de ses bras zombifiés de repartir à l'assaut. Hélas, il sent que son emprise occulte s'affaiblit. Le membre mort-vivant échappe à son contrôle et, suivant les règles d'une école de nécromancie bien précise, se gonfle pour éclater dans une gerbe de sang qui sonne le pirate et tous les rats autour du cadavre. Ne voulant pas risquer de trop endommager ses congénères, le Ratomancien fait battre en retraite son zombie restant. C'est alors qu'Arapouïk, qui est enfin retourné au combat, a l'idée d'un plan bien à lui. Depuis sa barque, il pousse de toutes ses forces l'embarcation adverse pour éloigner les problèmes, ignorant royalement le fait que son Capitaine et Tipouïk soient encore à bord. Le plan, bien qu'ingénieux, n'avait pas été suffisamment réfléchi puisque Arapouïk se rend compte (trop tard) que s'il pousse un des bateaux en se tenant sur l'autre, il finit fatalement par tomber à la mer. Le rameur tente en vain de se rattraper avec sa hache et atterrit dans l'eau salée.

Applaudissant l'action d'Arapouïk, Tipouïk se dresse à l'avant de la barque des pirates ennemis et brandit sa flûte-sarbacane vers les vagues en criant "A L'ABORDAV ! :fou: ". Raspoucouïk, désespéré de voir ses compagnons l'abandonner ainsi, agite son arme en leur direction tout en leur demandant de revenir. Finalement, exaspéré par l'incompétence de son équipage, Edernopouïk se décide à en finir et abat sa hache sur le crâne déjà bien fragilisé de l'humain, qui éclate comme celui de son partenaire avant lui.

Satisfait, le Capitaine ordonne que l'on rapproche les deux navires et décrète que ce soir, les bonnes rategens goûteront à de la chair fraîche. Tandis que la barque capturée s'enfonce lentement dans les flots à cause des dommages qu'elle a reçu, les corps des deux pirates sont transférés dans le bateau des rats. De son côté, Queuepouïk, qui est ce qui s'approche le plus d'un médecin, se décide à se pencher sur l'état de ses congénères. Le plus préoccupant est probablement Raspoucouïk, qui ne dispose d'aucune protection et a pourtant encaissé l'explosion d'une cartouche d'arquebuse et d'un zombie en quelques instants. Devant la fourrure brûlée et emmêlée de la Pure-Souche, l'albinos se contente de lui mettre un bandage sur la tête, prenant soin de couvrir ses yeux et sa bouche. Au même moment, dans la barque qui n'en a plus pour très longtemps avant de couler, Edernopouïk et Tipouïk découvrent deux tonneaux. Après inspection, ceux-ci semblent contenir un liquide transparent et légèrement verdâtre. La substance ne dégage aucune odeur notable et aucun des deux rats n'est en mesure de l'identifier. Enfin, Arapouïk qui s'est empressé de fouiller les corps, trouve une lettre sur le cadavre du premier pirate. Ne sachant pas lire, il s'empresse de la tendre à Raspoucouïk .

[---]

(Le haut de la lettre est tâché de sang et illisible)

Amenez la "marchandise" sur mon île. Venez vous adresser directement à moi, faites tout cela discrètement sans que les achats ne soient trop remarqués sur les marchés de Cérodie, et vous recevrez une très large compensation financière pour chaque tonneau livré.

Le Seigneur Umotura

[---]

TheCody
TheCody
MP
19 novembre 2017 à 23:34:06

[---]

Après avoir été informé de cette découverte, Edernopouïk affirme que l'équipage a désormais pour objectif de livrer ces étranges tonneaux et de toucher la récompense promise par ce Seigneur Umotura. D'après leurs informations, l'île de la lettre n'est qu'à quelques jours de navigation, aisément atteignable. Queuepouïk, qui s'est penché sur le cas du marin obèse, décide de réanimer son corps et repousse Pouïk qui tentait d'en grignoter un bout. Arapouïk se remet alors à ses rames et commence à mener la barque vers la destination du groupe, laissant derrière lui le bateau adverse qui disparaît enfin de la surface.

Pendant le trajet, Edernopouïk semble changer d'avis quant à la mission qu'il s'est fixé, et motive désormais ses rats pour débarquer sur l'île et en prendre le contrôle. Il interrompt au passage Arapouïk qui chantait. Ce dernier, fort désolé de s'être fait couper la parole, part à l'arrière de la barque en pleurant pour se faire réconforter par Raspoucouïk.

L'équipage navigue jusqu'au soir. Quand le soleil commence à disparaître derrière les vagues, le Capitaine rassemble ses rats. Il part alors dans un long monologue pour revenir sur les événements de la journée (n'hésitant pas à pointer du doigt le marin chancelant que Queuepouïk a réanimé entre temps). Pour Edernopouïk, chacun a commis des erreurs qu'il faut éviter de reproduire pour rester en vie. Ainsi Queuepouïk devrait éviter de "faire exploser des bras sur ses compaires de voyages", Raspoucouïk de faire "faire exploser un fusil sur son capitaine", Arapouïk de "tenter de noyer son capitaine de manière mesquine", et enfin Tipouïk d' "envoyer Pouïk mordre le testicule droit de son capitaine". L'écoutant avec des oreilles distraites (voire absentes), le reste de l'équipage commence à se gaver de fromage et de cidre, notamment Raspoucouïk qui a besoin de récupérer des forces. Tout à coup, Edernopouïk change d'avis quant aux projets de son équipage, et lui présente un plan pour prendre possession de l'île où ils doivent débarquer :

1 - Raspoucouïk prend la population en otage avec son arquebuse
2 - Arapouïk ligote tous les habitants un à un
3 - Queuepouïk fait un spectacle avec ses zombies pour les distraire
4 - Tipouïk attendrit les gardes du château
5 - Edernopouïk prend possession de l'île

Le Ratomancien, qui n'écoute pas et n'a pas besoin de partager un repas avec les autres, cherche à découvrir le contenu des tonneaux capturés. Il en ouvre un et commence à examiner la substances, mais ne remarque pas qu'au même moment Arapouïk a une autre idée pour identifier le liquide verdâtre. Le rameur se saisit du rat de Tipouïk, qui est trop faible pour s'y opposer, et s'annonce qu'il va le tremper dans les tonneaux pour voir ce qu'ils contiennent. C'est à cet instant que Queuepouïk, bien que ne parvenant pas à l'identifier avec certitude, découvre que le liquide est un puissant poison grâce à ses connaissances en médecine. Ignorant les ordres du Capitaine et les menaces de Tipouïk qui le braque avec sa sarbacane, Arapouïk continue d'avancer vers les barils. Ne sachant pas lire, il ne parvient pas à déchiffrer le "C'est du poison." que Queuepouïk a gribouillé sur son ardoise. Perturbé par le combat de tantôt et souhaitant sauver Pouïk, Raspoucouïk se colle son arquebuse sous la gorge et menace de "tuer Raspoucouïk" si Arapouïk ne libère pas le rat de compagnie. Le rameur est bien évidemment terrifié par ce retournement de situation et s'interrompt juste avant que Pouïk ne soit plongé dans le poison. Arapouïk commence à négocier avec l'otage, sans même remarquer la tentative musclée d'Edernopouïk pour libérer le rat de Tipouïk. Les pourparlers prennent une tournure qui déplaît à Queuepouïk, puisqu'elles impliquent de manger un morceau du cadavre d'humain qu'il gardait en réserve, mais pendant que les hommes-rats palabrent Pouïk parvient à s'échapper et retourne dans les bras de Tipouïk. La discussion finit par tourner en rond et Raspoucouïk relâche son otage en réalisant qu'il est très fatigué et a envie d'aller se coucher. Il est bientôt imité par le reste de l'équipage. Seul Queuepouïk reste éveillé : il remplit une petite fiole de poison, s'entoure de ses zombies, et se prépare à une longue nuit en solitaire.

La journée suivante est tranquille et se passe en mer. Le Capitaine s'est trompé de cap et est parti dans la direction opposée à l'île, aussi tournent-ils en rond et ne progressent pas beaucoup. Au moment du repas, Arapouïk décide de "vérifier le sens des vagues". Il s'assoit alors au bord de la barque et les examine longuement, avant de remarquer avec terreur que leur sens est inversé. En panique, il se tourne vers ses congénères et tente de les avertir en leur criant des propos assez difficilement compréhensibles tels que "LES VAGUES VONT PAS DANS LE BON SENS ! C'EST UN PIÈGE !". Ses compagnons hébétés le voient soudain prendre possession des rames et pagayer de toutes ses forces pour faire pivoter le navire. Avec une vivacité d'esprit étonnante, Raspoucouïk tente de le raisonner pendant une conversation qui restera légendaire :

"Arapouïk !
-C'est un piège ! Dis-leur, ils veulent pas me croire !
-Peut-êstres que ce ne sont pas les vagues qui vont dans le mauvais sens ! Peut-êstres que c'est toi !
-Mais dans ce cas, c'est moi qui doit me tourner ? Mais dans ce cas peut-êstres que c'est moi le piège ?
-C'est pourquoi tu devrais te retourner à cent-quastre-vingt degrés!"

Le vent marin souffle doucement dans la fourrure brune d'Arapouïk pendant qu'il se retourne et fait face aux vagues, aux rouleaux bleus qui s'étendent jusqu'à l'horizon.

"Vois !" dit Raspoucouïk, "Les vagues vont bel et bien dans le bon sens !"

Le rameur a soudain une révélation.

"Je pense que les vagues sont peut être comme les lumières dans le ciel. Belles et loin, et si je me tourne elles me touchent pas."

Sur ces paroles empreintes de sagesse et de poésie, le reste de l'équipage finit son fromage et va se coucher. Le navire est une fois de plus laissé à la surveillance de Queuepouïk et de ses zombies qui peuvent éclater à tout moment.

Le lendemain, la barque arrive finalement devant l'île du Seigneur Umotura. Devant les rats s'offre une plage de sable fin et de cocotiers, suivie par une jungle peu broussailleuse. Plus au nord, une rivière assez calme s'enfonce dans les terres. Le Capitaine donne l'ordre de débarquer sur la plage aux cris de "A L'ABORDELAGE !" et "QUE LES FEPTS MERS TREMBLENT DEVANT NOTRE COURROUX !" Ce qui nous permet, grâce à Edernopouïk, de savoir que Roth Akmesh compte sept mers :hap: . Le Capitaine s'exclame "POUR LA HORDE !" et part en courant tout seul vers la jungle. Les autres hésitent un instant et s'élancent à sa suite, sauf Arapouïk qui ligote un crabe avec ses propres poils et repart jovialement montrer sa prise aux autres.

Après avoir cavalé quelques instants dans la jungle, les rats tombent à court de cris de guerre et se remettent à progresser d'une manière relativement normale. Ils écartent au passage la suggestion de Queuepouïk qui, non content de pouvoir écrire sur une ardoise, suggérait d'écrire leurs noms sur la plage pour prendre possession de l'île. Leur progression les amène devant une clairière, face à un jeune garçon assis dans l'herbe. L'enfant n'a pas l'air de les avoir remarqué, trop occupé à examiner des noix de coco posées devant lui. Raspoucouïk le met soudain en joue, tandis qu'Arapouïk fait remarquer qu'il est peut-être en train de faire caca, ou alors qu'il s'agenouille devant les noix de coco, ce qui signifie qu'elles seraient les maîtres des lieux. En tout cas, l'occasion est belle pour Edernopouïk qui souhaitait trouver un natif pour que celui-ci lui indique la manière la plus efficace de s'emparer de l'îlot. Il se met donc d'accord avec Tipouïk et Queuepouïk pour "capturer humain" (pour reprendre l'expression du Ratomancien). Voulant vérifier que les conditions météos sont favorables pour exécuter le plan consistant à s'emparer de l'île, Arapouïk lève ses yeux divergents vers le grand ciel bleu et affirme qu'il est malheureusement en train de pleuvoir.

Alors que les rats discutaient dans les broussailles, une panthère sort des fourrées derrière l'enfant et lui saute sauvagement dessus, lui arrachant de grands morceaux de chair. Le garçon pousse des cris de souffrance atroces, mais Tipouïk se jette en avant vers l'animal et tente de le calmer. Son action a pour unique conséquence de révéler la présence des rongeurs au fauve, celui-ci n'étant pas vraiment dans un état d'esprit propice au domptage. Les gémissements de l'enfant faiblissent pendant que le Capitaine annonce maintenir le plan d'action : Raspoucouïk menace la bête de son arme et Arapouïk la ligote. Alors que la panthère s'avance vers Tipouïk de sa démarche souple, Raspoucouïk surgit à son tour de la broussaille et cale avec courage son arquebuse contre son épaule. Il vise, presse la détente, entend un petit "Pfrt" décevant, et voit sa balle aller ricocher contre la joue du fauve, l'endommageant légèrement. Devant l'échec d'une arme qu'il croyait dévastatrice, le Capitaine Edernopouïk prend peur et abandonne ses troupes, avec pour projet de retourner au navire chercher un tonneau de poison. Le bras zombie et le mort-vivant de Queuepouïk s'avancent eux-aussi vers la bête, qui expédie à Tipouïk un coup de patte assez puissant pour l'envoyer valser en arrière. Quant à Arapouïk, c'est à lui de se jeter hors des fourrées pour s'interposer avec abnégation entre le prédateur et Raspoucouïk, cette dernière pestant de se voir ainsi boucher sa ligne de tir. Toujours à l'arrière, Queuepouïk a depuis quelques instants sorti son ardoise pour y inscrire le mot "POISON", puis a sorti sa fiole de poison pour l'agiter aux yeux de tous.

Bien qu'il ne sache pas lire, Tipouïk comprend la gestuelle et se précipite vers le Ratomancien malgré ses blessures, pour empoisonner ses fléchettes et les tirer sur la bête. Cette dernière est désormais confrontée à Arapouïk, auquel elle envoie aussi ses griffes acérées. Fort heureusement, l'épaisse cuirasse du rat le protège en grande partie. Raspoucouïk profite de l'occasion pour se décaler et tenter un nouveau tir à bout portant. Elle arrive une fois de plus à faire éclater sa cartouche, ce qui le blesse lui, ainsi que la panthère et Arapouïk. Le crabe capturé par le rameur, quant à lui, ne survit pas à la détonation. Bien plus loin, sur la plage, le Capitaine commence à sortir un tonneau de poison et le fait rouler dans le sable. Le bras zombie de Queuepouïk s'agrippe à la patte avant du fauve, mais c'est un poids ridicule qui ne l'entrave absolument pas. Quant au cadavre du marin qui titube jusqu'à la bête, le Ratomancien parvient à y engranger toute la violence dissimulée par son calme surnaturel, et le mort-vivant se jette sur la gueule de la bête prise de court, pour la lacérer comme un démon. Au hasard de ses attaques puissantes, un de ses doigts livides parvient à se glisser dans la légère plaie causée par le premier tir de Raspoucouïk. A force de s'agiter en tous sens, le doigt est bientôt suivi par un autre, puis la main entière. Peu à peu, le zombie se fraye un chemin dans le crâne de la panthère, qui rugit de douleur et tente de s'enfuir vers la jungle. Le marin est emporté avec elle et poursuit son déchaînement de violence, lui déchirant l'intérieur de la tête. Finalement, la bête s'effondre comme une masse au bout de quelques mètres, et la créature de Queuepouïk se relève paisiblement.

[---]

On s'est arrêté là pour cette session, parce que ça a pris bien plus de temps que ce que je ne prévoyais. Je pensais finir la campagne en 2h, bah ça doit être le temps qu'a pris le premier combat. :hap:

[Usul]
[Usul]
MP
20 novembre 2017 à 00:09:09

D'où il ressort que je fais des jets de fou quand je ne fais pas exploser mes zombies. :hap:
Cette dernière mise à mort était brutale. http://image.noelshack.com/fichiers/2016/18/1462645607-op-just-right-rouge.jpg

Ce premier combat - la session entière en fait - était un heureux bordel tout de même, entre Tipouïk qui envoie son raton ronger les attributs de son capitaine, Raspoucouïk qui confond ses balles avec des explosifs, moi qui l'imite juste après avec mes zombies et Arapouïk qui décide carrément d'abandonner la moitié de l'équipage. :rire:

C'était franchement intéressant, pour tout dire j'avais encore envie de continuer quand on s'est arrêté. Pour une prochaine session il faudrait peut-être commencer plus tôt par contre, en tous cas si on garde cette durée. Ce serait plus simple pour certains je pense. :hap:

Message édité le 20 novembre 2017 à 00:10:23 par [Usul]
TheCody
TheCody
MP
20 novembre 2017 à 00:39:16

Tu me rassures, toi en particulier je craignais que tu ne t'ennuies, et c'est vraiment l'impression que j'avais pendant les premiers tours. Mais à partir du moment où tes zombies ont pu participer à l'action, je pense que c'est allé mieux. :hap:
Pour être honnête, je stressais pas mal avant de commencer. J'avais peur que le jeu soit pas intéressant en fin de compte, que vous vous ennuyiez, que je parvienne pas à faire avancer la partie, que je perdre le fil des actions, bref que je sois pourrave comme MJ. Effectivement c'est assez dur de garder un œil sur tout (en lisant le log, j'ai trouvé des demandes pour faire une action que j'avais pas vues, désolé pour ceux à qui c'est arrivé), et de réagir assez vite pour que ce soit fluide et que les joueurs s'ennuient pas trop en attendant leur tour. Bon au final je pense avoir fait un boulot correct malgré quelques bourdes évidentes. J'aurais volontiers poursuivi aussi mais je commençais vraiment à fatiguer, déjà que j'avais dormi 3h la nuit précédente là j'étais mort.
Aussi je réalise que ce pauvre Snotty a réussi un seul jet de toute la soirée ! Déjà que la sarbacane est pas terrible, mais en plus il a vraiment manqué de chance ! :rire:
Petite question d'ailleurs Usul, que ce soit en tant que joueur ou MJ, toi tu avais déjà joué à un JDR avant ?

[Usul]
[Usul]
MP
20 novembre 2017 à 00:58:59

Tu me rassures, toi en particulier je craignais que tu ne t'ennuies, et c'est vraiment l'impression que j'avais pendant les premiers tours.

Je rageais juste parce que je ratais une commande sur trois, mais c'était entièrement de ma faute. La prochaine fois j'aurai mes macros prêtes. :hap:

Effectivement c'est assez dur de garder un œil sur tout

Si ça peut te rassurer à un moment j'ai décidé de laisser les autres se débrouiller contre l'obèse (en disant "ça va ils gèrent") pas parce que je m'en foutais mais parce que j'avais raté le résumé que tu m'avais fait suite à mon absence de cinq minutes et que je pensais vraiment qu'ils se débrouillaient bien. Inutile de dire que j'ai bien ri en comprenant que ce n'était pas le cas. :hap:

Petite question d'ailleurs Usul, que ce soit en tant que joueur ou MJ, toi tu avais déjà joué à un JDR avant ?

Jamais. :hap:

Message édité le 20 novembre 2017 à 01:00:12 par [Usul]
alex_truman
alex_truman
MP
20 novembre 2017 à 01:14:47

Pavé de Cody

TL ; DR :

Résumé des actions de la partie :

  • Le personnage d'UnitedElite : http://image.noelshack.com/fichiers/2017/47/1/1511134550-arapouik-en-bref.gif
  • Le perso d'Usul : [[sticker:p/1kkl]]
  • Le perso de Snotty : http://image.noelshack.com/fichiers/2017/47/1/1511134548-tipouik-en-bref.gif
  • Le perso de Kait (alors que la bataille n'est pas finie) : [[sticker:p/1rzu]]
  • Mon perso : http://image.noelshack.com/fichiers/2017/47/1/1511134867-raspoucouik-en-bref.gif
Plus sérieusement, excellent rapport. J'ai adoré cette session. :bave:
TheCody
TheCody
MP
20 novembre 2017 à 18:59:31

Celle d'Arapouïk est tellement vraie le pauvre ! :rire:

Par contre celui d'Usul est pas si adapté. Si on exclut ce moment où il croyait que le combat était gagné et qu'il a choisi de ne pas intervenir, il a probablement sauvé Arapouïk deux fois, d'abord en l'empêchant de boire du poison, puis en tuant la panthère avec son critique totalement OP. :hap:

TheCody
TheCody
MP
24 novembre 2017 à 09:10:01

Ça joue ce soir ? Parce que sinon je pourrais pas avant la semaine prochaine. :-(

Axetibe-
Axetibe-
MP
24 novembre 2017 à 11:06:17

Je pourrais m'incruster? [[sticker:p/1kki]]

SnottyPlatypus
SnottyPlatypus
MP
24 novembre 2017 à 11:26:06

Fais un perso et je suppose que tu es le bienvenue, plus on est de rats plus on rit :oui:

TheCody
TheCody
MP
24 novembre 2017 à 12:03:14

Décidément... :hap:

Écoute, du moment que tu as quelques connaissances sur les hommes-rats, (suffit de lire un chapitre d'Alex) que tu as bien lu les règles, que tu as survolé la fin du compte-rendu pour voir où on en est, et que tu me soumets une fiche de perso conforme... Je peux t'intégrer à la partie peu après là où on s'est arrêté. :oui:
Du coup si jamais tu te décides à participer, tu pourras dépenser tes PE pour acheter ce que tu veux sauf un bateau.

Concrètement ça m'intéresse même d'avoir beaucoup de joueurs, là vu comme ils ont galéré pour tuer un pirate à la con, j'ai hésité à nerfer les combats suivants. Déjà qu'au moment de créer la campagne j'avais limité le nombre d'ennemis auxquels le groupe peut-être confronté à la fois... :hap:

Edit : Et sinon, je viens de me souvenir qu'en fait on en avait déjà parlé et personne ne pourra jouer ce soir. Prochaine session fixée dans la soirée de samedi prochain alors.

Message édité le 24 novembre 2017 à 12:04:06 par TheCody
Kait
Kait
MP
24 novembre 2017 à 16:11:08

Concrètement ça m'intéresse même d'avoir beaucoup de joueurs, là vu comme ils ont galéré pour tuer un pirate à la con, j'ai hésité à nerfer les combats suivants.

Garde tout de même en mémoire que la difficulté qu'à le MJ à garder la partie intéressante et dynamique va souvent exponentiellement croissante avec le nombre de joueurs. Mais là ça va encore. :oui:
...et non, je ne peux clairement pas jouer ce soir. :hap:

TheCody
TheCody
MP
29 novembre 2017 à 22:39:59

Bon je suppose qu'Axetibe a abandonné l'idée de nous rejoindre. Je me demande bien pourquoi. :hap:

Pour les autres, tout le monde est toujours d'accord pour une partie ce samedi soir ? On essayera de commencer plus tôt que la dernière fois, vers 22h ça devrait être bien non ? J'attends vos retours.

[Usul]
[Usul]
MP
30 novembre 2017 à 00:17:00

C'est bon pour moi. :oui:

alex_truman
alex_truman
MP
30 novembre 2017 à 01:33:19

Sauf Imprévu, ça devrait être bon. :hap:

unitedelite29
unitedelite29
MP
01 décembre 2017 à 06:58:06

Ça devrais être bon pour arapouïk [[sticker:p/1lgd]]

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